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1 - 10 sur 20 résultats
De Jerry Schatzberg
Avec Faye Dunaway, Barry Primus
Film américain - Drame
Bande-annonce | Séances (6)
Sa note :
(4)
Sa critique : Il est intéressant de préciser que le réalisateur fut l'amie de ce célèbre mannequin, et qu'il a lui-même recueilli ses confidences, dans l'intimité de longues séances introspectives qu'il coucha sur bandes avant de lesz confier à une scénariste, Carole Eastman (qui utilisa là un pseudonyme masculin, Adrian Joyce). L'ayant vu dernièrement dans le cadre du festival Lumière à Lyon, je peux dire que j'ai aimé ce film (inédit en DVD), malgré ce qui pourrait le rendre, sinon antipathique, du moins légèrement agaçant. En effet, le vrai problème avec ce "Portrait d'une enfant déchue", réalisé quatre ans avant "Une femme sous influence", le film choc de John Cassavetes, c'est qu'il n'a ni la force de ce dernier, qui possédait en outre une héroïne (incarnée avec une puissance rare par Gena Rowland), certes dramatiquement névrosée, mais attachante, à la vulnérabilité poignante. Si la folie qui gagne les deux héroïnes pertubées des deux films respectifs, le personnage (Emily alias Lou Andreas Sand, un nom hybride entre ceux de deux femmes fascinantes qui ensorcelèrent nombre d'hommes prestigieux : Lou Andreas-Salomé et George Sand) incarné - magnifiquement - par Faye Denaway (qui est de tous les plans) dans ce premier film de Jerry Schatzberg ne nous communique pas, je crois, cette empathie immédiate que l'on pouvait ressentir devant le chef d'oeuvre de Cassavetes. Pire, on se demande même, devant la déliquescence psychique de cette femme-enfant (j'avoue qu'elles ont le dont de m'irriter) "déchue", pourquoi en arrive-t-elle à se mettre dans les situations délétères qui la mineront toujours plus. Je ne me le suis jamais demandé face à la démence progressive de cette tragique "femme sous influence", dont la maladie, si ses causes nous échappent (forcément ?), ne nous rend pas moins capable d'élans protecteurs et d'accès de compassion sincère et dérisoire. Sinon, comme on pouvait s'en douter avec l'ex-photographe de mode, le film de Schatzberg est absolument sublime formellement parlant, très esthétisant ; mais aussi très statique (tropisme de la photographie, média figé par excellence), ce qui fut d'ailleurs reproché au film lors sa sortie initiale, en 1970. J'espère vous avoir tout de même donné envie de le voir, car ce film, s'il n'est pas le "chef d'oeuvre" annoncé (un écueil hélas récurrent avec les films rares, restés trop longtemps invisibles, et qui deviennent ainsi l'objet d'un culte, d'un mythe trop écrasant), mérite franchement d'être vu, sensible et suffisamment puissant qu'il est.
De Glenn Ficarra, John Requa
Avec Jim Carrey, Ewan McGregor
Film américain - Comédie
Sa note :
(5)
Sa critique : Après "The Truman Show" et "Eternal Sunshine of the spotless mind", Jim Carrey nous démontre encore une fois - et ses détracteurs en sont pour leurs frais - qu'il est un de grands acteurs de notre temps, complet et bouleversant, capable de passer du rire aux larmes comme, sur une partition, alterneront harmonieusement accords majeurs et mineurs. Dans ce film bluffant, attachant et enthousiasmant croisement entre "Attrappe-moi si tu peux" et "Le Secret de Brokeback Mountain", il est tout simplement magnifique, immense. Et Ewan McGregor, dans une composition subtile et équilibrée, n'est pas en reste ! Un premier film ahurissant de maîtrise et de virtuosité, sans que, pour une fois, celle-ci n'empêche pas l'émotion.
