Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 24 résultats
De Xavier Giannoli
Avec François Cluzet, Emmanuelle Devos
Film français - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : J'avais déjà beaucoup aimé le précédent film de Xavier Giannoli "Quand j'étais chanteur", ici en adaptant l'histoire vraie d'un escroc en mal de reconnaissance, il frappe encore plus fort. Non seulement à cause de l'originalité de son sujet, mais surtout grâce à sa mise en scène subtile, sans esbroufe, au plus près de la psychologie des personnages dont la partition est formidablement écrite et interprétée par l'ensemble des acteurs. Certes, dans la première heure, quelques longueurs (qui m'empêche de mettre cinq étoiles), puis au fur et à mesure que le projet fou de l'escroc Philippe Miller (François Cluzet) avance, le film prend toute son ampleur, y compris dans sa mise en scène. Des moments d'une vérité rare comme si Giannoli perçait au coeur de la psyché de ses personnages, nous les rendant profondément humain, autant dans leur folie (pour Cluzet), que dans leur désir de reconnaissance et d'amour (le couple Soko-Vincent Rottiers et Emmanuelle Devos). Des scènes inoubliables : la scène netre Rottiers et Cluzet dans le bar où Rottiers, sans le dire, a compris la supercherie même s'il ne la nomme pas parce que cet homme a su lui redonner une dignité, les scènes de chantier d'une beauté époustouflante surtout quand Cluzet, acculé, s'effondre, le regard vide, épuisé, dans la boue soutenue par Vincent Rottiers, le regard D'Emmanuelle Devos etsa fureur contenue lorsqu'elle comprend la vérité sur cette homme dont elle est tombée passionnément amoureuse, la scène de la fin sublime, intense, émouvante... Du grand art! Puis François Cluzet, tout simplement magistral, de la trempe des plus grands, comme s'il ne jouait pas mais vivait de l'intérieur son personnage....
De Stijn Coninx
Avec Cécile de France, Sandrine Blancke
Film français,belge - Biopic
Sa note :
(3)
Sa critique : Sœur Sourire est un film à moitié réussi. La première partie avec la famille et l'entrée au couvent est pour moi maîtrisée de bout en bout, montrant bien le contexte intime, social et générationnel de l'époque (à noté l'excellent travail de reconstitution: nous sommes à l'oré des années 60) a pu rejaillir en négatif sur une jeune femme qui ne rêvaient que de liberté. Liberté qu'elle ne cessera d'incarner malgré les tempêtes et les conventions (on le voit tout au long du film). Puis la charge douce-amère sur la façon dont l’Église oublie vite ses préceptes quand il s'agit d'argent.... Mais la seconde partie, après l'explosion médiatique au couvent, lorsque l'amérique vient à elle au couvent, manque singulièrement de profondeur...Alors que justement c'était l'après qui était le plus intéressant à creuser. Peu de critiques sur la maison de disque, sur l'attitude (scandaleuse) de l'Eglise avec elle, ses graves soucis avec le fisc et les vrais raisons de son suicide avec sa compagne en 1985, en lieu et place nous avons une longue séquences sur sa tournée au Québec assez longuette qui ne traduit pas réellement le fiasco que ce fût. Cécile de France est très bonne actrice dans la première partie du film, moins dans la deuxième (peu ou pas d'émotions se dégagent de son jeu). Une mention spéciale pour toutes les actrices jouant les Soeurs du couvent dominicains, toutes excellentes (dont Tsilla Chelton, touchante).
De Sandrine Bonnaire
Avec Sabine Bonnaire, Sandrine Bonnaire
Film français - Documentaire
Sa note :
(4)
Sa critique : Sandrine Bonnaire livre un des plus beaux documentaires de ces dernières années. Un documentaire faisant œuvre utile puisqu'il traite de l'autisme, dont est atteinte sa sœur Sabine. Elle nous montre avec bienveillance, mais sans complaisance, la vie quotidienne de sa sœur dans un centre où l'humain est mis au centre des préoccupations, les autistes, n'étant pas traités comme des malades psychiatriques-ce qu'ils ne sont pas. D'ailleurs, en mélangeant habilement, vidéos d'archives personnelles et familliales, Sandrine Bonnaire dénonce les dégâts dramatique que la psychiatrie a provoqués chez sa sœur et nous démontre qu'une prise en charge adaptée évite d'isoler encore plus les autistes. Utile et très fort.
