Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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De Philippe de Chauveron
Avec Elie Semoun, Joséphine de Meaux
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(0,5)
Sa critique : L’élève Ducobu, comme nous l’explique le générique qui frise le génie au même titre qu’un Arrête de ramer, t’attaques la falaise, on sent immédiatement un vent de bouffée nostalgique qui imprègne la pellicule, filmant ses salles de classes avec une nostalgie qui privilégie l’esthétique tévéfilm deluxe. Chez les jeunes, ils s’y retrouveront parce qu’ils verront un glandeur comme ils ont toujours rêvé de l’être, et chez les vieux, peut-être trouveront-ils une fibre nostalgique pour une petite tricherie qu’ils auront commise pendant leur enfance. Mais hélas, le spectateur n’est pas dupe. Devant une adaptation de bédé aussi paresseuse, dur de se retenir de bailler à de nombreuses reprises, tant il semble évident qu’à tous les instants, le film se fout d’avoir un public ou non. Il enchaîne les gags comme le ferait la bande dessinée, avec simplement des transitions entre chaque page du storyboard, qui doit être une compilation des premiers tomes de l’Elève Ducobu. C’est le degré zéro de la subtilité, un espèce d’humour gras et infantile étalé sur une longue tartine sans la moindre finesse, telle une couche de nutella d’un centimètre d’épaisseur. C’est l’adaptation franchouillarde, la comédie molle, le divertissement boursouflé et malléable que l’on peut proposer partout à n’importe quelle heure à n’importe qui sans risquer de blesser avec des côtés saillants. Je ne sais pas très bien pour vous, mais moi, ça m’étouffe.
Sa note :
(4)
Sa critique : Ce qui surprend avec ce film, c’est son souffle de fraîcheur. Vraiment, si le film insiste sur des détails jouissifs (devenant par cette voie un vrai plaisir cinématographique), il garde une trame de fond vraiment passionnante, avec une héroïne qui ne parle pratiquement jamais (ses actes sont bien plus éloquents). En termes de violence, le film choque par son usage démesuré de la violence, qui tourne parfois au grotesque (le viol de Scorpion par une bande de 4 moines portant des collants sur le visage) sans pour autant perdre son impact dramatique. Mais si il commence sur des bases barbares, il vire sur un féminisme tout aussi brutal, mais lui magnifié par de pures séquences oniriques des trips visuels de folies qui séduisent immédiatement les spectateurs. Iconique, violent, mais aussi profondément touchant sur les enjeux humains, Elle s’appelait Scorpion est un drame tantôt jubilatoire, tantôt atroce , magnifique dans sa définition de la vengeance (soit jubilatoire pour certaines personnes, soit bien plus froide et atroce (l’assaut final donné par Scorpion)). Un chef d’œuvre du cinéma bis, rien de moins !
De George Tillman Jr.
Avec Jamal Woolard, Derek Luke
Film américain - Biopic
Sa note :
(2)
Sa critique : Certes, c'est un biopic, je ne taperai donc pas trop sur le fond (l'histoire ressemble vraiment à nombre de films de gangsters avec ascension et décrépitude). La forme reste elle assez quelconque, la mise en scène tentant le ton documentaire avec la caméra à l'épaule. Bien qu'on illustre le personnage de Notorious Big, le tout reste assez classique, et n'apporte aucune originalité. Enfin, chose non négligeable et totalement personnelle : je n'aime pas le rap, le funk et toutes ces chansons où on parle par dessus de la musique. Alors, le film faisant son pain là dessus, j'ai pas accroché. Un biopic sans originalité de mon point de vue.
De Les Mayfield
Avec Martin Lawrence, Peter Greene
Film américain - Policier
Sa note :
(1)
Sa critique : Tel Rush hour sans scène d'action osée, Flic de haut vol est une comédie lambda inoffensive où Martin Lawrence fait des blagues à gogo dans un style "humour cool" en espérant nous dérider. Et d'enchaîner pendant tout le film sur des comiques de situation ou de dialogues, où le petit truand en fait des tonnes pour embrouiller ses collègues flics (qui sont tous assez stupides pour se laisser berner). Ne donnant rien de neuf et absolument rien de drôle, Flic de haut vol est une comédie policière poussive, pétrie de clichés et baignée dans le politiquement correct, ce qui ne pardonne pas.
