Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 409 résultats
Sa note :
(3,5)
Sa critique : David LaChapelle délaisse un temps ses photos kitchs et consacre un docu sur les ‘gentils’ de South Central, ceux qui essaient d’apporter un peu de gaieté dans ce quartier hyper craignos de Los Angeles. A la base, Tommy, parrain d’un gang de clowns breakdancers et fondateur malgré lui d’un mouvement immense et désordonné. Entre autres, les rivaux du krump, sorte de danse tribale africaine sur fond de scènes de ménage hip-hop. Les deux clans parviennent à organiser une battle dans le Zenith local ; d’abord bon-enfant, l’ambiance vire bientôt à la controverse. Dans un tel décor, la violence, les rancœurs, la jalousie ne sont jamais très loin, et c’est souvent la foi en Dieu qui pousse les jeunes à s’en sortir. LaChapelle étonne par sa sobriété et son regard, distant mais juste. Certaines scènes peuvent choquer, une gosse qui joue avec des billets de banque, une autre qui agite frénétiquement ses atours, mais à l’évidence ces gars-là s’éclatent, oubliant dans leurs danses endiablés leur condition sordide. Utile et bienvenu.
De Michel Hazanavicius
Avec Jean Dujardin, Louise Monot
Film français - Comédie
Sa note :
(3,5)
Sa critique : La franchise prend de la bouteille, Hubert Bonisseur de la Bath est plus tarte que jamais, en décalage complet avec le décor, paysages, environnement studio et casting. Hazanavicius se permet quelques jolis effets de mise en scène, qui ne dépareraient pas dans un Austin Powers. Il y a du potentiel dans cet OSS 117, et on se prend à rêver à une suite puis une autre, et une autre encore. Bien-sûr cet humour, à fond dans l’improbable et l’interdit, ne ravira pas tout le monde. Enfin là quand même, il ne doit plus rester beaucoup de réfractaires.
Sa note :
(3)
Sa critique : Par rapport à Last days qu’il précède, ce deuxième volet de la « Death trilogy » est moins élitique, plus accessible, avec un réel travail narratif, qui mêle les destins condamnés d’élèves de tous bords en une unité de temps et de lieu. Fort à propos. Mais ne cherchez pas de motif, n’espérez pas l’enquête. Comme à son habitude, Van Sant vide son sujet de son contenu pour n’en garder que son esthétique de surface. C’est très beau certes. Mais il n’y a pas d’autre réflexion dans Elephant que celle de la lumière sur les vitres, de profondeur autre que celle de champ. Et offrir la palme d’or à un tel objet, aussi superbe soit-il, ne plaide pas en faveur du jury cannois. Les autres festivals ne s’y sont pas trompés d’ailleurs.
De Jacques Audiard
Avec Tahar Rahim, Niels Arestrup
Film italien,français - Policier
Bande-annonce | Séances (4)
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Hé bien, le voilà le chef d’œuvre du cinéma français. Celui qui tient la draguée haute aux meilleures réalisations du genre, toutes nations confondues. Audiard livre un récit brut, violent, dur comme la taule, libre et inventif dans sa mise en scène, dirigeant ses acteurs déjà brillants comme un maître d’orchestre. Précis, droit, impressionnant. Différents niveaux de lecture, du polar à la fable, un scénario cru et fouillé, où il faut dix à quinze minutes pour comprendre chaque scène, un final forcément un peu précipité, Un prophète n’est pas d’abord facile. Mais pour qui en a la force, quel envoûtement. Quelle richesse. Juste bravo.
De J. C. Chandor
Avec Kevin Spacey, Paul Bettany
Film américain - Drame
Bande-annonce | Séances (128)
Sa note :
(3)
Sa critique : MBS, stock-options, actifs toxiques, volatilité, projections, le jargon technique en laissera beaucoup sur la paille. Ajoutez-y un sens aigu de l’ellipse (pourquoi licencier l’expert risque ? quelle place tient Sarah Robertson ? que devient la banque à la fin ?) et vous obtenez un film à l’opacité rare. Peut-on aimer un film auquel on ne comprend rien ? Thriller économique de commande, Margin call retracerait la chute de Lehman Brothers, on doit le deviner au nom du patron. Personnellement je n’avais aucune idée du patronyme du boss de la banque disparue, heureusement qu’il y a les secrets de tournage Allociné. Et puis il y a ce ton neutre, attentif à ne surtout jamais prendre parti. On n’est pas aidés… Sauf par les acteurs, à peu près tous fantastiques. Et ça, ça fait passer le temps vite. Merci à eux.