De Danny Boyle
Avec Dev Patel, Freida Pinto
Film américain,britannique - Comédie dramatique
Sa note :
(4)
Sa critique : Superbe film de Danny Boyle! Affranchis des codes bollywoodiens, il nous livre un film dramatiquement fort, rythmé, non dénué d'humour, montrant de façon brute un aspect important de la vie de l'Inde des bidonvilles, sa violence due à la lutte pour sa propre survie. L'intelligence du propos, l'écriture mettant en parallèle l'enfance et l'adolescence du héros, Jamal (Dev Patel, émouvant), pour expliquer ses bonnes réponses au jeu "Qui veut gagner des millions?", nous montre que la culture acquise est avant tout le fait de nos expériences concrètes que d'une appartenance quelconque à une caste sociale. Mais le fil rouge c'est l'amour que porte Jamal à Latika depuis l'enfance, et qui au hasard du destin, le porte sur le plateau du célèbre jeu. Plus qu'un manifeste sur le triomphalisme du matérialisme ambiant, comme j'ai pu le lire ailleurs - ce qui est totalement faux-, c'est un film qui nous dit que l'amour nous portent tous si nous y croyons toujours.
De John Pielmeier
Avec Ian McShane, Rufus Sewell
Série canadienne,allemande - Drame
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Superbe série!!! Un chef d’œuvre dans le genre historique. Passionnante de bout en bout, avec des interprètes tous aussi talentueux les uns que les autres. Cette adaptation du best-seller de Ken Follett (que je n'ai pas lu, et je vais y remédier après avoir vu ce qui en a été fait), restitue bien ce que fût l'époque du début du temps des bâtisseurs de cathédrale gothique et nous montre à quel point l'édification de ces temples éternelles se trouvaient au milieu des intrigues de pouvoirs ayant tout autant une portée politique interne à un pays, un comté, au pouvoir ecclésiastique. Nous sommes emportés par des personnages auxquels l'on s'attache profondément que ce soit par leur quête personnelle où la Foi qu'ils ont en leur œuvre "divine": Tom, le bâtisseur puis Jack Jackson, son fils spirituel (le vrai héros), Aliéna, son amour, qui n'aura de cesse que de récupérer le titre de comte de son frère volé par les odieux Hamleigh et surtout la bonté profonde du Prieur Philippe s'opposant à l'ambition démesuré, les manipulations et les trahisons de Waleran Bigot (Père, Evêque puis Cardinal). Cette œuvre nous montre également très bien le pouvoir de l'église et son influence sur le pouvoir royal, pouvant faire et défaire un Roi ou une Reine, alimenter l'insécurité et insidieusement provoquer des conflits qui l'arrangeait pour consolider sa force tyrannique sur les croyants. Tout cela n'ayant rien à voir avec la Foi de Dieu telle que l'incarne les moines ou encore la Foi en l'amour ou à l’œuvre à édifier au nom de cette même Foi ou Amour.
De Saul Dibb
Avec Keira Knightley, Ralph Fiennes
Film britannique - Historique
Sa note :
(3)
Sa critique : Pour les amateurs de films en costumes et décors d'époque... Car le scénario peine à trouver ça vitesse de croisière! Pourtant dans la vie de Georgiana Spencer, Duchesse du Devonshire, il y avait de la matière pour un film enlevé, rythmé qui aurait pu délivrer un message à la société d'aujourd'hui sur la manière dont sont traités les femmes dans nos sociétés, même si des progrès ont été fait au 20ème siècle. Sauf que cet aspect est traité de façon superficiel sans rentrer dans les détails. La réalisation est honnête sans plus, très maîtrisé techniquement, trop peut-être d'où un sentiment de froideur qui se dégage de l'ensemble qui distille très peu d'émotions malgré le talent des actrices et des acteurs: surtout Ralph Fiennes, qui donne parfois l'impression de se demander ce qu'il fait là malgré son talent. Quant à Keira Knightley elle joue bien sans plus, elle est bien meilleure dans Orgueil et Préjugés ou encore Reviens-moi, du même genre... Fin abrupte du film ayant laissé sur le bord de la route tant d'aspects de la vie passionnate de cette femme...
