Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 182 résultats
De Tim Burton
Avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (679)
Sa note :
(3)
Sa critique : J'allais commencer en disant que malgré le manque de rythme et d'ambition dans ce nouveau Burton, les fans du cinéaste fantasque et de son acteur favori y trouveront quand même leur compte avec cet univers fantastique acidulé bien propre au réalisateur de Mars Attack.....au vu des critiques des allocinéens, je m’aperçois que c'est plutôt l'inverse qui se produit. Et je ne peux que rejoindre l'opinion générale car il ne se passe pas grand chose dans ce conte vampiro-intemporel où les acteurs sont tous excellent mais ne sont pas servis par une grande intrigue malgré des bons dialogues et quelques répliques savoureuses que l'on doit au langage 18ème siècle de Barnabas qui se retrouve plongé au début des années 70 (façon Les visiteurs devant une télé :"qu'est-ce donc cette diablerie ?"). Le début est très plaisant car on découvre tous ces personnages truculents dans des décors soignés, tendance old-school et gothique : entre l'illuminé Barnabas Collins, la perfide et machiavélique sorcière, et cette famille un peu déjantée aux personnalités bien différentes, on se laisse prendre au jeu aisément attendant avec impatience que tout parte en live....Mais il faudra attendre très longtemps, jusqu'au bouquet final, réussi au passage, pour voir un peu d'action et de sensationnel. Trop long ou trop pauvre en effet pour ce film qui s’annonçait beaucoup plus riche en humour ou en suspens. Vraiment dommage au vu d'un tel casting et d'une tel promo, pour en revenir à nos "Visiteurs", Jean-Marie Poiré avait fait un bien meilleur travail à son époque dans ce registre voyage dans le temps, beaucoup plus drôle et beaucoup plus dense en terme de scénario et d'enjeu. Le casting reste cependant la clef. En ce qui me concerne je ne suis absolument pas fan du duo Burton / Depp (ni même quand il sont en solo d'ailleurs) et je dois mon déplacement essentiellement à la présence au générique de notre sublime frenchie Eva Green et de la surdouée Chloë Grace Moretz : si la première constitue la touche sexy du film dans un rôle important pour sa carrière US, la deuxième campe pour la première fois une vraie ado de 15 ans (son âge réel) un peu rebelle en pleine crise d'adolescence; drôle, pile dans le ton, on adore et on regrette que notre Hit Girl n'est pas eu un rôle plus important, elle qui s'annonce pour être la tête d'affiche de tous ses prochains films.... Un dernier mot pour Johnny Deep qui quoiqu'on dise est très convaincant dans son personnage de vampire pâlo du passé, plein de justesse, de charisme et de drôlerie...beaucoup plus qu'avec Jack Sparrow, mais ce n'est que mon avis...
De Pal Sletaune
Avec Noomi Rapace, Kristoffer Joner
Film norvégien - Thriller
Bande-annonce | Séances (33)
Sa note :
(4)
Sa critique : Je n'ai pas eu besoin de chercher bien loin pour trouver un film meilleur que les Avengers. Ce Babycall, thriller norvégien salué à Gerardmer, s’annonçait comme un film glauque et oppressant qui ne pouvait pas nous laisser de marbre. Et c'est la cas, dés le début on se prend toute de suite d'affection pour cette jeune mère vivant seule avec son fils de 8 ans dans un appartement au 7ème étage d'un HLM. Suivi par la DDASS, elle est terrorisé à l'idée que son ex-mari violent les retrouve et fasse du mal à son fils Anders qu'elle ne cesse de couver et de surprotéger. Anna semble constamment perdu, perturbée, craintive à tout contact extérieur, comme si elle était en permanence menaçait, elle redoute qu'on lui enlève son fils du jour au lendemain; l'affiche du film est tout à fait représentative à ce sujet. L'angoisse est constante et elle s'alimente au fur à mesure de plein de petits micro-événements, entre délires et paranoïa, faisant monter crescendo la pression jusqu'à un climax des plus déroutants ! Tout n'est pourtant pas que noir dans cette histoire, et quelques jolies moments viennent éclairer un peu la vie d'Anna comme sa rencontre avec le rassurant Helge qui aura le mérite de redonner le sourire et un peu d'espoir sur le visage d'Anna, même si c'est de façon très brève. La star de Millénium est vraiment méconnaissable dans ce film et nous prouve une nouvelle fois l'étendue de son talent. En ce qui me concerne je la verrais maintenant de façon différente après avoir vu ce film qui nous fait vite oublier son rôle dans le Sherlock de Guy Ritchie. Même si on attend l'actrice suédoise maintenant avec impatience dans le rôle principal du Prometheus de Ridley Scott, je ne suis pas prêt d'oublier son personnage dans ce Babycall...
