Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 151 résultats
De Darren Aronofsky
Avec Natalie Portman, Mila Kunis
Film américain - Drame
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Black Swan est un thriller fantastique américain réalisé par Darren Aronofsky en 2010.Le scénario de Mark Heyman (d’après l’œuvre d’Andres Heinz) est assez inconsistant et est pour le moins prévisible (l’évolution de l’intrigue est excessivemment téléphonée), pas vraiment prenant (difficile de s’intéresser à l’histoire qui multiplie dés le début les raccourcis scénaristiques, les poncifs psychologiques de plus le réalisateur surligne tous les mécanismes psychanalystes les vidant au final de toute substance), truffé de digressions qui n’apportent rien à l’intrigue comme par exemple la scène fantasmée de la relation sexuelle entre l’héroïne et sa rivale, linéaire (construction dramatique classique, lisible à l’excés avec descente aux enfers).La mise en scène de Darren Aronofsky, d’un niveau inégale, est stylisée, élégante, outrée (notamment les séquences oniriques qui sont boursouflées, grotesques, à la limite du risible),baroque, frontal (le réalisateur laisse peu de place à la suggestivité, il montre de manière cru, direct la transformation physique de son personnage principal) et teintés d’onirisme (scènes d’hallucinations à la lisière du fantastique).Le rythme est plutôt soutenu (quelques ruptures de tons sont quant même présentes) mais malgré le peu de temps mort on finit par à certains moments s’ennuyer, se lasser de cette histoire trop stéréotypée pour être vraiment convaincante. Les personnages manquent d’épaisseur psychologique, de profondeur (à part la protagoniste principale, ils sont tous traités en surface, de manière manichéenes même le professeur de danse qui de par son ambiguité aurait pu être plus complexe psychologiquement), peu attachants et n’échappent pas aux clichés voire à la caricature (la jeune fille fragile, vierge, Lily, la danseuse rivale, délurée, calculatrice, le professeur de danse séducteur, sulfureux, sans oublier la mère castratrice). Très bonne interprétation habitée de Natalie Portman (dans l’un de ses meilleurs rôles, son Oscar est amplement mérité) au registre varié (alternance juste de sobriété et d’expressivité), naturelle, qui joue Nina, une jeune danseuse prometteuse, perfectionniste et frigide qui sombre peu à peu dans la folie schyzophrénique.Prestation correcte de Vincent Cassel qui interpréte un professeur de danse (un rôle pas vraiment crédible pour l’acteur qui manque de classe, de prestance) exigeant,ambigu. Les acteurs secondaires, en retraits par rapport au premier rôle, s’en sortent relativement honorablement (la vénéneuse Mila Kunis, Barbara Hershey, Winona Ryder…). Les dialogues, de qualités moyennes, sont souvent plats, sans aucun relief, banals. Travail médiocre au niveau du cadrage avec de nombreux longs mouvements de caméras manquant de fluidité et en plus la plupart du temps gratuits (travelling avant suivant le personnage de dos, marque de fabrique du réalisateurs, multiples panoramiques qui accompagnent les protagonistes en plans rapprochés, ses partis-pris utilisés de manière systématique deviennent vite lassants et demeurent injustifiés). L’œuvre possède aussi une belle musique lancinante de Tchaïkovski, de bons effets spéciaux numériques efficaces (le plumage, les cicatrices) au service de l’histoire, une photographie soignée aux teintes froides signée Matthew Libatique, une atmosphère étrange, cauchemardesque, sombre (on peut admettre qu’Aronofsky sait installer une ambiance particulière, intéressante facilement), un montage varié (alternance entre un découpage court et lent, utilisation pertinente du ralentis à plusieurs reprises) et une fin tragique, sans surprise (le twist ne surprend pas du tout et reste dans la logique de l’ensemble) censée émouvoir. Darren Aronofsky parsème son propos de thèmes intéressants (quoique sans originalité) mais les traitent de manière maladroite, réductrice, avec une lourdeur pachydermique (symbolisme lourd) : le double, le rêve, la danse, le sexe, la crise d’identité, la descente aux enfers et la relation mère /fille…). Black Swan est donc un film moyen, lyrique mais qui n’émeut pas une minute, très surestimé par une presse bien trop élogieuse, écartelé entre élégance et boursouflure (manque de subtilité à tout les niveaux), parfois complaisant, mais porté par des qualités formelles indéniables mais rares et surtout par l’interprétation irréprochable de Portman. Décevant de la part d’un réalisateur prometteur à suivre (voir The Wrestler, un film autrement plus poignant et percutant).(2,1/4).
