Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 8 sur 8 résultats
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Disons-le clairement, Sasori fait partie de ces films que l’on oublie aussitôt après les avoir vus. Le film de Joe Ma correspond à une énième adaptation du manga pour adultes de Tôru Shinohara. Sauf que cette dernière n’apporte rien à l’édifice cinématographique débutée par la trilogie de Shunya Ito dans laquelle Sasori (le personnage principal est incarné par Meiko Kaji). Suite au meurtre de la sœur de son amant qu’elle est contrainte de commettre par une bande de tueurs, Nami Matsushima (Miki Mizuno) est envoyée dans une prison pour femmes tenue par un directeur lubrique incarné par ce bon vieux Lam Suet. Elle y découvre un univers de bestialité dans lequel elle est contrainte d’apprendre le langage de la violence pour survivre. Laissée pour morte par les gardiens de la prison, elle se perfectionne dans la pratique des arts martiaux en devenant disciple d’un mystérieux maître en kung-fu (qui n’est autre que Simon Yam). Le temps est venue pour elle d’assouvir sa vengeance. Sasori : la femme scorpion aurait pu être un simple film anonyme comme il s’en fait tant à Hong Kong et au Japon s’il n’avait pas eu la prétention de s’attaquer au monument du cinéma asiatique qu’est la trilogie de Shunya Ito. De ces trois films, il ne reste rien. Le manifeste féministe et le nihilisme original a laissé la place à des personnages sans saveur, à un film aseptisé doté d’une fausse noirceur qui prend la forme d’une violence totalement gratuite, sans autre intérêt que d’aiguiser l’appétit du chaland en manque de sensation forte. Des plans magnifiques tout en couleur pop à l’italienne et en profondeur de champ et du travail sur les ombres, il ne reste rien. Des combats au câble, des couleurs criardes et des effets numériques foireux ont remplacé le génie des premiers films. Vous l’aurez compris, Sasori est un film à éviter. Ni suffisamment mauvais pour être drôle, il l’est en revanche assez pour nous donner envie de revoir la trilogie d’origine et d’oublier cette version de 2008.
Sa note :
(4)
Sa critique : Alors Shamo est un film à ne surtout pas prendre au premier degré ! Ce long métrage produit en 2008 est réalisé par Soi Cheang que l’on connait pour Mad Detective et Accident. C’est une adaptation d’un manga de Izo Hashimoto qui est publiée en France depuis 2003. Un auteur qui a tout simplement participé au scénario du film d’animation Akira avec le mythique Katsuhiro Otomo. C’est donc une œuvre furieuse et vicieuse, au rythme intense, qui pourra en dérouter plus d’un. Un peu dans la veine d’un Itchi The Killer de Takashi Miike en raison d’une violence omniprésente et d’une morale loin des valeurs convenues d’un cinéma grand public. Le héros (ou plutôt cet anti-héros) confronté à une réalité qui lui est imposée, celle de la prison et de ses injustices, va se nourrir d’une haine et d’une rancune afin d’accomplir sa vengeance. Rien n’est respecté dans ce film qui est une critique acide des dérives des arts martiaux et de l’industrie du spectacle. Ryo est donc prêt à des sacrifices illimités (tuer, se doper, se prostituer, etc) pour accomplir ses objectifs. Personne ne pourra se mettre en travers de sa fureur, qui le nourrit et représente le seul fil qui le pousse à continuer à vivre. Soi Cheang nous livre ici un film dur et dévastateur possédant une richesse esthétique indéniable, et qui n’est malgré tout pas dénué de toute morale. Le héros, cherchant à reconquérir sa dignité perdue, se rendra bien vite compte qu’il n’y a pas de rédemption dans ce monde cruel. En bref, c’est un long métrage que l’on prend comme une claque si on accepte de laisser un peu la logique de côté.
