Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 1047 résultats
De J.J. Abrams, Jonathan Nolan
Avec Jim Caviezel, Michael Emerson
Série américaine - Drame
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Prenez l'un des showman les plus connus du petit écran américain (J.J. Abrams) et le scénariste de la fratrie Nolan et vous obtenez l'un des meilleurs polars de ces dernières années. Et c'est bien la qualité du scénario qui fait ici toute la différence, le héros n'en n'est pas un, ancien militaire devenu agent secret qui a perdu confiance dans le monde, et vît dans le passé où la femme de sa vie était encore à ses côtés. De même que son acolyte atypique : un informaticien de génie paranoïaque ayant inventé une machine capable de prédire les futurs crimes. On a droit à des personnages hautement imparfaits, humains par leur criants défauts, et profondément humains, auxquels on s'attache, même les plus improbables. Le choix des acteurs est aussi gage de qualité : Jim Caviezel a certainement le meilleur rôle de sa carrière d'acteur (jouant constamment les jeunes premiers au cinéma), il est dans son personnage. Idem pour Michael Emerson, se fondant dans cet informaticien étriqué et sentant le charme désuet anglais. Les ennemis de cet improbable duo sont retors : la police, le FBI, la CIA, la mafia et bon nombres de dangereux assassins dont l'identité reste un mystère jusqu'au climax : car le numéro que sort la "machine" est soit celui de la victime soit celui du meurtrier. Et les apparences sont souvent trompeuses. Rien n'est facile ni joué d'avance. Une vraie leçon de télévision donné à nombre de yesman qui font du procedural ou du cop show feuilletonnant et ennuyant à mourir. Les auteurs, au-delà de renouveler le genre du polar, se permettent de développer avec brio le vigilante cher aux New-yorkais à la sauce web 2.0, renvoyant Equalizer et sa morale dépassée et niaise au musée. Vivement la suite, la CBS ayant renouvelé la série pour une deuxième saison. "You've been watched".
De Tim Burton
Avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (678)
Sa note :
(1)
Sa critique : Fan de certains films de Tim Burton, chaque nouveau film à l’affiche m’éclaire d’espoir et me remplis de doute sur ce futur long-métrage. La bande-annonce a bien fait son travail : rassurez le public sur la qualité de l’œuvre : un casting trois étoiles, des décors dantesques, des costumes farfelues, et de l’humour gothique cher à l’univers de Burton. Mais que de dépit en sortant de la salle, ce film semble être le crépuscule de Tim Burton : il est devenu (ainsi que ses films), ce qu’il détestait dans le cinéma : pompeux, fainéant, people, et uniquement orienté vers le business. Burton fait presque de la parodie de ses propres œuvres, il marchandise son univers pour épater la galerie, avec Johnny Depp en vulgaire tête de gondole. J’adore Depp dans la quasi-totalité de ces films (même sa présence dans certains navets ou blockbusters sont agréables à voir), mais là, il cabotine, surjoue, comme un grosse baudruche gavé de ses succès passés, et vampirise ce film au sens premier. L’histoire est navrante, le scénario est creux et peu travaillé, les retournements de situations ou découvertes font bailler au corneilles. Même l’humour est à prendre avec des pincettes, avec le décalage 18ème siècle/monde moderne. Le plus dommage vient du gâchis du casting, avec des acteurs solides, inutilisés presque durant tout le film. Burton n’arrive pas à nous faire aimer cette famille dysfonctionnelle (encore?), dès lors, les malheurs qui la touchent nous laisse de marbre. Il manque au film un rythme, du suspense, du mystère, et de l’empathie pour ses personnages. L’univers musical est entièrement à revoir, raté sur toute la longueur. Quant on voit ce qu’un Snyder a pu faire avec les Watchmen, il y a de quoi bouffer son ticket par frustration. Contentez-vous de la bande-annonce, les meilleures scènes y sont. Burton est clairement sur la fin…
De Ed Redlich, John Bellucci
Avec Poppy Montgomery, Dylan Walsh
Série américaine - Drame
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Si le pitch de base était intriguant, le résultat est plus que décevant. L'inspectrice Carrie Wells a une mémoire indélébile, et se souvient de tout ce qu'elle voit, dans le moindre détails, ad vitam aeternam. Cette faculté hors du commun lui permet évidemment de résoudre les affaires les doigts dans le nez, mais là où la série déçoit, c'est dans l'absence de tout développement psychologique de l'héroïne. Elle a vu sa sœur se faire tuer quand elle avait 10 ans, mais sinon, elle est comme tout le monde. Si Poppy Montgomery est pleine de charme, et l'atout majeur de cette série, cela reste bien le seul... L'actrice a son show et ne fait clairement plus aucun effort pour convaincre le public. Certains épisodes frisent même la pub Head & Shoulders... Sinon, on se tape le désespérant chirurgien de Nip / Tuck, avec sa tronche agaçante de cocker battu. Plus 4 autres seconds couteaux, qui n'ont que quelques miettes de présence à l'écran. La mise en scène ne surprendra pas, à l'identique de tous les cop shows, ennuyant par sa fainéantise habituelle. Le scénario ne dénote pas, avec des enquêtes facilement résolues, concurrençant les séries type NCIS et consort. Même les intrigues sensées faire le lien sur toute la saison sont assez vite oubliées, pour réapparaître laborieusement dans les 2 derniers épisodes... Une série anonyme, manquant cruellement de conviction, du moindre effort pour se différencier des autres et marquer les spectateurs. La CBS songe sérieusement à ne pas la renouveler, ce qui n'a rien de choquant.
