Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 89 résultats
De Rod Lurie
Avec James Marsden, Kate Bosworth
Film américain - Drame
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Voila (Enfin !) un remake qui n'a pas à rougir devant l'original. C'est le premier film que je vois de Rod Lurie mais son efficacité me portera à en découvrir d'autres. Et pourtant Les Chiens de paille de Peckinpah jouit d'une telle réputation que je suis prêt à parier que son statut de classique intouchable vouera ce remake au pires attaques. Pour ma part, je trouve ce film absolument remarquable à tous points de vue. Le scénario, si ma mémoire est bonne (pas vu le Peckinpah depuis le siècle dernier) est sensiblement différent et le film de Lurie est plus explicite, notamment dans ce qui concerne les aspects sexuels de l'affaire ce qui rend le film vraiment plus riche, que ça soit sous l'angle du couple, que sous celui des agresseurs... La scène du viol, notamment - quoique très pudique et pas du tout complaisante - me parait beaucoup éprouvante que dans le souvenir que j'ai du film original... Le film parvient parfois à toucher à l'insoutenable et - chose surprenante - pas particulièrement dans les séquences les plus spectaculaires ou gore. La tension est palpable dès le tout début du film et ne cesse d'aller crescendo. Le long assaut final de la maison (part plus importante dans le Peckinpah me semble-t'il...) apparait même plus convenu dans sa violence réelle alors que l'ensemble du film parvient y compris dans la description "banale" du mode de vie de ces rednecks du Sud des USA à créer une angoisse et une vraie trouille à partir de presque rien. La maison assiégée devient alors plus qu'un climax horrifique, une vraie mise à l'épreuve des personnages dans leur principes et leur mode de vie. Ce qui était déjà le cas dans le Peckinpah, mais Straw Dogs 1971 me parait plus axé sur la violence même et sur l'assaut construit comme un western. Ici c'est bien davantage un questionnement sur l'Amérique, sa justice, ses mœurs, la condition des femmes, la religion, le sentiment d'infériorité d'un état tout entier, la culture historique de la violence. Et l'accord parfait entre la subtilité du scénario, d'un casting idéal, et d'une mise en scène très efficace pose ce film dans la catégorie des remakes qui apportent quelque chose au schmilblick... Sans jamais renier l'original, ni lui tourner le dos mais en l'assimilant parfaitement et en l'enrichissant pour proposer un produit moderne parfaitement viable commercialement tout en étant globalement fidèle au fond du film original. Pour moi une réussite du niveau de La Colline a des yeux d'Aja, de Body Snatchers de Kaufman ou Ferrara, de L'Armée des morts de Snyder ou de La dernière maison sur la gauche d'Iliadis... Rien que ça... Il convient de dire un mot sur un casting absolument exceptionnel: James Mardsen est un acteur formidable qui vaut bien mieux que les rôles dans lesquels sa jolie gueule l'enferme. Ici il a l'occasion de montrer de quoi il est capable. Kate Bosworth n'est pas une débutante mais, même si j'ai déjà vu quelques uns de ses films, je n'ai aucun souvenir d'elle... C'est dire à quel point sa composition extraordinaire ici est pour moi une vraie révélation. Elle est... géniale !!! Quand aux seconds couteaux, outre un James Woods quasi méconnaissable et halluciné, Alexander Skarsgård est vraiment très convaincant (dans un registre séduction/répulsion proche de True Blood, ceci dit). Rhys Coiro (Entourage) est une fois de plus formidable et Dominic Purcell qui n'est pourtant pas un acteur très subtil semble ici si bien dirigé que - sans être totalement convaincant dans le rôle d'un attardé mental - il échappe au moins au ridicule qui aurait pu plomber le film. Bref, aucun bémol... A voir absolument. Personne sensibles s'abstenir, néanmoins, le film est assez éprouvant, comme l'était déjà l'original de Peckinpah, auquel je préfère cependant Les Visiteurs d'Elia Kazan, dans un registre voisin, autre grande référence évidente du film de Rod Lurie.
De Brad Anderson
Avec Hayden Christensen, Thandie Newton
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(4,5)
Sa critique : J'ai trouvé ça absolument merveilleux !!! Du fantastique pur !!! Très original, très angoissant, jouant de la lenteur, de l'ombre et du mystère comme plus personne n'ose le faire aux USA aujourd'hui où tout n'est que bruit, fureur et esbroufe. La mise en scène est véritablement admirable, les effets spéciaux simples mais furieusement beaux et effrayants... Je trouve que Brad Anderson parvient une fois encore (comme dans l'excellent Session 9 d'ailleurs) à construire tout un film sur une idée simple et à tout faire reposer sur la seul atmosphère qu'il parvient (foutrement bien!) à créer... Et sur notre sentiment humain le plus profond et enfoui qui est la peur du noir, de l'inconnu, de l'après, de la mort et du néant. J'EXISTE !!! Et J'AIME ce film passionnément !