De Takashi Miike
Avec Hideaki Ito, Masanobu Ando
Film japonais - Historique
Sa note :
(4)
Sa critique : Ce long-métrage de Takashi Miike est un hommage non dissimulé aux westerns spaghetti qui ont égayés notre jeunesse. Le western revisité à la sauce japonaise. Avec un casting impressionnant : Kaori Momoi dans le rôle de Ruriko que l’on a pu voir dans Mémoire d’une geisha, Quentin Tarantino (qu’on ne présente même plus) dans le rôle de Ringo, ou bien Yusuke Iseya dans le rôle de Yoshitsune déjà aperçu dans Blindness (le premier aveugle) et dans Casshern. Un film totalement anachronique mais qui le revendique fièrement. Prenant place dans un univers improbable à mi-chemin entre le Farwest et le Japon, Miike affiche une exagération volontaire (le clin d’œil aux films italiens autour du personnage de Django sont assez édifiants) et un humour ravageur. Le scénario est beaucoup plus étoffé qu’il n’y parait et on plonge dans l’histoire très facilement. On retrouve même une introduction digne des films de samouraïs des années 70 (comme Bohachi ou Teruo Ishii) qui nous plonge directement dans l’ambiance en expliquant l’histoire et qui se clôture forcément par un affrontement fulgurant. Ce film présente le côté sombre et glauque de la vie à l’époque du Farwest : on tue pour un rien, la justice est peu représentée, et la loi du plus fort règne en maître. Mais on observe aussi un côté plus pétillant avec des couleurs flamboyantes dans le choix des costumes ou des décors. Il faut noter que les combats sont parmi les plus originaux du genre. Le côté kitsch et l’humour omniprésent font de ce film une référence dans le genre. Un hommage qui surclasserait même les films dont il s’inspire. Loin d’être un simple compilation, cette œuvre est assurément fondatrice d’un cinéma qu’on aimerait voir poursuivre dans cette voie. Cette œuvre de Takashi Miike est vraiment un film à découvrir. Dans la droite lignée des films de Grindhouse comme Planète terreur ou Boulevard de la mort, on passe vraiment un moment très plaisant devant ce long-métrage.
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Nous retrouvons à la réalisation le célèbre Takashi Miike ayant déjà commis des films comme Audition, Itchi the Killer et la trilogie Dead or Alive. Parfois controversé pour des œuvres très violentes, il n’en reste pas moins un bourreau de travail très prolifique et talentueux. De prime abord, on pourrait penser que ces deux films sont destinés à un public d’adolescents adeptes de manga et amateurs de films racoleurs comme la purge Never Back Down. Il n’en est rien. L’esthétique travaillée, le travail innovant au niveau du son et les quelques touches d’humour rendent ces deux films vraiment très intéressants. Dans un lycée délabré et recouvert de graffitis, de jeunes gens avides de reconnaissance évoluent pour obtenir le pouvoir. Cette recherche impulsive et ce besoin de justifier sa place au sein de ce monde, les forceront à ne reculer devant aucun combat. Le héros apprendra dans un premier temps à contrôler sa rage de vivre au cours d’une course effrénée pour la domination de son lycée. Afin d’apprendre qu’on ne peut pas durer dans ce monde sans le soutien et la reconnaissance de ses pairs. Cet univers improbable dédié au combat n’est là que pour mettre en avant la recherche constante du respect des autres. Cette reconnaissance tant attendue ne vient pas toujours de là où on l’attendrait. Et écraser bêtement tous ses adversaires n’est pas forcément la clé. Un apprentissage qui fait mal (dans tous les sens du terme), transmettant une vision métaphorique d’une éducation qui ne peut se faire qu’en affrontant ses propres erreurs et en les assumant. Un film plaisant, très visuel comme à l’habitude avec Miike. C’est évidemment un film popcorn, mais tellement maîtrisé qu’on lui pardonne beaucoup de défauts. On passe donc un bon moment avec des personnages charismatiques qui au fond ont plus d’éthique que les apparences laissent à penser. La violence n’est pas gratuite, elle est présente pour mettre en valeur l’abnégation de héros qui veulent juste être libres en refu
Sa note :
(5)
Sa critique : Le titre original de ce film est Sutorejia : Mukô hadan, il a été réalisé le célèbre studio Bones qui a acquis sa brillant réputation grâce au film Cowboy Bebop : Knocking on the Heaven’s Door coproduit avec la Sunrise. Produit en 2007, cette œuvre a été réalisée par Masahiro Andô dont c’est le premier film bien qu’il ai participé à Ghost in the Shell et Metropolis. La qualité première de ce film est évidemment l’animation et le character design pris en charge par un duo expérimenté : Yoshiyuki Ito (Fullmetal Alchemist et Soul Eater) et Tsunenori Saito (RahXephon et Wolf’s Rain). Un film d’une beauté à couper le souffle et d’une fluidité stupéfiante. Ce film prend place dans un univers propice aux duels sanglants et aux trahisons en tout genre : le Japon de l’ère Sengoku (????), littéralement âge des provinces en guerre. Une époque d’intrigues politiques, de turbulences sociales et surtout de conflits militaires permanents entre le milieu du XVe siècle au début du XVIIe siècle. Rehaussé d’une dose de magie et d’ésotérisme, vous avez le parfait décor pour une histoire passionnante. Grâce à un scénario maîtrisé (sans être révolutionnaire) par Fumihiko Takayama, on est plongé dans un monde sans concessions, où l’on décapite, démembre et tue pour atteindre ses objectifs. Un univers sans foi ni loi où un guerrier mystérieux devra faire table rase de son passé afin de retrouver son honneur en protégeant un innocent de forces qui le dépassent. Ce film est franchement une grande réussite, et je le conseille à tout ceux qui veulent découvrir l’animation japonaise dans toute sa splendeur. Il renouvelle aussi le genre des films de samouraïs qu’on aurait pu croire à tort passé de mode.