De Drew Goddard
Avec Kristen Connolly, Chris Hemsworth
Film américain - Epouvante-horreur
Bande-annonce | Séances (91)
Sa note :
(2)
Sa critique : Ne vous attendez pas à un film renversant. Il y a des changements sympathiques dans le scénario qui nous autorise à le voir, mais cela s’arrête là. Donc, 5 jeunes étudiants vont dans une cabane, dans un endroit reculé et affrontent des monstres, se font tuer comme dans n’importe quel slasher. C’est l’humour et le fait que cette situation se renverse vers ceux qui l’ont provoqué qui l’empêche de sombrer dans la nullité gratuite du genre. Le réalisateur s’en amuse souvent, avec des plans spécifiques aux films d’horreur, et une musique qui fout la trouille dès le début. Mais ce n’est jamais de la parodie ou de l’humour qui ferait réfléchir les spectateurs de ce type de films. Non, un simple film divertissant avec un retournement de situations vers le dernier tiers du film. Les habitués des séries de Joss Whedon retrouveront quelques-uns de ces acteurs fétiches, ainsi qu’un très bon second rôle pour l’excellent Bradley Whitford (découvert dans la série The Good Guys). Au-dessus d’un direct-to-dvd, sans pour autant marquer, le film s’adresse avant tout aux habitués de cet univers.
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Cette série cumule tous les clichés sur l'espionnage en Europe vu par des Américains. On sent que les créateurs se sont ouvertement inspiré de The Tourist (sic), avec le côté carte postale pour gros beauf américains (On arrive à Paris : 3 plans panoramiques pour que les ignares comprennent : la Tour Eiffel, la cathédrale Saint-michel et les Champs-Élysées), et des raccourcis débiles et tout sauf crédibles. Ainsi notre espionne quitte La Défense et passe par la "Francilienne Extérieure" (Rambouillet, Étampes, Fontainebleau, Provins & Meaux) avant d'arriver au Bourget! On comprends qu'elle rate son avion en faisant un tel détour... Idem pour le fait que le siège de la DGSE soit un immeuble entièrement vitré, dont la sécurité est assurée par des CRS (Pardon!?!), et que tous les acteurs jouant des français sont tous des Américains qui balbutient notre langue dans le texte avec un accent à couper au couteau! "Tout comprends? Tout à vous? Tout là trouve!". Évidemment, au-delà de cet aspect réducteur, c'est également tous les raccourcis dans ce monde improbable d'espionnage qui enlève tout le réalisme nécessaire à la réussite du show. L'héroïne a des amis espions partout, manipule tout le monde sans la moindre conséquence, se fait sermonner par le chef local de la CIA comme s'il jouait le rôle de sa conscience morale et professionnelle... Elle va et vient en Europe comme dans un moulin alors qu'elle y est persona non grata, et échappe à tous les services secrets du Vieux Contient sans problèmes. Tout cela est risible. Le pire vient probablement dans la fausse "profession de foi" de la mère-espionne. C'est une sorte de stéréotype accablé de puritanisme pseudo-mélo-dramatique pour faire tenir la ménagère de mois de 50 ans. Ashley Judd surjoue en permanence la pauvre maman victime de la disparition de son fis prodigue, en fait des tonnes, sans la subtilité inhérente à son personnage, un ancien agent d'élite de la CIA, qui a tué des centaines personnes de sang-froid. Un mélange improbable de Desperate Housewives & La Mémoire dans la Peau, pour le pire...