Sa note :
(5)
Sa critique : La réputation flatteuse de ce film m'avait longtemps intimidé et je le découvre donc plus de dix ans après sa sortie remarquée - pour ne pas dire célébrée par une presse unanime. Eh bien j'ai pu assister à un film extraordinairement maîtrisé, où les émotions sont justes : les sentiments sont pudiques sans être édulcorés, et les détresses vraies, spectaculaires - par leur intensité - sans être théâtrales. Un film choral qui ne parait pas aussi long qu'il n'est en réalité, qui offre, par l'éventail varié de séquences émouvantes et précieuses qu'il propose, l'opportunité à tout un chacun, je crois, de réfléchir, à quelque niveau que ce soit, à sa propre existence. On songe à "In the mood for love" (mais sans l'empreinte esthétisantes de Wong Kar-Wai) avec le dilemme des amants retrouvés, et il faut parfois faire l'effort de se rappeler que l'on est ici dans un film chinois (Taïwan) devant cette galerie de personnages en pleine déréliction, si peu emblématiques de la société performante que nous vend la Chine à longueur de propagande. On compatit souvent au mal de vivre de certaines figures (la mère, en plein désarroi existentiel ; la fille, altruiste, qui s'efface et s'oublie dans des schémas domestique et relationnels qui la vouent à la figuration et à l'abnégation). Et quelle merveilleuse idée que cette organisation solidaire autour du lit de la grand-mère comateuse qui va permettre, enfin, de libérer la parole de cette famille jusque là figée dans une étouffante et stérile partition. "Un film intelligent", ça se dit ?
De John Ford
Avec John Wayne, Pedro Armendariz
Film américain - Western
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Alors oui, bien sûr, on peut être rebuté par cette parabole biblique qui fait l'argument du film : ces trois fugitifs, gangsters au coeur tendre et Rois Mages improvisés, guidant l'enfant prodigue dans l'adversité d'un désert aux allures de chemin de croix. Mais le scénario est impeccablement écrit, les péripéties s'enchaînent avec fluidité, et le récit n'est ainsi jamais laborieux (avec, notamment, une efficace économie de moyens narratifs et de judicieuses ellipses). John Ford, dont j'ignore qu'elles étaient les dispositions envers la religion, nous tient en haleine avec cette aventure palpitante au terme de laquelle un athée (Wayne) devra admettre, sinon l'existence d'un Dieu qu'il nie et blasphème (la Bible valdingue plus d'une fois dans cet atypique western), du moins l'action troublante de forces mystérieuses et salvatrices... A noter, enfin, que les séquences à cheval en pleine tempête de sable, qui voient les silhouettes des cavaliers et de leurs montures lutter contre les éléments, sont absolument majestueuses ! De véritables peintures cinétiques, fascinantes et irréelles.
Sa note :
(3)
Sa critique : Ce "river movie" (déclinaison fluviale du classique "road movie" ; une catégorie disparate allant de "Delivrance" à "La Rivière sauvage" ou encore, dans le même registre de tension affective entre deux protagonistes antagonistes, "The African Queen") ne tient pas toutes ses promesses, cédant hélas aux écueils du cinéma hollywoodien de l'époque (1954). En effet, la taciturne personnage incarné par un Mitchum (toujours excellent) doit apparemment se plier à un scénario caricatural en écoutant des instincts disons, animaliers, lorsqu'il se rue sur Monroe (conforme ici au cliché de la blonde impulsive qu'elle cultivait), alors qu'une autre histoire était évidemment possible, et souhaitable. Par exemple, faire durer ce face-à-face tendu et équivoque depuis la belle et tendre séquence de la grotte (il faut dire aussi que la belle est toujours à son avantage dans les contextes humides, comme en témoigne encore la fameuse scène de la piscine dans "Something's Got To Give") qui promettait tellement plus que ce qui s'ensuit : une succession de scènes prévisibles et déplaisantes (les indiens décimés par un tireur d'élite, meurtrier malgré lui, mais sans trop de scrupules non plus, il semble - "C'est notre terre", dit-il à l'idée que des indiens hostiles puissent avoir le culot de venir le déloger, lui et son fils retrouvé). Une grosse incohérence vient en outre nous faire décrocher en cours de route : Kay (Monroe) déclarant de bute en blanc à Matt Calder (Mitchum) qu'elle connait tout de son passé criminel, alors qu'il est improbable qu'elle est pu - et même eut la curiosité - se s'enquérir d'une telle information, alors que leurs destins respectifs n'étaient pas appelés à se mêler. Dommage, même si je conçois parfaitement qu'il était nécessaire de trouver une ficelle scénaristique, si aberrante fut-elle, pour permettre ainsi le dénouement, si fortement explicite et, hum, "moral". Bref, un film intéressant, certes frustrant et maladroit par moments, qui ne mérite probablement pas sa flatteuse réputation, mais que l'on peut toutefois recommander aux amateurs d'aventures et de survie en milieu hostile (même si, là encore, cela reste bon enfant).
