Accueil > Communauté > Membres > littleplayer77
1 - 10 sur 380 résultats
De Asger Leth
Avec Sam Worthington, Elizabeth Banks
Film américain - Thriller
Bande-annonce | Séances (243)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Une critique vite fait parce que pas le temps ce soir : en gros, un bon petit thriller sympathique sur la forme. Niveau regrets : un manque d'intensité et de stress, un casting moyen (Jamie Bell notamment, Sam Worthington pas génialissime, au contraire de la bomba latina Genesis Rodriguez ^^...). Pas le film de l'année mais un bon moment ...
De Rémi Bezançon, Jean-Christophe Lie
Avec Max Renaudin, Simon Abkarian
Film français - Animation
Bande-annonce | Séances (842)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : En 1826, le consul de France en Egypte suggère à Méhémet-Ali l’envoi d’une girafe de l’autre côté de la Méditerranée. Le sultan, qui cherchait un moyen d’améliorer ses relations avec le royaume de France, accueille la proposition avec joie : Zarafa, une orpheline âgée de seulement deux ans, quitte alors le désert du Kordofan au Soudan pour être offerte à Charles X, Roi de France, et enrichir la ménagerie royale du Jardin des Plantes ... De cette histoire (vraie) est né "Zarafa", un joli conte d'animation qui conjugue avec intelligence la beauté formelle (sans artifice) à un récit qui aborde finement des thèmes comme l'esclavage, la liberté ou la fraternité. Rémi Bezançon ("Ma vie en l'air", "Le premier jour du reste de ta vie", "Un heureux évènement") et Jean-Christophe Lie (spécialiste ès film d'animation) nous propose donc ici une fable animée tendre, originale et esthétiquement soignée (avec une animation "traditionnelle") sur fond de voyage initiatique culturel et historique enrichissant. Bien que l'histoire reste très enfantine sur le fond et n'offre pas vraiment de double lecture - à quelques rares passages près, elle ne sombre jamais dans la mièvrerie, pourtant facile avec ce genre de scénario, et pousse même les plus jeunes à la réflexion. En effet, malgré un manque de souffle épique qui nuit grandement à l'intérêt que pourront lui porter les plus âgés, les réalisateurs ont su donner du relief à leur ouvrage en travaillant le rythme du récit, la finesse du trait, la chaleur des couleurs et la saveur de l'humour pour en faire une oeuvre accessible et compréhensible par les plus petits. A contrario, l'avantage de cette vulgarisation a pour inconvénient d'offrir une histoire assez simple pour les adultes mais qui ne se révèlera pas être un calvaire de par sa courte durée (le film ne dure que 1h15). Film fédérateur par excellence, ce "Zarafa" est un film au graphisme épuré loin des standards préfabriqués des Disney mais saura émouvoir et divertir les enfants. En cela, c'est une réussite - à savourer de préférence en famille ...
De Christian Merret-Palmair
Avec François-Xavier Demaison, Anne Marivin
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (232)
Sa note :
(1,5)
Sa critique : L'humour belge, ça va bien, une fois (on peut enlever la virgule si on veut ^^) ! Sans faire de racisme antibelge, j'ai trouvé le concept assez éculé avec cette 'belgitude' en fil conducteur (qui nous poursuit jusqu'au générique final inclus !). Parodie d"Ocean's eleven" à la sauce belge, "Il était une fois, une fois", deuxième long-métrage de Christian Merret-Palmair (son premier était "Les Portes de la gloire" sorti en 2001), exploite à fond le filon de l'humour outre-quiévrain un peu singulier dont (paraît-il) les Français sont friands (il n'y a qu'à voir les succès de "Bienvenue chez les Ch'tis" ou "Rien à déclarer"). Si certaines séquences assez déjantées ne sont pas loin de virer cultes (notamment le festin à l'hôtel), nul doute que leur portée ne devrait pas dépasser la Belgique et ses régions limitrophes car à trop vouloir grossir le trait, cette comédie plutôt ringarde finit par lasser le spectateur et virer à la farce indigeste par sa bêtise et sa lourdeur. J'avoue pourtant que l'idée de départ - partant du constat que les Belges ont un gros capital sympathie en France - était drôle, le résultat l'est par contre beaucoup moins. Certes, cette production aux personnages attachants arrive à nous tirer quelques sourires, mais pas assez pour mettre nos zygomatiques à rude épreuve. Le scénario linéaire de cet improbable association de pieds nickelés donne un film assez plat et ce ne sont pas les prestations somme toute assez quelconques de François Xavier Demaison et d'Anne Marivin qui vont changer cet état de fait. Pour résumer, "Il était une fois, une fois" est une comédie qui s'essouffle rapidement et qui fait malheureusement naufrage sur les récifs du néant de son concept. Pour éviter tout incident diplomatique avec nos amis Belges ^^), ce sera 1.5 étoiles généreuses pour ce film sur le plat pays que je ne reverrai pas deux fois, une fois ! ...
