Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 45 résultats
De Michelangelo Antonioni
Avec Vanessa Redgrave, David Hemmings
Film britannique - Drame
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3)
Sa critique : Sur le papier, ce film a tout pour lui. Un réalisateur au nom déjà fort auguste puisque deux ans auparavant paraissait L´éclipse et en 1960 avait réalisé L´Avventura, la musique de Herbie Hancock, un scénario inspiré par une nouvelle de Cortazar et avec pour acteurs principaux David Hemmings accompagné de Vanessa Redgrave. Malheureusement, si la trame est novatrice, elle s´éternise et le rythme s´essouffle peu à peu. L´esthétique, quant à elle, est pour le moins commune ce qui est décevant pour un film ayant pour sujet la photographie. En dépit de ces quelques défauts, ce film est loin d´être minimaliste. Le rapport entre la réalité et líllusion est d´ailleurs magnifiquement entretenu. Il ne s´agit pas de dire que la réalité et l´illusion sont de mêmes nature mais plutôt d´installer undispositif prouvant que le regardseul ne suffit pas. Si tout ne semble pas évident, on voit aisément -en le voyant une deuxième fois- des signes nous aiguillonnant dans cette intrigue qui ne s´offre pas d´elle-même.
De Abbas Kiarostami
Avec Homayoun Ershadi, Ahdolrahman Bagheri
Film iranien - Comédie dramatique
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Quel film et quel réalisateur ! S´il est un piètre photographe, il n´en est pas moins un excellent cinéaste et "Le goût de la cerise" en est une des nombreuses preuves. Au premier abord on se confronte a un film dépouillé, un peu monotone, soulevant des questions métaphysiques et éthiques vues et revues et même si l´acteur qui endosse le rôle principal est incontestablement doué, le film semble traîner en longueur. Puis vient ce dénouement où Badii s´allonge dans ce trou et attend suivi dún écran noir. On reste sur cette fin d´autant plus surprenante que la séquence suivante montre Kiarostami annoncant la fin du tournage. Ce qui rend ce film si exceptionnel, en plus de la plastique de l´oeuvre qui est digne d´éloge, c´est le fond. L´histoire se déroule en Iran et des thèmes aussi controversés que le suicide ( et donc le tort des religieux de blâmer cet acte) ou encore le rapport salaire-travail, dont l´iniquité est accentuée par ces vendeurs d´ouvriers que l´on voit au début du film. Un film surprenant qui mérite sans conteste sa palme d´or mais qui aurait peut-être gagné a être plus éclairci.
De Martin Scorsese
Avec Robert De Niro, Jodie Foster
Film américain - Drame
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Le thème de l'homme lâché dans le gigantisme des constructions urbaines, abandonné de tous en commençant par Dieu, est au centre de Taxi driver et se présente comme un leitmotiv de toute l'oeuvre de Scorsese. Travis, interprété par l'incroyable De Niro, revient de la guerre du Viet Nam et travaille désormais en tant que taxi de nuit dans des quartiers mal famés. C'est un personnage aphasique, qui ne fait que bafouiller de vagues paroles quand les autres chauffeurs tentent de dialoguer avec lui. La voix-off en contrepoin permet de livrer les messages aux spectateurs. Ce film a une véritable portée métaphysique puisqu'il postule qu'une personne ayant été traumatisée par la violence la garde en lui et ne demande qu'à l'exprimer. Ce milieu est propice à le faire évoluer dans ce sens et dès qu'il s'emparera d'une noble cause, il ne la lâchera plus. Le sens du détail, la précision des gestes; la tension du jeu et des interprétations contribuent au remarquable de ce film qui est certainement un des plus grands de Scorsese.
De Wong Kar-Wai
Avec Tony Leung Chiu Wai, Maggie Cheung
Film chinois,français,hong-kongais - Romance
Sa note :
(4)
Sa critique : Un film d'une pudeur, d'un raffinement esthétique et sentimental, d'une acuité boulversante. Tony Leung est exceptionnel dans son rôle et maîtrise totalement sa performance. Il mérite largement le prix qu'on lui a décerné à Cannes. Maggie Cheung qui, si elle n'est pas vraiment séduisante, reste cependant fidèle à la volonté du film dans sa recherche de la pureté sentimentale. Au final, si la trame pourrait être facilement assimilé au mélodrame moyen, il s'agit bel et bien d'une description concise et charmante d'un amour platonique qui ne pourra jamais naître. Il m'a été impossible de rester insensible aux infortunes de ce timide amoureux. Véritablement beau.
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Ce film est une déception. Après avoir visionné de manière enthousiaste In the mood for love d'une beauté et d'une pudeur magnifique, je me retrouve avec un satyre en mal d'amour écrivant des bribes de sa vie amoureuse. Quelle piètre idée et quelle piètre réalisation ! Une bande-son insoutenable, des actrices hideuses, une action statique versant vite dans la caricature sentimentale et sans jamais explorer les ressentis profonds du protagoniste. L'esthétique flamboie mais cela ne sauvera pas ce film qui est à ranger parmi les films désillusionnant. Non, Wong Kar-Wai n'est pas le génie qu'on s'accorde à dire, il est certes professionnel mais n'a aucun sens de la mise en scène ni aucun sens de l'écriture scénaristique. Toutefois, on se laisse prendre peu à peu, même s'il est indéniable que cela traîne en longueur et que le réalisateur en fait des tonnes, dans les vicissitudes amoureuses de ce protagoniste attachant par sa fragilité.
