Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 187 résultats
De Garry Marshall
Avec Julia Roberts, Richard Gere
Film américain - Comédie
Sa note :
(1)
Sa critique : Quel choc ! Après le mythique ‘Pretty Woman’ qui alliait classe et humour, on se retrouve avec une comédie romantique des plus ridicules. Richard Gere et Julia Roberts se retrouvent dix ans plus tard dirigés par le même Garry Marshal dans une configuration sentimentale quasi identique : Ike, journaliste new-yorkais enquête dans le Maryland à la recherche de Maggie, la femme qui fuit au moment fatidique et qui lui a écrit une lettre très critique suite à la publication de son article. S’en suit une pseudo-séduction sur fond de ‘je t’aime, je t’aime plus’… La fin est pitoyable, les thèmes musicaux sont nuls (on est bien loin de ce qu’a pu faire Tomes Jones), le rythme est plus que lent, on nous mène en bateau depuis le début avec de fausses histoires d’amour et les personnages n’ont aucune profondeur. Revoyez donc l’œuvre originale bien plus intéressante : c’est une valeur sûre, un classique indémodable.
De Florian Henckel von Donnersmarck
Avec Angelina Jolie, Johnny Depp
Film français,américain - Thriller
Sa note :
(2)
Sa critique : Inutile de dire que c’est un remake (bien qu’il passe inaperçu) et qu’en tant que tel il se doit de reprendre quasiment à l’identique l’œuvre originale. Dommage que l’on ait droit à une scène d’introduction beaucoup trop explicative ne laissant pas place au mystère et qui stoppe toute interrogation sur l’histoire en elle-même : la scène de rencontre dans le train ne sert plus à rien après cela ! Johnny Depp surjoue avec des mimiques dignes du pitoyable ‘Sleepy Hollow’ alors qu’Angelina Jolie joue les grandes dames et cela lui va d’ailleurs plutôt bien (costumes très appropriés soit dit en passant). Côté traduction, on ne comprend toujours pas pourquoi les doubleurs s’acharnent à prononcer les noms des personnages avec un accent ultra zélé. Au début, on se dit que Venise est bien montrée avec moins de clichés que d’habitude et un ton légèrement sépia qui accompagne l’ambiance de cette ville. Mais rapidement, pendant une course poursuite à pied, le ridicule arrive au galop -de même pendant la fuite en bateaux mais passons… Cette partie à Venise s’éternise, on aimerait changer d’air comme le fait James Bond (puisque le filme lorgne de son côté) mais il n’en est rien. Dans le détail même, le film manque de crédibilité avec des ordinateurs et des portables qui font des bip sans arrêt (comme dans ‘Die Hard 4’, horrible !), des thèmes musicaux à deux balles, des agents d’Interpol peu discrets et terriblement stéréotypés… Dans le ‘premier volet’, il était difficile de tout comprendre du premier coup si l’on ne connaissait pas le problème d’identité dont il est question mais les ficelles sont ici vraiment trop évidentes. Sans connaître ‘Anthony Zimmer’ et sans se raccrocher au ‘standard’, on peut cependant voir la version 2010 comme un hommage très américain dans le sens où le récit est grandement simplifié et l’image est sublimée. L’identité du criminel étant déjà dévoilée, le spectateur a la chance de pouvoir se pencher sur l’aspect esthétique très réussi du film. Reste que le cinéma américain a apporté la classe ou plutôt le prestige incarné par les protagonistes notamment. Si cela peut contenter quelques spectateurs (comme moi)… C’est toujours ça.
