Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 173 résultats
Sa note :
(4)
Sa critique : Près de 5 ans après l'émotion laissée par le sublime Mar Adentro, Alejandro Aménabar est de retour avec "Agora", péplum se déroulant en Egypte et centrée sur la figure d'Hypathie, femme et libre-penseuse. Plutôt chahuté à Cannes, le film est pourtant sous-estimé. Quand Aménabar s'abstient de faire des plans ô combien lourds sur la Terre, accompagnés des lamentations des Juifs ou des Chrétiens, il arrive à dérouler une intrigue intéressante avec plusieurs niveaux de lecture. Son propos profondément anti-religieux arrive à nous parler du monde d'aujourd'hui, dans ce qu'il a d'extrême ou extrêmiste, de dangereux et de violence refoulée. Il passionne aussi quand il brosse un portrait de femme intransigeante et bornée dans sa quête, qui se verra muselée car différente et païenne. Rachel Weisz incarne avec conviction et force cette Hypathie. Si les nombreuses digressions sur l'astronomie pourront laisser certains perplexes, il faut toutefois saluer ce film intelligent qui brille par ce qu'il cherche à nous montrer et nous démontrer.
Sa note :
(3)
Sa critique : Diffusé sur un parc de salles françaises très réduit (à peine une dizaine), Adam est pourtant un beau film. Sous ses aspects de comédie romantique new-yorkaise se cache une petite depression. Si, en apparence, on aurait tendance à s'apitoyer sur Adam (Hugh Dancy, assez saisissant), du fait de son syndrome d'Asperger, la déprime touche également le monde qu'il entoure et notamment Beth, sa charmante voisine (Rose Byrne, plus on la voit, plus on l'aime), un peu paumée. Si les ressorts sont légèrement clichés, la relation qui s'installe entre ces deux personnages n'a finalement rien d'une évidence, et l'on s'attache à ces deux-là. Le traitement de l'Asperger dans le film ne tombe jamais dans la démonstration et le prétexte pour tirer des larmes Oublions une sous-intrigue parasitant le film inutilement, un rythme lancinant, pour ne pas dire mou, Adam nous donne encore de bonnes nouvelles concernant le cinéma indépendant américain.
De Eric-Emmanuel Schmitt
Avec Michèle Laroque, Amir
Film belge,canadien,français - Drame
Sa note :
(1)
Sa critique : Pour ce second film, Eric-Emmanuel Schmitt a décidé d'adapter sa pièce de théâtre, "Oscar et la Dame Rose", ayant connu un grand succès sur les planches, en lui donnant la forme d'un conte cinématogrpahique et y changeant totalement le personnage de la Dame Rose, devenue une quarantenaire qui en veut à la terre entière. Ce qu'on peut dire, c'est que Schmitt a beau être une belle plume, on a du mal à voir ses talents de cinéaste. En effet, rarement on aura vu esthétique aussi cheap et aussi laide, avec overdose de couleurs vives et de symbolisme gnan-gnan. Et puis, il faut dire STOP aux enfants qui chantent : ça ne devient vraiment plus possible. Une façon bien inutile de surligner le propos du film qui se suffit à lui-même. Car malgré l'enrobage écoeurant, une émotion arrive à passer entre cette histoire et le spectateur grâce notamment aux interprètes dont Michèle Laroque, dans un rôle qui est bien loin d'être un cadeau, et le jeune Amir, qui arrive à se jouer de certains mots d'enfants lourdauds.
