Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Accueil > Communauté > Membres > gurlukovitch
1 - 10 sur 43 résultats
De Stephen Sommers
Avec Channing Tatum, Marlon Wayans
Film américain - Action
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Réalisateur des premiers épisodes de La Momie (très réussis) et du sympathique Van Helsing, on pouvait attendre quelque chose d’honnête de la part de Stephen Sommers avec cette adaptation de la célèbre franchise de jouets. Et puis après tout, certains blockbusters se sont dernièrement révélés être d’excellentes surprises (Star Trek et Terminator Renaissance par exemple) alors essayons d’oublier nos préjugés. Certes, mais même armé d’une forte dose de bonne volonté, il est quand même difficile de faire l’impasse sur les énormes défauts du film. L’histoire ne commence pourtant pas mal avec la séquence dans la France du XVIIème et l’enchaînement avec les trafiquants d’armes, on rentre facilement dans l’intrigue, les enjeux sont clairs, les bases ne sont certes pas neuves mais l’espoir est permis. Reste que même si la première partie est à peu près convenable si on oublie les très nombreux clichés et qu’on se raccroche à la perspective d’un scénario original qui saura évoluer intelligemment, il faut vite se rendre à l’évidence, l’efficacité s’estompe et les relents de nanars se multiplient. L’histoire est on ne peut plus plate (c’est pourtant Stuart Beattie qui l’a écrite, loin d’être un débutant) et les effets spéciaux semblent bien vieillots comparés à la concurrence, ce qui s’avère gênant pour l’insupportable séquence de bataille finale où on ne pige rien à rien et qui dure une éternité. Quant au jeu des acteurs, si les femmes s’en sortent bien (les sex-symbol Sienna Miller et Rachel Nichols forcent à l’indulgence il est vrai), que dire du regard bovin de Channing Tatum, de l’air constipé de Dennis Quaid, de l’attitude très méchante des méchants et de l’inénarrable Marlon Wayans qui cristallise à lui-seul tous les lieux communs inhérents à ce genre de film. Et ce n’est pas les risibles flash-backs sur la douce amourette du gentil Duke ou le duel entre ninja noir et ninja blanc qui relèveront cette production que l'on a même pas la force de prendre au second degré.
De Ridley Scott
Avec Leonardo DiCaprio, Russell Crowe
Film américain - Thriller
Sa note :
(4)
Sa critique : De nouveau réunis pour ce quatrième film en commun (en attendant Nottingham), Ridley Scott et son acteur du moment Russell Crowe nous livrent cette fois-ci un thriller d’espionnage de haute volée dont les morceaux de bravoure rappellent parfois la maestria des séquences de guerre de « La chute du faucon noir », donc autant dire que, niveau mise en scène, le maître assure toujours. Bien épaulé il est vrai par son duo d’acteurs : Léonardo DiCaprio qui démontre une nouvelle fois son immense capacité à ne faire qu’un avec son personnage par une interprétation fiévreuse et une implication de tous les instants et Russell Crowe, reprenant pour l'occasion son apparence physique de « Révélations » qui assure impeccablement sa partition, plus classique à jouer. Mais il ne faut surtout pas oublier à côté de ces deux acteurs chevronnés un certain Mark Strong, monstre de charisme et de magnétisme en chef des services secrets pakistanais (c’est lui le narrateur de Rock’N’Rolla) et qui devrait très certainement refaire parler de lui tant sa présence crève l’écran. Au final, tant par son ambiance que par ses ressorts dramatiques, « Body of Lies » est meilleur que Spy Game réalisé par son frère Tony et réussit à maintenir le spectateur dans une constante concentration jusqu’au générique final et le « If the world » de Guns N’ Roses.
De Joe Carnahan
Avec Ryan Reynolds, Ray Liotta
Film français,américain,britannique - Action
Sa note :
(3)
Sa critique : Smokin' Aces : un titre original plutôt classe, un casting alléchant et une histoire ouvrant la porte à tout un champ de configurations prometteuses. De plus, c'est Joe Carnahan qui réalise et son polar "Narc" étant un véritable petit bijou, il est possible d'espérer un thriller solide. Léger problème, n'est pas Guy Ritchie ou Steven Soderbergh qui veut et dans le registre du film de gangsters qui se la racontent au sein d'une intrigue emmêlée, Carnahan ne s'en sort pas sans heurts. Trop de personnages, trop de frime, trop d'effets d'épate, l'ensemble se regarde sans ennui mais agace quand même assez souvent. Alors certes, il y a la révélation finale (et l'air magique de Clint Mansell qui l'accompagne) mais elle demeure bien insuffisante et n'offre pas une "review value" satisfaisante, c'est-à-dire qu'elle ne propose pas une relecture passionnante du film comme le faisait brillamment "The Machinist" par exemple. Mais il est tout à fait permis d'apprécier ce film pour ses séquences de gunfight très réussies et ses jolis cadrages, c'est juste qu'il a tendance à se prendre trop au sérieux et à perdre en efficacité ce qu'il gagne en esbroufe.