Sa note :
(4)
Sa critique : Ce film japonais est réalisé par Shunichi Nagasaki. Les acteurs principaux, Tatsuya Nakadai et Akihito Yagi, ont été choisis car ce sont des professionnels des arts martiaux (tous ceinture noire de karaté). Malgré leur inexpérience, ils tiennent très bien la route et rendent le film d’autant plus crédible. Les scènes de combat, bien que trop rares, sont nerveuses et très réussies. Un film qui sait insuffler un peu de renouveau grâce à des affrontements sobres mais efficaces. Malgré deux héros très manichéens, à la limite du caricatural, on se laisse absorber par cette histoire qui fait la part belle aux valeurs du karaté. Il paraissait délicat de faire un film sur un art martial qui prône la défense. Et il faut avouer que le défi a été remporté de manière peu subtile en nous répétant tout au long de l’histoire ce leitmotiv. C’est toutefois un film très plaisant, qui nous change des films
De Cheng Chang-Ho
Avec Lieh Lo, Wang Ping
Film hong-kongais - Arts Martiaux
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Ce film est aussi connu sous le nom de King Boxer. L’acteur principal du film, Lieh Lo, a tourné dans de nombreux films dont le prestigieux La 36ème chambre de Shaolin. Le réalisateur, Cheng Chang-Ho , quant à lui tire son épingle du jeu avec un film novateur pour l’époque au sein d’un studio célèbre qui avait une production très importante : la Shaw Brothers. La qualité des combats de ce film pourrait paraître risible aujourd’hui (trampolines et mouvements lents) mais le côté gore de certaines scènes (décapitation, yeux arrachés et autres joyeusetés) surprend suffisamment pour contrebalancer ce petit côté suranné. De plus, le scénario, bien que composé de personnages parfois improbables et de situations qui ne s’enchainent pas toujours avec une grande fluidité, est étonnamment dense pour un film d’exploitation. C’est ce qui permet entre autres de supporter le film jusqu’à la fin. La force du réalisateur est sans conteste le charme de ses seconds rôles. Comme le charismatique mercenaire au grand front et aux sourcils improbables, ou le méchant qui a tellement peu d’honneur qu’il n’hésite pas à engager des mercenaires japonais pour bien signifier qu’il n’est vraiment pas gentil. Un film intéressant, même si il a forcément mal vieilli, qui aide à comprendre le succès des films asiatiques de cette époque qui ont inspirés des réalisateurs comme Quentin Tarantino (au début du film vous reconnaitrez sans mal l’un des thèmes qu’il a emprunté pour Kill Bill).
Sa note :
(5)
Sa critique : C’est le premier film du coréen Na Hong-Jin en tant que réalisateur et scénariste, en attendant la sortie au cinéma de The Murderer produit en 2008.Basé sur une histoire vraie, Il nous livre un polar à l’ambiance pesante et pessimiste, vraiment très original dans un genre dominé par les habituels films américains. Ce film est l’occasion de découvrir Kim Yoon-seok, un acteur très prometteur, qui est merveilleusement mis en valeur par le travail du réalisateur. On y retrouve aussi Yeong-hie Seo qui était présente dans le film Bloody Reunion (Réunion sanglante) de Dae-wung Lim. Dans un Séoul désert et pluvieux, l’intrigue démarre doucement alternant le comique de l’attitude des policiers en prise avec une terrible affaire de lancer de merde sur le maire de la ville et la montée de la tension avec des disparitions de prostitués qui vire au macabre. Le réalisateur nous dépeint une police laxiste et paresseuse dont l’inefficacité tend à rendre le tueur d’autant plus effrayant. Cette impuissance du héros, épaulé par un acolyte impressionnant d’inefficacité, face à un tueur se dévoilant très rapidement et qui ridiculise malgré tout si facilement la police, provoque chez le spectateur une montée d’angoisse. Cette tension devient palpable et durera jusqu’à la fin. Le côté très réaliste du film crée une ambiance glauque et frustrante. On assiste à des courses poursuites à pieds sans aucune coupure où l’on observe les protagonistes reprendre leur souffle avant de repartir de plus belle. Les affrontements font penser à des bagarres maladroites de cours d’école ce qui les rend d’autant plus intenses. Tout celà contribue à donner un film haletant où il est très difficile de ne pas se trouver pris dans l’intrigue. Un film à découvrir de toute urgence !
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