Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 158 résultats
De Sergei Mikhailovich Eisenstein, Dmitri Vasilyev
Avec Nikolai Tcherkassov, Nikolai Okhlopkov
Film russe - Drame
Sa note :
(2)
Sa critique : Commandé par Staline à Eisenstein, "Alexandre Nevski" est un film de propagande. Il s'agissait alors, d'un message destiné à l'Allemagne Hitlérienne qui menaçait le territoire russe par ses volontées expansionnistes. Quoi de mieux qu'un héros national, le Prince Alexandre Nevski, , pour dorer le blason national. Célèbre pour avoir défendu de manière admirable les territoires russes au XIIIème siècles, face aux chevaliers teutoniques après avoir conclu une alliance avec l'empire Mongol. A priori maigre, le scénario du film tient en ces quelques lignes. L’épaisseur est à chercher ailleurs. En effet, une double lecture s’impose, les princes Teutons renvoyant à l ‘Allemagne Hitlérienne. Le teuton est représenté comme une force mécanique oppressante et sans pitié. En témoigne la scène d’exécution de prisonniers, femmes et enfants compris. Dans cette scène, le montage insiste bien sur la cruauté de l’ennemis, alternant gros plans sur le visage d’enfants et sur les bourreaux. Alexandre Nevski est alors l’homme en qui ( doivent) se remettent les habitants. L’union du peuple sous l’égide d’un seul homme-dont on ne montrera que les qualités de meneur d’homme et de bravoure- n’est pas sans rappeler une certaine idéologie. Le fond de l’œuvre se passe presque de commentaires. Pourtant, on ne peut s’empêcher de s’affliger de ce manichéisme total dont le simplisme pénètre jusque dans une bataille amoureuse on ne peut plus mièvre. En revanche, un rapport fusionnel bienvenu s’établit entre l’image et la musique. En effet, la symbolique de l’image est constamment décuplée par la très bonne partition de Prokofiev. A cela il faut ajouter, un réalisme étonnant pour l’époque notamment dans la représentation de la violence du conflit. Malgré tout, le film peine à passionner. L’interprétation brutale des comédiens (certains imposés par le Parti) est douteuse. Il s’agit d’un film épique, on est donc en droit s’attendre un peu plus d’émotions que ce qu’il nous procures. Car si l’image est souvent belle, elle parvient bien moins souvent a toucher. Finalement, « Alexandre Nevski » est une beauté froide, trop froide.
De Werner Herzog
Avec Klaus Kinski, Isabelle Adjani
Film français,ouest-allemand - Epouvante-horreur
Sa note :
(3)
Sa critique : Grand admirateur du « Nosferatu, une symphonie de l’horreur » de Murnau dont la réputation n’a rien à envier à sa poésie , Werner Herzog voulait avec ce film réalisé un hommage. Ainsi pendant longtemps ’histoire suit le même cheminement avant se transformer quelques peu. Mais « Nosferatu, fantome de la nuit » est aussi un film d’auteur. Dans le sens ou Herzog imprègne sa griffe humanisant le comte Nosferatu. Personnage magistralement incarné par Klaus Kinski qui prouve une nouvelle fois qu’il excelle dans les compositions les plus extrêmes et qu'il n’a rien à envier à Max Schreck, bien au contraire. D’ailleurs, la comparaison entre le jeu des deux acteurs, l’un d’un film muet, l’autre d’un parlant n’est pas si absurde. En effet, Herzog reprend l’esthétique de l’expressionisme, tout en filmant de manière à augmenter le sentiment de réalisme, conférant ainsi au film une ambiance glaciale. C’est la grande réussite du film qui par l’extrême austérité qu’il dégage glace l’atmosphère, ce qui rejoint parfaitement le thème du vampirisme. Herzog peut donc croquer sa réussite. Cependant au fur et à mesure que le film avance, il y a comme une baisse qualitative sans doute due à une interprétation plus rustre du roman Bram Stocker. Même si, en sa fin il renoue avec une dimension plus fantastique, ce qui ne sera, au vue du reste du film, pas du gout de tout le monde. En parlant de gout, je ne peux m’empêcher d’évoquer Isabelle Adjani aussi énervante que fausse. Si Herzog n’a pas dépassé, loin de là l’œuvre original, il y a bien un domaine ou il est inégalable, celui du singulier, car encore une fois il engendre une œuvre unique. En cela « Nosferatu, fantome de la nuit » est déroutant.
