Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 22 résultats
De Mike Mitchell
Avec Mike Myers, Eddie Murphy
Film américain - Animation
Sa note :
(4)
Sa critique : Vu le jour de sa sortie, en VO et en 3D. Expédions déjà ces deux points : Vo toujours plus agréable, je n'avais encore jamais vu de Shrek en VO, mais c'est bien mieux une fois qu'on s'est adapté aux "vraies" voix, surtout celle de Myers, très particulière. L'anglais permet l'accès direct aux jeux de mots originels, avec le sous-titre pour aider. Quant à la 3D, elle sied très bien au film d'animation où le problème de la luminosité ne se pose quasiment plus. De beaux effets, une mise en valeur plutôt réussie du procédé. Le film lui disons-le clairement, n'est pas le meilleur de la série, mais pas le moins bon : il est nettement supérieur au troisième opus, qui décevait. Un bon petit film plutôt drôle, qui revisite un peu tous les autres de la saga, on retrouve tous les personnages ou presque, avec l'effet déformant de cette réalité parallèle. Scénario d'un cauchemar, plutôt classique mais bien mené, et le film évite les effets trop attendus, la happy end n'arrive qu'après d'heureuses péripéties. Toujours des clins d'oeil et une bande son sympa, quelques passages à vide cependant.
De Sylvain Chomet
Avec Jean-Claude Donda, Edith Rankin
Film britannique,français - Animation
Sa note :
(5)
Sa critique : Sur le papier, pour les cinéphiles, ça promet : Scénario adapté de Tati pour un film de Sylvain Chomet. On sent déjà le chef d'œuvre potentiel. L'illusionniste s'inscrit droit dans la lignée des grands films burlesque à l'ancienne : quasiment muet, ce qui peut provoquer un rejet de certains, très lent et contemplatifs, truffés de gags old school, le film est un petit bijou d'introspection et de raffinement comique. Mais son intérêt principal n'est pas là. Comme jadis Chaplin, ou ensuite Tati, derrière le rire se dissimulent les larmes. Et ce dès le début du film, avec cette longue séquence nostalgique où le vieux magicien va de cabaret en cabaret et contemple son obsolescence. Le comique du film est assuré par un lapin psychopathe absolument délicieux, l'émotion, intense, par la relation platonique entre la jeune fille et le vieil homme. L'animation, sublime, mêle semblants de vieux procédés et animation très modernes par ci par là, un vrai régal qui colle avec une grande justesse à son sujet. Et puis, après un relatif passage à vide dans les errances de ses personnages, la tragédie surgit. Dans l'abandon d'un lapin ou l'aperception d'un amour impossible, et les larmes coulent, longtemps. Le voilà, ce chef d'œuvre que l'on pressentait. Belle partition et chanson de générique.
De Tom DiCillo
Avec Johnny Depp, John Densmore
Film américain - Documentaire
Sa note :
(5)
Sa critique : Mmmm je l'attendais aussi ce film. Un documentaire sur les Doors, en VO évidemment, ça ne pouvait que me plaire. Pari gagné. Un film inhabituel, qui sort des sentiers battus du documentaire. ici pas d'interview fadasse des différents intéressés, une reconstruction quasi linéaire de l'histoire du groupe, avec ses temps forts et creux, sur fond de chansons du groupe parfois dans des versions inconnues ou rares ou live. Une quantité astronomiques d'images d'archives inédites, la beauté du numérique, la voix hypnotique de Johnny Depp... Peu de choses que l'on apprend si l'on est déjà connaisseur, à part peut-être quelques anecdotes sur l'élaboration des albums et des éclaircissements sur les procès et les concerts sulfureux. Au final, Jim Morrison en sort grandi, mythifié, réhabilité presque. Et de superbes images, irréelles, d'un film qu'il a lui-même tourné avant sa mort.
