Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 170 résultats
Sa note :
(4,5)
Sa critique : "Hangover Square" pourrait n'être qu'un simple film noir pur jus et de facture plutôt classique. Mais les choses en sont jamais simples et si la réalisation ne brille, ni de démérite pas face à ses contemporains, c'est l'interprétation qui fascinera le spectateur. Dernier film de Laird Cregar, acteur montant doté d'un physique impressionant et d'une "gueule" comme seul l'Hollywood de la grande époque savait nous proposer, mort bien jeune mais partant sur une note magistrale. Il campe avec un brio absolu ce compositeur talentueux mais perdu, embourbé dans sa démence passagére qui le mute en Mr. Hyde éructant, exhorbité, abêti, et son vice incarné par la traditionnelle femme fatale (Linda Darnell). Sa descente aux Enfers est, film noir oblige, inévitable mais non sans une pointe d'intelligence et de subtilité grâce au contraste offert par son mentor, Sir Middleton, et sa fille, sorte de bouée de sauvetage à laquelle notre réplique de Dr. Jekyll n'arrivera pas vraiment à s'agripper, et au chassé-croisé qui l'oppose au médecin (G. Sanders toujours aussi génial) qui le voit tel qu'il est réellement... Le tout est emporté par une bande son son grandiose composé par le célèbre B. Herrmann qui contribue largement à installé une ambiance aussi macabre que le concerto qui voit partir dans un tourbillon de flammes les derniers instats du film. Un film dont le seul défaut est de manquer un peu de folie mais qui s'impose comme un classique du genre.
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Tout le probleme avec les films d'horreur, c'est que le pitch est aguicheur, mais que le reste est loin d'en valoir le coup... "The Devil's Rock", film de genre néozélandais, nous propose un huis clos fantasmagorique sur fond de D-Day avec une photographie classieuse et des acteurs qui méritent leur titre. Les moyens sont suffisants pour que l'ensemble soit réaliste, ce qui est plutot rare pour ce type de production, mais jouissant de l'appuis et du savoir faire de la boite d'effets visuels de môssieur "Le seigneur des anneaux" Jackson, c'est plutôt normal. Tout commence même assez bien, la tension entame sont ascension, l'ont attend de pouvoir plonger dans l'horreur, mais malheureusement, cela n'arrive pas. Tel un soufflet au fromage râté, l'intrigue se prend les pieds dans le tapis et révèle l'inexistence de scénario, mais surtout, d'intensité. Pour être clair, c'est ultra-convenu (l'ersatz de rebondissement, à savoir, le but de colonel nazi, ne surprend personne) et sans aucun intérêt (et un happy end qu'on voit à 2 km, un !). Regarder ce film, c'est comme tomber sur un documentaire sur la peche au brochet dans le Berry : somni (fait, ni à) faire...
De Djamel Bensalah
Avec Booder, Issa Doumbia
Film français - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : D. Bensalah avait déjà commis des productions ("films" serait trop honorable) aussi mal réalisés que ridicules, mais avec "Beur sur..." il touche définitivement le fond. Le box office ne mentant pas puisqu'il n'a même pas réussi à traîner grand monde au nom du soi-disant message sociale de tolérance. Un message qui doit commencer à en gonfler beaucoup d'ailleurs... Le pitch de départ étant indigeste et affligeant de naïveté, il ne pouvait s'adresser qu'aux bobos des beaux quartiers de Paris, ceux qui prônent l'égalité et de meilleurs conditions de vie pour les habitants de banlieues difficiles, ceux qui pensent savoir à quoi cela ressemble alors qu'ils n'y ont jamais mit les pieds, ceux qui ne voient que les flics blancs de la rive gauche car si jamais ils foutaient un orteil dans le "9-3", ils se rendraient compte qu'il y a beaucoup de diversité dans les forces de police de ce charmant département. A croire que D. Bensalah n'y a jamais mis les pieds non plus... Ah oui, c'est vrai ! Il est trop occupé à véhiculer ses messages de propagande mondialiste, au service du gros capital, pour obtenir sa mansarde du coté de St Germain (près de ses maîtres) et son hochet de l'Ordre des Arts et des Lettres (alors que tous ses films sont considérés comme des navets ! XD). Il se moque peut-être de la police, il se moque peut-être des habitants des coins pourris de la capitale, mais on ne voit pas vraiment où il veut en venir au final ! Les gags étant au-delà de la Stupidité (attention à la majuscule) et servis par l'empereur du tue-l'humour : Booder, l'auto-proclamé comique dont seul le physique quasimodien fait esquisser un sourire... Sandrine Kimberlain est ici au même titre que tous les autres "guests", à savoir : se faire mousser sur un ersatz de sujet de société, ça fait toujours sympa de dire qu'on est contre la discrimination même si on ne serrerait pas la main à un prolo maghrébin ! Aussi inexpressive que dans ces autres "films", elle est ici à l'image d'elle même : plus que sur-estimée. Pour le reste, c'est un amalgame infâme et indigeste de pseudo-gags éculés (restons polis), oscillant entre l'aberrant et l'hystérique, les couleurs crades et dopées au colorants de synthèse de la photographie renforçant le mal de crâne. On ne rit pas un seul instant tant l'on est consterné par cet étron qui fait passer "Le Baltringue" de Lagaff pour un chef d’œuvre digne d'être palmedorisé... J'en regrette les films de Max Pécas, c'est vous dire ! En tout cas, il est tant que l'on ré-apprene à faire de vrai films comique en France (marre des comédie aigre-douce déprimante ou des bouffonades débiles) et qu'on arrête les films communautaires que même les communautaristes ont trop honte d'aller voir...