De Jean-Patrick Benes, Allan Mauduit
Avec Marilou Berry, Frédérique Bel
Film français - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Faut-il nécessairement se rabaisser pour plaire au plus large public possible ? A cette simple question, Vilaine semble répondre par l'affirmative avec une précipitation et un entrain confondants. D'entrée de jeu, le pitch sent l'idée relativement sympathique qui très vite, va s'essouffler et tourner en rond. Mais c'est encore pire que prévu puisque le film ne démarre même pas correctement et rampe très vite droit vers les bas-fonds de la comédie française certes déjà bien remplies. Et les réalisateurs (car ils s'y sont quand même mis à deux) n'y sont pas allé de main morte dans la bassesse, tout y passe : vulgarité, hystérie, gags ratés, répliques dignes d'un épisode de Secret Story, il y a même la gentille petite histoire du sans-papiers, tellement inutile et racoleuse qu'elle en devient dégradante pour le véritable débat sur cette question. Evidemment, inutile ici d'évoquer la réalisation, le construction du récit, ou les musiques cultes totalement dévoyées dans des séquences grotesques, à quoi bon évoquer le vide absolu ?
De Henry Selick
Avec Dakota Fanning, Teri Hatcher
Film américain - Animation
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Même sans connaître son précédent film, "L'étrange Noël de Mr Jack" à la réputation excellente, difficile de rester insensible à ces aventures palpitantes où l'onirisme se mêle magistralement au gothique, marque de fabrique, il est vrai, du réalisateur Henry Selick et de son mentor Tim Burton. D'emblée, on se doute que l'intrigue ne se contentera pas de tisser sa simple toile narrative mais ira bien davantage vers une allégorie subtile sur les rêveries et angoisses de l'enfance faisant autant office de douceurs que de pièges. Le spectateur ainsi accroché par un fond aussi riche n'a plus qu'à apprécier l'aspect visuel somptueux en stop-motion et ses décors magnifiques ainsi qu'à se laisser porter par les péripéties inventives et pleine d'humour de cette héroïne attachante et de ses "deux familles" (avec un remarquable doublage aussi bien français qu'américain). Au chapitre des réserves, on pourra simplement mentionner quelques légères chutes de rythmes à mi-parcours et une dernière partie empruntant un peu trop aux codes moribonds du jeu vidéo. Loin d'être suffisant évidemment pour entacher sérieusement l'une des nouvelles références de l'animation.
De Bertrand Tavernier
Avec Tommy Lee Jones, John Goodman
Film français,américain - Policier
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Genre plébiscité au cinéma et souvent générateur de pépites, le polar a ceci d'avantageux de proposer une histoire aux contours bien définis (une enquête, des indices...) et un but précis (trouver le coupable), ce qui permet au spectateur de s'immerger rapidement. Ce qui fait ensuite la différence, au-delà des évolutions du scénario, c'est avant tout l'ambiance. Hors, c'est sur point que le film de Tavernier insiste et se pose comme une réussite, l'enquête n'étant qu'un prétexte pour mettre en exergue les démons du passé et les vices du présent au sein d'une Louisiane meurtrie par l'ouragan Katrina. L'intrigue policière n'est donc qu'un fil rouge ténu dont Dave Robicheaux (campé impeccablement par Tommy Lee Jones)s'affranchit parfois le temps de visions surnaturels particulièrement troublantes. Les autres interprètes et la réalisation inspirée de Tavernier achèvent de rendre ce "polar d'ambiance" (inspiré d'un roman du renommé James Lee Burke) très accrocheur, quoiqu'un peu déroutant, dont l'image finale n'a pas fini de vous hanter !