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Bon les critiques étaient pas trop mauvaises mais j'en attendais pas grand chose. Pourtant, dès les premières minutes j'ai compris qu'il était allé tellement loin et de tous les côtés que c'était pas si mauvais que ça. Au final une comédie très acide, souvent drôle, malgré des lourdeurs pipi-caca surtout sur la fin. Quelques scènes géniales, d'autres complètement ridicules. Plutôt bien interprété dans le registre surenchère, les musiques sont aussi drôles qu'énervantes mais avec un vrai travail d'écriture derrière. Un film qui dynamite tout le monde, dont la forme (bling bling) épouse le sujet. Cependant j'aurais mis ce film en avertissement accord parental souhaitable ou un truc du genre, parce que montrer une telle débauche à des gosses, moyen...
De Matthew Vaughn
Avec Aaron Johnson, Nicolas Cage
Film britannique,américain - Action
Sa note :
(5)
Sa critique : Après l'avoir raté à sa sortie en salles, j'ai eu le bonheur de voir qu'une salle Arts et Essais le passait en VO pas loin de chez moi. Je fonce et je prends devant ce film un pied monumental. Je m'attendais à un énième film de super héros qui se veut cool, il n'en est rien ! D'emblée l'oeuvre s'établit, pose une manière de filmer postmoderne à la Tarantino mais pas vaine comme on peut le voir dans beaucoup de films actuels. Mouvements de caméras amples, jeux sur le hors champ avec les travellings... Un petit régal. Question scénario, il tient la route, frise l'excellence sur le dernier quart malgré quelques cafouillages vers la moitié du film. Les acteurs sont au top, mention spéciale à Big daddy et Hit girl, à la fois, drôles, attachants, émouvants et pourtant très brutaux. Des séquences incroyables truffées de références (Matrix, Kill Bill ou Old Boy en tête). Des situations rarement convenues, ou alors sur le ton de la parodie. Un jeu de mise en abyme intelligent et vertigineux avec l'univers du comics et de la bande dessinée, qui est comme ingéré par la film sur la fin. Quasiment pas de défauts donc, et en bonus une bande son au poil (This town ain't big enough for both of us, j'ai eu du mal à pas la chanter dans la salle). Beaucoup d'humour et de violence, à déconseiller tout de même aux plus jeunes, je l'aurais bien vu -12 ce film...
De Milos Forman
Avec John Savage, Treat Williams
Film américain,ouest-allemand - Comédie musicale
Sa note :
(5)
Sa critique : Film culte du réalisateur de Vol au dessus d'un nid de coucou, de Valmont et de plus tard Amadeus, Hair est la mise en scène cinématographique d'une comédie musicale sacralisée au temps des hippies. Nous voilà donc au beau milieu du New York de la fin des années soixante, en pleine guerre du Viet-Nam. Claude, un sudiste pur souche, vient dans la grande pomme pour se préparer au combat, mais il tombe amoureux et rencontre une bande de beatniks dissidents et déserteurs. Les chansons sont souvent irrévérencieuses (Sodomy), drôles (Hair) ou émouvantes (La plainte de la femme noire devant son amant qui l'abandonne). Quelques plans tout de même virtuoses - n'en oublions pas le cinéma - comme ceux de la chanson Aquarius en début de film, où la formidable et terrible séquence de fin : car c'est la fin de ce film qui est marquante : après de nombreuses péripéties ou l'air de la liberté soufflait, un des héros du film se retrouve pris dans l'engrenage fatidique et inexorable de la guerre. Séquence millimétrée, plans acerbes et durement symboliques (hommes-machines) et tension émotionnelle sur la prodigieuse chanson The Flesh Failures (Let the Sunshine in). Un monument pacifiste.
