Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 130 résultats
De Matthew Vaughn
Avec Aaron Johnson, Nicolas Cage
Film britannique,américain - Action
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Adaptation du dernier comics en date de Mark Millar (l'un de mes scénaristes de comics préférés, à qu'il ont doit Wanted, Superman Red Son, The Ultimates, Ultimate X-Men, Ultimate Fantastic Four, Utimate Comics Avengers, Marvel Zombie, Civil War...) et John Romita Jr. (l'un des dessinateurs phares de la firme MARVEL qui a dessiné entre autre Iron Man, Hulk, Fantastic Four, et surtout Spider-Man). Le projet d’adaptation par Matthew Vaughn a donc commencé presque en même temps. Le comics est clairement formaté pour les geeks actuels (références aux comics connus, à l’informatique, quelques clichés sur leur absence de sexualité, etc…) quoique particulièrement gore (beaucoup beaucoup de sang, de démembrements, de crânes explosés). Le film souffre durant la première heure et sa conclusion de ce qui a fait défaut à Sin City, 300 et Watchmen, soit un copié collé du comics. Matthew Vaughn va jusqu’à reprendre cadrage et citations du comics (en y supprimant certaines références geeks, pour une histoire de droits d'auteurs) sans rien y apporter de vraiment original. Cela plaira surement aux non initiés qui découvriront les personnages sur grand écran mais les lecteurs s’ennuient, n’entrent jamais dans le film et voient venir chaque plan, limite chaque réplique. Le scénario du film finit par diverger du comics (pas encore terminé à l'époque) quand Vaughn et Jane Goldman se sont mis à écrire pour le cinéma. Il y a quelques bonnes trouvailles comme les copieurs de Kick Ass qui se font descendre (clin d'oeil à The Dark Knight), la vidéo du carnage de Big Daddy filmé en une prise sans temps mort, mais l’apothéose de Kick-Ass interviendra lors de la scène de torture retransmise sur Internet et qui se terminera en fusillade filmée à la première personne et stroboscope (gros clin d'oeil au Doom-like). Un moment où l’on ne peut s’empêcher de frissonner tant la tension se mêle au drame qui se déroule sous nos yeux, mais sinon ça s’arrêtera là. La fin est nimpornawak et tiré par les cheveux, qui fait que le film vire à la pure comédie. Le gros défaut du comic vient du fait que Mark Millar abandonne sa bonne idée de départ au bout de seulement quelques dizaines de pages, pour vendre le film. Matthew Vaugh, lui, fait l’effort heureux de tenter de maintenir le concept plus longtemps, presque jusqu’à la fin de son film. Malheureusement, comme Millar, il finira par craquer et offrira lui aussi un final déjà vu mille fois où l’anti-héros en deviendra un lui-aussi. On peut en citer d'autres comme l'introduction de Red-Myst, qui nique le twist du comics, la relation consommé entre le geek et sa belle (même si cela apporte plus de tension plus tard!), le costume de Big Daddy qui fait vraiment pensé à celui de Batman, la réaction d'Hit-Girl à la fin du film (ceux qui ont le comics me comprendront)... L’autre réussite de Kick Ass est son casting, Aaron Johnson est parfait dans le rôle du héros et Nicolas Cage est crédible et semble s’amuser dans son personnage (mais personnellement, c'est le insupportable du film).Enfin, et non des moindres, le dernier atout du film s’appelle Hit-Girl. Chloe Moretz, 13 ans, botte des culs comme personne. C’est la vraie révélation du film, c'est sûr qu'avec un père obnubilé par sa vengeance sur le personnage joué par Mark Strong, Bid Daddy entraîne sa fille depuis son plus jeune âge au maniement des armes. En toute logique, Mindy malgré ses 11 ans est devenue une vraie machine à tuer, et c’est d’ailleurs à elle que revient les scènes les plus violentes du film lors de massacres filmés cash absolument jouissifs, dans une désinvolture et une fuck-you attitude presque provocatrices. Les scènes d'actions sont menées avec brutalité et une efficacité jouissive. La réalisation explose en vol (le gun-fight-plan-séquence ou le flashback-comics-3D). Une bande originale réussie, usant de thèmes rappelant des musiques de héros connus, mêlés à un genre parfois plus rock et toujours bien trouvé. Les fans aguerries, remarqueront les nombreux clins d'oeil fait à John Romita Jr. (présence de planches originales, le flashback-comics-3D, un gangster qui porte son nom...) et au comics (allusion à l'adaptation comic-book du film et présence de celui-ci vers la fin), si cela ce n'est pas de la promotion pour ventre le film et le comics!!! Pour ma part, je vous conseillerai de lire le comics et de voir le film tant les 2 matériaux regorge de bonnes idées!