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Le nom de Stuart Gordon à la production de ce "lit mortel" aurait pu être un gage de qualité... il n'en est rien: Ce film est un naufrage absolu. Partant déjà d'une idée ridicule: faire peur avec un lit en fer forgé "temoin" de meurtres par strangulation dans les années 30... Le résultat est absolument soporifique et constamment débilitant. Les acteurs sont consternants, le scénario est idiot et la mise en scène... absente. Tout cela ressemble à un mauvais téléfilm, jusqu'aux scènes supposément érotiques qui feraient passer les séries roses du cable pour du porno hardcore... Bref une purge totale à fuir à toutes jambes ou à réserver aux insomniaques car il est un puissant somnifère !
Sa note :
(4)
Sa critique : Difficile de parler de Next door sans en dévoiler les tenants et les aboutissants et sans en déflorer l'intrigue et le suspense. Ce très grand film danois est à rapprocher des plongées Polanskienne dans la folie telles que Repulsion, Le Locataire ou Rosemary's Baby dans lesquels le surgissement de l'incongruité dans le quotidien créait une tension dramatique troublante. Suspense teinté ici d'un atmosphère érotique perverse des plus dérangeantes. Next door est un film intelligent jusque dans sa durée (1h15)car il évite d'étirer le récit dans des digressions inutiles ou artificielles et se concentre sur l'essentiel: la limite très ténue entre le fantasme sexuel sadique et la pulsion de mort. L'ensemble baignant dans une étrange et inquiétante atmosphère surréaliste autant que masochiste de plus en plus glauque au fur et à mesure de l'avancée du récit. Kristoffer Joner, l'acteur principal, au physique un peu étrange, entre Matthieu Amalric et Thom Yorke (Radiohead) est impressionnant de fragilité et la mise en scène est sobre et brillante, sans jamais une once d'esbrouffe pour tirer le film vers le sensationnel ou le racolage. Le fantastique semblant émerger de la réalité elle même alors que ses frontières avec le fantasme et la folie s'estompent peu à peu. La sortie de ce film en Direct To DVD est absolument injuste et incompréhensible, mais vous offre au moins la possibilité de vous l'offrir illico...
De Umberto Lenzi
Avec Hugo Stiglitz, Laura Trotter
Film espagnol,italien,mexicain - Epouvante-horreur
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Aujourd'hui encore très méprisé par les aficionados du genre, L'avion de l'apocalypse est pourtant, malgré ses innombrables défauts et notamment un budget visiblement malingre, un film très honnête et divertissant. Filmé plutôt efficacement et sans trop de temps morts, il se paie même le luxe d'être très novateur sous bien des aspects: Les zombies ne sont pas ici handicapés par la rigidité cadavérique et filent comme des lièvres, 25 ans avant 28 jours plus tard de Danny Boyle dont la scène de la station service semble d'ailleurs être un copié/collé de ce film. Des zombies intelligents, organisés, solidaires et usant d'armes et d'outils, 25 ans avant Land of the dead de Romero... Et plein d'autres petites idées du genre qui pimentent l'affaire. L'excellent scène de l'ascenceur, la très réussie scène du parc d'attraction, la panique nocturne à l'hopital, etc... Alors on pourra reprocher à Lenzi de n'avoir ni le génie de Romero, ni le budget de Boyle mais ces beaux efforts à faire un cinéma enthousiaste au premier degré tout en tentant d'innover dans le genre font de cette petite série Z une très agréable surprise.
De Aldo Lado
Avec Flavio Bucci, Laura D'Angelo
Film français,britannique,italien - Drame
Sa note :
(1)
Sa critique : Il y a de petits films méconnus qui s'avèrent de bonnes surprise. D'autres au contraire ont le label "film culte" et s'avère être des bouses... Ce film d'Aldo Lado s'apparente clairement à la deuxième catégorie. La jacquette annonce un film Barbare et choquant. Il me parait surtout barbant et nanard ! Aucune idée cohérente de mise en scène durant tout le film, des acteurs absolument pathétiques (particulièrement les 2 agresseurs, ridicules !), un scénario totalement plagié sur "La dernière maison sur la gauche" de Wes Craven, sorti 3 ans avant, en version ferroviaire et bourgeoise... ce film est, de bout en bout d'une médiocrité totale. Volontiers racoleur, érotisant et sadique, il ne cesse de se dédouaner de ce qu'il filme - visiblement avec délice - par un discours moralisateur et sécuritaire pour le moins ambigu ou par une prétention à saisir la réalité sociale de l'Italie des années 70. Là où Craven imposait une ambigüe et réussie métaphore du combat entre le Mal et le Bien et du glissement progressif de l'un dans l'autre Aldo Lado ne signe qu'une énième série Z à l'italienne, un énième plagiat du dernier succès au box office et un navet absolu, surtout plus de 30 ans après avec toutes les rides qu'a pris le film... Seule l'excellente Macha Méril tire son épingle du jeu dans ce rôle de garce perverse grâce à l'ambigüité, la profondeur et le mystère qu'elle confère à son personnage. A voir, donc, juste pour elle...
