Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 345 résultats
De David Cronenberg
Avec Keira Knightley, Michael Fassbender
Film britannique,allemand,canadien,suisse - Drame
Bande-annonce | Séances (2)
Sa note :
(4)
Sa critique : Après avoir abordé la psychologie sous de nombreux angles en trame de fond, David Cronenberg se devait de réaliser un long-métrage sur la psychanalyse, qui occuperait alors le fond et la forme de l’histoire. C’est donc A Dangerous Method qui occupe désormais cette place. L’histoire d’une amitié, suivie d’une rivalité, entre deux piliers de la psychanalyse : Sigmund Freud et Carl Jung ; tout en conservant la trame romantique entre Sabina Spielrein et ce dernier. Chaque rôle du film est maîtrisé de fond en comble, et il n’est pas difficile de constater que les acteurs ont certainement travaillé d’arrache-pied. Etonnamment, même Keira Knightley est bonne, malgré un certain abus des grimaces lors des scènes d’hystérie. Bien entendu, Michael Fassbender et Viggo Mortensen livrent une performance au moins aussi appliquée. Par ailleurs, on retrouve aussi notre Vincent Cassel national, qui fait une apparition aussi courte que remarquée. Comme à son habitude, David Cronenberg choisit une mise en scène épurée et discrète bien qu’efficace et pertinente. Si certains seront agacés par l’approche docu-fiction, les admirateurs de Cronenberg y verront une nouvelle réinvention de la part de ce dernier. En effet, que ce soit pour l’esthétique ou sa façon de traiter un sujet, il semblerait que le réalisateur ait décidé d’innover, après deux long-métrages où il semblait vouloir parfaire son aisance dans des genres cinématographiques différents (A History of Violence et Les Promesses de l’ombre). Puisque Cronenberg ne fait rarement les choses qu’à moitié, on a ainsi droit à une reconstitution de qualité, des costumes aux décors. En conclusion, A Dangerous Method est une œuvre intéressante par son côté documentaire, mais aussi par son scénario, qui aurait cependant gagné davantage à moins tourner en rond.
De Manoel de Oliveira
Avec Pilar López de Ayala, Ricardo Trepa
Film français,espagnol,portugais,brésilien - Drame
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Lorsqu'un long-métrage atteint la perfection visuelle, on appelle cela du grand art. C'est le cas de l'Etrange affaire Angélica, dont la symétrie maladive n'a d'égale que la magnificence du Portugal nocturne, superbement photographié. Mais il reste encore suffisamment d'énergie à Manoel de Oliveira qui, du haut de ses 103 ans, n'en néglige pas le scénario pour autant. Bien au contraire, ce dernier fournit au spectateur la liberté d'interprétation la plus grande : est-ce que tout cela est bel et bien fantastique, ou bien n'est-ce qu'un fantasme? Ainsi, on retrouve diverses manières de percevoir le film, qui peut nous conduire à l'adorer, ou bien à le détester. Pleine de poésie et de mélancolie, cette vision optimiste de la mort, ici intimement liée à l'amour, ne régresse à aucun moment pour finir en beauté, lors d'une magnifique scène qui clôt en beauté l'étrange cas de la défunte pieuse, dont le seul sourire aura suffi à provoquer un coup de foudre chez le jeune photographe au physique qui n'est pas sans rappeler celui d'un certain Jean-Pierre Léaud. Je n'ai qu'un seul mot à dire pour ce poème cinématographique : sublime.
De Damjan Kozole
Avec Nina Ivanisin, Peter Musevski
Film serbe,croate,allemand,slovène - Drame
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Le cinéma slovénien est rare, dans nos contrées (pour ne pas dire inexistant). L'existence de Slovenian Girl était donc l'occasion en or de découvrir un genre inconnu. Si le long-métrage ne respire bien évidemment pas la fraîcheur (lorsque l'on aborde la prostitution, c'est d'une logique sans faille), il réussit dans son approche dramatique. Plein d'une froideur propre à l'image de la protagoniste, l'esthétique s'adapte on ne peut mieux au récit, et le rend ainsi d'autant plus pertinent (par ailleurs, la photographie est très belle). Cette protagoniste révèle l'actrice Nina Ivanisin, qui réussit à merveille à transmettre les émotions censées se dégager d'un tel personnage, semblant attirer les ennuis mieux que quiconque. En bref, Slovenian Girl est une oeuvre sombre- et réussi - , dont le regard final de la protagoniste pourrait résumer à lui-seul l'esprit du film.