De Vincenzo Natali
Avec Sarah Polley, Adrien Brody
Film français,canadien - Science fiction
Sa note :
(5)
Sa critique : Autant le dire tout de suite, ce film est pour moi le film de l'année 2010! Je sais au premier abord certains penseront qu'il s'agit de la même trame scénaristique que Species, et là je leur dit qu'ils ne voient que la partie visible de l'iceberg, Splice est bien plus que ça! Déjà à la réalisation on retrouve derrière la caméra Vincenzo Natali, qui nous avait offert Cube, Nothing, Cypher, tous des oeuvres brillantes de psychologies. Qui dit Natali dit forcement David Hewlett! Et oui c'est deux là sont inséparables depuis le lycée, alternant tantôt des rôles secondaires et principaux dans les métrages de Natali, il acquis surtout sa renomée avec Stargate Atlantis, ici il a un rôle de directeur des recherches du laboratoire NERD. Notre couple de jeune scientifique est composé de Clive (Adrien Brody), qui est le plus raisonnable et terre-à-terre mais manque parfois d'autorité, tandis que sa femme Elsa (Sarah Polley) est totalement aveuglé par le pouvoir, ne pouvant avoir un enfant et se découvrant, via DREN, un rôle de mère qu'elle ne pourrait avoir. DREN (Delphine Chanéac) avec ses évolutions qui partent du volatile, du mamifère aquatique et qui s’approche, tout le long du film, de l’être humain; notre couple s’y attachera rapidement pour le considérer, Elsa notamment, comme leur propre enfant. Un véritable amour va naître de cette fascination pour la première d’une nouvelle espèce. A l’abri des regards indiscrets, dans une cabane en forêt, ils vont donc élever DREN en faisant fî de toutes les questions morales qui pourraient exister. DREN devient alors le personnage principal du film et les rôles sont inversés. Il s'agit d'un personnage fascinant, tantôt très humaine, tantôt indescriptible pour ses réactions purement instinctives. L’empathie se crée naturellement et va rendre la suite du récit évidemment plus mouvementé. Adrien Brody et Sarah Polley possèdent une belle énergie, et les deux acteurs se complètement admirablement bien. C'est toutefois la nouvelle venue Delphine Chanéac qui leur vole la vedette en incarnant le difficile rôle titre, qui a dû se passer de toute parole et transmettre toutes les émotions uniquement par son regard et ses mimiques, à la fois proie et prédateur, cobaye et envoûtante créature. La production n'étant pas américaine (heureusement!), Natali pousse son concept à fond pour un impact plus percutant, scénaritiquement, visuellement et psychologiquement, notamment lors de passages très intimistes qui ne manqueront pas de mettre votre moralité à rude épreuvre. On ressent comme une douleur viscérale devant ces images très fortes par leur symbolique. Le scénario, qui traite de manipulation génétique et du droit à la vie, de la difficulté d'être parent et d'élever correctement son enfant. Des thèmes universels qui apparaissent à mi-chemin, après une introduction traînant en longueur et avant une conclusion assez décevante. Ce noeud du récit apparaît d'autant plus surprenant qu'il semble agir indépendamment du reste de la matière première, voguant vers des propositions plus philosophiques et spirituelles Le final horrifique conclu magnifiquement tout le développement préalable, une apothéose salvatrice après 1h30 de pur plaisir qui vient porter Splice dans les cimes des meilleurs films de SF. Il vous sera impossible de sortir indemne de cette aventure qui, au-delà d’être la plus grande réussite de Natali, est tout simplement la claque de ce début d’année que l’on attendait pas vraiment provenir de ce film.