De Alexis Lecaye
Avec Véronique Genest, Jean-Charles Chagachbanian
Série française - Policier
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Julie Lescaut est une série policière française créer Alexis Lecaye en 1992 et qui comporte pour l'instant 90 épisodes en 19 saisons.Les scénarios sont inconsistants ( Julie Lescaut dirige un commissariat de police urbaine en banlieue parisienne, aux Clairières. Elle est à la tête d'une équipe composée d'une trentaine d'hommes et de femmes, parmi lesquels N'Guma et Kaplan. Une fois rentrée chez elle, Julie doit encore veiller sur ses deux filles, Sarah et Babou...), pas du tout originaux (aucune inventivité scénaristique avec des intrigues policières conventionnelles, inintéressantes au possible), répétitifs (bien sûr les scénaristes recyclent à l'envie leurs vieilles recettes et nous sert depuis presque vingt ans la même soupe policière indigeste), peu prenant, linéaire (la construction narrative ne change pas, on a l'impression de voir toujours le même épisode à l'infini) et prévisible (les criminels sont arrêtés grâce à « l'intelligence » de notre protagoniste principal, Julie Lescaut qui nous gratifie en plus d'un discours final assommant et moralisateur à ses filles).La mise en scène, d'un niveau vraiment médiocre, est d'une platitude sans nom, dénuée de toute inventivité (comme c'est étonnant!).Enfin, bref encore une daube de série policière pour les beaufs, creuse, sans intérêt, avec en prime Véronique Genest, encore une fois catastrophique.(0/10).
De Ted Corday, Betty Corday
Avec Eric Winter, Sung Hi Lee
Série américaine - Soap
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Des jours et des vies est un soap-opéra américain créer en 1965 par Ted Corday, Betty Corday, Irna Philips, Alan Chase et qui comporte pour l'instant 10324 épisodes en 41 saisons.Les scénarios sont inconsistants (a Salem, deux familles, les Horton et les Brady, vivent paisiblement. Derrière ce calme relatif, de multiples passions couvent et des intrigues se nouent...), mal ficelés (les scénaristes essayent parfois d'ajouter une touche d'originalité à l'ensemble en ajoutant des intrigues fantastiques ou de science-fiction, mais le résultat est encore plus ridicule, affligeant et navrant de bêtise), répétitifs (toujours les mêmes histoires d'amours niaises et toujours les mêmes rebondissements aussi prévisibles que grotesques),bancals, pas du tout prenant (il faut dire qu'au bout d'une minute une personne avec un minimum d'esprit critique trouvera ce soap-opéra tellement risible et avilissant qu'elle préférera a raison éteindre sa télé plutôt que de regarder une minute de plus cette daube) et incohérents (comment trouver de la cohérence dans un projet aussi vide?).La mise en scène, d'une nullité absolue, est plate au possible (aucune inventivité formelle, aucun parti-pris), statique.Le rythme est lent, languissant (multiples longueurs, impossible de s'intéresser aux intrigues risibles, improbables donc ennui permanent).Les personnages manquent pour le moins d'épaisseur psychologique (ils sont tous sans intérêts, creux) et sont ultra-caricaturaux (tout les stéréotypes et les clichés du genre sont empilés, ce qui rend encore moins les protagonistes attachants, tellement la caricature est grasse, pitoyable).Les acteurs sont tous très mauvais, n'ayant pas le moindre atome de charisme, de naturelle, ils sont tous lisses.Mais le pire dans ce soap-opéra, mis à part le scénario, ce sont les dialogues d'une platitude sans nom, risibles, mal écrits, bâclés et anti-naturelles.Travail plus que médiocre au niveau du cadrage avec des angles de caméras moches (toujours les même champ/contrechamp), sans aucune originalité.Cette « œuvre » possède aussi une photographie tout à fait quelconque, immonde, des décors dépouillés (et oui heureusement que le budget de cette daube est limité), une musique nulle, insipide, des retournements de situations incessants toujours téléphonés (retour de protagonistes présumés morts...).Des jours et des vies est donc un feuilleton vraiment pathétique (même « les feux de l'amour » c'est légèrement mieux à côté de ce truc), affligeant de connerie, creux, d'une nullité abyssale, pauvre thématiquement et formellement.Tout simplement l'un des pires feuilletons de l'histoire de la télévision, à réservé aux retraités décérébrés.