De David Cronenberg
Avec Ralph Fiennes, Bradley Hall
Film britannique,canadien - Thriller
Bande-annonce | Séances (2)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Casse-tête mental à la Memento, le long-métrage de Cronenberg s’impose à nous comme un voyage schizophrénique dans l’inconscient de Spider, jeune aliéné au sombre passé. Incarné avec une puissance torturée et inouïe par Ralph Fiennes, ce personnage complexe et fascinant à la fois ne tarde pas à rendre l’histoire intéressante, si ce n’est que quelques longueurs sont tout de même au rendez-vous. Un scénario dont les caractéristiques sont similaires au héros (complexe et fascinant, donc). Si les éléments semblent parfois invraisemblables au premier abord, ce n’est que pour mieux nous manipuler, tel Spider tissant sa toile, et ainsi parvenir à imposer un twist final de haute ampleur. La psychanalyse se trouve, comme dans tout bon film de Cronenberg qui se respecte, au centre de l’intrigue, cette fois-ci à la manière d’un long-métrage de Lynch. On pense à Lost Highway, ou encore Mulholland Drive. Loin des délires viscéraux et charnels de Crash ou autres eXistenZ, Spider s’inscrit ainsi sans problème dans la filmographie au contenu divers et varié de Cronenberg, par la maîtrise de ce dernier à se réinventer dans chaque nouveau long-métrage. Et comme si cela ne suffisait pas, le sexe appartient à l’ordre du dégoût de par le passé stimulant du protagoniste (une prostituée à l’allure pitoyable a remplacé sa mère). De plus, la violence est, fait rare dans un film de Cronenberg, plutôt absente. Ainsi, l’univers de Spider est tout à fait inédit. Brillant par son scénario de qualité, plus complexe qu’il n’y parait, le long-métrage est une composition réussie de flash-backs et de moment de pure imagination, que ce soit dans la tête du spectateur ou dans l’inconscient du personnage principal. Sans faire réfléchir jusqu’à l’indigestion, les indices sont brillamment instaurés dans le récit et n’attendent qu’à révéler la vivifiante réalité.
De Daniel Stamm
Avec Patrick Fabian, Ashley Bell
Film français,américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Aux Etats-Unis, le cinéma de genre semble bloqué aux mêmes idées, aux mêmes histoires paranormales, comme s'il restait encore quelque chose à tirer du faux reportage horrifique. Tout cela s'est accentué avec le renouveau du found-footage (Blair Witch, dont les références sont nombreuses dans le Dernier Exorcisme) et, plus récemment, le succès de Paranormal Activity. Hélas, plutôt que de réaliser un long-métrage inédit, Daniel Stamm s'encombre de tous les clichés possibles et imaginables pour un film d'horreur en carton qui ne repousse en aucun cas les limites de la peur (le menu principal du dvd est à lui-seul plus effrayant que le film). Prévisible, ennuyeux et déjà-vu, Le Dernier Exorcisme résume à lui-seul l'état d'esprit actuel d'une grande partie d'Hollywood. Il serait temps de ne plus penser "Micro-budget = Maxi-recettes" et de renouveler véritablement un genre cinématographique en perdition. Mauvais.
Sa note :
(3)
Sa critique : Créant des personnages toujours plus tourmentés avec Crash, David Cronenberg s'attaque à un film aux avis tranchés de par son approche originale du sexe et de la mort, plus liés que jamais. En effet, sorte d'orgie automobile qui pencherait davantage vers un voyage onirique et lynchéen, Crash met à nues les psychologies de personnes victimes d'accidents de la route, qui partagent depuis un lien très étroit avec les voitures, dans lesquelles elles voient une sorte d'allégorie du sexe. Ainsi, le long-métrage finit par devenir pour le moins répétitif à la longue, n'apportant aucune originalité à l'idée de base, pourtant intéressante, l'ensemble consistant à insister sur la perversité d'un jeu qui pourrait bien conduire les protagonistes à la morgue. Un casting plutôt bon, malgré un certain manque de charisme de la part d'Elia Koteas, quelque chose d'essentiel pour le rôle qu'il interprète. La musique d'Howard Shore est excellente et symbolise une des associations les plus fructueuses entre lui et le réalisateur. Une esthétique torturée qui accentue la réflexion intense du film sur les rapports humains et, thème indispensable à tout bon film de Cronenberg qui se respecte, la psychologie.