De Mark Neveldine, Brian Taylor
Avec Nicolas Cage, Ciarán Hinds
Film émirati,américain - Action
Bande-annonce | Séances (390)
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Peu connu du très grand public, "Ghost Rider" est l'adaptation cinéma d'un comic book Marvel né en 1972. Après un premier opus assez quelconque (et unanimement descendu par les critiques - ceci expliquant qu'aucune projection à la presse n'ait été programmée (cette dernière rendant la monnaie de sa pièce en black-outant ce film !!)), Nicolas Cage reprend son blouson de motard pour ce deuxième épisode et l'on attendait au tournant Mark Neveldine et Brian Taylor (les réalisateurs de "Hyper Tension" 1 & 2) qui avaient pour but de donner un peu d'envergure à la série. Sans être transcendant, "Ghost Rider II : L'esprit de vengeance" n’a aucun mal à relever le niveau et c’est évidemment sur le plan visuel que le changement est le plus perceptible : imposant, le Rider de l’Enfer s'affirme ici en étant mis en valeur par la maestria de la mise en scène des deux réalisateurs qui prennent un malin plaisir à collectionner les plans les plus improbables avec un objectif qui colle à la roue du Ghost Rider. Indubitablement, le style y est et si visuellement, ce film est sympathique, on n'en dira pas autant du scénario un peu léger et pas franchement passionnant qui commence à s’embourber dans le dernier tiers du film. L’action perd alors en intensité et l'on sent vite que ce "Ghost Rider II" a déjà donné tout ce qu’il avait dans le ventre avec une histoire finalement sans grands enjeux mais suffisamment efficace pour éviter l’ennui. Le plus étonnant finalement, ce sont les choix techniques à contre-sens : la 3D est inutile (comme déjà dit et redit, ce procédé est incompatible avec les réalisations nerveuses aux changements de plan constants et/ou les films d'action ...), le choix de ces 2 réalisateurs laisse perplexe pour un produit aussi formaté (bien moins déjanté - ou bien plus sage - que l'on pouvait l'espérer) et pour finir, des dialogues sont assez moyens (et laissent parfois le spectateur dubitatif). Pour conclure, ce "Ghost Rider II : L'esprit de vengeance" n'est ni plus ni moins qu'un casse-croûte dont l'objectif est de rassasier les estomacs en manque de cinéma. Pas un chef-d'oeuvre inoubliable, loin de là, mais ça se laisse dévorer vite fait sur le tard ...
