Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 4 sur 4 résultats
Sa note :
(0,5)
Sa critique : L’année dernière Pascal Laugier hissait le « cinéma de genre » français vers des sommets avec Martyrs, œuvre surpuissante. Le constat est bien plus triste cette année concernant la production fantastique hexagonale. Après le déplorable Humains, et le fadasse Mutants, Vertige s’ajoute à cette triste liste d’amères déceptions. Le film d’ Abel Ferry souffre sérieusement (tout comme Mutants) d’un manque total d’originalité et d’inspiration. Péripéties, effets gores, psychologie sommaire… tout est du déjà vu et malheureusement tout en devient prévisible et inintéressant. Les émotions sont cruellement absentes malgré de jeunes acteurs qui s’en tirent de façon honorable dans des rôles cruellement conventionnels (notons au passage l’horripilant personnage de johan libéreau). La première partie du film assure pourtant un minimum le spectacle via de belles images et quelques cascades spectaculaires. Dommage que le long métrage vire bien vite dans la bêtise la plus consternante. Incohérences, invraisemblances, action basique et inoffensive et pire que tout, un « méchant » risible et complètement raté sont au programme de la partie survival. Il convient malgré tout de saluer le courage de ces jeunes réalisateurs qui font face aux difficultés, de production et de réalisation, inhérentes au genre. Je rejette cependant cette absence d’innovations, de personnalité, de surprises et la clémence manifeste des critiques. Etonnez-nous que diable !
De Pascal Laugier
Avec Mylène Jampanoï, Morjana Alaoui
Film français,canadien - Epouvante-horreur
Sa note :
(5)
Sa critique : Etonnant qu’un grand nombre s’accorde sur la vacuité du film tant celui-ci fait preuve d’intelligence dans son traitement et dans les thèmes abordés. Thèmes incontestablement délicats : folie, vengeance, souffrance, amour (et oui)… Déstabilisants sans doute pour le spectateur bien-pensant. Beaucoup déclarent haut et fort que la violence du film est « gratuite », on pourrait débattre huit mois sans résultat pour savoir si justement la violence peut être autre que « gratuite », si elle peut être justifiée par quoi que ce soit ? Bref, vous avez été choqué ? Moi aussi ! Et c’est bien là l’exploit réalisé par M. Laugier, un tour de force que de révulser le spectateur, ce même spectateur qui rit bêtement devant les tortures d’un Saw ou qui baille lorsqu’une étudiante plantureuse se fait massacrer à coup de haches par un psychopathe lubrique. Martyrs nous rappelle que la violence n’est pas divertissante, drôle ou fun. Bien au contraire, depuis quand un film d’horreur n’a-t-il pas bouleversé et perturbé de la sorte ? Il n’y a pas dans Martyrs plus de violence que dans un James Bond (comptons les morts), il suffit juste de jouer de psychologie et de réalisme pour en modifier radicalement la perception. Saluons le travail de l’équipe technique, excellents maquillages (du regretté Benoît Lestang) et décors. Comment ne pas évoquer aussi la performance éblouissante de Mylène Jampanoï et de Morjana Alaoui dont le jeu absolument extraordinaire mériterait bien des récompenses… Martyrs est un film puissant qui ne laisse visiblement personne indifférent. Reposant sur un scénario formidablement construit (en trois actes complémentaires, surprenants et imprévisibles), Pascal Laugier a eu l’audace et le courage de se lancer dans un projet polémique sans se planquer derrière le second degré, sa mise en scène sert formidablement une œuvre qui, n’en déplaise à certains, s’impose comme un chef d’œuvre majeur du genre.
De Joon-ho Bong
Avec Kang-ho Song, Hie-bong Byeon
Film sud-coréen - Fantastique
Sa note :
(5)
Sa critique : The Host, c'est la découverte du cinéma Coréen, un coup de foudre immédiat. La découverte d’acteurs formidables (Song Kang-ho en tête) et d’un réalisateur surdoué. Bong Joon-Ho, cinéaste inventif, livre un cinéma intelligent avec un amour certain pour ses personnages minables et terriblement humains. Envoyant chier tous les poncifs éculés et attendus, il fait renaître un genre, celui du film de monstre. La sublime créature (bravo aux studios Weta et The Orphanage) tout aussi pathétique que l’attachante famille Park, sera le prétexte d’un récit hybride à la richesse thématique rare. L’œuvre est unique, profonde, incomparable. Comment ne pas souligner au passage l’excellente musique de Lee Byung-Woo venant accompagner les rires et larmes d’une inattendue merveille.
De Guillermo del Toro
Avec Ivana Baquero, Sergi López
Film américain,espagnol,mexicain - Fantastique
Sa note :
(5)
Sa critique : Chef d’œuvre ultime, sincère, beau et cruel. Guillermo Del Toro fait preuve d’une incroyable maîtrise dans sa mise en scène doublée d’une photo et d’effets spéciaux époustouflants. Et quelle musique, Javier Navarrete signe ici une BO d’une rare sensibilité qui à elle seule me fend le cœur. Impensable de ne pas évoquer aussi les trois formidables comédiens principaux : le très charismatique Sergi Lopez, Maribel Verdu parfaite et la toute jeune Ivana Baquero épatante. Del Toro, revient aux thèmes récurrents de sa filmographie et présente l’apothéose d’un travail passionné, l’univers et le scénario sont d’une richesse, d’une symbolique et d’une cohérence inimaginables. Le récit est d’une infinie beauté et c’est avec un dernier sourire que la petite Ofelia me laisse bouleversé comme jamais. L’œuvre du réalisateur Mexicain est si forte que les mots manquent pour en faire l’éloge, alors simplement et du fond du cœur, merci.
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