De Ethan Coen, Joel Coen
Avec Jeff Bridges, Matt Damon
Film américain - Western
Sa note :
(4)
Sa critique : On ne le dira pas assez, plus qu’une inspiration, il s’agit d’un vrai remake honnête et fidèle de ‘Cent dollars pour un shérif’ d’Henry Hathaway en 69 (même roman de Charles Portis). Donc, près de 40 ans plus tard, la recette marche toujours et c’en est troublant. Inutile de ressasser le synopsis, l’histoire relate la traque vengeresse d’une fille voulant honorer la mémoire de son père et ce en embauchant un Marshall aux méthodes expéditives et un Texas Ranger déterminé. Le coupable, Tom Chaney (Josh Brolin), fuit avec sa bande menée par ‘Lucky’ Ned Pepper (Barry Pepper avec un jeu doté d’un réalisme incroyable). Le trio de ‘gentils’ est constitué par Mattie Ross : Hailee Steinfeld, drôle et impliquée (seul reproche, 14 ans au lieu de 21 c’est un peu jeune pour être autant mature); Reuben J. ‘Rooster’ Cogburn : Jeff Bridges, magnifique tel une réincarnation de John Wayne; LaBoeuf : Matt Damon, méconnaissable avec une moustache et un galurin trop grand pour lui. Il est difficile de faire son choix entre un manque d’initiative assumée afin de respecter le travail d’Hathaway et une trop grande liberté dans l’adaptation du Charles Portis. Les Cohen ont quant à eux clairement décidé de s’en tenir à un remake en bonne et due forme : ça leur est dommageable ! La quasi-totalité des scènes sont là, la traque, la scission du trio, l’attaque finale, le puits et les serpents… Bien sûr, depuis un petit western –qui a quand même valu l’unique Oscar de Wayne dans toute sa carrière- les Cohen ne peuvent pas faire un grand film. ‘True Grit’ est un western dans la plus pure tradition et ce genre, justement trop classique pour être détourné et se rapproche en cela de ‘Impitoyable’. Moins autobiographique que certains de leurs précédents films, on ne retrouve pas du tout le style Cohen. Niveau rythme, tout est très linéaire avec peu d’action. Cependant, quand des fusillades éclatent, on en prend plein les yeux (les charismes de Bridges et Damon y sont pour quelque chose) et surtout pendant la chevauchée fantastique où le fameux Marshall a les rennes entre les dents faisant face à quatre cavaliers de l’apocalypse… L’épilogue ajoute une touche nostalgique et annonce une mise en déroute qui laisse pensif le spectateur. En ayant une vision globale du film et un certain recul, on comprend évidemment les raisons pour lesquelles il n’eut aucun Oscar.
Sa note :
(5)
Sa critique : Un grand film qui met en lumière le charisme très ‘smart’ de Steve McQueen et ce n’est pas pour rien qu’un remake avec Pierce Brosnan (M.Bond) a été réalisé. D’habitude ‘King of cool’, il prend les traits d’un milliardaire beaucoup plus guindé, solitaire et terriblement pédant. Certes, une partie du personnage reprend quasiment à l’identique le rôle de Sir Charles Lytton dans ‘La Panthère rose’ tourné 5 ans plus tôt mais l’interprète de ‘Bullitt’ réussi le pari d’imposer sa version du gentleman cambrioleur. On a donc droit au style classique du polar d’investigation mais sans scènes d’action, avec pour simples attraits la classe de McQueen, le professionnalisme de Faye Dunaway en détective d’assurances très préoccupée et une trame bien plus tournée vers le mystérieux coupable et ses motivations énigmatiques que vers une quelconque morale sur le banditisme. Le but est en effet plus de mêler séduction et intimidation en mettant en premier plan le couple Thomas Crown-Vicki Anderson. Cet amusement est d’ailleurs relégué par des symboles (parfois grossièrement exposés mais le sujet n’est pas là) qui parcourent toute l’histoire. Niveau son, bien que Michel Legrand eu reçu l’oscar en 69, on note une connotation fin 60’s vieillissante même si cela reste encore novateur aujourd’hui (entre jazz, synthé, très instrumental)… l’inspiration envers Lalo Schifrin est indéniable. Hal Ashby fait ses débuts en tant que monteur-producteur et on note déjà une grande inventivité (les fondus colorés très psyché, l’emploi du split screen, les gros plans à la Sergio Leone) : la scène du jeu d’échec est par exemple sublimé. Norman Jewison explore de nouvelles pistes esthétiques pour renforcer les émotions que procure le film et tout l’intérêt est que ces émotions diffèrent totalement de ce qu’on peut trouver dans un film du même genre : Pas de spectaculaire, peu de suspense, de la réflexion, de l’ambiguïté et finalement une œuvre à part que l’acteur principal qualifie de favorite.
De Jean-Marie Poiré
Avec Jean Reno, Christian Clavier
Film américain,français - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Voilà à quoi on peut s’attendre quand on parle de remake américain basé sur un film français. En général, les films français qui s’exportent par-delà l’Atlantique sont des grands succès et à partir de là, difficile de faire mieux. Bref, on s’en doute, la transposition aux Etats-Unis est gravement ratée : peu de choses changent comparé au premier, les nouveaux acteurs américains sont trois cruches (Christina Applegate, Tara Reid et Bridgette Wilson) et un boulet (Matt Ross qui se rattrape heureusement avec ‘Aviator’). Ceux-ci n’apportent rien de plus au film grandiose de 1993 et même pire : ils arrivent à ruiner l’humour qu’il y avait dans l’original tout en rajoutant de la mièvrerie digne des comédies romantiques les plus débiles. Ces détours malencontreux formant une suite de films tous hasardeux prouvent bien que les remakes sont souvent mauvais. Evitons donc ce volet qui ne sert strictement à rien !