De Zabou Breitman
Avec Daniel Auteuil, Marie-Josée Croze
Film français,belge,italien - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Je l'aimais est une histoire de rencontres, rencontre entre une écrivaine et une réalisatrice, rencontre entre une réalisatrice et ses acteurs, et surtout celle entre Pierre et Mathilde. Tout ceci fait que Je l'aimais est un moment de cinéma assez fort, quoique imparfait. Si on arrive à saisir les intentions de la réalisatrice, on ne comprend pas toujours leur utilité. Le début est laborieux, même s'il permet de donner une épaisseur au personnage de Chloé (Loiret-Caille, formidable et singulière) et l'on n'en peut plus d'attendre. Puis la caméra arrive à Hong Kong, et l'histoire commence, et le coeur se déchire, face à cette histoire que l'on aurait tant aimé qu'elle ne soit pas condamnée par un homme incapable de renoncer à sa vie, trop petit pour vivre ce genre de choses. Il faut dire que nombreux, dont moi, seraient prêts à mettre la lune au pied de Marie-Josée Croze, tellement magnifique qu'on en pleurerait. Daniel Auteuil livre une prestation que l'on attendait depuis si longtemps, sur la réserve, puis un abandon qui devient total à la fin et qui bouleverse. Car la magie de Je l'aimais réside dans ce que Zabou Breitman arrive à obtenir de ses comédiens, la confiance qu'elle installe, le soin qu'elle apporte aux seconds rôles aussi. Un récit doux-amer qui souffre toutefois de problèmes de rythme, mais qui emporte par la force de ce qu'il raconte, un homme ordinaire face à une femme qui ne l'est pas. Un déchirement.
De Anne Fontaine
Avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde
Film français - Biopic
Sa note :
(4)
Sa critique : Le destin de Coco Chanel avait fasciné bon nombre d'auteurs comme Edmonde Charles-Roux, ou Paul Morand, mais jamais encore le cinéma n'avait réussi à concrétiser un projet sur une des pionnières de l'élégance. Anne Fontaine, habituée à des univers plus sulfureux, s'est passionnée pour cette femme et, au lieu de lui consacrer un biopic où elle devra boucler 87 ans d'existence en 2H30, signe un film sur les prémisses de cette existence exceptionnelle, et sur ce qui pousse Gabrielle à devenir Coco. C'est d'ailleurs un des qualités mais aussi des limites du film : il est agréable de voir que la réalisatrice prend son temps pour raconter son histoire, sans toutefois éviter des longueurs qui parasitent l'évolution de la narration. On observe aussi une sobriété, une certaine simplicité, qui permet d'échapper à une exposition de sentiments exacerbés, pour ne pas dire exagérés. Enfin, et comme toujours, Anne Fontaine a un don pour le choix de ses interprètes et leur direction. Audrey Tautou, sans tomber dans l'écueil du mimétisme schizophrénique, incarne avec une telle évidence, l'égérie, du fait de leur troublante ressemblance. Elle est entourée d'une galerie de seconds rôles, qui savent s'imposer, comme l'excellent Benoît Poelvoorde, au jeu funambule et ambigü. On pourrait bien sûr décrier le classicisme de l'intrigue et de l'image, et donc un léger manque d'originalité, mais le destin qui nous est conté et l'interprétation des comédiens sont tels que cela suffit largement à faire de Coco Avant Chanel un très beau moment de cinéma, enivrant et émouvant.