De Joss Whedon
Avec Robert Downey Jr., Chris Evans
Film américain - Action
Bande-annonce | Séances (532)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Ah.....je crains de ne pas partager l'avis quasi unanime des critiques des allocinéens sur cette machine de guerre à faire des entrées dans le monde entier (plus de 3 millions d'entrées en France en 2 semaines). Pas vraiment de nouveautés tout d'abord par rapport aux derniers films Marvel si ce n'est bien sûr de réunir tout le monde pour faire un film : c'est exactement ça, vous prenez Iron Man, Hulk, Captain América et Thor, vous mélanger tout et ça fait Avengers, les qualités et les défauts réunis. La touche Iron Man domine tout de même les autres franchises en présentant plus de personnage autre que Stark comme Pepper Potts, la veuve noire, Nick Fury ou encore Phil Coulson. Mais les fans seront évidemment comblés car Joss Whedon le réalisateur, leur donne en mieux ce qu'ils étaient venus chercher et voir dans les épisodes précédents. En ce qui me concerne, j'ai trouvé qu'il y avait trop de longueurs au milieu du film, en gros trop de discours sans intérêt au détriment de l'action. Les plus de 2H20 de films sont justifiées mais pas assez bien exploités : j'aurais aimé plus d'affrontements mano à mano avec des vrais méchants et un tout autre leader que ce Loki qui s'y croit un peu trop sans avoir les moyens de ses ambitions. Nos héros réunis ont fière allure c'est sûr mais n'ont pas trouvé l'affrontement à la vie à la mort que leur stature méritait; dans un autre genre j'ai largement préféré l'équipe que formait les X-Mens dans X-men le commencement. Et puisque l'on en est aux comparaisons, je dirais que ce Avengers est beaucoup moins spectaculaire en terme d'effets spéciaux et de destruction qu'un Battleship ou qu'un Transfomers 3. Même si les gros aliens de fin sont plutôt bien fait, ils n'arrivent pas à la cheville des monstres surdimensionnés des films de Peter Berg et de Michael Bay. Voilà, j'ai été un poil déçu par cette superproduction qui s’annonçait tonitruante sur tous les fronts : pas vraiment de suspens, pas d'histoire d'amour, pas de rebondissements, j'ai préféré un Thor ou un Captain América pris à part....il faut croire que trop de héros tue les héros. Je terminerais par un commentaire sur la ravissante Scarlett Johanson qui prend tout sa place au milieu de tous ces mecs, bizarre que pas un n'est essayé de lui faire la cour....Je l'ai quand même préféré dans We Bought a Zoo
De Mabrouk el Mechri
Avec Henry Cavill, Bruce Willis
Film américain - Action
Bande-annonce | Séances (23)
Sa note :
(3)
Sa critique : La bande annonce plutôt efficace m'avait convaincu d'aller voir ce film d'action qui n'avait pas d'autres prétention que de nous faire passer un bon moment de ciné. Le début de l'histoire est assez plaisant d'ailleurs, on découvre Will et sa famille, en vacances sur un voilier dans un cadre sublime, les fameuses 15 premières minutes tranquilles qui plantent le décor, en théorie en contraste avec la suite qui devrait envoyer grave ! En théorie j'ai bien dit car même si on peut saluer les bonnes scènes d'actions, de baston et de course poursuite, le scénario et l'histoire en générale manque vraiment d'imaginations et les personnages d'envergure. A l'image de notre jeune héros, Henry Cavill, déjà proclamé futur star Hollywood, dont l'amateurisme de son personnage est en parfait accord avec les événements dans lesquels ils se retrouvent plongés. Cette histoire de mallette, dérobée par un père travaillant dans les services secrets (en secret), que des anciens collaborateurs et des terroristes cherchent à corps perdus, a du mal à nous accrocher au fauteuil tant son intrigue est bancal et ne s'inscrit en rien dans le genre thriller digne de ce nom. Comme je le dis plus haut, les scènes d'actions prouvent quand même qu'il y avait du potentiel mais au final on reste sur notre faim sans doute peu rassasié par en enjeu et des méchants trop légers pour ce type de film. Et ne comptez pas sur un peu de romance ou d'émotions pour donner un peu de saveur à cette aventure....il n'y en a presque pas. Si Bruce Willis est encore crédible dans ce genre de rôle (on l'attends aux côtés de Sly dans Expendables 2 en août), il n'en est rien pour Sigourney Weaver qui est de plus en plus pathétique et ça me fait mal de dire cela quand on sait ce qu'elle a amené au cinéma américain : sa bref apparition dans le meilleur La Cabane dans les bois en était une preuve supplémentaire... Dans ce "Sans Issue", son personnage fait preuve d'un self-control et d'une passivité au milieu des fusillades vraiment peu crédibles, comme si son tailleur toujours impeccable lui servait d'armures contre les balles..... Bon malgré tout, on ne passe pas un mauvais moment....