De Tomas Alfredson
Avec Gary Oldman, Mark Strong
Film français,britannique,allemand - Espionnage
Bande-annonce | Séances (306)
Sa note :
(2)
Sa critique : Après avoir créé une petite révolution dans le cinéma vampirique avec "Morse", Tomas Alfredson s'attaque cette fois-ci au monde de l'espionnage avec "La taupe". Adaptation de "Tinker, Tailor, Soldier, Spy", roman de John Le Carré (qui avait déjà vu "The constant gardener" adapté sur Grand Ecran) et premier volet de la célèbre trilogie consacrée à l'espion George Smiley (incarné ici par un Gary Oldman tout en finesse), ce long-métrage d'atmosphère sur fond de Guerre Froide ne trahit pas son auteur en renouant avec les codes des grandes fictions paranoïaques d'une époque que l'on pensait révolue et fait figure de véritable pari cinématographique : à l'heure du tout numérique, du gadget à gogo et de l'action survitaminée, le côté désuet de cette fiction surprend. Le souci pour les spectateurs que nous sommes est donc de s'imprégner de cette histoire d'espionnage à l'ancienne car beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, James Bond est passé par là et j'imagine aisément que s'il était sorti 10 ou 20 ans plus tôt, ce film aurait eu un tout autre impact ... D'ailleurs, on a déjà tellement vu de bons films d'espionnage que celui-ci, tout juste honnête, a bien du mal à se démarquer et apparaît bien fade : il manque d'action, de rythme (qui confine presque à l'ennui ...), de piquant et surtout, d'intensité dramatique que l'ambiance feutrée n'aide pas à ressentir. En clair, le cinéma anglais s'est déjà montré beaucoup plus inspiré ("Good morning England", "We want sex equality" pour ne citer qu'eux ...) mais reconnaissons néanmoins que l'interprétation ne prête pas le flanc à la critique (tous les acteurs - Gary Oldman, Colin Firth, Mark Strong ... - sont excellents), que la mise en scène maîtrisée de Tomas Alfredson ne déçoit pas (le travail de reconstitution des années 70 est épatant, les décors et les costumes, uniformément gris et beige, sont esthétiquement parfaits ...) et réussit le tour de force de restituer la complexité du roman d'espionnage dont il est issu. "La taupe" est donc un film qui ravira certainement les amateurs de film d'espionnage à l'ancienne - même si je leur conseille le livre, plus prenant - et c'est surtout un film à ne pas mettre entre toutes les mains car il demande une attention de tous les instants ...
De Julie Anne Robinson
Avec Katherine Heigl, Jason O'Mara
Film américain - Policier
Bande-annonce | Séances (73)
Sa note :
(1,5)
Sa critique : On ne va pas se voiler la face : si Katherine Heigl possède un certain charme (point de vue masculin ...), la tournure que prend sa carrière cinématographique est beaucoup moins séduisante ... Si elle avait réussi à combler nos attentes avec "Bébé, mode d'emploi" ou encore "L'abominable vérité", c'est loin d'être le cas avec cette adaptation du roman "La prime" de Janet Evanovich (qui fût l'épilogue d’une série à succès). Le synopsis de ce "Recherche bad boys désespérément" (dont l'actrice principale est aussi productrice exécutive) annonçait un film léger (Stéphanie Plum, une jeune femme sans emploi, cherche à se faire de l'argent en se transformant - malgré son inexpérience dans le domaine - en chasseuse de primes) et on ne peut pas dire que cette comédie policière soulève l'enthousiasme. En jouant sur le côté érotico-humoristique, Julie Anne Robinson a voulu opposer Katherine Heigl à Jason O’Mara (qui joue le séducteur de service) mais malheureusement, on a bien du mal à entrevoir une réelle alchimie entre eux (constat d'autant plus amer que leurs rôles ne leur laissent guère la possibilité d'étaler leurs atouts de séduction). Si les 2 acteurs (qui avaient déjà joué ensemble dans "Grey's Anatomy") s’en sortent malgré tout plutôt bien sur le fond, ils doivent cependant composer sur la forme avec des dialogues indigents, une mise en scène édulcorée, une action réduite à sa plus simple expression et un scénario simpliste et sans surprise. Mélange entre polar et comédie romantique (bon, il faut gratter pour y déceler un peu d'humour et de romance ...), "Recherche bad boys désespérément" aboutit du coup à un résultat assez fade et très vite, le ressenti est un film superficiel, sans saveur et sans âme. Cette comédie d’action qui se voulait drôle, sexy et rythmée a donc bien du mal à remplir le cahier des charges d'un film 'honnête' car l’intrigue et le final sont par trop prévisibles (malgré une adaptation plutôt fun qui ne semble pas trahir le livre). Le film se déroule donc sans réel entrain ni rebondissement et ne séduira que les inconditionnels de la comédienne. Et encore, il faut le dire vite ...