De Elizabeth Sarnoff, Bryan Wynbrandt
Avec Sarah Jones, Jorge García
Série américaine - Drame
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Cette série était attendue au tournant : produite par J.J. Abrams, elle parlait de surnaturel, de conspiration avec la disparition des prisonniers d'Alcatraz en 1963 et leur réapparition pour une raison inconnue de nos jours. Malheureusement, la série déçoit, le scénario est mal exploité et la mise en scène alterne mystère et cop show ordinaire sans jamais savoir sur quels pieds danser. Même chose pour le déroulement des épisodes : un crime/délit a lieu et l'équipe se rappelle immédiatement qu'il a été commis de la même manière que faisait un ancien prisonnier de 1963. On a droit à une alternance de scènes d'investigation banales entrecoupées de flash-back sur la manière dont ce prisonnier a fait l'expérience d'Alcatraz. Puis il le retrouve et l'arrête ou le tue. Ce qui tue vraiment la série pour le coup, c'est l'absence de réel fil rouge dans l'intrigue, les manigances du directeur sont trop brouillonnes et incohérentes. Mais surtout le développement des personnages, et là, la série coule à pic. Aucun des personnages n'est vraiment développé, à part Hauser et le Dr. Sengupta via lesdits flash-back. Mais rien sur Rebecca (l'héroïne) ou son assistant le "Dr." Soto (le faire-valoir obèse-geek). La série est un échec multiple, à presque tous les niveaux (exceptés au niveau technique, la série a bénéficié d'un large budget de production). Voilà, les audiences ont suivi et plus personne ne mise sur un renouvellement de la série. Qui leur en voudraient? Le final de la série, au-delà de ne pas expliquer le mystère derrière la réapparition des '63, se termine brutalement, en se mettant à dos les téléspectateurs qui suivaient encore le show... Voilà, un mélange de Lost (Elizabeth Sarnoff en est l'une des créatrices), d'un mauvais Kyle XYZ (les 2 autres scénaristes ayant mis au monde ce chef d'œuvre pour ado de 12-13 ans...) à la sauce 4400. Pour ne pas finir sur une mauvaise note, on pourra découvrir la charmante Sarah Jones.
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Cette série était l'une des plus attendues de ce début 2012. Le concept était alléchant : un inspecteur de police a un accident de voiture avec sa femme et son fils. Mais, à chaque fois qu'il se réveille, il est soit dans une réalité où son fils a survécu soit dans celle où c'est sa femme. Et ses enquêtes font apparaîtrent les mêmes personnes sous des angles différents : tantôt il s'agit du criminel, tantôt c'est la victime, etc. C'est donc très intéressant... sur le papier. Car si le concept est original, la mise en scène est feuilletonnante, avec du drama sur la tragédie qu'a vécu le père et le membre de sa famille survivant dans chaque réalité, et c'est lourdingue, moraliste, donneur de leçons et digne d'une production ABC (sic). Quant à la partie double réalité ou les enquêtes qui s'imbriquent entre elles, c'est inexploité par le scénario. La mise en scène dilue le potentiel de la série pour en faire un pur produit consensuel et déjà-vu. Dommage, car c'était la première que je voyais le sympathique Jason Isaacs dans un rôle-titre, acteur souvent secondaire, ici mal dirigé et qui aurait pu démontrer son talent si les créateurs de la série n'avait pas voulu jouer la carte puritaine cheap. Une déception, je n'ai pas pu accroché malgré 4 épisodes vus. Je doute d'un renouvellement du show, avec des audiences tombées de 6 à 4 millions d'américains en 4 semaines...