De J. C. Chandor
Avec Kevin Spacey, Paul Bettany
Film américain - Drame
Bande-annonce | Séances (129)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Difficile de ne pas se laisser captiver par cette immersion détaillée et passionnante dans les bureaux d'une banque d'investissement la nuit précédent le début du krach boursier de l'automne 2008 aux Etats-Unis. Si tout commence par des licenciements presque anodins dans une salle de marché à Wall Street, les évènements vont prendre rapidement une autre tournure lorsque un jeune trader découvre un soir très tard une analyse financière des plus désastreuses laissant présager une chûtes vertigineuse des cours du marché. Les boss sont rapidement prévenus et l'information va vite monter au sommet de la hiérarchie car s'il n'est plus l'heure de travailler, il est l'heure de prendre une décision pour sauver la maison qui a toutes les chances de s'écrouler comme un château de carte le lendemain à l'ouverture des bourses. Comme pour les films politiques, cette plongée dans l'univers impitoyable de la finance et de la spéculation est tout simplement passionnante. N'ayez pas peur d'aller voir un film trop technique incompréhensible.où il ne serait que question de chiffres et de combat des chefs, au contraire le réalisateur adopte une mise en scène précise, s'en s'éparpiller, dans laquelle chaque mot et chaque parole est pesé, une atmosphère pleine de tension et de suspense comme si la terre se dérobait sous les pieds de ses dirigeants au fil des heures qui passent, les rapprochant du lever du jour synonyme pour eux du début de la fin. La qualité du casting est bien sûr au rendez-vous et suivant son poste hiérarchique, chaque acteur amène la froideur et la hauteur correspondante : c'est un des aspect intéressant de ce film, tout le monde est finalement le chef de quelqu'un et chacun à un chef au dessus de lui : si le personnage de Simon Baker (Le Mentalist) parait cynique et imperturbable au moment où il rentre en scène, il devient très timide 10 minutes plus tard quand on découvre son patron interprété parfaitement par Jeremy Irons. Mais peut-être que le point faible du film est justement ce côté trop glacial. Quand la majorité de la presse clame "Margin Call, ce que Wall Street 2 auraît du être", je réponds pas forcément car en ce qui me concerne, j'ai préféré le film d'Oliver Stone qui était tout aussi intéressant. Au delà du personnage charismatique de Gordon Gekko et des manipulations, l'histoire d'amour entre Jake et Winnie apportait beaucoup de chaleur et d'humanité au milieu de ce bal de requin en plus d'une bande son vraiment très réussi. Si dans Margin Call, Demi Moore assure avec brio la touche féminine du film, elle n'égale pas la performance de Carey Mulligan qui était au centre d'une conclusion très positive...