De Chris Carter
Avec Robert Patrick, Annabeth Gish
Série américaine,canadienne - Fantastique
Sa note :
(4)
Sa critique : La saison 1 de X-files comporte 24 épisodes qui ont été réalisés en 1993 et 1994.Les scénarios sont fouillés, précis (souci d'authenticité dans les enquêtes), originaux (mention spécial aux épisodes « Compressions », »Le Message » et « Les Hybrides »), novateurs (approche novatrice du genre fantastique, mélange inédit d'épouvante, de fantastique et de science-fiction, renouvellement salutaire en ce qui concerne les histoires d'extra-terrestres qui sont greffés a des complots gouvernementaux), parfois prévisible, linéaire (construction narrative souvent similaire avec meurtre ou enlèvement avant le générique, développement de l'enquête, interrogatoires puis capture de l'ennemi à la fin ou résolution de l'enquête partiel) et prenant de manière aléatoire (reproche majeur qu'on peut faire pour toutes les saisons c'est que l'ensemble est quelque peu inégal, avec une alternance entre des épisodes correctes, dispensables et d'excellents épisodes qui figurent au panthéon de l'histoire des séries.Pour cette saison 1, la mythologie se dessine timidement et est plutôt une sorte d'introduction qui présente les personnages, les enjeux scénaristiques).La mise en scène, d'un bon niveau, est suggestive (pouvoir suggestif des images qui engendre la peur dans des épisodes tels que « Compressions », « Masculin Féminin », « Métamorphoses »), elliptique (les séquences de meurtres sont souvent rapides, volontairement écourtés, laissant aux spectateurs une part d'imagination), élégante, épurée (pas d'effets inutiles ni d'emphase et de complaisance mais une efficacité brillante), stylisée et teintés d'onirisme.Le rythme est inconstant (lenteur parfois gênante, ruptures de tons brusques, souvent quelques longueurs vers le milieu de l'épisode dû la plupart du temps à quelques répétitions dans l'intrigue, accélération soudaine de l'action).Les personnages sont consistant psychologiquement (relations intéressantes car difficiles entre Mulder et Scully, mais aussi entre Mulder et Gorge Profonde, le mystérieux informateur), légèrement stéréotypés, ambigus (on ne sait pas encore qui est vraiment l'homme à la cigarette, quelles sont ses motivations car son rôle reste très secondaire dans cette saison).Bonne interprétation de David Duchovny, sobre, au jeu mesuré, qui interprète avec justesse l'intrépide agent Mulder, qui veut découvrir la vérité sur le complot extra-terrestre à tout prix.Prestation convaincante de Gilian Anderson, naturelle, sobre aussi, qui incarne Dana Scully, une agent pragmatique, prosaïque, qui résout les enquêtes grâce à ses connaissances scientifiques.Les acteurs secondaires sont plutôt convaincants (Jerry Hardin, Mitch Pileggi imposant).Les dialogues, biens écrits, sont souvent explicatifs, percutants, ciselés.Travail impeccable au niveau du cadrage avec de lents mouvements de caméras fluides (longs travellings latéraux, avants).L’œuvre possède aussi une belle photographie soignée (plastiquement ce sont les séquences nocturnes qui sont le plus réussis, avec une photographie magnifiquement contrastée), des effets spéciaux simples mais réussis, remarquablement efficaces, une musique de grande qualité qui combine musique classique et dark ambient avec maestria, en adéquation parfaite avec les images d'une noirceur insondable, composée par Mark Snow, quelques rebondissements imprévisibles (notamment lors du season final haletant, qui clôt la première saison à la perfection), une touche de suspense maîtrisée, une atmosphère sombre, angoissante (c'est l'une des grandes forces de cette série culte,créer une