De Mark Rosman
Avec Kate McNeil, Eileen Davidson
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(4)
Sa critique : The House on Sorority row est un excellent slasher, qui cumule une forme technique travaillée (De Palma a fortement influencé le réalisateur, et ça se ressent : on croirait retrouver Carrie) et un scénario ludique, ne nous dévoilant son tueur qu'en dernier acte. Si les mises à mort rappellent un peu trop Vendredi 13 (à l'époque c'était obligatoire dans le code du slasher), quelques clins d'oeil à Hitchcock (je ne ferai pas l'insulte de citer les plans flagrants) et une bonne présentation de chaque personnage nous assurent un spectacle prenant qui nous divertira jusqu'au bout. Son remake étant lui aussi de bonne tenue (bien que plus divertissant), voilà deux films qui rempliront bien nos soirées. De haute volée !
De Glen Morgan
Avec Michelle Trachtenberg, Mary Elizabeth Winstead
Film américain,canadien - Epouvante-horreur
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Je n'ai pas vu l'original, donc je le surévalue peut être un peu (la même note que Black swan quand même), mais ce film est un remake comparable à ce qu'est La maison de cire de Collet Serra : un putain de slasher vénère respectueux de ses personnages (leur caractérisation très eighties est un régal, et l'enfance particulièrement dure du tueur est touchante dans son extrémisme), assez travaillé techniquement (les couleurs sont un régal pour les yeux) et possédant tous les éléments de ce qui fait un bon film de psychopathe (la genèse du tueur, des meurtres craspecs bien filmés et une ambiance huis clos totalement organisée autour de notre plaisir). Le gore est d'ailleurs plutôt bien géré, passant par des détails brefs mais piquants (principale mutilation : l'énucléation ! Miam !). En gros, c'est la pure série B un poil racoleuse mais généreuse qui comblera une belle soirée enneigée.
Sa note :
(3)
Sa critique : Une sorte de petit remake sympa de 2000 maniacs, avec un esprit plus tourné vers l'humour (les jeunes régressifs sont particulièrement gratinés) et le gore potache. Un humour paysan vient relever tout ça (avec un Englund en forme) et on obtient un petit film rigolo, qui rend hommage au modèle en apportant une touche de divertissement qu'on ne négligera pas.
De Bruno Mattei
Avec Ottaviano Dell'Acqua, Massimo Vanni
Film italien - Epouvante-horreur
Sa note :
(1)
Sa critique : Les rats de manhattan est un post apo cheapos (l'intro nous montrant des images de désert en nous annonçant la destruction du monde est édifiante) avec un pitch bancal (des rats carnivores aux yeux rouges mangent les survivants) et des acteurs pathétiques. Des tas d'éléments pouvant faire un bon nanar, mais ici, la prétention de Bruno Mattéi est un peu trop grande. Le twist final est en revanche la promesse d'un immense éclat de rire pendant tout le générique. Inoubliable.
Sa note :
(4)
Sa critique : Ce film est un parfait exemple de ce qu'est le biopic. Ce n'est absolument pas un film d'horreur qui cherche à surprendre ou divertir, c'est un biopic. L'histoire d'un homme, certes adaptée par le scénariste, mais assez proche de la réalité quand même. Les acteurs cherchent à coller au réel, et Mark Holton est à ce titre plutôt bon dans son interprétation du personnage. On ne cherche pas à nous racoler (pour preuve : pas un seul plan gore), mais à nous faire vivre le quotidien de John Wayne Gacy avec ses réactions, son caractère. Comme dans l'excellent Ed Gein, portrait d'un boucher, le fait divers prévaut sur la débauche d'hémoglobine. A ce titre, le film se révèle intéressant sur plusieurs tableaux. Encore faut il être ouvert à ce qu'il dit...
De Tobe Hooper
Avec Angela Bettis, Brent Roam
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(2)
Sa critique : Je veux bien croire que le budget modeste a du être contraignant. Mais même avec ça, je ne vois guère plus qu'un petit film d'horreur, fait pour nous distraire tant bien que mal, avec quelques fulgurances gores bien senties et des idées bancales à souhait qui n'ont cependant pas le jouissif désiré. Des acteurs sympas, mais plus je vois du Tobe Hooper récent, moins j'y crois. Dommage que Spielberg l'ait laissé tombé, mais je vais bientôt faire de même si ça continue...

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