Sa note :
(5)
Sa critique : Il est rare de pouvoir affirmer qu'un chef d'oeuvre peut-être abject. Cela fait mal même d'y penser, et pourtant, devant ce film, rien d'autre ne peut s'envisager. Plongés directement dans l'horreur pure et suffocante, la saleté et la violence, on sort peu à peu lentement du cauchemar, mais il nous hante, à chaque seconde. Tourné comme un interminable plan séquence (en réalité les coupures se font sur les ciels et plafonds) le film remonte le fil des Parques, inexorablement, jusqu'aux sources du drame : le bonheur et le temps. Constat terrible sur l'innocence, vision extrêmement pessimiste et démoralisante de la société. La virtuosité de Noé n'est pas à renier : il filme terriblement bien, et son travail sur le son est soigné (pas facile de rendre un aspect aussi chaotiquement maîtrisé...). Les acteurs sont grands, surtout Monica Belluci, qui nous tire dans sa tourmente. Insoutenables scènes dans le sex-club où tout n'est que mouvement, fureur et trouble, on émerge et on songe au début. Multiples échos, signes annonciateurs, le destin était en branle, et Alex enceinte. Vertige nauséeux mais nécessaire... De temps en temps, la caméra se fixe et tourne inlassablement sur un point, surtout dans le dernier plan dans l'herbe : spirale destructrice du temps, du destin, de la vie... Deleuze y aurait vu le trou noir des expressionnistes, on n'est pas loin. Références à Kubrick justifiées dans ce drame coup de poing tiré au cordeau. Un film implacable, inexcusable peut-être, mais incroyablement intelligent.
Sa note :
(5)
Sa critique : Quel film merveilleux ... Les dialogues sont brillants, souvent tellement drôles qu'on en serait presque coupable de prendre autant de plaisir. Allen et Keaton sont fabuleux, lui dans le névrosé juif new yorkais satyre et elle en fille de la campagne farfelue qui se trouve une deuxième terre d'accueil en Californie. Toutes les obsessions comiques et psychologiques du cinéaste sont là, de la Shoah à la nourriture végétarienne. Une grande dissection burlesque du couple dans toute sa beauté et dans toute sa nostalgie. Le regard d'Allen peut parfois surprendre techniquement (ces longs plans fixes où l'on entend distinctement les personnages qui sont pourtant très éloignés), mais visuellement, ce film relève à la fois de l'ode à New York et du drame sophistiqué. Des trouvailles géniales de mise en scène : corps qui se dédoublent, personnages qui s'autocontredisent, pensées révélées, prononcées, apartés... Bref, une totale réussite de la réinvention du théâtre filmé, par celui qui cite pourtant un des maîtres du genre, Renoir et sa Grande illusion.
De Jacques Doniol-Valcroze
Avec Bruno Cremer, Frédéric De Pasquale
Film français,suédois - Drame
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Un film bien étrange, à la recherche formelle très aboutie, aux décors épurés. Un huis clos des sens et de l'esprit, où les corps s'affrontent. Mais malheureusement, des longueurs noient le film, l'ennui nous guette est l'ensemble est assez vain. Performances d'acteurs curieuses, presque improvisées. Et toujours cette manière de filmer extraordinaire et ces trouvailles visuelles sidérantes.
De Jacques Doniol-Valcroze
Avec Françoise Brion, Bernadette Lafont
Film français - Comédie dramatique
Sa note :
(5)
Sa critique : Voilà, 50 ans de la nouvelle vague à Cannes, rétrospective Doniol Valcroze : LE réalisateur de l'ombre, inconnu du public et pourtant si cher : il a fondé les cahiers du cinéma, il a créé la SRF, il a réalisé des films qui ont pourtant marché ... Bref, avec ce premier film, "L'eau à la bouche", il prend à contrepied les attentes de son entourage. Un vaudeville lascif, taxé à l'époque d'érotisme. Un scénario aujourd'hui classique sur les couples qui se forment et se défont, mais pourtant très élégant et très intelligent. Les acteurs (et surtout les actrices) sont savoureux, mention spéciale au duo Galabru/Lafont. Le film expérimente les premiers zooms, et les mouvements de caméra sont d'une grâce surprenante. Des trouvailles visuelles sidérantes, comme ce château qui tourne et une bande son signée Gainsbourg, autrement dit : courez voir ce bijou du cinéma français !

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