De Drew Goddard
Avec Kristen Connolly, Chris Hemsworth
Film américain - Epouvante-horreur
Bande-annonce | Séances (92)
Sa note :
(4)
Sa critique : Étant fan du genre, je me devais bien sûr d'aller voir ce film sans pour autant m'attendre à autre chose qu'à un mélange de détour mortel, the descent et Tucker & dale. Mais je ne suis pas vraiment compliqué, j'aime les slashers basiques, les valeurs sûres et le pitch simpliste de jeunes (dont filles sexy) allant se perdre dans une forêt pour être tués atrocement les uns après les autres par un sérial ou des zombies me plait à la base et me suffit pour me déplacer au ciné. Autant dire que les ingrédients étaient au rendez-vous et j'en attendais essentiellement de l'originalité au niveau de la tension et du suspens. Mais c'est bien autre chose que le tandem Drew Goddard et Joss Whedon nous ont concocté avec cette cabane dans les bois. En effet, si le schéma classique du film d'horreur est là (j'aurais personnellement rajouté une bombe de plus), nos deux cinéastes ont privilégié un scénario plutôt innovant que je n'ai pas envie de dévoiler ici même si j'ai pu voir plusieurs allusions dans les critiques précédentes. On s'en doute d'ailleurs dés le début de l'histoire et on découvre au fur et à mesure l'environnement "particulier" dans lequel nos jeunes héros se retrouvent plongés. A vouloir mettre trop en avant le scénario, les morts et les tueries sont du coup un peu bâclés au point que j'ai éprouvé un peu de déception à l'heure de projection. Mais la suite allait me faire vite changer d'avis car le climax final allait définitivement enlever les quelques doutes que j'avais au début du film avec cette configuration sans trop de frissons. On pense à un moment que tout est plié mais un rebondissement relance tout pour nous amener je le répète à un dénouement des plus excellents, celui qu'on espérait, un bain de sang plein de moral où les vrais méchants sont punis. On sent bien dans tous ça toute la créativité du réalisateur d'Avengers qui nous offre par l'intermédiaire de son réalisateur Drew Goddard, un renouveau du genre avec plus d'envergure et d'ambition pour le film d'horreur qui est souvent caricaturé. On espère que cette heureuse tentative donnera des idées à bien des producteurs souvent en mal d'inspirations (la sage des destinations finales mis à part....). Une histoire rafraichissante tout comme son casting (il faut dire que les acteurs de films d'horreurs disparaissent du paysage hollywoodien aussi vite que leurs personnages meurt dans les films). On retrouve avec plaisir Chris "Thor" Hemsworth avec les cheveux courts et on découvre une très charmante Kristen Connolly dans le rôle de Dana, la récurrente oie blanche qui démontre au final qu'elle n'en ai pas une. Elle est super et j'espère qu'on la reverra.
De Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte
Avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (725)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Pas trop voir même pas du tout comédie au cinéma, j'avais cependant vraiment envie d'aller voir ce film car s'appuyant sur une pièce de théâtre, ce genre de film fait appel à des codes comiques différent des comédies classiques et relou qui emploie toujours les mêmes vannes en dessous de la ceinture avec les mêmes acteurs. La force du prénom c'est d'une part le talent et la justesse des acteurs mais surtout un très bon texte de théâtre adapté au cadre huis clos ce qui est dans quasiment 100% des cas gages de réussite...la preuve dans cette adaptation ciné je confirme. N'ayant pas vu la pièce au théâtre Edouard VII et étant resté le plus possible étanche à toutes critiques autour de ce film, j'y suis allé vierge de tous préjugés et d'informations. Mais comme tous ceux qui ont du voir la bande-annonce, je voulais surtout absolument connaître ce prénom secret qui a lui seul pouvait provoquer un esclandre familiale. Ce qu'on peut dire sans trop dévoiler de choses c'est que ce prénom va en fait déclencher tout un tas de réactions en chaîne où tout le monde en prendra pour son grade....je rassure les éventuels prochains spectateurs qui craindraient d'assister à un débat d'une heure et demie sur un prénom. Non beaucoup d’événements vont se produire dans cet appartement dans lequel l'ambiance ne va pas cesser de se dégrader. Mais il est difficile de vous en dire plus car tout petit indice serait spoiler dans cette histoire tant chaque rebondissement découle toujours du précédent..et il va sans dire des choses dans cette soirée. Vous l'aurez compris, tous les ingrédients du huis clos humoristique et de la pièce de boulevard sont présent : quiproquo, non dits, sous entendus, révélations et règlements de comptes, ça va fuser et chacun va avoir droits à ses quatre vérités. C'est savoureux, esquis et drôle, on passe tous simplement un bon moment. Un mot pour les acteurs quand mêmes qui sont les mêmes que la pièce de théâtre sauf pour le personnage de Pierre, rôle joué par Jean-Michel Dupuis repris ici par Charles Berling. Des acteurs dont je ne suis pas vraiment fans mais qui sont tous très marrants dans leurs répliques et leurs expressions du visage....Charles Berling campe à merveille son personnage de prof bobo de gauche (avec toute la paoplie philosophique qui va avec). Patrick Bruel vole néanmoins la vedette dans son rôle de bout en train mégalo et rouleur de mécanique : il a le beau rôle certes mais on soulignera son immense pouvoir comique qui fait que chacune de ses répliques est une vanne, tordant Patriiiiiiiiiick ! Ma note n'est pas vraiment représentative du bon moment que j'ai passé mais le genre comédie française n'est pas le genre que j'affectionne le plus c'est tout....