atmosphère particulière, unique à l'aide des décors inquiétants, de la musique), onirique, des éclairages sublimes, sophistiqués (jeux sur l'ombre et la lumière lors des scènes nocturnes) et un montage aéré, varié (alternance entre plans longs et plans courts).La saison 1 de X-files est donc une bonne saison, un peu inégal, thématiquement riche et intéressant (théorie du complot, exploitation de toutes les gammes du genre fantastique avec des thèmes sur le paranormal différents, vastes), formellement aboutie (The X-Files est peut-être la série qui soigne le plus sa forme avec un travail unique dans l'histoire des séries sur la musique, le son et la photographie), métaphysique, atmosphérique, plastiquement remarquable.Dommage que certains épisodes font figure de remplissages comme « Un fantôme dans l'ordinateur » ou « Roland », car cette saison contient aussi quelques pépites: « Gorge profonde », « Compressions », « Projet arctique », « Entité biologique extra-terrestre », « Le Message » d'une noirceur absolue, sans oublier l'épisode final « Les hybrides », tout simplement le meilleur épisode de la saison, qui donne envie de voir la suite.A voir sans hésiter, car The X-Files est une série atypique, définitivement culte.
De Philippe Ramos
Avec Clémence Poésy, Thierry Frémont
Film français - Historique
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Jeanne Captive est un film historique français réalisé par Philipe Ramos en 2011.J'ai trouvé ce film très mauvais,indigeste,creux (on sent que le réalisateur n'a rien de nouveau à dire à propos du personnage de Jeanne),ennuyeux,truffés de personnages maladroitement exploités (dont le personnage d'Amalric,qui ne sert strictement à rien) et redondant à cause d'une mise en scène statique et d'une intrigue qui fait du surplace.Ce long-métrage est donc très mauvais,un navet prétentieux,bien en-dessous des versions de Dreyer,Bresson,Rivette...
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Les Désaxés est une très bonne comédie dramatique.Le scénario est relativement consistant,prenant.La mise en scène,d'un très bon niveau,est classique,sobre,réaliste.Le rythme est plutôt soutenue.Très bon prestation de Marilyn Monroe qui incarne avec justesse un personnage humaniste et pacifiste.Bon interprétation de Clark Gable,charismatique et imposant.Travail convaincant au niveau du cadrage.L'oeuvre possède aussi une sublime photographie,de beaux paysages.John Huston enrichit son propos avec les thèmes suivants:l'amour,l'échec,la jalousie et la mort.Les désaxés est donc un bon film,émouvant,fort émotionnel.Un grand classique du cinéma américain.
De Leong Po-Chih
Avec Jude Law, Elina Löwensohn
Film américain,britannique - Fantastique
Sa note :
(4)
Sa critique : La mise en scène,d'un bon niveau,est classique,sobre et épuré.Po-Chih Leong évite adroitement l'esbroufe pour installer une atmosphère étrange,complentative.Le rythme est assez soutenue(peu de temps mort).Bon prestation de Jude Law qui incarne avec grande sobriété un personnage mystérieux, ambiguë.Travail satisfaisant au niveau du cadrage,avec des mouvements de caméras fluides(panoramiques)et de nombreuses plongés.Les dialogues ont peu d'importance et d'intérêt sauf pour les passages de poèmes.L'oeuvre possède aussi une musique belle et envoutante,une photographie soignée et une esthétique raffiné.Les thèmes principaux du long-métrage sont:la mort,l'amour,le soupçon,le dédoublement de la personnalité,le sacrifice et la violence urbaine.Le film est d'une pauvreté visuelle gênante,sauf durant la scène finale prévisible mais haletante,poètique,onirique et plastiquement magnifique.La sagesse des crocodiles est donc un bon film.