De Alexander Payne
Avec George Clooney, Shailene Woodley
Film américain - Comédie dramatique
Bande-annonce | Séances (263)
Sa note :
(4,5)
Sa critique : A Hawaï, il n'y a pas que la police d'état ^^. Non, non : il y a aussi des histoires, des belles, des moins belles, des tragiques. Celle de Matthew King par exemple, fait partie de ces dernières ... Quinquagénaire et homme d'affaire accaparé par le travail, il doit faire face à ses responsabilités familiales après un drame humain (sa femme ...). Pour sa 5ème réalisation, Alexander Payne ("Sideways", Mr Schmidt", "L'arriviste") a décidé d'adapter "The descendants", le premier roman de Kaui Hart Hemmings, un livre unanimement salué par la critique, et continue par là même à explorer le thème de la crise existentielle, un sujet particulièrement prisé par le metteur en scène. Sur fond de paysages paradisiaques et de musique locale (comme toute île, Hawaii est un paradis pour les touristes, mais c'est aussi une société cloisonnéee et repliée sur elle-même), le film raconte l'histoire paradoxale d'une famille qui se reconstruit à travers la perte de l'un de ses membres. Je dois dire que je ne voulais pas aller voir ce long-métrage, peur d'assister à un film alimentaire de plus dans la carrière de l'ex-vedette d"Urgences" et à une comédie dramatique de second ordre. Ici, l'acteur star s'offre une partition à contre-emploi empreinte d'une grande délicatesse dans un registre qu'il n'a guère exploité au cours de sa propre existence (faut-il le rappeler, mais George est célibataire sans enfant ...). Il est d'ailleurs important de signaler que sa présence (et celle de Shailene Woodley) illumine le film et donne toute son épaisseur à un long-métrage qui n'en possède pas vraiment. D'autre part, la force de "The descendants" se trouve dans la justesse de son propos, la rigueur de son récit et la précision de ses dialogues qui lui permettent de nous transmettre la sincérité de cette tragi-comédie touchante au ton mélancolique. Preuve s'il en était : j'étais presque déçu que ça se termine (je serais bien resté encore un peu ...). Très beau film que je conseille ...
De Eli Craig
Avec Tyler Labine, Alan Tudyk
Film américain,canadien - Comédie
Bande-annonce | Séances (31)
Sa note :
(3)
Sa critique : Un film avec un titre aussi pourri tourné en 2010 et qui sort 2 ans plus tard, soyons sincères, ça n'a rien de rassurant. D'ailleurs, j'avais décidé de ne pas visionner la bande-annonce et suis allé voir "Tucker & Dale fightent le mal" sans savoir à quoi m'attendre. Compte tenu des autres avis, cela semble avoir été judicieux puisque cela m'a permis de conserver l'effet de surprise. Parodie gore rigolote qui tord le cou au mythe du péquenot killer, "Tucker & Dale fightent le mal" rend hommage sans se prendre au sérieux aux grands films du genre tels que "Massacre à la tronçonneuse" et "Vendredi 13" en en proposant des relectures aussi hilarantes qu'intelligentes. Retournant les codes du survival et du slasher, brouillant les stéréotypes et usant d'un humour noir salvateur, Eli Craig, le réalisateur, a eu l'idée simple et ingénieuse de renverser les clichés pour mieux les réactualiser : il imagine donc une avalanche de quiproquos plus drôles les uns que les autres, de péripéties bouffonnes et de petites phrases qui devraient assurer à ce long métrage original son statut de classique mineur. Pour ne rien gâcher, outre l'histoire originale, le scénario reste cohérent dans son délire en étant plutôt bien pensé et bien écrit, le tout bien transmis par les seconds couteaux que sont Tyler Labine et Alan Tudyk (et Katrina Bowden dans une moindre mesure). Présenté sous forme d'un gros délire en mode cartoon, "Tucker & Dale fightent le mal" est rythmé, plutôt drôle, savoureux par moments et s'avère être une petite comédie horrifique de bonne facture. Une bonne surprise pour ma part ...