Sa note :
(1)
Sa critique : « Léon » c’est l’histoire d’un tueur à gage solitaire qui s’entiche pour une petite fille qu'il a récupéré après que sa famille se soit fait massacrer par des ripoux. C’est aussi un film qui rappelle vaguement « Gloria » de Cassavetes par le thème, la qualité en moins. Besson montre comme il à déjà fait dans avec la série des « Taxi » qu’il est un piètre scénariste. C’est d’autant plus gênant qu’ici bon nombre de plans dévoilent l’action du suivants. Il y a donc un fil conducteur (celui du prévisible, de l’attendu) qui ôte régulièrement la tension ou l’attrait espéré. De fait, le film perd une charge émotionnelle sur lequel il mise pourtant. En témoigne le mièvre dénouement de la relation entre Jean Reno (Léon) et la jeune Natalie Portman (d’ailleurs plutôt inspiré). Par moment même on s’agace des caricatures que sont les personnages, donnant l’occasion à Gary Oldman d’en faire des tonnes .On peut quand même reconnaitre à Luc Besson une certaine dextérité pour habiller formellement son film. Mais là encore quelques chose coince. Comme c’est le cas avec Michael Bay (spécialiste du blockbuster niais en opposition à l‘intelligence d‘un Nolan), l’habilité est ici au service d’une volonté commerciale qui tend moins à capter une puissance esthétique qu’à séduire une masse d’un âge le plus vaste possible. Le cinéma de Besson et Bay est proche. Ce n’est pas pour rien que "les compères " sont souvent qualifié de réalisateur de clips. « Le clip » étant bien entendus employé dans sa connotation la plus péjorative. Que peut on rajouter si ce n’est que les premières lettres des deux « artistes » cité plus haut sonnent comme « BéBé ». Quoi ! Un cinéma de…bébé (?).
De Shekhar Kapur
Avec Cate Blanchett, Geoffrey Rush
Film français,britannique - Drame
Sa note :
(2)
Sa critique : Le film de Shekhar Kapur peut se résumé en deux phrases: Cate Blanchett est Elizabeth Ier. Cate Blanchett est le film. Cœur et surtout poumon du long-métrage c’est elle qui le fait vivre par l’éclatant charisme dont elle fait preuve. Grace à elle on oublie furtivement la mise en scène Hollywoodienne qui tente en vain d’insuffler un souffle épique, d’imprimer un caractère grandiose. En ce sens elle est également l’âme du film puisque c’est elle, qui parvient à maintenir le minimum d’intérêt. L’actrice australienne ne joue décidemment pas dans la même cour que Shekhar Kapur qui oublie au passage de livrer un cour d’histoire. Ce qui n’est pas de trop dans un film qui traite d’un personnage historique. Oui, car c’est à signaler, le contexte restera floue et simplifier au maximum. On ignorait que les relations internationales était aussi simple à l’époque moderne. Du projet passionant à la réalisation plate il n'y a donc qu'un pas que le réalisateur Indien n'a put s'empecher de faire. S'empressant de montrer que son inspiration n'a rien d'un souverain tout puissant mais tout d’un marchand ambulant vendant à qui veut bien l’accepter son produit standardisé.
