De Woody Allen
Avec Woody Allen, Diane Keaton
Film
américain
-
Comédie dramatique
Bande-annonce
Sa critique :
Première phrase : elle adorait le film Manhattan. Elle l'idôlatrait démesurément. Disons plutôt qu'elle l'idéalisait démesurément. Pour elle, quelque soit le film qu'elle aurait pu voir par la suite, il n'était comparable à Manhattan. La musique de George Gershwin lui avait été révélée ainsi, le Rhapsody in Blue en particulier. Toute sa vie allait en être bouleversée radicalement. Non, je recommence. Première phrase : son amour pour le film Manhattan était trop fort, comme son amour pour tout le reste, de sorte qu'elle ne pouvait en expliquer les raisons clairement. La photographie en noir et blanc, le montage, la manière de faire du cinéma, la poésie, tout le film la faisait vibrer. Manhattan était une partie intrinsèque d'elle-même, une oeuvre qu'elle n'aurait jamais pu réaliser de ses mains. Pourtant, elle avait été surprise de voir à quel point celle-ci lui ressemblait. Ah, trop nombriliste pour une femme de mon goût. Essayons quelque chose de plus profond. Première phrase : elle adorait le film Manhattan. Pour elle, c'était une métaphore autour de la culture contemporaine, revue par Woody Allen. Tous ces gens qui passaient à côté de ce film et se plaignaient de ne pas saisir toutes les références la faisaient entrer dans une colère folle. Non, trop moralisateur. Je souhaiterais qu'on lise ma première critique en entier. Première phrase : elle adorait le film Manhattan. Pour elle, il incarnait la culture et l'humour d'un réalisateur de talent. Difficile de ne pas apprécier ce film truffé de répliques piquantes et ingénieuses ("I think people should mate for life, like pigeons or Catholics"). Toujours pas, décidemment.
Première phrase. Elle était amoureuse d'un film, elle adulait un réalisateur, elle aurait pu en parler pendant des heures sans jamais se décider de la manière dont elle allait aborder une seconde des 5759 autres le constituant. Derrière ses lunettes à monture noire, sommeillait la passion d'un être pour le cinéma, passion trop souvent silencieuse. Je suis sur la bonne voie. Manhattan était son film préféré et le resterait toujours.