Sa note :
(4)
Sa critique : Comme on s'en pouvait s'en douter, Battleship a sortit la très très grosse artillerie pour nous en mettre plein la vue à fortes doses d'effets spéciaux destructeurs, de patriotisme démesuré et de sauvetage de la planète façon Armageddon sur l'océan. Ah ils sont vraiment incorrigibles ces américains, ils ne peuvent pas s'empêcher d'en faire des tonnes et des tonnes et de mettre de l'invraisemblance à toutes les sauces. Ils ne connaissent décidément pas la nuance et la sobriété, si ils pouvaient à chaque film mettre leur président dans l'avion pour libérer la terre je crois qu'il le ferais. On aurait d'ailleurs pu s'attendre de la part de Peter Berg, qui est un acteur à part entière (inoubliable Joe Randone dans Copland), à ce qu'il fasse un peu plus la part belle aux acteurs et au scénario, ajoutant à son blockbuster un peu plus de tragique et d'émotion allant un peu moins à la facilité. Au final il n'en est rien et en un film, Peter Berg nous démontre néanmoins tout ses talents de metteur en scène et ses capacités à diriger une machine de guerre à récolter des dollars au box-office mondial; dans la ligné d'un Michael Bay, Peter Berg nous sert un résultat visuel étonnant, allant toujours plus loin dans la démesure et le gigantisme, faisant parler une puissance de feu hallucinante à l'écran. Mais malheureusement comme souvent, le tout manque cruellement d'âme et on a du mal à se laisser prendre par cette histoire vue et revue. Le design de nos aliens et de ces machines venus d'ailleurs est plutôt original mais ne se distingue que par leur taille; ils sont plutôt ternes en définitive et ne possèdent aucun charisme si tant est qu'on puisse parler de charisme pour des machines ou des robots....bref en un mot ce ne sont ni des predators ou des Décepticons pour la faire courte. S'en suit donc une bataille où on se rend coup pour coup (ou plutôt ogives contre ogives) et même si l'ombre d'une tactique semble se dessiner, le mot d'ordre général est plutôt "Fonce dans le tas et balance la sauce !!!". Du coup, nos acteurs sont un peu délaissés à l'image de Rihanna qui est assez transparente, un Liam Neeson étrangement amorphe et un Taylor Kitsch trop timide dans le costume du héros que j'ai personnellement préféré dans John Carter. Dans ce Battleship, il joue le rôle du looser qui devient héroïque soit trop de galons pour un seul homme qui fait qu'on a du mal à accrocher à ce personnage. Ma seule satisfaction côté casting c'est bien entendu l'éblouissante Brooklyn Decker qu'on découvre avec plaisir pour la première fois dans un film d'action après nous avoir totalement convaincu dans "Just Go With It". Sa seule présence mérite le déplacement. Elle joue le rôle de Sam, la fille de l'amiral qui va s'enticher de qui vous vous doutez. Son personnage est un peu en retrait du front mais va cependant subir quelques sensations fortes. Je vous laisse courir découvrir sa performance dans la flore hawaienne face aux méchants aliens qui n'ont jamais du voir une créature d'une telle beauté....nous non plus d'ailleurs.
