Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 456 résultats
De Nicolas Vanier
Avec Nicolas Brioudes, Pom Klementieff
Film français - Aventure
Sa note :
(2)
Sa critique : Un film royalement gâché par le doublage en Français. Si celui-ci rend l'œuvre abordable par le jeune public, pour les plus grands il risque fort d'annihiler le charme qui aurait pu s'en dégager. Les quelques belles séquences avec les loups ne parviennent pas à inverser la tendance, le scénario proposé s'avérant moins convaincant qu'une approche documentaire. Si le groupe d'Evènes réagit à l'expérience vécue par l'un de ses membres (un jeune homme va à l'encontre des règles et protège des animaux perçus comme ennemis), l'émotion n'est au final pas véhiculée. Comme l'histoire se déroule sur plusieurs saisons, Nicolas Vannier procède à des ellipses dont les premières ne sont, à mon sens, pas très claires.
Sa note :
(4)
Sa critique : Moyen-métrage de cinquante-neuf minutes issu de la première saison de la série "Masters of Horror", "Dance of the Dead" décevra sans doute les inconditionnels de trames classiques au service de scènes gores réjouissantes. Des jeunes loubards à la solde d’un inquiétant propriétaire de night-club ponctionnent le sang de piétons sans défense, vous devinez la suite ? Pourtant "La danse des morts" nous prend à contre-pied, et bien que moyennement propice à faire reposer sur ses épaules un film d’horreur, le concept du sujet ne manque pas d’intérêt. La population états-unienne n’en finit plus de nous démontrer ses traumatismes qui s’accumulent depuis septembre deux mille un. Dans ce récit d’anticipation, Tobe Hooper nous précipite dans un futur proche… au lendemain d’une Troisième Guerre Mondiale qui a vu les terroristes venir à bout de la plupart des grands centres urbains américains ! Ce type de vision extrêmement pessimiste de l’avenir, bien dans l’air du Temps, traduit qu’on le veuille ou non un malaise profond. L’ambiance du film s’en imprègne pleinement. L’origine de la fameuse danse en dit également long. Cependant on y assiste juste vaguement dérangés, davantage perturbés par l’idée que par sa représentation. Une seule séquence s’avère assez dure (et ne manquera pas de rappeler d’affreuses réalités de la Guerre Mondiale précédente). Réalisation comme interprétation sont honnêtes sans plus. Jessica Lowndes (Peggy) fait une très jolie adolescente éprise de liberté. Après de nombreux longs-métrages pas toujours brillants (dont le fun "The Killer Tongue" !), Robert Englund apparaît à nouveau sans le masque de Freddy Krueger mais à mon sens il n’apporte pas grand chose à son personnage. Immanquablement on se dit qu’il poursuit cahin-caha sa carrière sur le prestige de ce rôle qu’il a immortalisé. Voilà en tout cas un épisode qui sera sévèrement considéré comme faible mais dont j’ai apprécié l’histoire. En y réfléchissant elle a de quoi nous donner quelques soubresauts.
De Joe Dante
Avec Robert Picardo, Jon Tenney
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Moyen-métrage de cinquante-huit minutes issu de la première saison de la série "Masters of Horror", "Homecoming" (renommé trop explicitement "Vote ou crève" en français) assène un violent coup à l’Administration Bush alors en place. Bien que les noms aient été remplacés ou simplement tus, l’ombre du doute ne plane jamais sur l’identité des responsables réels visés. Peu prolifique mais presque toujours là à bon escient, Joe Dante met ici en scène l’adaptation d’une nouvelle dérangeante de Dale Bailey. Moins d’un mois avant le scrutin qui semble devoir reconduire le Président des Etats-Unis pour quatre années de guerre supplémentaires, plusieurs corps rapatriés de soldats tués en Irak se lèvent. Le retour de ces fils de la Nation morts-vivants fera l’objet d’une récupération politique honteuse jusqu’au moment où sa signification sera découverte... Tricheries électorales, manipulation de l’opinion, mépris de la vie, toutes les attitudes ignobles des dirigeants figurent dans cette œuvre plus subtile que bourrine. Les amateurs de gore décérébré s’en satisferont difficilement, les fans de zombie movies davantage. Parmi les dénonciations fictionnelles venues d’Amérique du Nord, il s’agit à mon sens de celle qui va le plus loin. Une véritable charge dont on peut se surprendre qu’elle ait pu librement voir le jour là où régnait un parti paranoïaque et intégriste. Constat rarissime, derrière ses apparences de divertissement télévisuel, elle se fait l’amplificateur d’une expression populaire étouffée (voir l’intervention de madame Hofstadter durant le talk-show de Marty Clark). La mentalité des deux personnages principaux parvient à nous débecter (des répliques grotesques de Jane Cleaver caricaturent le discours officiel et nous consternent tellement on sait qu’il y en a qui pensent de la sorte). Thea Gill et Jon Tenney sont en tout cas parfaits dans leurs rôles. Décidément en terme de qualité certaines productions pour le petit écran prennent le pas sur celles pour le cinéma.