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Il en va des films comme des gens: certains ne méritent pas leur mauvaise réputation et gagnent beaucoup à être connus ! C'est le cas de The Roost de Ti West petit film souvent méprisé ou méconnu, au budget visiblement microscopique, mais qui compense par une énergie et une sincérité incroyable, l'argent qui ne se voit pas à l'écran. Les acteurs y sont très bons, les dialogues assez marrants, le récit est mené lentement mais avec une véritable tension qui ne faiblit jamais tout au long du film. The Roost s'avère très efficace jusque dans ses effets spéciaux (les chauves-souris sont vachement bien !) et excelle à faire monter le trouillomètre. Alors on pourra reprocher à Ti West d'avoir pondu un film bourré de références, à peine régurgitées, de ses maitres (Romero, Sam raimi, Ed Wood, Peter Jackson...)mais d'une part le gaillard a plutôt très bon gout et d'autre part son film est honnête, enthousiaste et réussi. Et laisse présager une belle carrière dans le genre puisque Ti West vient de terminer Cabin Fever 2 à la demande de Eli Roth... De plus l'edition DVD est bourrée de bonus passionnants dont un excellent court métrage de Ti West et un documentaire sur les chauves souris qui remet les pendules à l'heure.
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Très nettement influencé par Dario Argento (Suspiria, Inferno & Profondo Rosso, notamment) et par le Carrie de De Palma (pour la fin) cette série Z italienne frôle souvent la série B. Le film est, en effet d'une très bonne tenue générale. il évite - la plupart du temps - le ridicule, utilise de manière très efficiente le décor du couvent et de ses catacombes pour créer une atmosphère angoissante et envoutante. Les nonnes y sont possédées par le diable autant que le film est sous la domination hypnotique de la géniale et omniprésente musique electronique des Goblins (autre apport d'Argento) et le spectateur amateur de ciné bis ne peux que prendre un grand plaisir à cette réussite du genre. les points faibles sont inhérent au genre et à l'époque: la direction d'acteur calamiteuse et un scénario constamment à la limite du plagiat, mais bon, l'amateur de bis n'est jamais trop regardant sur ces points là... en général !
De Marino Girolami
Avec Ian McCullogh, Alexandra Delli Colli
Film italien - Epouvante-horreur
Sa note :
(1)
Sa critique : Surfant sur le succès de film tels que Cannibal Holocaust, La Montagne du dieu cannibale ou L'enfer des zombies, ce nanard italien de 1980 vaut bien son pesant de cacahouètes ! Filmé avec le pied gauche, bourré de faux raccords minables et joué par des acteurs qui n'en croient pas leur yeux d'avoir signé pour un tel navet et pourtant... De ce joyeux bordel, de cette avalanche de tripaille et d'asticots, de ce plagiat permanent et de ce comique involontaire s'échappent une certaine énergie, une vraie gaité qui sauvent le film du naufrage total. Alors évidemment, c'est à réserver aux purs amateurs de Z gore mais, pour peu que vous regardiez au second degré, ce film tourné au premier degré, avec son quota de boyau et de nichons et son exotisme de bazar devrait vous assurer une bonne poilade. La scène de peinture corporelle façon Ursula Andress dans La montagne du dieu cannibale mais en plus "flower power" est à se faire pipi dessus ! Admirez le maquillage Ziggy Stardust du cannibale ! lol
De Julian Richards
Avec Kevin Howarth, Mark Stevenson
Film britannique - Epouvante-horreur
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Si vous êtes pervers ou masochiste au point d'apprécier regarder un film "d'horreur" pendant qu'un abruti vous inflige une longue leçon de morale, ce film est fait pour vous. Avec la subtilité d'un quinze tonnes, au cours d'une interminable logorrhée verbale, le "héros" n'a de cesse de vous replacer dans votre position de voyeur sadique pendant que le réalisateur semble oublier que le filmage vidéo caméra à l'épaule ne dispense pas de mise en scène ou de direction d'acteurs... Ce film "choc" voudrait bien jouer dans la même cour que C'est arrivé près de chez vous ou Henry, Portrait of a serial killer sans avoir ni l'humour de l'un qui rendait si dérangeante la scène finale, ni le talent de mise en scène, l'intelligence et l'ambigüité de l'autre. Et sans un acteur crédible et charismatique pour porter le film... Ne reste qu'un film prétentieux et moralisateur d'un auteur qui n'a visiblement qu'un réel mépris pour le genre qu'il investit : une vraie purge !

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