De David Cronenberg
Avec Jeff Goldblum, Geena Davis
Film américain,britannique,canadien - Epouvante-horreur
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4)
Sa critique : Fusion de genres opposés tels la comédie, l'horreur et la science-fiction, David Cronenberg parvient à reproduire l'ambiance glauque et impropre de Scanners (le grain de l'image en moins, fort heureusement) pour livrer, avec La Mouche, une très bonne synthèse sur ses différents thèmes de prédilections : la psychologie humaine, la chair... Ainsi, on retrouve un univers très sombre où les effets spéciaux très réussis, bien que volontairement de mauvais goût, parviennent à faire rire à certains moments et à bluffer à d'autres. Lorsque l'on pense à ces scènes bluffantes, la première chose qui nous vient à l'esprit est bien entendu la transformation lente et douloureuse de Jeff Goldblum, dont la performance relève du génie, qui parvient à bouleverser tous les clichés établis dans le cinéma de genre grâce à des dialogues et des situations aussi cocasses qu'imprévisibles. Pour atteindre la perfection, la mise en scène aurait dû être plus efficace, contrairement à la mise en place de la relation entre la journaliste et le scientifique, trop rapide à mon goût. Quoiqu'il en soit, film culte et référence incontestée du cinéma fantastique.
De Joel Coen, Ethan Coen
Avec George Clooney, Brad Pitt
Film français,britannique,américain - Comédie
Sa note :
(3)
Sa critique : Je n'ai jamais totalement adhéré à l'humour des Frères Coen, lorsque ceux-ci optent franchement pour le registre de la comédie. Long-métrage mineur dans une filmographie, avouons le, de qualité, Burn After Reading ne dispose probablement pas de la carrure nécessaire pour marquer les mémoires. On pourra tout d'abord lui reprocher de mal mettre en valeur son potentiel d'absurdité et ses situations cocasses : les acteurs paraissent au meilleur de leur forme, contrairement au rythme qui, lui, ne semble pas au rendez-vous. C'est mou et la mise en scène ne décolle jamais vraiment. Ainsi, on passe souvent à côté d'une bonne occasion de se bidonner, ce qui est fort embêtant pour une comédie. Cependant, Burn After Reading a aussi de très bons côtés. J'ai précédemment cité le casting, mais le scénario est tout aussi excellent. Ecrit à la manière d'un Guy Ritchie, les extravagantes coïncidences mêlées à un humour fin parviennent tout de même à faire mouche à de nombreuses reprises. Dommage que le long-métrage ait ce côté "brouillon" qui aurait pu être génial sous sa forme définitive.
De Michel Hazanavicius
Avec Jean Dujardin, Louise Monot
Film français - Comédie
Sa note :
(4)
Sa critique : Plus drôle que jamais, l'agent OSS 117 revient en force pour une deuxième aventure absolument hilarante que l'on pourrait presque regarder sans rien savoir de la première. Si le premier opus s'était malheureusement imposé des limites assez contraignantes, il n'y a là rien de tel, bien au contraire. Encore plus poussé dans ses situations cocasses et assumées, Rio ne répond plus s'impose comme une caricature inventive et pertinente du français moyen sous les traits de Jean Dujardin, qui livre une excellente prestation. Plus misogyne et xénophobe que jamais, l'agent OSS 117 parvient à décrocher quelques éclats de rire coupables, dans des répliques d'ores et déjà cultes. Hazanavicius confirme définitivement son indispensable présence au sein de la comédie française et tend à se rediriger vers l'humour potache de la Classe américaine, pour notre plus grand plaisir.
De Nadine Labaki
Avec Nadine Labaki, Claude Msawbaa
Film français - Comédie dramatique
Bande-annonce | Séances (2)
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Les intentions de Nadine Labaki sont louables, certes. Et pourtant, cette envie débordante de parler de religion dans le registre de la comédie dramatique représente aussi le talon d'Achille du long-métrage. En effet, on perçoit un tel optimisme qui émane de derrière la caméra que la déception est grande lorsque l'on s'aperçoit que le film tourne en rond et peine à exploiter pleinement ses idées, manquant alors cruellement d'originalité. Tantôt dégorgeant de pathos sous les traits de Nadine Labaki (que j'ai d'ailleurs trouvé très moyenne), tantôt drôle, Et maintenant on va où? donne souvent l'impression de partir dans tous les sens sans jamais atteindre un degré de pertinence assez élevé pour parvenir à captiver le spectateur. Malgré tout, on attribuera au long-métrage le mérite de créer une certaine ambiance, une fois la musique lancée.

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