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Chassé-croisé amoureux en Provence, l'été... Cinq personnages: Michèle, la touriste (Madeleine Robinson), Patrice, le châtelain (Paul Bernard), Christiane, dite Cri-Cri, la propriétaire de l'hôtel (Madeleine Renaud), Roland, l'artiste (Pierre Brasseur) et Julien, l'ingénieur du barrage (Georges Marchal-ici débutant)...Trois unité de lieux: l'hôtel, le château et le chantier du barrage...Deux voir trois classes sociales différentes observées en arrière-plan... Jean Grémillon fait un travail remarquable de cinéaste sur ce film, comme dans son précédent "Remorques" (1941): superbes cadrages et prises de vues donnant une coloration poétique à un sujet qui l'est moins que son prétexte, beau travail sur la lumière en noir et blanc du chef opérateur Louis Page pour l'époque -lors du tournage et de la sortie, nous sommes en pleine occupation allemande-, montage intelligent et belle musique de Roland Manuel aux accents provençale lors de la scène du bal... Formellement ce film est une réussite esthétique à replacer dans son époque de tournage. Je n'ose imaginer, ce qu'aurait fait Grémillon, aujourd'hui, avec la couleur!!! Question scénario (Jacques Prévert et Pierre Laroche qui avait écrit "Les Visiteurs du soir" l'année d'avant): l'idée du chassé-croisé amoureux semble bien mince et anecdotique pour l'ambition du réalisateur et des scénaristes à nous montrer les différences de classes sociales et leur impossibilité à cohabiter, le mépris de l'une sur l'autre ou la tentative de l'une ou l'autre de dominer ou manipuler l'autre, mais c'est surtout les personnages qui portent cette ambition au travers de leur psychologie très fouillée. Madeleine Robinson -Michèle- est le personnage central, autour duquel s'articule tout le film et se noue à la fois la tragédie et l'espoir de la fin du film (avec l'histoire d'amour naissante avec Julien/Georges Marchal). Avec ce film, elle devient (avec Douce d'Autant-Lara) l'actrice reconnue et au grand talent que nous connaissons. Cependant, plus en retrait que les autres acteurs dans sa façon de jouer, elle n'émeut pas et nous ne croyons pas à l'amour qu'elle porte à Roland puis à Julien, tout comme elle ne réussit pas à nous faire ressentir sa méfiance puis son dégoût de Patrice. Je la préfère dans d'autres rôles. Donc premier bémol dans ce très beau film. Paul Bernard, Madeleine Renaud et Pierre Brasseur ont vraiment du génie, tous d'une façon différente: Paul Bernard montre toute la palette de son talent dans son personnage d'aristocrate manipulateur aux abords de la folie pour un amour non réciproque conduisant à la tragédie, Madeleine Renaud (fidèle de Grémillon) étonne encore une fois en propriétaire d'hôtel séduisante de prime abord mais rongée et aveuglée par la jalousie qu'elle éprouve pour Michèle: Cri-Cri reste un de ses musts... Puis Pierre Brasseur, cabotin de génie, dans un personnage qui n'était fait que pour lui, en artiste maudit, alcoolique et fauché, mais étonnamment lucide sur ce petit jeu qu'il se joue et sur le petit jeu que se joue Cri-Cri et Patrice: voir a scène du bal masqué, où Roland son personnage, déguisé en Hamlet, lance à Patrice-Paul Bernard "Il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark" ... Cette référence à Hamlet, montre l'ambition des scénaristes et du réalisateur, à décrire la décadence des milieux aristocrates et bourgeois, incarnés par Paul Bernard et Madeleine Renaud. Où encore son affrontement avec Madeleine Renaud, folle de jalousie, où saoul, il tente de faire comprendre que Michèle vaut bien mieux par son honnêteté, que lui, elle et Patrice... Pour finir, deuxième bémol, l'inutilité du ton humoristique des scènes avec Marcel Lévesque/Le vieux monsieur Louis et Jane Marken/Madame Martinet qui ne sont que reliée artificiellement à l'intrigue principale, ralentissant considérablement le dénouement de l'intrigue... Raté aussi dans ce que Grémillon, Prévert et Laroche veulent dénoncer au travers de leur personnages -dont ils veulent se moquer- une vieille France rance et poussiéreuse, à mille lieux de l'espoir qu'incarne pour le futur Michèle et Julien, l'ouvrier-ingénieur du barrage... Un grand film mais pas tout à fait un chef d’œuvre pour les deux bémols... Toutefois, il convient tout de même de reconnaître que d'analyser et faire passer la lutte des classes au travers d'un banal chassé croisé amoureux est un remarquable tour de force...