De Thomas Gilou
Avec Richard Anconina, José Garcia
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (868)
Sa note :
(1,5)
Sa critique : - "La vérité, si je mens 3", sur la tête de mon fils (que je n'ai pas), c'est de la bombe !! Quoi, les juifs seraient des menteurs affabulateurs doublés d'escrocs ? C'est réducteur je trouve : ils sont aussi XXXXX, XXXXX et XXXX ^^ (joke !). Autant être franc : 11 ans de gestation pour sortir un accident industriel digne des "Bronzés 3", c'est un bel exploit ... Pour l'occasion, on doit donc supporter nos 5 acolytes (désormais délocalisés à Aubervilliers - qui a détrôné le Sentier pour devenir la place forte des grossistes) pour une business-aventure pleine de surprises et de coups bas. Si l'ensemble tient la route, reconnaissons néanmoins que le concept commence sérieusement à s'essouffler et que le plaisir de la nouveauté s'est épuisé. La campagne promotionnelle intensive fait que la quasi-totalité des gags sont connus avant le visionnage (seuls manquent la fameuse histoire de l'amulette marocaine et de la couille en résine). En effet, la bande-annonce raconte quasiment tout le film et le générique kitsch rétro de début est annonciateur de l'ersatz cinématographique à suivre. Loin d'offrir un scénario d'ensemble hautement original, Michel Munz et Gérard Bitton n'ont fait ici que retranscrir l'histoire du deuxième film ainsi que sa structure alors que Thomas Gilou doit composer avec une écriture légère. Certes, les acteurs (José Garcia, Richard Anconina, Bruno Solo, Vincent Elbaz, Gilbert Melki) se décarcassent pour donner du corps à cette comédie populaire éculée à but purement lucratif et constituent l'un des points positifs. Surtout, la chance du film tient aux attentes très limitées qu'il suscite - je crois qu'il est clair dans l'esprit de tous que personne ne s'attend à un chef-d'oeuvre. La vérité, c'est que vous ne nous avez pas manqué et que l'on se serait bien passé de ce 3ème opus inutile ! ...
De Guy Ritchie
Avec Robert Downey Jr., Jude Law
Film américain - Aventure
Bande-annonce | Séances (586)
Sa note :
(3)
Sa critique : Pour ce second épisode des aventures de "Sherlock Holmes", on prend les mêmes et on recommence : le tandem Robert Downey Jr. et Jude Law, Guy Ritchie aux manettes, une mise en scène trépidante, des effets visuels époustouflants (par l'intermédiaire de quelques plans originaux en slow-motion), un blockbuster au forts relents de pur divertissement et puis ... Je crois que ça risque d'être le gros problème de cette (désormais) nouvelle franchise : pas l'ombre d'une évolution n'est venue égayer ce nouvel opus. Le style post-moderne et le ton rafraîchissant ont dépoussiéré l'univers d'époque de Sir Arthur Conan Doyle et si l'on peut s'en réjouir, on aurait aimé que cette suite tapageuse offre quelques surprises. Ce n'est malheureusement pas le cas puisque Guy Ritchie a repris exactement les mêmes ingrédients qui avaient fait la marque de fabrique du premier : en conséquence, si vous avez aimé le premier, vous devriez apprécier celui-ci puisqu'il adopte le même format et le même cocktail action/mystère/humour. Rythmé, parfois amusant, quelquefois délirant, le film permet au spectateur de participer à la résolution de l'énigme de Sherlock Holmes (qui s'attaque ici à son ennemi juré, le Professeur Moriarty) en décrivant efficacement un processus intellectuel complexe qui évite ici la plupart du temps les conclusions forcées. Niveau casting, Robert Downey Jr.et Jude Law forment un duo savoureux à la complicité évidente : le premier est délicieux d'assurance et d'humour tandis que son compère propose un Watson convaincant et impliqué. Déjà introduit (mais tapi dans l'ombre) dans le précédent volet, le Professeur Moriarty se dévoile sous les traits du méconnu Jared Harris. Là où le bât blesse, c'est que l'intrigue et le scénario - présentés comme une grande partie d'échec où les pions sont avancés en vue de la bataille finale - manquent de pertinence et apparaissent assez fades pour un blockbuster de ce type. Au final, ma critique rejoindra celle du premier opus : efficace, spectaculaire et plutôt plaisant, ce "Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres" est dans l'ensemble assez décevant en terme d'intensité et devrait à nouveau rester cantonné à un rôle de pur divertissement ...

Plan du site
Des idées, des remarques à nous suggérer sur notre site. Donner mon avis !
avec
Partenaires : Goom Radio (musique), Au féminin (magazine féminin), AlloCiné TV (télévision), Up Concert (concerts)