De David Lynch
Avec Richard Farnsworth, Sissy Spacek
Film américain,français,britannique - Drame
Sa note :
(2)
Sa critique : Très certainement le plus mauvais Lynch qu’on ait pu voir, ‘Une histoire vraie’ se sert de son principal motif de vérité pour appâter le spectateur. Malheureusement, et peut-être parce que le film est à l’origine une idée de Mme Lynch, les éléments lynchiens traditionnels sont absents : un voyage en tondeuse est évidemment lent mais là, c’est plus que de la lenteur, c’est de l’ennui. Aucun suspense, on n’arrive pas à se rendre compte de l’importance de la visite de son frère pour Alvin (à part pendant la scène final plutôt émouvante), la tournure road movie que prend le film semble artificielle car les personnages secondaires sont placés au hasard le long de la route empruntée par le vieillard têtu. L’ensemble des thèmes enfoncent des portes grandes ouvertes mais cette vision assez pessimiste de la vieillesse change des clichés du genre. En revanche, Sissy Spacek est méconnaissable, bel effort pour Richard Farnsworth. Quant au mystérieux frère Lyle, disons juste qu’il s’agit d’un acteur que Lynch plébiscite beaucoup dans ses films.
Sa note :
(2)
Sa critique : L’idée est très simple : choisir une distribution à peu près aléatoirement, distribuer des rôles assez hétérogènes, rassembler le tout avec le moins d’aisance possible. C’est comme cela que se résume ce film bien étrange. Les personnages parlent pour ne rien dire, on a droit à une sorte de medley d’histoires sans but précis et finalement, tous se rejoignent sur un point : la folie. Parmi tous les dérives, on a B.B. Thornton et K. Basinger qui forme un couple qui bat vraiment de l’aile (Basinger stagne franchement depuis ‘8 Mile), Winona Ryder joue les maîtresses (sans grande conviction), Mickey Rourke en kidnappeur loufoque et barré (rôle délirant et très jubilatoire), Chris Isaak en père inquiétant aux mœurs douteuses. Dans la bande des jeunes –puisque c’est de la mort d’un des leurs que le récit débute- on retrouve Amber Heard (abonnée au second rôle) allégrement provocante, Jon Foster (inconnu au bataillon), Austin Nichols, Lou Taylor Pucci… Mais inutile de les citer tous car ils tomberont certainement dans l’oubli d’ici peu et retenons seulement Amber Heard qui enchaîne avec ‘Mandy Lane’, ‘The Joneses’, ‘Hell driver’, ‘The Ward’ et Rhum express’. Bref, un scénario dérangeant de plus signé Bret Easton Ellis et dans lequel la jeunesse dorée et même toute la classe sociale dite bourgeoise tombe dans la déchéance. Le film est plutôt noir, il use très fréquemment d’une ambiance lourde accentuant les pensées que l’on pense déviantes des personnages. Ces derniers sont effectivement assez louches dans le sens où ils naviguent entre drogues diverses et ne se rendent jamais compte des conséquences qu’il en résulte. On peut aimer ce sentiment de mal-être qui envahit bien souvent le spectateur étant donné qu’il ne sombre jamais dans le glauque absolu. Pour cet emploi osé, je met une étoile.
De John Requa, Glenn Ficarra
Avec Steve Carell, Ryan Gosling
Film américain - Comédie
Sa note :
(4)
Sa critique : Là, on est dans le cas typique du film surprise qui va là où on ne l’attendait pas. Certes, la structure toujours traditionnelle reste la comédie sentimentale et romantique à l’américaine mais le fait que les personnages soient bien creusés et que tous les aspects de leur personnalité soient exposés rend compte de l’originalité de l’œuvre. Et oui, on peut se permettre d’appeler cela une ‘œuvre’ car bien que le genre soit trop souvent associé au terme de navet, on a ici l’exception qui confirme la règle. Tout d’abord, les acteurs principaux sont tout simplement géniaux, on ne pourra s’attacher à tous ceux-ci parce que leurs comportements sont très différents les uns des autres mais rien que pour le casting, le film vaut vraiment le coup. Entre autres, Steve Carell (juste et en pleine maîtrise du rôle et de lui-même), Ryan Gosling (nouveau rookie très prometteur tant son charisme impressionne), Julianne Moore (une déception avec un jeu bien trop monocorde), Emma Stone (un peu cruche mais passons), Analeigh Tipton et Jonah Bobo (pour l’histoire d’amour d’ados). Curieusement, le scénario est très fourni, très détaillé, on ne se trouve pas dans une vulgaire mise en scène d’une destruction de foyer mais presque dans un conte. On passe évidemment un bon moment, le but étant avant tout de divertir. Les grands moments irrésistibles sont l’apprentissage de Cal pour être plus séduisant, le dévoilement de la vraie nature de Jacob et la fameuse confrontation malheureuse et violente suite aux désaccords de tous. Pas d’excès donc ni de réelle envie de provoquer mais plutôt l’idée de raconter l’histoire d’un couple qui se sépare et qui passe par de drôles d’étapes (surtout du côté du mari) pour essayer de se retrouver. Le rythme vacille parfois, il tient mieux le choc sur la durée après la première heure (près de 2h en tout, ce n’est pas rien pour une comédie). Dommage aussi que l’on est droit à un final prévisible comme celui-ci, une fin plus triste après 1h30 suffisante aurait été intéressante selon moi d’autant plus que la dernière demi-heure est comme rajoutée afin de terminer proprement le travail (après la confrontation générale de tous les protagonistes).
