Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 7 sur 7 résultats
De Agathe Teyssier
Avec Julie Depardieu, Charlotte Rampling
Film français - Comédie
Sa note :
(4)
Sa critique : Partant d'une idée vraiment intéressante le film déçoit […] mais reste […] une œuvre enrichissante […]. Tout d'abord le concept séduira forcément les psychologues en herbe […] Bon nombre de spectateurs devraient d'ailleurs s'identifier à [Lili, la protagoniste]. D'ailleurs elle n'est pas sans rappeler [celle] de Being Erica sauf que l'interprétation de Julie Depardieu est loin d'être aussi convaincante que celle d'Erin Karpluk. […] Cependant Lili reste un personnage suffisamment attachant […] Après je pense que le problème vient avant tout des choix [d']Agathe Teyssier. Son approche est similaire à celle du film Cashback, […]. Le film aurait donc pu être un excellent court-métrage mais les gags à répétition laissent un arrière-goût d'American Pie trop sucré. Je pense qu'une approche plus réaliste, noire et décadente à la The Machinist […] aurait vraiment donné une autre dimension au film. D'ailleurs [son] personnage dénonce à quel point une des rencontres de Lili aurait mérité à être développée […]. De plus son ambiance glauque et son visuel monochromatique Fincheresque dénonce à quel point il lui manque une identité visuelle. Certes quelques références à la bande dessinée ont leur place mais […] on est loin du compte quand on compare les vignettes à celles d'un Unbreakable. Par contre le soin apporté aux costumes reste indéniable et j'ai particulièrement apprécié la métaphore des trois âges de la vie. Pour ce qui est du montage c'est sans doute le plus gros point noir du film. Certaines scènes semblent avoir été mises bout à bout à la hâte à partir d'un storyboard décousu. […] Cela rend d'ailleurs les incursions dans le fantastique bien trop maladroites et on regrette la finesse de celles du film Le Magnifique. Après en marge de ce brouillon reste quand même quelques perles. […] Enfin même si la métamorphose de l'héroïne n'est pas aussi fascinante que celle d'un Peter Parker […] le message qu'elle véhicule est plein d'espoir et inspirera inévitablement […]
De M. Night Shyamalan
Avec Bryce Dallas Howard, Joaquin Phoenix
Film américain - Fantastique
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Pour le mois d'août, on s'attend toujours à quelques sorties terrifiantes. Des zombies, des requins et des monstres pour hanter les plus doux de nos rêves. Le Village ne fait pas partie de ces films terrifiants, bien au contraire. Pendant la première demi-heure, on y croit, on se cramponne bien au fond de son siège et on attend patiemment que le maître d'uvre nous tisse une toile cauchemardesque. C'est tout le contraire qui se produit. Certains acteurs n'ont pas leur place dans ce petit village perdu au milieu des bois, surtout Sigourney Weaver qui est beaucoup trop charismatique pour incarner son petit personnage. Certains jeux de second plan ne sont même pas soignés et on s'amuse à constater que seul l'acteur de premier plan, surtout dans une scène avec William Hurt, se prend au jeu. Après la première apparition du monstre, on commence vraiment à douter de la magie M. Night Shyamalan, après Unbreakable et The Sixth Sense, on s'attendait à mieux ! On a parfois même l'impression de se retrouver dans un épisode de La Petite Maison Dans La Prairie tant l'histoire d'amour qui tisse la trame du film est banale. Seule originalité, pour une fois c'est l'homme qui est à sauver et sa future part dans les bois tel le Petit Chaperon Rouge... L'histoire se poursuit lamentablement et se conclut brutalement sur une note moraliste des plus douteuses. Contrairement aux autres films de M. Night Shyamalan, on a franchement aucune envie de revoir le film pour s'attarder sur les détails et extrapoler pour en retirer quelque chose de moins amer. À ne pas voir même si vous ne cherchez qu'à vous divertir, il n'y a rien d'intéressant à retirer de ce film navrant et ennuyeux. C'est vraiment ça qui est terrifiant.
Sa note :
(4)
Sa critique : À force d'être enfermé entre les murs d'une liberté qu'il s'est construite, l'être humain se coupe du monde extérieur. Faute de pouvoir extérioriser ses sentiments, on se retrouve à jongler entre sa détresse intérieure et sa vision extérieure du monde qui s'apparente plus à un voile trouble, comme si atteint d'une soudaine myopie... les personnages de Collision sont comme nous, vous et moi. Nos chemins se croisent mais nos raisons s'ignorent, les coïncidences nous frôlent sans jamais nous toucher, l'inconnu nous fait peur et en même temps nous attire... Principalement sur le fond et très peu sur la forme, le travail sur ce film est colossal. Un "casting" de choix et des prestations surprenantes, un scénario tentaculaire comme savent l'être les relations humaines - par l'auteur de "Million Dollar Baby", 120 minutes intemporelles où la réflexion et l'intelligence émotionnelle volent la vedette aux étoiles filantes éphémères que sont l'action et les effets spéciaux. Collision est un hymne au respect de la différence.