Sa note :
(3)
Sa critique : Ah, les plaines du Tanganyika et leurs promesses de dépaysement africain ! Voilà bien là un programme qui rend alléchant le film d'Howard Hawks (dont le nom est déjà attractif), outre un casting sympathique, qui garantit les ingrédients d'un divertissement digne de ce nom. Las, si l'aventure est bien au rendez-vous (certes, les scènes de safari sont répétitives, mais restent suffisamment intenses pour ne pas [trop] lasser), l'aspect humain du film est considérablement bâclé, la psychologie des personnages étant, au moins, hyper caricaturale. Je m'explique : retrouver l'impayable John Wayne dans une énième composition (?) de vieux roublard macho et désobligeant, ours solitaire mal léché plein d'amertume après un fiasco amoureux, n'est pas en soi une surprise ni une déception ; il fait son job, celui qu'on attend de lui dans cette partition ultra codifiée. Non, le problème vient qu'on se prend assez rapidement à imaginer un autre film, moins prévisible et entendu, plus subtil et audacieux - plus vrai, quoi : en proie à une inclinaison sentimentale pour le patriarche de cette mission animalière (compréhensible, même si, hélas, elle nous renvoie immanquablement à l'idée que cette jeune femme de 25 ans cherche en Sean une - bien archétypale - figure paternelle), Dallas, le personnage incarné par (l'exquise) Elsa Martinelli serait tellement plus convaincante - et touchante - en déployant l'appareil de séduction dont est instinctivement douée/capable la gente féminine (au cinéma, à tout le moins, mais pas seulement, je crois), plutôt que de se déclarer d'une façon aussi brutale et, disons-le, aberrante (pour ne pas dire bête et vulgaire). On rêve encore que Pockets, l'histrion joué par Red Buttons - souffre-douleur de Wayne et Jiminy Cricket pour Dallas -, se rebelle ne serait-ce qu'une fois contre le rôle humiliant et réducteur (car il a semble-t-il mieux à proposer) dans lequel le maintient son collègue (quasi) despotique. Une morsure d'orgueil, fut-elle désespérée (analogue à celles que pouvaient connaître le personnage de Dean Martin dans "Rio Bravo" - western atypique et précédente réalisation de Hawks - qui, sous l'effet d'un alcool désinhibant, n'hésitait pas à s'ériger - physiquement, même - contre le père métaphorique qu'était son collègue shérif incarné par Wayne), serait en effet salutaire à ce dispositif ainsi trop schématique pour créer l'émotion. Et puis, ce Pockets nous laisse encore des regrets, quand on pourrait le croire secrètement amoureux de Dallas (qui lui confie ses atermoiements amoureux envers un Sean qui l'ignore apparemment, et la maltraite, même), en proie à un dilemme cornélien : donner à Dallas les clefs pour amadouer l'ours Wayne, quitte à se priver tout à fait de l'once d'une chance qu'il pouvoir avoir, en tant que confident et ami, d'accéder lui-même à son coeur, et par suite à ses faveurs. Bien qu'elle semble absolument indifférente à son numéro d'attachant bouffon, c'est humain, non ?...). Mais non, il couvait contre toute attente une passion des plus inattendues (il ne semble absolument pas sensible à ses charmes, alors qu'il piaffe littéralement