Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 453 résultats
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Avant celui de Wakamatsu (à Cannes cette année) je me suis plongé dans le biopic que Paul Schrader consacrait à Mishima en 1985. Produit par Coppola mais aussi par George Lucas se qui es plus étonnant quant on connaît l’aspect sulfureux de la vie de l’écrivain. « Mishima » n’est pas un biopic à proprement parlé, même si la vie de l’auteur sert de fil conducteur au récit, le film est construit en chapitres, chacun de ces chapitres illustrant une œuvre du romancier, mettant ainsi en avant ses obsessions et ses contradictions. Poète, homosexuel, libertaire et conservateur, obsédé par la pureté et la beauté, fétichiste de l’uniforme, adorateur de l’empereur… dire que le personnage est complexe tient de l’euphémisme. Schrader réussis dans l’ensemble a restituer toute cette complexité, plutôt de belle manière.
De Matteo Garrone
Avec Salvatore Abruzzese, Gianfelice Imparato
Film italien - Drame
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Film dossier sur la fameuse Camorra, la mafia qui terrorise Naples et ses environs. Le cinéaste Matteo Garrone marche sur les traces de Francesco Rosi, même rigueur dans la mise en scène et le découpage, même précision dans la description du processus mafieux. A travers le destin d’une poignée de personnages : deux lascars qui se prennent pour Tony Montana, un homme d’affaire qui dissimule des déchets toxiques, un caissier de la mafia, un jeune garçon livré à lui-même et un couturier qui vend ses services aux ateliers clandestins… Garrone montre l’étendue de l’influence de la Camorra dans la vie sociale et le monde des affaires. La démonstration est souvent brillante mais un peu froide et systématique, ce qui fait qu’au bout d’un moment on se fout de tous ses gens qui tuent et se font tueur pour un oui ou pour un non. Les gangsters ayant la gâchette facile, la mort est omniprésente.
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Premier long métrage de John Hillcoat, avec déjà Nick Cave au scénario et à la musique. Vision glaçante de la violence carcérale à travers la chronique d’une prison haute sécurité en Australie. La mise en scène, construite en chapitre, montre assez bien comment on pousse un homme vers la barbarie par la déshumanisation, la sauvagerie allant crescendo chez les détenus à force de privations diverses et humiliantes. Hillcoat démontre ainsi que la prison est une impasse, le monde civilisé ne sachant pas comment traiter ses éléments les plus agressifs.
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Dernier tour de piste pour John Wayne avec cette mise en abîme émouvante, l’acteur étant au moment du tournage atteint d’un cancer tout comme son personnage. Il c’est également entouré d’un casting 4 étoiles composé de vieilles et de jeunes gloires : Lauren Bacall, James Stewart, John Carradine, Richard Boone et Ron Howard…. Pourtant la star et Don Siegel ne s’entendirent pas vraiment sur le tournage, le rythme de certaines scènes en pâtis un peu. Cela reste tout de même un bel hommage crépusculaire proche par moment dans sa thématique du « Impitoyable » de Eastwood.
De Robert Fuest
Avec Ernest Borgnine, Ida Lupino
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Décédé récemment dans l’indifférence générale, Robert Fuest fut pourtant un des piliers de la série « Chapeau Melon et bottes de cuir » réalisant quelques-uns un des épisodes les plus marquant. Il tourna également quelques beaux films fantastiques assez singulier, comme « L’abominable docteur Phibes » avec Vincent Price, ou encore ce « Devil’s rain » (La pluie du diable en VF), dans lequel William Shatner affronte Ernest Borgnine, chef d’une secte sataniste. Le réalisateur multiplie les images insolites et crée ainsi un climat macabre et malsain assez réussi. Le récit se déroule sans temps mort jusqu’à un spectaculaire final apocalyptique, ou les plans redondants sur les corps des sataniste en décomposition finissent par créer un véritable malaise. Ou l’art et le divertissement se mélangent de la meilleur des manières.
De Matthew Vaughn
Avec James McAvoy, Michael Fassbender
Film américain - Science fiction
Sa note :
(3)
Sa critique : ). Séance de rattrapage donc pour la prequelle de cette saga qui jusqu’ici ne m’a jamais vraiment passionné. Cet opus a pourtant réussit à éveiller mon intérêt, ce qui est déjà pas mal. Par son contexte historique déjà, en pleine guerre froide, c’est durant cette période que naissent les antagonismes entre le professeur Xavier et Magneto. C’est d’ailleurs le portrait de ce dernier qui fascine le plus, enfant de l’holocauste, revanchard et sans pitié, il incarne la mauvaise conscience d’une humanité si prompt à oublier l’horreur de son passé. En face de lui Xavier et ses alliers mutants teenager paraissent bien pâle. Niveau action par contre on reste sur sa faim, Matthew Vaughn semble se désintéressé de la pyrotechnie et des bagarres au point de les expédiés de manière désinvolte, il préfère développer la construction de ses personnages et c’est tant mieux.
Sa note :
(3)
Sa critique : Ce film sur la délinquance juvénile ne serait pas resté dans les mémoires s’il n’avait pas été réalisé par Don Siegel et interprété par John Cassavetes. La mise en scène dynamique et stylisée rehausse un script moraliste, larmoyant et édifiant. Sur un sujet proche, on pourra tout de même lui préféré le « Graine de violence » de Richard Brooks.
De Pal Sletaune
Avec Noomi Rapace, Kristoffer Joner
Film norvégien - Thriller
Bande-annonce | Séances (33)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Thriller norvégien, signé par le réalisateur du déjà glauque « Next door ». Le film ne vaut pas trop pour son twist final qu’on grille assez vite, mais plutôt par l’ambiance triste et sinistre qu’il dégage, donnant, à l’instar de « Morse », une image peu chaleureuse de la norvège. Histoire de violence domestique au cœur d’une cité dortoir triste et froide, les personnages brisés y déambulent comme des fantômes incapables de se raccrocher à la réalité. Noomi Rapace en mère poule parano, est tout à fait convaincante, la mise en scène quant à elle est suffisamment habile pour qu’on se laisse prendre au jeu.
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Gilles Behat, cinéaste dont la carrière à fait « flop ». Pourtant son « Rue barbare », dont on louait la « modernité ,» avait fait un peu parlé de lui dans les années 80. A contrario ce « Urgence » (1985) ne restera pas dans les mémoires et pour cause, les acteurs s’y débattent comme ils peuvent englué dans une histoire d’une abyssale connerie, le final quant à lui, est absolument hilarant, emmenant le film loin dans le grotesque. Depuis les années 90 et quelques bides en salle, Behat a fait l’essentiel de sa carrière à la télévision, avant de revenir au cinéma avec le médiocre « Diamant 13 ».
Sa note :
(4)
Sa critique : Contribution de Leo Mc Carey à l’effort de guerre, le film débute sur le ton de la comédie romantique puis bifurque vers des péripéties plus dramatiques au fur et à mesure que la guerre prend de l’ampleur, le récit suivant ainsi l’éveil de la conscience politique de l’héroïne, symbolisant également celui de l’amérique. Cary Grant et Ginger Rogers jouent sur du velours tant l’histoire est bien écrite, pleine de finesse et de subtils sous-entendus. Une recette qu’on a désormais perdue, pour ce genre de film en tout cas.

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