De Peter Webber
Avec Scarlett Johansson, Colin Firth
Film britannique,luxembourgeois - Drame
Sa note :
(2)
Sa critique : A partir du tableau « La jeune fille à la perle » du peintre Vermeer, Peter Webber tente une peinture des mœurs et de l’environnement du célèbre artiste Hollandais. La mise en scène très soigné donne au film une certaine grâce . Peu de reproches à faire au niveau de la distribution ou Scarlett Johansson tire timidement son épingle du jeu. Mais le film à un sérieux problème. C’est très simple: il manque la passion. Beaucoup trop lisse, on ne rentre jamais véritablement dedans. De plus, se dégage l’impression que l’œuvre n’est pas fini. Comme si la peinture n’avait qu’une couche, il manque du relief au film . Alors ce n’est pas une croute mais il y avait moyen de faire mieux. A coup sur avec un pinceaux aussi fin si Webber avait utiliser une palette de couleurs plus intense sans lésiner sur l’épaisseur des couches, il aurait put, pourquoi pas, signer un chef d’œuvre.
Sa note :
(3)
Sa critique : « L’ami américain » est un thriller. Mais un thriller réalisé par Wim Wenders. Le film est donc imprégné de la patte du cinéaste allemand. Le rythme contemplatif est donc de sortit. Il y est propice aux interrogations des personnages. Wenders, comme souvent, travaille particulièrement leurs psychologie. Pour autant, le cinéaste, réussie à nous embarquer dans son histoire. Adapté d’un roman de Patricia Highsmith, on y suit Jonathan Zimmermann (Bruno Ganz, impeccable) condamner par une leucémie et qui se voit proposé par Tom Ripley (Dennis Hopper, convaincant ) une somme d’argent pour tuer un inconnu… Wim Wenders saisi, ici, la dimension fictionnelle du cinéma, pour réaliser un film à suspense de bonne facture. Si l’œuvre n’est pas majeure pour l’auteur de bijoux comme « Paris, Texas » ou « Les ailes du désir », le film se suit avec un certain intérêt. Enfin, pour un temps, car revers de la médaille du contemplatif qui permet à Wenders de creuser ses personnages, les longueurs qui se multiplie au fur et à mesure que le film avance. Dommage, car au passage le réalisateur allemand parvient à traiter un thème qui lui est cher, les relations humaines en particulier celles de l’amitié. D’ailleurs le long-métrage regorge d’amis de Wenders, américain ou non. On retrouve ainsi ,entre autres, Nicholas Ray ou Jean Eustache. Touchant et intéressant, parfois beau mais pas assez intense, L’ami américain ravira le fan de Wenders, tout en rebutant le novice.
Sa note :
(1)
Sa critique : En 1981, avec « La chèvre » Francis Veber entame une série de trois films basé sur un Buddy movie composé de Pierre Richard (le gaffeur étourdis) et de Gérard Depardieu (la brute). « Les fugitifs » referme cette collaboration de piètre manière. L’auteur du « Diner de con » pouvait compter pour le premier opus sur une démonstration efficace de comique burlesque. "Les compères" (1983) avait déjà sérieusement ébranler l'édifice. En effet, « Les fugitifs » est une sorte de vide ordure de la comédie Veberienne. On y suit fastidieusement les dégats causés par François Pigon, personnage crée par Veber et utiliser par ce dernier de nombreuses fois. Si le film est contestable c’est qu’il est révélateur des limites du cinéma de Veber. En misant tout sur le Buddy-movie et la garantis de rendre joyeux ses spectateurs, Veber prend non seulement de gros risques mais s’expose dans le même temps. Ici, vide scénaristique et platitude de la mise en scène ne font qu’un. Alors certes, on ne regarde pas un Veber comme un Woody Allen et encore moins comme un Tarkovski. Pour autant on ne peut être indulgent devant le peu d’originalité des gags et des effets mélos. Face à l’inefficacité d’un Buddy movie en petite forme, le spectateur qui voit ici s’écrouler totalement et lamentablement l’édifice Veberien prendra ses jambes à son coup, et lui aussi fuira.