De Peter Jackson
Avec Naomi Watts, Jack Black
Film américain,néo-zélandais - Fantastique
Sa note :
(1)
Sa critique : Comme beaucoup de monde j'ai découvert King Kong à travers l'excellent remake de 1976. On y découvrait Jeff Bridges dans ses premiers pas, la délicieuse et envoûtante Jessica Lange et surtout... Kong. Je me souviens même d'une émission sur ses effets spéciaux qui présentait le "robot-marionnette" du grand singe, à taille réelle. Pour l'époque, même si Star Wars a débarqué l'année d'après, c'était très impressionnant. Aujourd'hui, 30 ans après, la magie du grand Kong opère-t-elle toujours ? Hélas j'avoue avoir été profondément déçu par ce remake. Les défauts : la durée (3h !) qui s'éternise, Naomi Watts a les traits de Nicole Kidman et quelques bonnes mimiques mais son rôle de Ann Darrow est désespérant de naïveté, la musique n'est pas assez tribal, les effets spéciaux surtout quand on connait le budget de 200M$ (incrustations navrantes sur la scène des brontosaures, les faux éclairages, les décors en carton-pâte à la Harry Potter III, des hommages au risible Waterworld de Kevin Costner...), l'ambiance générale et Skull Island (une jungle paradisiaque à la Lost, des plantes vertes et de la mousse, un beau soleil, aucune météo pour montrer que tout bascule, on est à des lumières de Jurassic Park et Godzilla...)... Pour résumer je trouve que Skull Island ressemble plus à une île paradisiaque qu'à l'Enfer qu'elle est censée représenter. Au moins dans Jurassic Park la transformation du parc en véritable champ de bataille est parfaitement mise en scène, surtout grâce à l'utilisation de la météo (qui a permis de gommer tous les défauts visuels que l'on voit dans King Kong au passage). Pour les qualités : le personnage de Carl Denham interprété par Jack Black sauve le film, l'animation de Kong, certains bons moments comme la scène des T-Rex et celles des insectes au fond du gouffre, enfin ce qu'il reste du mythe de Kong, c'est-à-dire très peu (Belle/Bête, zoo, exploration...), qui a consacré King Kong l'un des plus grands films de l'histoire.
De Zhang Yimou
Avec Andy Lau, Zhang Ziyi
Film chinois,hong-kongais - Action
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Profitant de l'été en cinémascope 2006 organisé par l'Institut Lumière, je me suis dit : "Le secret des poignards volants", pourquoi pas ? Esthétiquement le film est terrible : architecture des décors, design des costumes, choix des couleurs (qui m'ont rappelé - de loin - Dolls de Kitano), acteurs-gravures de mode toujours bien rasés, habillés, coiffés et maquillés... Mais à travers toute cette débauche visuelle aseptisée on a du mal à trouver un quelconque intérêt au film. Les rapports entre les héros sont superficiels et on se demande ce qui peut lier la belle au beau sinon un profond narcissisme réciproque. Rien de charnel, rien de naturel. Aucun feu, sinon les couleurs de l'Automne, pour attiser la passion. L'action est tellement chorégraphiée que les scènes de combat et de poursuite en deviennent ridicules (je n'aime pas me moquer mais le rire de l'assistance était contagieux), il ne manque plus que Rambo en train de courir au milieu des bambous avec son gros couteau - non poignard - en poche. On est loin de Tigre & Dragon et de ses héros légendaires mais pourtant si humains : simplement vêtus, désorientés par les doutes de l'amour... Ici l'intrigue est à dormir comme un bambou, ça vole à droite et à gauche alors qu'il n'y a pas un oiseau... On ne peut même pas se permettre de retirer le masque du film puisqu'il n'en resterait rien, même pas un soupçon d'agréable divertissement. Pire il n'y a même pas un panda à l'horizon alors que leurs forêts sont truffées de bambous. Mais que fait la World Wildlife Fund ?!
De Sean Ellis
Avec Sean Biggerstaff, Emilia Fox
Film britannique - Comédie dramatique
Sa note :
(4)
Sa critique : À cause de son affiche aguicheuse, belle révérence à la culture des apparences, je m'étais préparé à incendier ce premier film d'un photographe. J'ai été très déçu par l'intérêt de son contenu finalement et le plaisir que j'ai eu à le regarder n'en a été que plus grand. La première chose qui ne trompe pas l'il, c'est que ce film a bien été réalisé par un voleur d'âmes. Certaines séquences s'apparentent à des diaporamas où le temps fige l'image et où Ben, le personnage principal, reste le seul élément capable d'interagir avec son environnement. Il devient l'homme invisible, capable de tout voir sauf sa propre image. Cashback joue le sens de l'il et capte notre regard à chaque angle de caméra. Certains le médiront pour ses corps superficiels et ses nudités sans forme, d'autres s'attarderont plus sur les rondeurs de ses émotions qu'il parvient à faire passer entre deux temps, le premier au passé et le second au présent. Le présent de l'instant, le plaisir de l'arrêt sur émotion. Le passé du regret et de la nostalgie, qui permet d'aller de l'avant quand on tourne son objectif vers le futur.
De Neil Burger
Avec Edward Norton, Paul Giamatti
Film américain,tchèque - Fantastique
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Une histoire d'amour à la Roméo et Juliette peu crédible et survolée, je recommande plutôt Great Expectations. Des illusions numériques qui font perdre toute crédibilité aux rebondissements du scénario. Cependant Edward Norton - le masque - reste convaincant dans son rôle de prestidigitateur, Eisenheim, confronté à la raison bornée du Prince Leopold. Mention spéciale à l'inspecteur Uhl qui mène son personnage de main de maître tel un fou perdu sur l'échiquier. Des tours plus classiques sans image de synthèse, à la Houdini, auraient donné un second souffle au film. Enfin sachez que le scénario est adapté de la nouvelle "Eisenheim the Illusionist" du recueil "The Barnum Museum" par Steven Millhauser. Une belle occasion de se plonger dans un livre puisqu'ici encore la forme a tenté vainement de voler la vedette au fond.
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