devant Dallas) pour l'autre femme du groupe, la (subitement) niaise (l'amour est dangereux pour la santé mentale, c'est bien connu) Brandy (une Française avec un prénom pareil, allez comprendre !), qui trouvera d'ailleurs une issue aussi favorable que parachutée, par le truchement d'une navrante facilité scénariste, digne d'une série Z. Passons sur les autres personnages, qui ne sont d'ailleurs plus que des clichés exotiques réduits (par Wayne, encore) à leur nationalité ("Le Français", "L'indien", Luis le mexicain, ex-toréador [!] et Kurt, l'Allemand au physique aryen et à la loyauté à son chef toute militaire, hum...). Autre écueil : comme l'a signalé un autre spectateur, "Hatari!" bat en effet tous les records de tabagisme (plus enfumé qu' "In the mood for love" !). La fin est, quant à elle, assez décevante, inutilement "burlesque". On se croirait presque chez Benny Hill, c'est dire... Oh, un dernier conseil avant de vous procurer ce film (que je recommande, malgré tout, donc) : fuyez la version française, qui est une insulte à l'intelligence du spectateur moyen, faisant notamment des personnages féminins du films d'insupportables bécasses, l'un capricieuse (Dallas) et l'autre rendue soudainement écervelée (et excessivement maternelle - les scénaristes n'avaient décidément pas peur des lieux communs !) par une abêtissante révélation (?!?) amoureuse. Hélas, cette même VF était la seule alternative à la VO sous-titrée en anglais dans mon édition - "Widescreen" - DVD, où l'absence de sous-titres français (et espagnol, et italiens, et allemands, soient toutes les autres nationalités présentes dans le groupe d'aventuriers, un comble !) fut donc des plus préjudiciables. Par contre, absolument TOUTES (ou presque) langues existantes sont sinon disponibles (il ne manque peut-être que le swahili, dont le mot "Hatari" - 'danger" - est tiré)...
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Présenté comme un "giallo déviant" (car il s'écarte résolument des canons du genre, pour épouser la fibre paranoïaque propice au contexte du Rideau de Fer), ce polar haletant, dont photographie est particulièrement soignée, bénéficie de la participation de (au moins) deux acteurs de renom : Jean Sorel, fleuron français du cinéma d'auteur (chez Visconti, Duvivier, Bunuel, ou encore dans le méconnu et admirable films à sketches "De l'amour", de Jean Aurel, d'après Stendhal) ; et, surtout, Ingrid Thulin, muse de Bergman alors couverte d'honneurs, que Lado fut estomaqué de pouvoir enrôlé dans son tout premier film ! Plutôt qu'un traditionnel giallo, il s'agit d'une thriller esthétisant en terre communiste, avec toute la mythologie totalitaire et sectaire que cela peut véhiculer... Avec une oppressante atmosphère kafkaïenne, justement accentuée par le quartier de Mala Strana (le titre original du film, que Lado ne parvient pas à imposer en France, laissant le distributeur céder à la facilité de ce "Je suis vivant !" qui pourrait faire fuir le cinéphile trop regardant - ou trop précieux) à Prague, où a vécu Kafka. Bref, une belle surprise, bien au-dessus des prétentions ordinaires du genre, qui en ravira tout amateur éclairé.