De Sylvester Stallone
Avec Sylvester Stallone, Burt Young
Film américain - Drame
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Lorsqu'a officiellement été annoncé ce sixième "Rocky", on pouvait craindre le pire, le ridicule, surtout avec la trame retenue (à une époque où le champion des poids-lourds pâtit de l'absence d'adversaires de valeur, on se demande s'il a du mérite et ce qu'il aurait eu dans le ventre et les poings face à un champion du temps où le Noble Art était beaucoup plus rude...). C'était mal connaître Sly qui aime son boxeur comme peu d'artistes ont aimé leur personnage. On le retrouve veuf, affublé d'un beau-frère désabusé et fier d'un fils en mal d'émancipation. Ce retour joue à fond la carte de la nostalgie avec de nombreuses références, y compris musicales, aux films qui ont bercé mes années 80'. Ainsi le générique d'ouverture reprend le "Take you back" de la BO de "Rocky V" et Bill Conti insère quelques airs passés dans sa nouvelle partition. Et quel panard de découvrir, autant d'années après, un nouveau montage sur "Gonna fly now" ! C'est justement à l'approche de sa dernière demi heure que le film s'engouffre dans une spirale quasi extatique dont le spectateur ressort bouleversé. Sylvester Stallone n'a pas fait que des merveilles dans sa carrière, mais sa contribution au mythe du Cinéma américain est indéniable. Avec ce come-back improbable et lumineux de son plus beau héros, il rehausse notre cote d'amour de l'Etalon Italien, lequel part sur un vrai bon film, lavant l'adieu quelconque opéré par "Rocky V". Rocky Balboa est avant tout un homme de la rue, un homme du peuple, et ça n'est pas un hasard si le personnage féminin qui l'accompagne au cours de cet épisode (Marie) est une femme sans glamour, serveuse issue des quartiers déglingués de Philadelphie, qui n'éblouit pas la caméra mais fait à chaque instant frémir l'humanité en chacun de nous. L'ombre d'Adrian plane et sa mémoire est honorée. La métaphore dans "Rocky Balboa" n'a plus rien de géopolitique (voir l'affrontement USA / URSS du percutant quatrième volet), plus que jamais Rocky incarne l'envie et la vie.
De Martin Campbell
Avec Daniel Craig, Eva Green
Film américain,britannique,italien,tchèque - Espionnage
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Plus qu'un numéro de matricule, c'est un nom. Et là, en dépit notamment d'un clin d'œil fort amusant à l'apparition d'Ursula Andress en 1962, producteurs de longue date, scénaristes et réalisateur essuient leurs pieds tout crottés sur quarante années de films. Nous sommes dans les années deux mille, le MI6 surveille de près ce qui se trame un peu partout sur la Planète (ce qui nous fait voyager de République Tchèque en Ouganda dès les premières minutes du métrage). N'importe qui n'a pas la trempe pour faire un bon agent au service secret de sa Majesté, il est pourtant temps de donner sa chance à un p'tit jeune prometteur quoique arrogant. Colossale anomalie : Judi Dench conserve le rôle de M, donnant l'impression aux fans d'une grand-mère perdant la boule, elle qui promeut nouvel agent double zéro un James Bond qu'elle a sous ses ordres en tant qu'agent double zéro depuis plusieurs films. Après Superman (returns) et Batman (begins), ce n'est pas la première franchise à redémarrer. Créer de nouveaux fidèles, telle est le dessein de l'entreprise cinématographique essoufflée qui compte les biftons avec la cupidité d'un Le Chiffre (très bon vilain). Cet opus façon tabula rasa expose donc un James Bond qui n'a pas vécu avec la fameuse licence de tuer mais qui en prendra rapidement plein la gueule. Le héros en éclosion sait en de rares exceptions se montrer compassionnel, la froideur constituant son lot quotidien. D'un charisme plus troublant que ses prédécesseurs, Daniel Craig rafle la mise. Eva Green se hisse à son niveau. La scène dialoguée de rencontre entre James Bond et Vesper Lynd est d'ailleurs un régal. Pas besoin en tout cas de connaître les règles du poker pour ne pas s'ennuyer au Casino Royale. Le long-métrage fait dans la démesure mais à petites doses. Les cascades sont d'un niveau exceptionnel. Au final Martin Campbell se paye la classieuse renaissance d'un mythe avec quelques choix inadmissibles. Sanction personnelle immédiate : note rabaissée à 2 étoiles.