De Philippe Lioret
Avec Vincent Lindon, Fırat Ayverdi
Film français - Drame
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(5)
Sa critique : Après la fermeture, en 2002, du centre de Sangatte pour les réfugiés, ordonné par le ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, les sans-papiers, désirant accéder à la terre promise qu'est l'Angleterre, sont devenus totalement invisibles, sauf pour les riverains de Calais, spectateurs impuissants de leur perdition. Phillipe Lioret, lui, ne les a pas oubliés, et délivre un uppercut poignant et salutaire sous la forme de son nouveau film, WELCOME. Fruit d'une nouvelle collaboration avec le talentueux Olivier Adam, le film est à la fois un plaidoyer à la solidarité entre être humains et des histoires d'amours et d'amitié forte. N'y voyez là rien de politique, rien de provocateur, ce n'est que de l'humanisme profond et une volonté de le faire transparaître dans du cinéma d'excellente qualité. Car il ne faut pas oublier que nous sommes dans l'ordre de la fiction sous toile de fond social, transfusée de sang loachien. La caméra de Lioret saisit des instants, des images, des expressions qui en disent bien plus longs que du dialogue à foison : elle a su se démarquer d'une dimension trop explicative et insistante. Le réalisateur est aussi et avant tout un magnifique metteur en scène, maniant ses acteurs avec virtuosité. Il faut dire qu'il a eu un bon flair : Vincent Lindon est absolument magistral, dans un rôle profond qui n'attendait que lui, Audrey Dana, sublime de sensibilité et d'humilité, et le jeune débutant Firat Ayverdi, d'un naturel désarmant. WELCOME est une vraie claque dans la gueule, et un moment d'excellence du cinéma françia
De Joel Hopkins
Avec Dustin Hoffman, Emma Thompson
Film américain - Comédie dramatique
Sa note :
(4)
Sa critique : Un coup de coeur pour Last Chance Harvey, où la rencontre de deux personnes qui sont passées à côté de leur existence, mais qui pourraient se donner une chance l'un à l'autre pour tenter de "rattraper le temps perdu". Certes, l'intrigue est peu innovante, (c'est une comédie romantique), mais tout l'intérêt, c'est l'alchimie entre Emma Thompson et Dustin Hoffmann, qui donne tout le naturel et tout le charme à ce film, assorti de dialogues et de situations classiques mais bien senties. La subtilité de leur jeu l'élève au niveau d'un très joli moment, mêlant rires et émotion avec une certaine finesse. Difficile d'y résister.
Sa note :
(1)
Sa critique : Pour Elle est rempli de bonnes intentions, de bonnes idées et dessine des perspectives intéressantes. Dans la mise en scène sont installés de véritables instants de tension. Mais ici, l'alchimie ne fonctionne guère car dès que l'atmosphère retombe, les ressorts dramatiques ne sont guère passionnants et semblent bien fatigués. De plus, s'ils sont tous deux très bons, le couple Kruger-Lindon ne fonctionne pas toujours comme on voudrait qu'il le soit. Il aurait fallu un peu plus de piment et de caractère à ce premier film pour inspirer un intérêt durable. Néanmoins, d'un point de vue de divertissement, le cahier des charges est parfaitement rempli. Avec un peu plus d'audace, Fred Cavayé peut espérer compter sur un bel avenir.
De Steve McQueen (II)
Avec Michael Fassbender, Stuart Graham
Film irlandais,britannique - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : Steve McQueen n'est pas revenu des morts, mais existe bel et bien sous la houlette d'un vidéaste qui réalise son premier long-métrage, "Hunger", avec comme sujet Bobby Sands et ses compatriotes prisonniers politiques irlandais appartenant à l'IRA accusés de terrorisme. On parle de sujet, car on est bien loin du biopic ou de la petite histoire dans la grande. Ici, McQueen filme les corps, ses réactions, sa dégradation, ses douleurs sous l'effet de la saleté, et d'une grève de ma faim. Sa caméra scrute, fouille, ne manque aucun détail, aucune ecchymose, et donne une certaine beauté à tout ce décharnement humain. Le pouvoir des images est bien plus fort, plus radical dans ce type de langage, et ici, bien plus fascinant.
De Clint Eastwood
Avec Angelina Jolie, John Malkovich
Film américain - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : "The Changeling" a honteusement été boudé à Cannes, et par certains critiques, lui reprochant son trop grand académisme. Pourtant, c'est sûrement une des forces du film, qui convient aussi à l'intrigue et à son contexte : un rapt d'enfant qui va progressivement mettre à jour les failles d'une Amérique des années 20 ans qui souffre de la corruption. Clint Eastwood n'oublie jamais le sujet de ses films, et s'accroche à dérouler habilement son histoire, ses rebondissements pour capter l'intérêt du spectateur. Le classicisme ne fait qu'assurer la postérité d'une oeuvre qui va crescendo dans l'émotion, assurée par une interprète intelligente et intelligemment dirigée, Angelina Jolie, qui a su rentrer en rupture avec son image habituelle, dans ce rôle de mère célibataire qui perd son fils.

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