De Oren Peli, Michael R. Perry
Avec Bruce Greenwood, Joe Anderson
Série américaine - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Cette série restera la seule véritable originalité de l'hiver 2011. Les ficelles du surnaturel, tel que mis en scène dans la série, sont connus de tous : type Blair Witch Project, mais surtout Paranormal Activity des mêmes auteurs. Ici, on suit une mission de sauvetage d'un vieil explorateur connu depuis plusieurs décennies pour ces émissions type Ushuaïa, au fin fond de l'Amazonie, et chaque élément, s'il rapproche l'équipe du Dr. Emmet Cole, le rapproche à coup sûr d'une mort horrible et inexplicable. Et c'est ce mélange entre télé-réalité, surnaturel horrifique et aventure au sens noble du terme qui fait la réussite du show. Chaque épisode apporte son lot d'inattendu où d'un coup tout fout le camp et ce qui ressemblait à une vieille légende aborigène se transforme en sordide et effrayante réalité. La durée relativement courte (8 épisodes) et le concept de base évite toute dérive feuilletonnante ou drama niais. Les réalisateurs réussissent à entretenir le suspense, l'horreur plus souvent suggérée que montrée en détail, et créer de l'empathie pour tous ces personnages, y compris ceux qui ont un rôle court. On retrouve l'éternel capitaine (ici, mercenaire allemand) Thomas Kretschmann, quelques têtes déjà-vu dans de nombreuses séries, on revoit Paul Blackthorne le sympathique détective surnaturel (tiens donc!) de The Dresden Files ou l'excellent Bruce Greenwood. Le casting étant en parfaite adéquation avec chaque personnage. On refermera ce chapitre par la découvert de la divine Eloise Mumford. Sans être dans l'optique de faire une série uniquement pour les amateurs du genre horreur-surnaturel, ses créateurs mettent au monde un divertissement de haute volée, surprenant, agréable et dont on aimerait connaître la suite. Même si, en raison d'audiences médiocres, elle partagera sûrement le sort de sa consœur Persons Unknown du même scénariste...
De Gary Ross
Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson
Film américain - Action
Bande-annonce | Séances (12)
Sa note :
(4)
Sa critique : Je n'ai pas lu les romans dont est tiré ce film. Mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier ce film pour ce qu'il est : un grand divertissement avec des personnages intéressants. Ce n'est pas du Rambo à la sauce teenagers, pas non plus de copie de Battle Royale, pas de prise de karaté pendant 45 minutes d'affilées ou de scènes de tortures impitoyables. Non, on suit au plus près (chapeau au service photographique), le sort de Katniss, l'héroïne de cette histoire. Nous ne faisons qu'apercevoir le monde contre-utopique dans lequel elle vît. Il ne s'agit pas d'un de ces films des années 70 où sous couvert de divertissement pour "adolescents et jeunes adultes", on dénonçait des dérives politiques ou des régimes dictatoriaux dans un futur imaginaire matiné de S-F. Même si s'inspirer d'un Logan's Run ne fait pas de mal pour autant. Le premier film est assez condensé, on ne s'attarde pas sur tous les détails de ce régime politique, ou de la vie courante des gens. C'est l'affection pour les personnages qui comptent. Même dans l'arène (une lisière de forêt), ce n'est pas l'action qui a le dessus sur la mise en scène mais l'horreur psychologique de demander à des ados de s'entretuer pour le compte d'une émission de télé-réalité, ayant officiellement pour but de "rassembler" tous les habitants de cette nation fragmentée. Un bon divertissement, original, qui se veux également une critique d'une société obnubilé par la télé-réalité, le goût du sang, et dont une frange de la population vît dans une opulence aristocratique tandis que le gros de la population vît dans la misère et le dénuement, à la limite de l'esclavagisme... Mention également à la musique, bien accordée au différents moments du film. Vivement la suite!
De David Greenwalt, Jim Kouf
Avec David Giuntoli, Silas Weir Mitchell
Série - Policier
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Cette série est une adaptation des contes des frères Grimm à la manière d'un cop show orienté drama feuilletonnant au budget cheap. Faisant immédiatement penser à du Supernatural tout public, avec sa morale débile, des personnages inintéressant et le monstre de la semaine. On peux aussi penser à Buffy et les Vampires, le côté teenager en moins... La série ne décolle pas, les épisodes suivent tous le même schéma répétitif : l'inspecteur Nick est appelé sur une scène de crime causé par un monstre. Il enquête (normal, quoi, il est avant tout flic), puis il parle à un suspect et voit son visage de monstre (son unique capacité "passive" de descendant de Grimm), regarde dans le vieux livre comment le chasser/tuer et le retrouve pour l'arrêter ou le tuer. FIN. Les personnages sont des stéréotypes ambulants : le pieux détective, sauveur de la justice, défenseur de la morale, etc. La gentille et parfaite épouse rousse, le partenaire black de service, le gentil monstre avec un nom de bière allemande façon old geek. Si le concept de la série était intéressant, la mise en scène feuilletonnante et le scénario médiocre et répétitif à l'infini ennuiera les spectateurs. Une série ordinaire, anonyme, avec un casting en service minimum. Il n"y a même pas d'humour ou de second degré pour passer sur tous ces défauts inhérents aux séries B vampiriques/mutants.

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