Sa note :
(4)
Sa critique : J'ai découvert le générique d'ouverture de "Paranoïa Agent" parmi des trailers publicitaires. Avec sa bande son qui dépote et ses personnages hilares dans des situations désespérées, je l'ai trouvé absolument trippant ! Etant admiratif du travail de Satoshi Kon qui signe ici écriture et réalisation, il ne m'en a pas fallu davantage pour acheter le coffret DVD. Malgré une classe évidente, ma déception fut certaine à l'issue des sept premiers épisodes : l'histoire ne me plaisait pas vraiment et seul le cinquième m'avait procuré du plaisir. Gros renversement de tendance avec les six épisodes suivants puisqu'ils m'ont au contraire tenu en haleine et épaté ! Je me demanderai longtemps pourquoi je n'ai pas accroché durant la première moitié car je ne me leurre pas, elle doit être d'aussi bonne qualité que la seconde... Tout semble tourner autour de la fragile Tsukiko Sagi. Sous pression au travail pour rééditer le succès populaire de Maromi, celle-ci se fait sauvagement agresser. Médiatisé à travers une simple description, les rumeurs s'amplifient autour du mystérieux agresseur quand celui-ci attaque à nouveau. Il devient alors l'ennemi numéro un. Au travers du phénomène de peur collective, le scénario balaye notamment du regard les comportements humains, non sans humour ("ETC."). Voilà une œuvre chorale, visuellement impeccable et bâtie sur presque autant de registres qu'il y a de chapitres (épisode façon jeu de rôles etc). L'ensemble fait preuve d'audace tant par les thèmes abordés (la schizophrénie et la prostitution dans "Bouche gourmande", le suicide dans "Planning familial"...) que par la forme ("Douce Maromi" explique par exemple étape par étape la fabrication d'une série animée !). Et puis comment résister à une série dont le dernier épisode s'autorise à s'intituler "Le dernier épisode" ? Chapeau Monsieur Satoshi Kon pour cette mini série haut de gamme. A découvrir impérativement en sachant que c'est parfois tortueux et que cela ne s'adresse pas à un jeune public.
De Takashi Shimizu
Avec Sarah Michelle Gellar, Jason Behr
Film américain,japonais - Thriller
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Par principe, je boycotte les remakes instantanés de films asiatiques ("The Ring", "Dark Water" etc). Néanmoins l'occasion s'est présentée de voir celui-ci alors je l'ai regardé par curiosité (sans avoir vu l'original de Takashi Shimizu). Une double bizarrerie réside dans l'idée d'avoir confié la tâche au même réalisateur et maintenu l'intrigue au Japon ! Une famille américaine achète ainsi à Tokyo une jolie maison inoccupée depuis trois ans. Manque de pot, la colère n'a pas encore évacué les lieux. C'est ce que découvrira également une autre américaine, Karen, bénévole dans une association d'aide aux personnes. Rendue anecdotique par une mise en scène plate et un temps d'apparition à l'écran réduit, la présence de Sarah Michelle Gellar ne constitue même plus un atout. Ses fans ont probablement dû être déçus de la voir se fourvoyer dans ce minuscule film d'horreur avançant à deux à l'heure. En effet, la prédominance des flash-back a tendance à freiner le récit davantage qu'elle ne l'étoffe (car l'essentiel de ce qu'il faut savoir tient finalement en quelques répliques qu'il ne faut surtout pas louper pour comprendre comment se relient les éléments de l'histoire). Un must dans les catégories "même pas peur" et "quand est-ce que ça termine ?".
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Premier raté depuis longtemps pour le studio Pixar dans la catégorie courts-métrages. Comme souvent l'idée de base a de quoi séduire, sauf que ce coup-ci rien n'en découle. On sourit de la première manœuvre mal négociée par un candidat extra-terrestre au permis d'enlèvement puis on attend qu'il se passe quelque chose. Mais rien n'arrive hormis le générique de fin. On déplorera des personnages peu attachants et surtout des gags sans originalité pour ne pas dire prévisibles. Bien que techniquement irréprochable, "Lifted" finit selon moi par manquer cruellement d'intérêt. Un amuse-gueule sans saveur pour le film "Ratatouille" avant lequel il fut projeté.