De Wes Craven
Avec Neve Campbell, David Arquette
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(4)
Sa critique : Dans les années 90, le slasher n'est plus qu'un vague souvenir des 80's, un genre moribond qui n'attire plus que quelques adeptes de séries B, un genre dont personne ne pense plus pouvoir en tirer quoique ce soit de qualité... Personne sauf Kevin Williamson qui avec l'aide du créateur de Freddy, Wes Craven, va réussir à ressusciter le slasher alors que tout semblait perdu. Wes Craven obtint la renommée dans les années 70 grâce à des films tels que La Dernière maison sur la gauche ou encore La Colline a des yeux, qui, déja, posèrent certains jalons du cinéma d'horreur contemporain. Vinrent ensuite les années 80, durant lesquelles il réalisa plusieurs films d'horreur, dont certains devinrent rapidement cultes, notamment le fameux A Nighmare on Elm Street. Mais Craven connaissait les attentes du public et décide alors de jouer la carte du second degré. Il savait pertinemment que les fans du genre veulent du sang versé. Le choix du réalisateur de faire dans la surenchère de violence renforce alors le côté parodique. Le film reprend en effet les règles propres au genre : Un groupe d'adolescents paisible qu'une inexplicable vague de meurtres sanglants vient aussitôt perturber, un tueur fou et sanguinaire dont on ne connait pas l'identité, une journaliste, un flic... Bref, tous les clichés possibles. Scream est une série B, qui s'assume. L'intrigue, sous ses ressorts banaux et digne du cinéma d'exploitation (de la violence,du sexe,...) est remarquablement construite et nous laisse découvrir un à un des meurtes tous plus sanglants et flippants (mais savoureux!) les uns que les autres. Si le Ghost Face peut paraitre aussi maladroit quand il veut tuer quelqu'un, c'est parce que c'est un humain comme les autres. On a l'habitude des meurtriers qui maitrisent tout de bout en bout, qui ne font jamais d'erreurs, qui ne se font jamais dominer par leurs victimes ne serai-ce qu'une seconde. Scream apporte la réponse à ma demande : un meurtrier n'est pas parfait, il tombe comme tout le monde devant un obstacle infranchissable,...On passe son temps à se demander qui peut se cacher sous le costume et le masque, et Wiliamson et Craven s’amusent à brouiller les pistes en faisant de la quasi majorité de ses protagonistes des coupables potentiels. Mais pour dynamiter un peu les codes et donner encore plus de peps et de tension à son film, il se focalise également sur une autre question que se poseront les spectateurs, à savoir "où est le tueur ?". Ce dernier s’amuse lui-même avec cette question en la posant à ses futures victimes Tous les personnages de ce film ont une grande culture du cinéma de genre, on sera surpris d'entendre des références à Psycho, Halloween (dont la bande-son s'accorde parfaitement avec le massacre final), Prom Night, The Exorcist (dont on notera le caméo de Linda Blair en journaliste), A Nightmare on Elm Street (avec le caméo de Wes Craven en concierge du lycée vétue comme Freddy Kruger), Silence of the Lamb's et bien d'autres... Neve Campbell est parfaite en Sidney Prescott, héroïne virginale orpheline de sa mère, sauvagement assassinée un an auparavant, elle n’aime pas les films d’horreurs. Pourtant, malgré son aversion pour ce type de film, Sidney connaît elle aussi les règles. Sa définition du genre est d’ailleurs sans équivoque : "Un tueur fou qui poursuit une nana aux gros seins qui préfère se réfugier à l’étage plutôt que de s’enfuir dehors". Les auteurs s’amusent avec son héroïne mais aussi avec nous, spectateurs, puisque lorsque le Ghost Face attaque Sidney chez elle, son réflexe est bien évidemment de monter à l’étage se protéger. Comme quoi, même en sachant ce qu’il ne faut pas faire, les personnages du film font exactement ce qu’on attend d’eux, pour la plus grande joie du public. David Arquette surprend dans son rôle de flic incompétent mais charmeur. Courteney Cox est aussi très trompeuse dans son rôle de journaliste indomptable. En une scène, Drew Barrymore nous fait ressentir toute la détresse de son personnage qui sera sauvagement assassiné. Mais la révélation, c'est bien Skeet Ulrich, qui incarne Billy Loomis (clin d'oeil à Halloween), son charisme, sa voix délicate, sa dégaine de bad boy sous faux-airs de ''fils à papa'', sont clairement un clin d'oeil à l'interprétation de Johnny Depp dans A Nightmare on Elm Street. Quant à Stuart Macher qui a une tête de déglingué (Matthew Lillard), son rôle est tout simplement bluffant. Sa folie est exprimée rien qu'avec son visage, et ça c'est très très fort. Jamie Kennedy, qui interprète Randy Meeks, est parfait dans son rôle de jeune cinéphile excentrique, travaillant dans un vidéo-club, connaissant et même citant les règles d'un bon slasher (ce qui fera la marque de fabrique du film). Scream est un film d'horreur et un film d'auteur à voir et à revoir pour les fans de films d'épouvante qui fera la joie de nombreux cinéphiles et adeptes du genre.