De Cameron Crowe
Avec Matt Damon, Scarlett Johansson
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (74)
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Si comme moi vous venez de voir le très bon mais néanmoins déprimant Tyrannosaur et que vous êtes à la recherche de good vibes au cinéma, je ne saurais donc que vous conseiller d'aller voir ce "We bought a Zoo" qui en l'espace de deux heures vous redonnera le sourire et vous mettra plein de belles images et de jolies son dans la tête. Oui c'est le genre de film qui fait du bien, je dirais même un film vertueux, qui racontent des choses vraies et qui transmet plein de valeurs telles que la solidarité, la générosité, la volonté, le dépassement de soi et le courage. D'ailleurs c'est bien là le propos essentiel du film comme le dis si bien le personnage de Matt Damon :"20 secondes de courage peuvent avoir des conséquences exceptionnelles pour le reste de la vie". Une phrase tellement vraie et qui s'applique dans toutes les circonstances, la jolie histoire de ce film en est la parfaite illustration. On s'attache très vite à cette petite famille très touchante et notamment à ce père veuf, Benjamin Mee qui essaie tant bien que mal d'oublier la disparition de son épouse et qui élève seul ses deux enfants de façon très consciencieuse. Entre un fils de 14 ans solitaire, peu bavard et nonchalant et sa petite fille de 7 ans pétillante et plein d'énergie, ses journées sont bien remplies et le seront encore plus je jour où il décide de reprendre le domaine de Rosemoor Animal Park, zoo à l'abandon que les quelques derniers salariés encore sur place maintiennent en vie par la seule force de leur dévouement. A l'image de la gardienne Kelly qui voit arriver Benjamin comme le messie sans pour autant trop y croire à la vue de son manque d'expérience. Mais le défi ne fait pas peur à Benjamin qui va donner tout ce qu'il a pour redonner de l'espoir à ces bénévoles et par la même occasion un sens à sa vie et celles de ses enfants. S'en suit une superbe aventure que la magie des animaux ne fait que sublimer : quand les hommes et les femmes s'unissent pour une cause commune, ils peuvent renverser des montagnes. Un sentiment ici renforcé à l'écran par un casting des plus réussis : Matt Damon est parfaitement à l'aise dans ce rôle de père courage, encore plus convaincant à mon goût que dans Green Zone ou L'agence. Je dirais la même chose pour l'esquise Scarlett Johansson qu'on adore encore plus ici que dans Avengers, on la sent dans son élément et plein de sincérité. De plus, on ne pourra que souligner la performance très émouvante d' Elle Fanning qui interprète Lily, une jeune ado que seule la gentillesse anime et qu'on préfère plus dans ce registre que dans celui concocté par F.F.coppola dans Twixt (allez le voir quand même si ce n'est pas déjà fait). Bravo enfin à la p'tite Maggie Elizabeth Jones qui joue le rôle de Rosie avec plein d'aplomb. Allez même si on est fan, on laisse tomber les thrillers et l'action un moment et on prend une grosse dose de joie, d'émotion et de positivité; les sourires de Scarlett Johanson et d'Elle Fanning ne pourront pas vous laisser indifférent.
De Paddy Considine
Avec Peter Mullan, Olivia Colman
Film britannique - Drame
Bande-annonce | Séances (74)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Tyrannosaur est un film 100% british mais pour une fois dénué de tout humour du même nom. Paddy Considine, cette fois derrière la caméra en tant que réalisateur et scénariste, a su créer une atmosphère des plus sombres et un climat totalement dépressif autour de ces deux personnages principaux, enfermé dans une détresse affective que la tristesse et la pâleur du quartier de Glasgow dans lequel ils vivent ne fait que renforcer. Comme si le soleil ne se levait jamais à la fois dans leur vie quotidienne et au fin fond de leur âme : si Hannah trouve un peu de réconfort dans sa foi et dans la religion, Joseph est d'un caractère des plus renfermé et ressemble à une bête enragée et agressive vers laquelle il ne faudrait surtout pas s'approcher. Tandis qu'Hannah parvient à conserver un peu de stabilité grâce à son travail dans un centre de l'armé du salut, Joseph passe ses journées à trainer et à se morfondre, buvant des bières au bar du coin, se renfermant sur lui même et en voulant à la terre entière...son regard noir retrouve cependant un peu de lumière et de compassion dans les yeux de son jeune petit voisin avec qui il a noué une certaine complicité. Le destin de Joseph et d'Hannah était donc de se rencontrer, même si les premiers échanges sont difficiles , chacun trouve peu à peu en l'autre, une écoute qui pour une fois ne les juges pas. Alors qu'on pouvait s'attendre à ce que chacun des deux finissent par en découdre à un moment ou à un autre, cette rencontre va leur apporter une lueur d'espoir dans un quotidien de plus en plus difficile à vivre. Un film à fleur de peau, remplis de scènes chocs à la fois visuels et émotionnelles qui nous offre néanmoins une superbe séquence de bonheur vraiment touchante qui rompt quelques minutes avec toute la dureté accumulée pendant une heure. Les performances des acteurs sont des plus réussis : si on s'incline devant les talents de Peter Mullan et Olivia Colman, on soulignera également la prestation d'Eddie Marsan (le kidnappeur de Gemma Arterton dans Alice Creed, en autre....) totalement méconnaissable et inquiétant comme jamais dans le rôle du mari d'Hannah. On comprend mieux maintenant les éloges faites par la presse autour de film même si je l'ai trouvé un peu trop sombre et peu généreux en good vibes !

Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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