De Ari Folman
Avec Ari Folman, Ori Sivan
Film américain,suisse,belge,australien,finlandais,français,israélien,allemand - Animation
Sa note :
(5)
Sa critique : Etrangement oublié du palmarès du festival de Cannes (2008), Valse avec Bachir est une œuvre singulière et surtout très personnel pour son réalisateur Ari Folman. Israélien, il a participé à 17 ans à la guerre du Liban dans les années 80’s. Sorte de psychanalyse, Ari Folman nous plonges dans sa mémoire, mêlant récits au présent et souvenirs. Pour cela, le cinéaste à choisit les traits de l’animation. Non seulement, l’image au graphisme soigné est un model de beauté formelle mais en plus sa vision permet constamment de jouer sur la frontière du réel/irréel (rêve/cauchemars). Avec sa musique obsédante et élégiaque, on ne peut être que bouleversé par l’introspection mené par Ari Folman. Ce dernier y montre et ce n’est pas une première mondiale l’absurdité de la guerre. Ou il fait mieux que beaucoup, c’est dans sa description des effets de la guerre sur l’homme. Les sombres instincts qu’elle éveille, la folie qu’elle suscite, l’illusion d’irréalité qu’elle dégagé et surtout la peur qu’elle procure. Par cette aspect là, Ari Folman va encore plus loin que son devoir de mémoire sur le conflit Libanais. Au fur et à mesure, de l’avancée du film, la prise de conscience du spectateur certainement déjà touché est indéniable, l’horreur était bien réelle. En ce sens, les dernières images abandonnant le graphisme de l'animation achèvent par un séisme cette prise de consciences fait à coups de secousses..
De Fred Cavayé
Avec Gilles Lellouche, Roschdy Zem
Film français - Policier
Sa note :
(1)
Sa critique : Deuxième film de Fred Cavayé A bout portant est un thriller décevant. Obnubiler par le rythme (frénétique) le réalisateur de « Pour elle » combine mouvements de caméra et montage survolté. Premièrement et même si c’est un parti pris (le rythme, encore lui !) l’introduction parait bien légère. Jusque là rien de grave, juste un regret. Mais la déception va suivre. Cavayé adopte un style privilégiant le réel. Ainsi alors que la carte du réalisme est joué le film sombre dans l’invraisemblable. En effet, coïncidences avantageuses (personnages qui arrivent au bon moment…) et improbabilité (Gille Lellouche et ses sauts de Yamakasi…) deviennent vite la drogue d’un film accroc à son rythme. A bout l’histoire finit par une overdose. Finalement la qualité du film est peut être là ou on ne l’attend pas, elle se nomme Gille Lellouche. Pour son premier role majeur l’acteur y est crédible ce qui malheureusement n’est pas le cas de l’ensemble.
De Fritz Lang
Avec Brigitte Helm, Alfred Abel
Film allemand - Fantastique
Bande-annonce | Séances (4)
Sa note :
(3)
Sa critique : Inutile de présenter l’une des œuvres les plus connu du cinéma muet et du mouvement expressionniste. Metropolis bien que datant de 1927 conserve un propos intelligent et en avance sur son temps. Plongé dans une société ou la masse subie le progrès, Lang imprègne son film d’une vision politique stimulante. On appréciera la démesure des décors, du nombre de figurants ahurissant (36000), l’atmosphère de lutte des classes et plus généralement la réalisation. En revanche, on reprochera une description du fonctionnement de la société un peu trop floue.. Il est vrai que l’œuvre n’a pas été conservé dans son intégralité. Ici c’est la version de deux heures que j’ai vu. De fait, malgré quelques longueurs on émettra paradoxalement une certaine réserve. Réserve qu’on portera également sur la fin. En effet, comme solution aux conflit des classes, Lang propose une morale naïve. On ne peut se détacher de l’ambigüité qui s’en dégage. Doit on en rire ? Peut-être pas, ne serais que par la qualité d’ensemble du film qui , elle, est clair.

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