De Gela Babluani
Avec Georges Babluani, Aurélien Recoing
Film français - Thriller
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Un polar d’ambiance, acteurs à gueules et superbe noir et blanc, qui réunit 13 ratés pour une joyeuse roulette russe collective. Non, pas joyeuse. Le film est court, n’explique pas grand-chose, nous abandonne à sa cynique crudité. Comme les personnages, n’espérez pas d’aide, chacun pour soi et il n’y a pas d’échappatoire. Pour son premier long, Gela Babluani s’en sort avec les honneurs. Son essai est sombre, kafkaïen, minimaliste, assez lent mais prenant. Dommage d’avoir autant négligé la direction des acteurs ; la présence c’est bien, un jeu juste c’est mieux.
De Dalton Trumbo
Avec Timothy Bottoms, Don 'Red' Barry
Film américain - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Attention, œuvre de scénariste – comprenez par là un budget dérisoire, des effets spéciaux inexistants, les frontières du théâtre ne sont plus très loin. Mais Dalton Trumbo en a là-dedans. Sa caméra alterne couleurs et n&b, mélange souvenirs réels et délire psychédélique, confronte la perception altérée du héros avec la vérité brute. C’est que Johnny n’est pas en forme : frappé par un obus pendant la guerre, il a perdu ses bras, ses jambes, ne contrôle plus que son cou. Et sa tête, c’est bien là son drame. Car les médecins autour de lui en sont convaincus, ses dommages cérébraux sont forcément irrémédiables. Coincé dans son corps, en proie à son imagination et à ses sens défaillants, il cherche à comprendre, ce qu’il lui est arrivé d’abord, ce qui l’attend ensuite. Un drame profond, étouffant, entièrement tourné vers sa cause : plaider l’euthanasie et enterrer les guerres. Avec le Vietnam en fond, on imagine la réaction du public à sa sortie. N’espérez pas vous en tirer plus facilement aujourd’hui.
De Matthew Vaughn
Avec Aaron Johnson, Nicolas Cage
Film britannique,américain - Action
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Vous n’avez jamais rêvé d’être un super-héros ? Moi non, mais apparemment c’est un sujet de fantasme chez les ados US. Sur le mode « vas-y fonce, oublie que t’as aucune chance », Kick-ass nous raconte comment un average teen a su écouter sa voix intérieure et devenir quelqu’un. Bon, ça c’est le pitch, après tout n’est que bastons, farce, comics, très blood-friendly mais sans alcool ni drogue, faudrait pas que jeunesse glisse. Les chorégraphies sont de toute beauté, l’histoire se tient à peu près, on range le cerveau dans le placard et on se laisse aller. Attention : tolérance au jeunisme fortement recommandée.
De Rachid Bouchareb
Avec Jamel Debbouze, Samy Naceri
Film français,algérien,belge,marocain - Guerre
Sa note :
(3)
Sa critique : Lé démarche est utile, l’intention louable, la cible ambitieuse. La sortie d’Indigènes a beaucoup fait parler, débats télévisés, tribunes des grands quotidiens, dossiers, enquêtes, conférences, projets de lois, festival de Cannes. L’enjeu est vaste, les moyens sont présents ; il ne reste plus qu’à creuser la démonstration. Car à trop appuyer le point de vue outré des harkis, on se lasse vite des personnages – d’autant que la plupart des palmés acteurs surjoue. Si on les suit, la fierté arabe semble toujours le moteur qui guide et aveugle. Etait-ce aussi simple ? Charge réductrice et passionnée déguisée en grande fresque populaire, analyse peu subtile mais le cœur gros comme ça, ce film ne renversera pas les avis, mais au moins peut se targuer d’avoir déterré la polémique. C’est toujours ça de pris.
De Vincent Dawn
Avec Margit Evelyn Newton, F. Garfeeld
Film espagnol,italien - Epouvante-horreur
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Comment pénétrer une dangereuse jungle papoue ? Une seule solution, nous enseigne la courageuse Lia : montrer ses nichons. Et la voilà qui joint le geste à la parole. Serait-ce le plus mauvais film d’horreur de l’histoire ? Derrière le pseudo anglo-mystérieux Vincent Dawn se cache Bruno Mattei, pape du zéro cinématographique et filou hors-pair. Un rapide tour sur Wikipedia nous apprend que Virus Cannibale est truffé de scènes volées à La vallée (Barbet Schroeder, 1972) : probablement ces multiples interludes animaliers, aussi pertinents qu’un tutu dans un péplum. Les zombies ? Des figurants maquillés au talc, qui mâchouillent des bouts de bidoche faisandée en retenant un fou rire. Tellement amorphes qu’ils n’inquiéteraient pas un koala au réveil. Les héros ? Outre l’enthousiaste bimbo de service, un caméraman charismatique comme un poulpe doublé d’un quatuor de charlots en uniforme, qui roulent dans un Land Rover immatriculé à Paris. Le vrai maître à bord visiblement est l’analyste comptable : scènes d’action (ou ce qui s’en approche) repassées en boucles, acteurs multi-rôles, aspect global cheapissime. A ce niveau de totale nullité, on pose le crayon et on applaudit. -4,5/5.

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