De Ronny Yu
Avec Jennifer Tilly, Brad Dourif
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Huit ans après Child's Play 3, les choses ont changé. Scream ayant marqué une nouvelle approche du slasher movie allié au thriller, tous se sont mis à en reproduire le schéma. Chucky n'échappe pas à la règle. Fini la poupée qui effraye les enfants, de la même manière que le précédent, elle s'attaque maintenant aux jeunes adultes creux, inintéressant bercés de rêves et d'illusions. Mais ce qui change du tout au tout, c'est l'évolution du genre. La saga repart sur une base nouvelle, Andy Barclay appartient désormais au passé, le changement radical en arrive même au titre qui ne contient plus Child's play. En effet, alors que la poupée de sang savait inquiéter dans le genre purement horreur et épouvante, ici, comme les nombreux films d'horreur de notre époque, il s'agit d'en faire une comédie horrifique. Le film est truffé de gags et autres humour noir qui font rire plus qu'il ne font peur, ce qui n'enlève pas le caractère violent du film, au contraire, il s'élève. Alors que Chucky devait se dépêcher pour transférer son esprit avant de devenir humain, ici il doit simplement récupérer l'amulette présente sur son cadavre capable de lui conférer le pouvoir vaudou nécessaire à cet acte, ce qui s'oppose donc totalement aux précédents films. Jennifer Tilly, qui interprète Tiffany, est la révélation du film. Sa prestation de nympho romantique et sanguinaire est un must tant son personnage arrive à être attachant malgré son caractère. En face, Chucky tient le choc avec son attitude joyeusement sanguinaire qui va révèlé en elle tout le panel des sentiments de la gente féminine. Le couple crée une nouvelle dynamique et doit se lancer dans un périple parcourant la majorité du film. Chucky était déjà plein de répliques aiguisées mais a désormais besoin d'un interlocuteur durable, d'où la présence de Tiffany qui amène l'intrigue et forme avec sa tendre moitié un duo comique. Côté références, ce film n'échappe pas à la règle de la saga qui en est déjà truffé, mais ici plus que des clins d'oeil, ce sont de véritables citations qui sont déployées. A commencer par l'histoire, Bride of Chucky n'est qu'une réadaptation de The Bride of Frankenstein, Chucky étant lui-même à son image, défiguré puis recousu, les cicatrices lui donnant une figure des plus horribles (clin d'oeil à l'interprétation de DeNiro). Quand une scène montre Tiffany (toujours humaine) dans son bain, en train de regarder The Bride of Frankenstein sur une télévision, au moment ou le Monstre de Frankenstein est présenté à sa fiancée. Le film commence par une scène d'ouverture excellente où l'on peut reconnaître les slashers maîtres du genre : le gant de Freddy, le masque de hockey de Jason et celui de Michael Myers ainsi que la tronçonneuse de Leatherface. Tous sont enfermés, comme si leur existence était terminée et que seul allait subsister l'unique slasher immortel : Chucky ! Ainsi, la saga Chucky se met au goût du jour dans un teen-thriller aux allures de comédie horrifique sur fond de road-movie et une bande-son de Rob Zombie. Ce quatrième épisode déforme effectivement les règles des précédents films, se situant à mi-chemin entre reboot et suite, mais l'histoire n'a eu que moins en moins de cohérence tandis que la saga allait de l'avant, et les contradictions s'oublient vite dans ce qui doit être l'épisode le plus décomplexé et décontractant de la saga. Amusant, par le couple défaillant (une femme éprise et un goujat) qui fonctionne superbement à l'écran, qu'ils se disputent ou coopèrent, et par leurs meurtres motivés par un curieux sens moral, rendus plus innatendus et insensés pour arriver à contourner les règles et les attentes et aller droit à la surprise.