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Cassavetes est un génie à mes yeux, un des plus grands réalisateurs de l'histoire du cinéma et cela ne souffre d'aucunes contestations. Mais honnêtement ce film est très décevant. Gena Rowlands est, certes, très belle, impitoyable et rude. Néanmoins l'histoire ne prend pas et le film semble tourner en rond. De surcroît l'histoire d'un orphelin portoricain n'est que moyennement intéressante. Les dialogues sont futiles. L'esthétique et le cadrage reste cependant d'un très haut niveau, je pense notamment à l'ouverture assez bien rendue bien que peu illustre. Le dénouement es l'archétype de ces happy end américains insupportables... Quand on connait les premières productions de Cassavetes, ce film à de quoi dépiter.
Sa note :
(4)
Sa critique : Il s'agit d'un film qui m'a pris immédiatement. La manière de filmer haute, dans de longs corridors donnant une impression presque labyrinthique nous entraîne au coeur de cette affaire meurtrière. Les différentes histoires, relativement intéressantes, de chaque personnages s'entremêlaient avec une intelligence devenue rare dans le cinéma d'aujourd'hui. Ce film, malgré son sujet atypique, est crédible avec une ambiance étudiante parfaitement rendue et une photographie sublime ! J'avais l'impression de voir du Dijkstra en mouvement, quel ravissement pour les yeux ! Le dénouement est bien trouvé et nous épargne une fin à l'américaine moralisatrice. Surtout qu'il n'est pas nécessaire de nous montrer ce qui va se passer après, toutes personnes dotées d'une intelligence moyenne le devine. J'ai apprécié ce film autant parce que j'avais l'impression de participer aux évènements que parce que l'atmosphère et le rythme était posé. On peut néanmoins reprocher l'utilisation vraiment inutile du ralenti dans certaines scènes, le rythme est déjà assez lent. Une grande réussite !
De Alfred Hitchcock
Avec James Stewart, Doris Day
Film américain - Thriller
Sa note :
(1)
Sa critique : Décidément, je ne comprendrais jamais les thuriféraires de Hitchcock. Ce film n'a vraiment rien pour lui. Doris Day est excédante que ce soit par sa voix de crécelle ou par son jeu surfait, gras et sans aucune implication. James Stewart égal à lui-même, sans briller, un peu atone, le regard perdu, dépassé par les évènements mais qui court après. Une intrigue complètement factice avec un final aussi bien absurde que mal filmé (le coup du revolver sui sort de quelques millimètres à chaque seconde c'est d'un commun...). Des trahisons, un suspense qui ne prend pas, une esthétique qu'on peut qualifier de lamentable tant les couleurs pâles. Un film dénué d'intérêt qui ne mène nulle part. Mais puisque le style d'Hitchcock est de rester à la surface sans jamais contribuer à autre chose qu'à développer son intrigue étriquée, comment lui reprocher ce manque évident de professionalisme ?
De Terrence Malick
Avec Richard Gere, Brooke Adams
Film américain - Drame
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4)
Sa critique : Les moissons du ciel est, à mon sens, ce que l'on peut appeler un film réussi. La trame y est originale, les acteurs relativement doués ( voir Richard Gere aussi jeune m'a fait un drôle d'effet), l'esthétique est très belle et s'illustre notamment par un cadrage presque pictural, des plans majestueux avec une précision presque à l'égale de certaines photographies macro. L'histoire amoureuse est filmée avec une grande pudeur, la caméra alternant entre la vision du mari et celle de Bill nous laissant ainsi dans la perplexité la plus totale, et tant mieux, c'est un gage d'objectivité. Je mettrais néanmoins une réserve sur le choix de la bande-son (que vient faire Saint-Saëns ici ? ) et sur la voix off enfantine qui ne s'accordait pas du tout à la gravité de la situation. Mais en dépit de ces défauts, Les moissons du ciel est un film réellement beau esthétiquement et sentimentalement (bien que parfois on frôle la caricature).
De Jean-Luc Godard
Avec Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg
Film français - Policier
Sa note :
(5)
Sa critique : Que dire quand on voit un tel chef-d'oeuvre aussi chargé d'histoire et aussi beau ? Il est assez désolant de voir des spectateurs critiquer A bout de soufle à cause d'erreurs de raccord ou autres. Il ne s'agit pas là de fautes mais de figures de style qui vont embraser toute l'Europe dès les années 60. Le couple Belmondo (qui signe là, la seule prestation à la hauteur de sa réputation) Seberg est bouleversant. Un modèle esthétique novateur qui met une claque à tout ce cinéma classique bourré des plus immondes clichés, de traditions ridcules et d'acteurs tous aussi insipides les uns que les autres. Ce film a ouvert la voie au cinéma, il est plus fondateur qu'aucun autre. Bertolucci, Cassavetes, Forman, Pasolini, Wideberg, Scorsese, Fassbinder, Tanner et même Trier en ont tiré toutes les subtilités de leur cinéma respectif. Ce film a eu l'effet d'une bombe, anéantissant toutes ces médiocres productions hollywoodiennes, quiconque s'y frotte s'y perd tant la beauté, le réalisme et les plans nous prennent à la gorge (même les acteurs puisque Jean Seberg finira bien tragiquement et Belmondo se ridiculisera film après film). Ce film est la preuve que le cinéma est un art. Un film que seuls les vrais amateurs de cinéma comprendront et apprendront à aimer.

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