De Oliver Parker
Avec Rowan Atkinson, Gillian Anderson
Film français,américain,britannique - Comédie
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Un film pour les amateurs de Mr. Bean. Rowan Atkinson reprend ici son rôle de 007 ampoulé et pédant, tellement qu'il gaffe à chaque pas. Alors, certes, c'est plus conventionel que le premier (qui est cultissime, osons le dire), notamment d'un point de vue scénaristique, et moins fou aussi, mais le plaisir est rendez-vous. Tout comme les stars : Gilliang Anderson reprend son rôle de cadre frigide et carthésienne, Dominic West son rôle de salaud, Rosamund Pike de scientifique distante mais qui n'en pense pas moins... Des rôles qui leur vont plutôt bien. Et si l'enchainement de gags et situations potaches ne dérideront pas les intellos de la bobine, les autres, familles en tout premier lieu devraient y trouver le compte.
De Steven Soderbergh
Avec Marion Cotillard, Matt Damon
Film émirati,américain - Drame
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4)
Sa critique : Les films sur les épidemies ne sont pas nombreux. La plupart passe sur M6 le vendredi soir et sont les mêmes qui remplissent les bacs de DVD à 1 euro dans les supermarchés. Le seul qui vaille le coup d'oeil, c'est "Alerte", pas trop mal et il commence à dater. Aussi, avec la pandémie surfaite, superficielle et superfaitatoire de H1N1 et la psychose qui en résultat, un film sur le sujet était logiquement attendu. "Contagion" se propose de nous montrer une crise de ce type du début jusqu'à la fin. L'ensemble est très soigné et l'on a droit à tous les points de vue et de tous les maillons de la chaine : familles, médecin généraliste et spécialistes, journaliste, directeur du service de crise... Une vision globale qui permet de ne pas prendre parti et de voir que les difficultés rencontrées en ce cas ne sont pas toujours celles auxquelles on pourrait penser. Tout est filmé de maniére propre, clinique, voir même scolaire. A tel point que l'on a plus l'impression de voir un documentaire qu'un film. Ce qui ne plaira pas à tout le monde, mais le seul soucis est, à mon sens, le rôle de notre Marion Cotillard qui ne sert strictement à rien, ne méne à rien et pour lequel on n'a même pas de fin ! Et vu comme s'est filmé, on se demande si le réal ne l'a pas rajouté à la va-vite pour faire "valeur-ajoutée-nous-avons-Edith-Piaf-dans-le-film"... Mais en dehors de cela, les amateurs du genre passeront un bon moment, les autres trouveront cela beaucoup trop académique.
De Tom Six
Avec Dieter Laser, Ashley C. Williams
Film néerlandais - Epouvante-horreur
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Un film d'une lenteur affligeante qui débute sur une idée saugrenue et qui se termine en bain de sang et de merde granguignolesque. La prestation de Dieter Laser est digne d'un "direct to video", tout en exagération grotesque, et n'atteindra jamais le géniede ce qu'aurait pu être un mix entre le Dr. Folamour et Hannibla Lecter.D'un pure point de vue médical, l'opération est sans intérêt (tout comme le film) et réalisée avec les pieds ! Se documenter, prendre l'avis de spécialistes, ça aide parfois... En dehors d'un délire scatologique qui fera plus rire qu'il n'effrayera, il n'y a pas grand chose à tirer de cette production qui ne sera qu'auprès d'une petite minaurité déçue par l'arrêt de la saga des "Saw". Et encore...