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Dernier volet de la saga à être estampillé du nom Child's Play et à se centrer sur le personnage d'Andy Barclay. Et si l'on ne devait retenir qu'une chose de ce volet de cette "trilogie" est bien qu'il s'agit de l'épisode le moins abouti, car alors que Child's Play 2 n'était pas encore sorti en salles, Universal fit pression sur le scénariste Don Mancini pour qu'il s'attèle à une suite, qui sortit neuf mois après la première. Mais pourquoi un lieu tel que l'école militaire? Tout d'abord, le film a été réalisé en 91, en pleine période de la guerre du golfe, ce n'est donc pas étonnant que l'on retrouve des militaires mêlés à cette histoire. Mais c'est aussi un moyen scénaristique fort car peut-être plus stricte que l'hôpital psychiatrique traditionnel. Ici les jeunes recrues ont la vie dure, les supérieurs ont une poigne d'acier et s'il y a bien un mot d'ordre, c'est celui de rationnalité. Et le film ne se prive pas encore de références comme Full Metal Jacket de Kubrick. Chucky passe un peu au second plan dans cet épisode, on se soucie plus de la vie des élèves militaires que de la poupée. Pourtant Chucky a encore évolué, ses méthodes sont plus sanguinaires et son caractère encore plus machiavélique mais il n'est plus autant menaçant. La poupée est superbement animée une fois de plus sans qu'aucun trucage ne soit visible même si elle ne semble pas aussi en forme que dans les précédents. On aurait pu s'attendre à une fin beaucoup plus sanglante. Hélas, il n'en est rien et le scénario faiblit considérablement au moment crucial, délaissant complètement les apprentis soldats pour se terminer dans une foire. La surprise est de voir que, malgré les années passées, le caractère d'Andy, désormais adolescent, n'a que très peu changé et il se conduit toujours comme un enfant durant une bonne heure de film. Ses décision sont totalement en désaccord avec les connaissances qu'il a de la présence de Chucky, les passages plus difficile à négocier sont purement et simplement éclipsés, les personnages sont hyper caricaturés et on a droit tous les clichés. Child's Play 3 fait pourtant quelques entorses, car même le vaudou ne peut expliquer pourquoi le sang de Charles Lee Ray ne se retrouve que dans une seule poupée et lui permet de ressuciter dans la scène d'introduction (introduction recyclé de ce qu'aurait dût être la fin de Child's Play 2), ni comment le tueur a pu s'envoyer lui-même par colis. Malgrè ses défauts le film reste un bon divertissement!
De David Fincher
Avec Jesse Eisenberg, Justin Timberlake
Film américain - Drame
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Inspiré du roman, The Accidental Billionaires (La Revanche d'un Solitaire, en français), écrit par Ben Mezrich, The Social Network retrace le parcourse et la personnalité, d'après des témoignages et des documents (judiciaires pour la plupart), de Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, à l'instant où il a créé Facemash, jusqu'à la série de procès qui lui sera intenter pour plagiat et vol. Si l'annonce de la mise en production d'un film sur le réseau social le plus connu de la planète ( de 500 millions d'utilisateurs tous de même!) pouvait sembler ridicule, voir risible, n'empèche qu'il a réussi à attirer la curiosité de tous, de part le choix de confier le projet à David Fincher (réal de Zodiac, Fight Club, Bejamin Button, Se7en, Alien 3, etc) et Aaron Sorkin (scénariste de The West Wing entre autre), le peu d'informations ayant filtrés durant le tournage, et le trailer efficace et sobre qui circula pour promouvoir le film. Le film fait le constat de notre génération qui transfère les rapports sociaux sur le net pour s'affranchir de la peur des institutions et des groupes (dans le cas de Zuckerberg, les fraternités des universités très sélectives), tout en cherchant la reconnaissance malgré le malaise des rapports humains (l'ex de Zuckerberg dans le cas précis), une génération propulsé au sommet (Zuckerberg et Parker), de son enfermement sur elle-même, de son mal-être face au monde réel. Jesse Eisenberg, interprète Mark Zuckerberg, un nerd complex, ayant une longueur d'avance sur les autres, et ne supportant pas la moindre contrariété ce qui l'oblige à agir comme un salaud, malgré que celui-ci cherche désespérement la reconnaissance. Avec ce rôle dramatique Eisenberg démontre que contrairement à Cera, qui se cantonne uniquement à un mêmetype de rôle, c'est un acteur sur qui il faut compter dans les années avenir, tant il donne de la matière aux recueils d'informations obtenues sur le personnage. Justin Timberlake, interprète Sean Parker, un manipulateur opportuniste, paranoïaque, qui ne vas cesser de profiter du potentiel du projet, tout en se mettant Zuckerberg et des revenus dans la poche! Andrew Garfield démontre de part sa perfomance, qu'il a les épaules assez larges pour revétir le costume de "Peter Parker" (et non pas celui de Spider-Man). On ne peut parler du jeu des acteurs, sans évoquer les dialogues d'Aaron Sorkin qui nous marqueront tous, toutes plus incisive les unes plus que les autres et ce dès la première scène qui définit le ton du film. Cette fausse-fiction est passionnant, par sa dynamique, un scénario et des dialogues bien ficelés, un casting de bel gueule qui se surpassent, une photo irréprochable, une BO hypnotique, pour tout utilisateur de Facebook, un peu curieux, et pour découvrir une esquisse de notre société post-2000.