Sa note :
(4,5)
Sa critique : La Comtesse aux pieds nus est un très bon film dramatique.Le scénario est complexe,Mankiewicz dresse un portrait psychanalytique de son personnage principal.Les différents aspects du personnage son étayer à travers la construction du récit(huit flash-backs contés par quatre narrateurs)originale et avant-gardiste.Mankiewicz fait preuve d'un génie narratif rare et extrême.La mise en scène,d'un bon niveau,est classique,froide,descriptive.Bon prestation d'Ava Gardner qui interprète un personnage insaisissable,en quête d'amour et de liberté et qui est finalement triste et solitaire.Très bon interprétation de Humphrey Bogart,sobre et charismatique.Le rythme est lent(quelques temps morts regrettables).Excellent travail au niveau du cadrage avec de longs et complexes mouvements de caméras fluides et une utilisation inventive de la profondeur de champ(influence de Orson Welles).Les dialogues sont bien écrits.L'oeuvre possède aussi des décors majestueux,une photographie splendide,de beaux paysages.La thématique du film est très riche:la célébrité,la solitude,le regard des autres, l'appât du gain, l'amour et la passion.La comtesse aux pieds nus,malgré des bavardages incessants et une intériorité lassante,reste un très bon film satirique(Hollywood),plastiquement parfait,ambitieux et triste.Un indéniable classique du cinéma hollywoodien.
Sa note :
(1)
Sa critique : Grosse fatigue est une bonne comédie.Le scénario est original,prenant et bien construit.La mise en scène,d'un niveau correcte,est classique, certaines scènes contiennent une légère touche de fantastique.Le rythme est soutenue(aucun temps mort).Bon prestation de Michel Blanc,attachant,qui interprète avec dextérité et auto-dérision deux personnages:lui-même et son sosie.Bon interprétation de la charmante Carole Bouquet,qui utilise une palette d'émotions étendue.Les deux acteurs sont secondés par une flopée de guest-stars prestigieux(Polanski,Noiret,Balasko,Clavier...).Les dialogues sont hilarants,ironiques,teintés d'humour noir.Bon travail au niveau du cadrage avec de nombreux mouvements de caméra fluide(travelling verticaux).L'oeuvre possède aussi une belle photographie,de beaux paysages et quelques rebondissements.Michel Blanc réussit à glisser de nombreux thèmes:La célébrité,la dépression,le regard des autres,le double,le faux coupable et l'injustice.Grosse fatigue un donc un bon film drôle,divertissant,jubilatoire et méditatif(la fin du film et son constat pessimiste et vériste de l'évolution du cinéma français).
Sa note :
(2,5)
Sa critique : L'ennemi public N°1 est une comédie policière moyenne.Le scénario est prenant,riche en péripéties mais souffre de quelques incohérences.La mise en scène,d'un niveau correct,est classique,anecdotique sauf pour les scènes d'actions plutôt bien menés.Le rythme est soutenue(presque aucun temps mort).Bon interprétation de Fernandel qui nous gratifie de mimiques hilarantes.Les acteurs secondaires sont,par contre,peu crédibles et trop expressif.Les dialogues de Michel Audiard sont beaucoup moins drôles que d'habitude,presque banaux.Henri Verneuil emploie le comique de situation de manière répétitive,sans finesse.L'oeuvre contient aussi une photographie classique,un montage peu inventif(surimpressions inutiles),une atmosphère parodique(personnages idiots, caricaturés à l'extrême)des films de gangsters américains et des rebondissements plus ou moins surprenants.La thématique du film est pauvre même si l'on retient le thème du faux coupable(Fernandel interpréta ce rôle à plusieurs reprises tout au long de sa carrière).L'ennemi public N°1,malgré de nombreux défauts, réussit à être divertissant jusqu'à la fin qui est prévisible.Le long métrage possède un certain charme que ne possède pas les comédies françaises actuels qui sont pour la plupart du temps peu inventives,truffés de clichés voire parfois affligeantes de vulgarités.

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