De Larry Fessenden
Avec Connie Britton, Zach Gilford
Film américain,islandais - Epouvante-horreur
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Un "The Thing" croisé avec des morceaux de "Shinning" à la sauce "écolo ? Pourquoi pas. Et ce d'autant plus quand il y a Ron Perlman dedans ! Bah oui, mais voilà : n'est pas John Carpenter (le Maître) qui veut. Et si le pitch de départ est appétisant, il faut savoir que le scénario se résume à cela... étalé sur 1h40... Bref, c'est pas folichon et la tension ne monte jamais vraiment, dans la mesure où le réalisateur ne montre rien (mais vraiment rien du tout) et où aucune scéne d'action ne vient troubler cette "petite maison dans la toundra" où l'on s'ennuie ferme au bout d'une demi-heure. L'ami Perlman habituellement charismatique n'est ici qu'un vieux beauf habité par le démon de midi, partagé entre ses fuites urinaires et ses sempiternelles tirades anti-écolo. Tout un programme... Et le reste du casting n'arrange pas les choses, Connie Britton et James LeGros (un rescapé de "Ally McBeal"), avec leur amourette digne d'un feuilleton pour ado, frôlant la nullité crasse. Aussi, entre le scénario "ticket de métro", les dialogues plats et la mise en scéne pantouflarde, il n'y a pas grand chose à sauver, si ce n'est la fin qui condense en 3mn top chrono tout ce qu'il y avait à développer ici pour obtenir un bon divertissement, sorte de prélude à 2012. Un sacré gâchis, mais c'est une habitude dans le genre. Vous ai-je parlé des (rares) effets visuels ? Naaaan ! Je vous en ai suffisament dégouté...
De Michael Winterbottom
Avec Casey Affleck, Jessica Alba
Film canadien,suédois,américain,britannique - Thriller
Sa note :
(5)
Sa critique : Un thriller sans concession avec des couilles et un psychopathe de légende en 2011 ? Si, si, c'est possible ! C'est en tout cas le pari, risqué, du sieur Winterbottom qui nous livre ici un film noir comme on en fait plus et dont la seul faute de gout pourrait être qu'il soit en couleur... Mais la palme revient définitivement à Casey Affleck dont le brio mériterait bien plus que la reconnaissance populaire et critique (une statuette bien distribuée pour une fois...) et qui parvient à se hisser au sommet du panthéon aux cotés de ce cher Anthony "Hannibla Lecter" Hopkins. Son coté calculateur, son cynisme font en tout cas indéniablement penser au maitre et donne à ce petit adjoint au shérif, tout endimanché dans son costume de gentleman sudiste, une aura, une sorte de grandeur, au-delà du pourtant pas si anodin sociopathe. Et c'est sans nul doute ce qui fit peur aux censeurs et aux bonnes âmes bien-pensantes, cette sorte de légitimité aussi destructrice et suicidaire que rédemptrice. Les monstres sociaux sont les enfants de la société, un reflet pas si déformé qui renvoit aux pulsions les plus primitives de l'être humain. Pulsions issues d'un état de Nature et mises en exergue sous la pression de cette même société. Toute la maestria du réalisateur est d'ailleurs de laisser ce sujet plâner en toile de fond, sans jamais l'aborder de front, préférant se concentrer sur le triste spectacle, au combien réaliste, des conséquences de l'hypocrysie ambiante. L'image en est d'ailleurs très brut mais là encore, et c'est ce qui est le plus choquant, c'est que, pour une fois, un réalisteur montre la violence de manière réelle. Pas de gerbes de sang ou d'effets visuels, rien n'est ajouté pour distancer le spectateur de la brutalité, de la violence. Le spectateur est plus que témoin, il est également parti prenante de cette "tragi-comédie humaine", il l'a vit, étant à la fois juge, victime et bourreau. Un film brutalement vrai qui pose un état de fait sans chercher à jouer les moralisateurs, car c'est à chacun de remettre en question, vis-à-vis de soi-même, et non par rapport à un modèle prédéfini et bien souvent inaccessible. Un pur chef-d'oeuvre qui parsemé de quelques longueurs mais qui nous offre, en plus d'une réflexion cruciale, une vraie leçon de cinéma. Chapeau bas.