De James L. Brooks
Avec Jack Nicholson, Helen Hunt
Film américain - Comédie
Sa note :
(4)
Sa critique : Très bon divertissement centré sur le personnage de Melvin Udall joué par Jack Nicholson, un authentique misanthrope avec des TOC qui empoisonnent sa vie. En grande forme, il est rejoint par Helen Hunt interprétant la serveuse du resto quotidien de Udall (Carol) avec beaucoup de naturel et de courage. Tous deux vont être en quelque sorte obligés de cohabiter non seulement sur le lieu de travail de la jeune femme mais aussi, après un concours de circonstances peu probable -comme dans tout film hollywoodien- pendant des vacances (méritées il faut dire) supposées apaiser Simon (Greg Kinnear qui joue un voisin homosexuel artiste peintre) sorti de l’hôpital suite à une agression vraiment violente. On reste dans le divertissement pur mais les personnages sont pour le moins intéressants et surtout très attachants. Nicholson fait quasiment tout le travail il faut l’avouer. Voilà donc une comédie américaine alliant romance, courage, sentiments… et surtout énormément de bons sentiments parce qu’on comprend vite que le personnage principal va radicalement changer son comportement à l’extrême (comme toujours). On ne tombe jamais dans le tire-larmes avec la maladie du fils de Carol. La bande son est sympa (jazz, classique). Beaucoup d’éléments sont donc réussis et Nicholson en fait un peu trop mais c’est dans sa nature à tel point que ses faciès sont très prononcés, peut-être que ceux-ci ne reflètent pas la réelle maladie qui touche les maniaques atteints par ces troubles. Dommage qu’une fin banale et sans surprise comme on s’y attendait vienne cependant gâcher le plaisir.
De Joe Johnston
Avec Sam Neill, William H. Macy
Film américain - Aventure
Sa note :
(1)
Sa critique : C’est reparti pour un tour et cette fois-ci, c’est à Alan Grant (Sam Neill) de reprendre du service alors qu’un couple l’engage –sans le prévenir du réel but de l’opération- pour une excursion un peu spéciale. Le mari est peureux voire à la limite de la crise de parano (c’est William H.Macy), la mère est pour le moins protectrice (Téa Léoni dans un rôle qui change légèrement la perception du spectateur sur elle), avec cela s’ajoute un mini-commando vite dépassé par les événements préhistoriques qui vont débarqués. Pour démarrer, ce n’est plus un Tyrannosaure mais un énorme Spinosaurus à crête qui joue les vedettes ainsi qu’une armée de Raptors avec des théories bien farfelues sur leur capacité à communiquer entre eux. On se fout du scénario, un gamin trop gâté fait un tour avec son père et se perd dans la jungle, jungle située sur une île, île dérivée d’une autre peuplée de dinos. S’en suit un déferlement de poursuites (on est purement dans un survival, proche du ‘Monde perdu’) avec des combats, des barrières électrifiées, des idioties également… On soupire bien souvent devant tant de bêtise : Peut-être (certainement) que l’idée d’origine de Spielberg sur une leçon de survie centrée sur un Alan Grant presque savant fou aurait fait son effet, histoire de reprendre les grandes lignes de ‘Seul au monde’. Bref, dans l’ensemble c’est du réchauffé et ce que tout le monde attendait (à savoir les effets visuels) est vraiment décevant. En gros, aucune évolution concernant la modélisation des dinosaures depuis le précédent opus donc depuis 7 ans. Le changement de réalisateur est brutal et même si Spielberg reste producteur, il n’en reste pas moins que ‘Jurassic Park’ n’a pas réussi à se renouveler et fait définitivement partie intégrante du cinéma efficace des années 90 côté américain.

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