De Carine Hazan, Marc Kressmann
Avec Emma Colberti, Gérard Rinaldi
Série française - Comédie dramatique
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Bon pas le chef d’œuvre du siècle en terme de série - surtout en France! Mais bon en regardant une deuxième fois la première saison, cela confirme ce que je pensais à la première vision: un vent de fraicheur dans le ton du scénario et dans la psychologie des personnages principaux (en tête Emma Colberti, qui prouve qu'elle peut porter une série, voir un grand rôle sur ses épaules et imprimer sa marque). Evidemment pour accrocher le ménagère de moins de 60 ans où -plus justement- la vieille ménagère de plus de 60 ans, il a fallu, pour toucher tous les publics, passer par la sempiternelle intrigue criminelle à rebondissements, certes bien menée, laissant de bonnes idées de scénario à peine esquissées et peu développées sur le bord de la route, donnant lieu à des fins d'intrigues expéditives. Cette série mérite une exploitation de série américaine (en saisons de 13 épisodes pourquoi pas?) pour développer les sujets de société qu'elle ose aborder, notamment par une fine psychologie des personnages ce qui est rare en France, en laissant de côté le côté criminel, pour vraiment suivre la vie de ses personnages auxquels on s'attache véritablement. Côté interprétation, des tops et des flops, mais Emma Colberti et Gérard Rinaldi sont excellents, Catherine Allégret incarne vraiment la salope intégrale et manipulatrice, la fantaisie de Valérie Mairesse, le côté bonhomme de Pierre Deny... La joie de retrouver Sophie Barjac (trop rare à l'écran) dans un rôle trop court (et pas forcément à son avantage)... J'ai hâte de voir la saison 2, mais l'intrigue criminelle, semble à nouveau être le fil rouge... Quand les scénaristes (hors canal ) oseront-ils faire ce qu'ils veulent?
De Philippe Le Guay
Avec Fabrice Luchini, Sandrine Kiberlain
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Un bon film populaire bien écrit et superbement interprété par tous les acteurs. La critique et le public se sont retrouvés sur ce film -ce qui fût plus souvent le cas qu'à l'accoutumé pour le cru 2011 du cinéma français-, et ils ont eu bien raison. Certes ce n'est pas un chef d’œuvre, mais certainement le meilleur film de Philippe Le Guay -duquel j'avais apprécié dans une moindre mesure "Le Coût de la vie" avec le même Fabrice Luchini-, qui est habile et intelligent dans la description et l'observation des rapports de classe. Il nous livre une fine analyse sociale sous les aspects apparemment léger du ton du film. Les fameuses femmes du 6ème étage sont toutes parfaites dans leur partition, mais j'avoue ne pas comprendre le César du meilleur second rôle de Carmen Maura pour son rôle, qui n'est pas des plus marquant parce que le moins en avant, malgré tout le talent et l'admiration que j'ai pour cette grande actrice. Natalia Verbeke méritait avec plus d'évidence sa nomination aux César 2011. Sandrine Kiberlain, fidèle à elle-même, talentueuse, nous rend bien le clivage entre gens "d'en haut" et "gens d'en bas" , que symbolise son personnage de bourgeoise prisonnière des codes de son milieu, vivant dans sa bulle, qui semble totalement ignorer l'existence difficile de ses femmes vivant au 6 ème étage, dont l'une travail à son service: une totale inconscience de la réalité. Fabrice Luchini, au meilleur de sa forme, touchant et émouvant, qui revit et se découvre véritablement au contact de l'amour et de ses femmes courageuses, gaies et généreuses, mais malgré tout blessés par l'exil imposés par le régime franquiste.
De Tom Hooper
Avec Colin Firth, Helena Bonham Carter
Film britannique - Historique
Sa note :
(4)
Sa critique : Le réalisateur Tom Hooper réussit un tour de force faire d'une histoire vraie autour d'un personnage historique de poids: le roi Georges VI, père de l'actuelle reine du Royaume-Uni, un film intimiste et profondément humain sortant des bornes classiques du biopic lambda. La petite histoire, l'intime de la famille royale, explique en partie les bases de la grande et permet de comprendre au travers du problème de langage du dauphin, ce qui a fait de Georges VI le grand roi populaire qu'il est devenu les années qui suivirent son sacre (à partir du fameux discours-aujourd'hui rentré dans les annales de l'histoire-qui révèle sa force et son courage). Avec The Queen de Stephen Frears, cela prouve que dès que l'on rentre dans l'intimité des personnages de pouvoir royale, on comprends mieux leurs choix et leurs décisions publiques. Certes la réalisation très académique en apparence peu faire dire à priori que ce sont les acteurs qui portent le film, ce qui est faux, car la réalisation intimiste de Tom Hooper est délicate ce qui souligne la force du propos. Les acteurs sont au diapason: Colin Firth a mérité ses nombreux prix, il est magistral et très émouvant en Georges VI bègue, Geoffrey Rush tout aussi prodigieux en professeur orthophoniste et Héléna Bonham-Carter n'a pas été aussi bonne actrice depuis longtemps. Une réussite totale pour une histoire passionnante nous rendant ses personnages historiques très très proche de nous.

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