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Quel est le but ? Pendant deux heures, je me suis posé la même question. Travaillant dans un domaine (je ne peux en dire plus) qui m'amène à être confronté à des situations sordides (sexuelles ou non), je puis vous assurer que la règle d'or est de ne jamais prendre pour soit le vécu d'une autre personne. SURTOUT PAS ! Du sérieux, oui, mais pas d'implication personnelle. Toute démarche doit être purement professionnelle pour pouvoir réellement aider une personne en difficulté, ce qui implique de l'écoute, de la compassion mais tout en gardant une distance. C'est une mesure de précaution pour sauvegarder aussi la personne en difficulté que celui ou celle qui lui vient en aide. Cette règle d'or est en vigueur pour TOUS les professionnels des secteurs médicaux, judiciaires, sociaux... Aussi, jamais vous ne verrez des policiers agirent tel qu'on le voit dans ce produit qui relève plus du pornographique que de l'œuvre filmique. Quel est le but de ce déballage de faits divers glauques et violent, de cet étalage de chair et de larmes d'enfants, de ce convoi de cris, de vociférations, de violence de la part de ces flics aussi caricaturaux qu'on peut l'être (mention à Marina Fois qui est, comme d'habitude en dessous de tout dans le rôle de la psycho-rigide-sardonique et à Joey Starr qui ne joue, et très mal encore, que parce qu’il se tapait Maiwenn au moment du tournage et pour redorer son image de taré qui lui colle à la peau parce qu’il l'est quand même sacrément) ? Tout simplement les ambitions narcissiques d'une réalisatrice aussi arriviste que prétentieuse et qui joue avec le feu en se servant d'un sujet aussi sensible pour servir ses desseins. Maiwenn veut se faire un nom dans le milieu pour ne pas finir comme sa mère et elle à bien comprit qu'avec une bannière portant les mentions : intello, fille d'immigrés, sujet de société, pléthore de people, on vend n'importe quoi tout en passant pour une artiste engagée. Et donc respectable. Et donc intouchable. Et donc bankable (le but ultime en vérité...). C'est ainsi qu'elle avait vendu "Le bal des actrices", qui ne mérite même pas un mot à son sujet, et elle fait de même avec "Polisse". Là, elle va plus loin en exploitant la misère humaine comme une vulgaire mère maquerelle, mettant piteusement en scène des acteurs tout aussi putassiers et incapables d'enchainer deux mots sans être ridicules. Elle pousse la vulgarité à son paroxysme, enchainant les situations et les plans malsains, le tout sans cohérence, ni intelligence, dans le seul but de provoquer une réaction de dégout, de révolte chez le spectateur. Mais ce sentiment est fantoche, artificiel, de l'empathie aux colorants artificiels, puisqu'il oblige à être indigné contre une telle situation. Mais pour quelle finalité ? Avoir un sujet de conversation dans les diners mondains ou devant le rôti dominicalement familial ? Quelles clés de compréhension nous donne le film de Maiwenn ? Absolument aucune. Quelles solutions, quels débats cela entraine-t-il au final ? Rien. De la même manière que l'opuscule 'Indignez-vous" de Hessel se contente de survoler sans expliquer, ni pousser à la réflexion, "Polisse" ne sert que les intérêts personnels de son auteur. Et vu le sujet abordé, des intérêts tout aussi glauques en l'occurrence...
De Dany Boon
Avec Benoît Poelvoorde, Dany Boon
Film français,belge - Comédie
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Soyons clair : "Bienvenue chez les Ch'tis" est le pire étron comique français à avoir réussi un tel hold-up au box office. S'il n'y avait eu une campagne promo digne de la propagande hitlérienne pour le vendre à presque la moitié de nos compatriotes (ce mot me fait honte soudain...), il aurait fini dans une poubelle bien crade, un trou sans fond, la décharge à nanars pour les film qui dont il est humiliant de simplement prononcer le titre ! Un lieu immonde et dégueulasse à l'image de ses détritus et que vient de rejoindre "Rien à déclarer", un film qui surfe à peine sur la danyboonmania (cet acteur si sympathique...) et la stupidité du consommateur lambda. Mû par une méchanique tellement bien huilée qu'elle glisse sur ses propres poncifs éculés jusqu'à l'os, interprété par des troglodytes au charisme d'endive pour l'un et de babouin pour l'autre, affligé d'un script aussi pesant qu'une Guinness galoise au pays de la fraiche et légère blonde de la plaine (il vaut mieux pour aller avec la cuisine au graillon...), ce produit digne d'un repas surgelé micro-ondable tout prêt d'une sous-marque de hard-discounter est tellement artificiel, ininteressant et suranné, qu'il a trouvé le moyen de se vendre au cinoche et en DVD ! A croire que beaucoup de "camemberts" sont aussi cons que les belges de leurs blagues. Sigh...

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