De Adam Mason, Simon Boyes
Avec Abbey Stirling, Nadja Brand
Film britannique - Epouvante-horreur
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Générique de série Z, scène d'horreur extrême à la Saw, présentation de personnages plutôt plate et inintéressante puis à nouveau une scène d'horreur quasi insoutenable : il y a plus engageant comme introduction pour cet énième film d’horreur « inspiré de faits réels ». Heureusement, passé ceci, le film a la bonne idée d'enchaîner très rapidement sur la trame principale de l'histoire, à savoir la captivité d'une jeune femme séparée de sa fille et vivant sous la coupe d’un étrange tortionnaire. C’est d’ailleurs ce dernier qui fait tout l’attrait du récit puisqu’il est davantage présenté comme un pauvre type dérangé et maniaque plus que comme un prédateur mystérieux et terrifiant, ce qui le rend d’autant plus dérangeant. Du coup, contrairement à ce que laissait entrevoir le début et son flot de violences gratuites, l'horreur va désormais consister à vivre prisonnière et esclave de cet ermite des forêts, avec le risque de se résigner et succomber à une sorte de syndrome de Stockholm. Ainsi posée, l’histoire suit son cours convenablement et parvient à nous accrocher jusqu'au final ambiguë et immoral à souhait. La photo du film et les effets spéciaux étant très réussis, ce direct to vidéo se révèle donc une bonne surprise même s’il est loin de transcender le genre car il ne décolle jamais vraiment.
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Ayant beaucoup apprécié The Eye premier du nom et son remake avec Jessica Alba, je m’attendais à une suite sympathique de la part des frères Pang. Au final, ce n’est pas du tout sympathique et c’est encore moins une suite. Chaque plan traîne en longueur et n’installe aucune ambiance, le développement de l’histoire est extrêmement ennuyeux et je cherche encore le rapport avec le domaine oculaire. Il y a bien un ou deux sursauts (au début) et un semblant de scénario qui vivote (à la fin) mais dans l’ensemble, il s’agit d’un film d'horreur vraiment sans intérêt ; et le troisième a l’air encore pire...
De Shekhar Kapur
Avec Heath Ledger, Djimon Hounsou
Film américain - Aventure
Sa note :
(4)
Sa critique : Loin d’être l’un des films les plus connus du regretté Heath Ledger, The Four Feathers n’en demeure pas moins un excellent récit de guerre et d’aventure qui se regarde sans ennui, malgré le jeu étrange de l’acteur au tout début du film qui semble avoir du mal à rentrer dans la peau de son personnage. Heureusement, lorsque le récit se déplace au Soudan, les choses rentrent dans l’ordre et le héros campé par le futur « Joker » nous entraîne dans une très belle histoire au dénouement certes convenu mais au déroulement impeccable où l’héroïsme de ce soldat déserteur est savamment mis en relief par la peinture de ses différentes failles et tourments. Ajoutons à cela une troupe de comédiens très impliqués (Wes Bentley et Djimon Hounsou en tête) et une réalisation majestueuse de Shekhar Kapur et on obtient un long-métrage très réussi et efficace.
De Ron Howard
Avec Frank Langella, Michael Sheen
Film français,britannique,américain - Historique
Sa note :
(4)
Sa critique : Méprisé par une bonne partie de la presse depuis son très bon Apollo 13 car coupable, selon elle, de livrer des films trop académiques (« De l’ombre à la lumière » pourtant excellent), trop lacrymatoires (« Un homme d’exception », très beau film malgré tout) voire trop bavard (Da Vinci Code pas si mal), Ron Howard effectue ici en quelque sorte son retour en grâce. Il faut dire aussi que le scénario de Peter Morgan, adapté de sa propre pièce mettant en scène le célèbre duel télévisé entre le journaliste David Frost et l’ex-président d’alors, Richard Nixon, a de quoi en inspirer plus d’un. Le résultat obtenu est donc brillant, la confrontation entre l’impeccable Frank Langella et le malicieux Michael Sheen tenant toutes ses promesses. Percutant, pertinent, rythmé et pétri d’humour, ce moment d’Histoire se suit avec délectation grâce à sa mise en scène précise et immersive et à ses seconds rôles aboutis (Kevin Bacon et Matthew MacFadyen notamment). Ainsi Ron Howard se rachète auprès de la presse et se maintient à son niveau d’excellence pour les spectateurs.

Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
| Tous les cinémas | Toutes les séries | Mes réservations ciné
Plan du site
Des idées, des remarques à nous suggérer sur notre site. Donner mon avis !
avec
Partenaires : Goom Radio (musique), Au féminin (magazine féminin), Up Concert (concerts)