De Joe Dante
Avec Bradford Dillman, Heather Menzies
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(2)
Sa critique : Film culte Joe Dante, plagiant sur la vague initié par Jaws (dont on notera la présence du jeu d'arcade dans l'introduction du personnage féminin) Piranha a très mal vieilli, la tension et le suspense sont aux abonnés absents, les Fx sont de qualités (pour l'époque!), ce film s'apparente plus à de la sci-fi (surtout la première partie) pour finalement basculer vers la suite à de l'épouvante, avec un soupçon de critique sur l'éthique des militaires et des politiques. On notera que parmi les victimes de ces chères poissons la présence d'hommes, femmes et .... enfants, ce qui ne se fait plus à notre époque et qui est bien dommage!
Sa note :
(3)
Sa critique : Deuxième réalisation du Père Affleck depuis la surprise Gone Baby Gone, The Town est un bon film, certains le comparons à Heat et c'est un tort, car les films ne jouent clairement pas dans la même catégorie! Les acteurs sont tous (à l'exception de Blake Lively) très bon dans leurs rôles, l'histoire n'a rien d'original, on voit venir la suite des évènements dès que l'élément perturbateur (Rebecca Hall) est mis en place, mais il ne souffre pas de réels lenteurs, les personnages sont bien développés, les scènes de braquages sont lisibles efficaces et grandioses, le bande-son est bien en accord avec l'identité du film et des personnages. The Town est bon film qui aurait dut prendre plus de risque pour vraiment se démarquer
De Tom Brady
Avec Carl Weathers, David Koechner
Film américain - Comédie
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Parodie de nombreux films de sports (Bend it Like Beckham, Blue Crush, Dodgeball, Drumline, Rocky Balboa, The Longest Yard, Radio, Coach Carter, Friday Night Lights, Gridiron Gang, Seabiscuit, Usual Suspect...) qui n'a rien à envier à Scary Movie. Se moquant aussi bien des sportifs de part l'apparition de Guests (Dennis Rodman, Lawrence Taylor, Mickael Irvin,...), des faits (le coup de boule de Zidane, la "puissance" des soeurs Williams, la final de Base-ball de 1986, les stars sportifs qui prennent le melon, les noirs qui prennent plus d'importance dans le milieu sportif, les méthodes des entraineurs...), des supporters (des rednecks), de l'importance du sport dans la culture populaire (le message du petit garçon mourant...) et de ....l'I-pod! Un bon divertissement qui vous arrachera des fous-rires à un rythme effréné!
De Chuck Russell
Avec Robert Englund, Heather Langenkamp
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Après la bouzasse de Freddy's Revenge, ce troisième épisode (que je considère comme la suite directe du 1er volet) revient aux sources et cela est marqué par le retour de Wes Craven au scénario, le retour de la bande originale (un peu remise à jour) et des survivants (Nancy Thompson et son père) du 1er opus. Ici il n'y a plus un personnage privilégié mais un groupe dont chaque individu a sa personnalité, ses rêves et phobies dont notre cher croquemitaine se servira pour les tuer pendant leur sommeil, qui nous donnerons des scènes devenus cultes pas forcement en matière d'horreur, mais plus dans le domaine de l'humour. L'action se déroulant principalement dans un asile, nos protagonistes sont pris pour des déséquilibrés qui manque de sommeil et dont le personnel, ne prétant pas crédits à leur parole, va employer toutes les méthodes pour arriver à leurs fins. Durant cet opus, nous découvrirons une partie du passé de Freddy, mais cela ne retirera en rien l'aspect fantastique du film. Avec de bons FX, une bonne mise en scène, Dream Warriors parvient à égaler le 1er opus toute en marquant sa différence.

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