Sa note :
(2)
Sa critique : Le titre du film (qui se veut astucieux), "WAZ" (un anagramme de "SAW" qu'un scénario opportuniste va s'appliquer à rationaliser) a le mérite de nous placer d'emblée sur les rails de ce thriller sophistiqué où tous les personnages sont des archétypes archi connus - pour ne pas dire de véritables caricatures (sauf peut-être en ce qui concerne la vie intime d'Eddie, flic rongé par la culpabilité autant que par la clandestinité à laquelle le condamne sa liaison amoureuse), que les amateurs du genre aiment à retrouver (phénomène du terrain balisé). Sur la foi de Stellan Skarsgard, ma curiosité fut piquée, mais sans toutefois m'attendre à autre chose qu'une honnête série B, ce que ce "W delta Z" est, ma foi. Le réalisateur de ce film roublard et ses acolytes producteur et scénariste sont manifestement obsédés par la mythologie du polar pervers énoncée par "Se7en" et "Saw", et ils récitent ici leurs tables de la loi sans chercher - hélas ! - à les réinterpréter le moins du monde, d'où le confort que l'on ressent paradoxalement à suivre un récit aussi éprouvant (des gens, certes crapuleux, sont soumis à des tortures aussi physiques que psychologiques, et notamment la plus redoutable : supprimer l'être le plus cher pour abréger l'insupportable séance). Bref, fans des films précités, précipitez-vous, avec l'espoir raisonnable et modeste de compléter votre collection d'histoires d'autodéfense déviante (on n'ira pas jusqu'à regretter Charles "Justicier dans la ville" Bronson, mais l'époque - seventies - était moins propice à la surenchère gore et à la pseudo condamnation d'actes abjects filmés avec une évidente complaisance) de vengeances disproportionnées, avec, bien sûr, une escalade dans le sadisme éminemment contestable, que l'on pourra reprocher tant au cruel serial killer qu'aux responsables avisés de cette séquelle d'une tradition cinématographique délibérément glauque.
De Dario Argento
Avec Elio Germano, Chiara Conti
Film espagnol,italien - Thriller
Sa note :
(1)
Sa critique : Je m'étais désintéressé de la production "argentienne" depuis près de dix ans (en fait depuis l'embarrassant "Sang des innocents"), et je viens de me faire la série de ces trois derniers films (en dehors de ses deux contributions à la série des "Masters of horror"). Alors, celui-ci est probablement le "meilleur" du lot, ou plus exactement le moins raté, hum. L'équation "Hitchcock Argento = bonne idée" ne s'est donc pas vérifiée ici, "la montagne" (il est bien évident que Dario n'a pas voulu être ambitieux avec ce téléfilmique hommage, sans prétention) a accouché d'une souris. De clins d'oeil appuyés (pour ne pas dire peu subtils) au maître anglais en radotage gâteux de sa grammaire "gialliesque" éculée, Argento n'invente (plus) rien (pas une idée digne de ce nom ici, pas une trouvaille significative). Et le pire, si j'ose dire, c'est que cela ne le tourmente probablement pas le moins du monde, affranchi qu'il semble désormais (et depuis longtemps, même) être de toute considération esthétique (il faut bien le dire : les film du "maître" italien son de plus en plus laids !) et détaché de toute crainte du ridicule - dans lequel son cinéma décomplexé se vautre à présent, très loin des chefs d'oeuvre d'antan ("Inferno", "Suspiria", ces fascinantes peintures cinématiques). Le plus troublant ici, c'est que ce genre d'expérience déceptive renouvelée ne me vaccine pas contre l'oeuvre (future) de celui auquel je conserve - pourtant - un respect indéfectible !...
De Oliver Hirschbiegel
Avec Moritz Bleibtreu, Christian Berkel
Film allemand - Thriller
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Enorme ! Je veux dire "énorme" dans le sens où peu de films (de la catégorie navets) osent des scènes aussi (involontairement ?!?) grotesques et abusées, comme celles des matons qui ont TOUS (!) envie d'uriner exactement en même temps, la scène du parloir avec les chaises vides (fallait oser, ça ! mdr) et, SURTOUT, la cultissime séquence de la boîte noire, apparemment minuscule dans laquelle, pourtant, un type peut quasiment tenir debout et, présence providentielle, trouver miraculeusement un... tournevis, sans doute négligeamment laissé là par un gardien peu scrupuleux... On croit rêver ! Oh, pis à la fin, la scène dans les cuisines (les gardiens ont donc le don d'ubiquité ?!?), juste apr-s que les pseudo-prisonniers aient tapé un sprint interminable en... tongs !?! Ajouté à cela une "histoire d'amour" aussi improbable qu'inutile, et vous tenez un champion de la catégorie susmentionnée ! Le réalisateur a apparemment fait aussi "bien" avec "Invasion" : bravo ! (Pourtant, j'avais bien aimé "La Chute" : dommage !... Bah, Moritz Bleibtreu garde - presque - toute mon estime, malgré ce naufrage affligeant.)

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