Avec Abraham Jedidiah, Alex Ferris
Série américaine - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Groupement de moyens-métrages de commande, "Masters of Horror" s’impose dès sa première saison comme un label assez fiable. Si l’on se référait à l’unique critère de l’horreur pure, la série apparaîtrait disparate. En effet s’y côtoient des œuvres relativement abordables pour une large audience ("Homecoming" par exemple) comme celles à réserver impérativement à un public extrêmement averti ("Imprint"). Probablement pour faciliter la vente des DVD sortis à un tarif prohibitif, Canal n’a diffusé que partiellement les saisons (15 épisodes sur 26). Je n’aborderai donc que ceux que j’ai vus… J’ai adoré l’ambiance instaurée par "Dreams in the witch-house" ("Le cauchemar de la sorcière"). Mise en scène par Stuart Gordon à qui l’on doit le premier "Reanimator", cette histoire sanglante et implacable figure parmi mes favorites. Les connaisseurs apprécieront que son protagoniste arbore un t-shirt de l’Université Miskatonic. "Pick me up" ("Serial auto-stoppeur") constitue un gentillet affrontement entre gens peu fréquentables. Pas extraordinaire mais amusant à suivre jusque dans son épilogue, ça m’a rappelé l’esprit de certains "Contes de la Crypte". Sans payer de mine, "La cave" (titre un peu nul) cache une histoire des plus solides et mérite des louanges ! La saison 2 vaut largement le détour avec quelques prises de position radicales qui font du bien : Carpenter démolit l’intégrisme catholique avec son "Pro-Life" tandis que Joe Dante exagère à peine l’inquiétant retour en arrière des mentalités en déclarant "La guerre des sexes". Guère intéressant, "Pelts" dénonce néanmoins l’ignoble commerce de fourrure. Cette saison s’ouvre avec l’incontournable et jouissif "Family" du vaillant John Landis. Tobe Hooper s’en sort nettement moins bien en dépeignant ses "Forces obscures". Sans démériter, "Mort clinique" peine à passer son message. Critiques spécifiques sur les fiches de "Vote ou crève", "Dance of the Dead", "Imprint", "Sick Girl","La Fin absolue du Monde" et "La Survivante".
De Steve Rash
Avec Eugene Levy, Tad Hilgenbrink
Film américain - Comédie
Sa note :
(2)
Sa critique : Grossière erreur que d’avoir renommé ce long-métrage "American Pie : No Limit !". No limit à la connerie du distributeur plutôt, qui, pour décider à l’achat les plus réticents leur fait miroiter une avalanche de cochonneries. La manœuvre bassement mercantile aura rendu mécontents les plus dupes, car "American Pie : Band Camp" ne possède pas la folie des épisodes centrés sur la bande de Jim (sans jeu de mots). Le titre original reflète quant à lui parfaitement l’aventure estivale proposée. La volonté d’imiter le démarrage de la franchise est perceptible, mais les scénaristes ne parviennent pas à en conserver le ton : le passage obligé par l’humour à base de sperme ou encore de vomi apparaît ici plus vulgaire que drôle, des gags sont repris et donc prévisibles, et pour mal faire c’est très rarement sexy (on est bien loin des scènes chaudes de la version longue d’ "American Pie 2" !). Le turbulent Matt Stifler est envoyé d’autorité en camp de musique par le nouveau conseiller d’orientation Sherman. A lui désormais de se débarrasser ou non du mauvais modèle pris sur son aîné, l’insupportable Steve. Deviendra t-il moins asocial et moins crétin au contact des étudiants d’East Great Falls motivés pour remporter la coupe ? Quand on voit qu’il s’y rend avec pour ambition de filmer en cachette les trucs coquins qui s’y déroulent, on constate l’étendue de la tâche. Tad Ingelbrink a visiblement beaucoup observé le travail de Seann William Scott car il s’en fait le clone. Le père de Jim (Eugene Levy) est devenu MACRO. Le retrouver donne un semblant de liant avec la trame originale et c’est par son intermédiaire qu’on a des nouvelles des jeunes mariés du 3. Comédie à prendre pour ce qu’elle est, à savoir un produit dérivé destiné à exploiter un filon, pas nul du tout mais insuffisant pour le cinéma. On passe un assez bon moment à condition de ne pas faire le difficile. Et puis la mignonne Arielle Kebbel (qui joue Elyse) justifie qu’on suive l’intrigue, aussi faible soit-elle ;-).

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