Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 20 résultats
Sa note :
(4)
Sa critique : Une bonne surprise. Un genre de pendant grand public et bien pensant de "Death Sentence". Si l'on accepte ça, on apprécie alors un scénar bien ficelé et très prenant, la très bonne interprétation de Vincent Lindon et de la sympathique Diane Kruger, et une réalisation classique, mais indéniablement maîtrisée, qui confère aux séquences d'action une tension très appréciable. Symbolisme appuyé mais toujours pertinent, quelques moments vraiment brillants, et ce malgré une certaine mièvrerie inévitable pour un sujet aussi casse-gueule (évidemment, c'est un couple idéal qui est brisé, et non pas un couple à problèmes qui aurait pu se redécouvrir dans la douleur, etc, mais c'est sûr que ça aurait été plus dur à mettre en scène...). Pas grave, le film reste sincère et captivant. Si on n'en demande pas plus (c'est dur mais bon), on passe un excellent moment.
De Jean-Stéphane Sauvaire
Avec Christopher Minie, Daisy Victoria Vandy
Film français,britannique - Drame
Sa note :
(1)
Sa critique : L'art et la manière de foirer un bon sujet. Structure narrative inexistante, interprétation risible, et surtout une réalisation horrible qui désamorce systématiquement la puissance de scènes centrales. La preuve ultime que filmer caméra à l'épaule nécessite un vrai savoir-faire, des plans de respiration intelligents, et un montage solide. Ce dont est totalement dépourvu Johnny Mad Dog, film au propos digne d'intérêt mais totalement hermétique, qui se conclu dans un dernier quart d'une vacuité assez hallucinante. Enorme déception pour un sujet qui demandait une véritable approche de cinéaste.
Sa note :
(4)
Sa critique : Pièce maitresse dans la filmographie de Raymond Depardon, "Profils paysans" trouve aujourd'hui un prolongement grave et attachant avec "La Vie Moderne". Depardon revient donc dans les familles qu'il avait rencontrées et filmées il y a presque 10ans, et constate les changements. Avec sa sensibilité toute propre et son immense regard de photographe, il conserve son postulat de l'économie des plans, son utilisation du plan-séquence, et livre des cadrages uniques qui captent l'intensité de ces regards. Ces regards d'hommes et de femmes sympathiques, attachants et émouvants. Le Depardon bavard et enjoué révèle ainsi naturellement des hommes incroyablement fiers et pudiques. Des hommes d'un autre temps, dont on a oublié l'existence. Pourtant, et c'est là l'immense mérite du film, on gagne énormément à les écouter, les observer, à recevoir cette sagesse discrète qui s'échappe parfois juste d'un regard furtif lancé à la caméra. Depardon nous oblige à écouter nos aînés, sans pour autant tomber comme on aurait pu le craindre dans un éloge de cette vie, ni dans une critique de la vie moderne. Tout ce qu'il fait, c'est rencontrer ces gens, discuter, rire avec eux. Et nous mêmes rions avec eux. On les écoute parler, et même s'ils parlent peu on a l'impression d'apprendre. C'est donc plus une conversation qu'un documentaire. Un dialogue qui nous dévoile timidement des vies conscientes de leur agonie, mais toujours fières. Le retour à la réalité, en tant que spectateur, serait difficile si Depardon ne concluait son film (tout comme "Profils paysans") comme il l'a ouvert : un travelling arrière sur les routes accidentées qui nous ont menées à ces gens. Et qui nous font nous demander : que retrouverons-nous la prochaine fois que nous viendrons ? L'exemple parfait d'un film résumé par son plan final.
De David Hackl
Avec Tobin Bell, Costas Mandylor
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(4)
Sa critique : La série "Saw" serait-elle entrain de devenir comme celle de "Freddy" ? C'est un fait , les épisodes impairs des aventures de Freddy Krueger sont toujours meilleurs que les épisodes pairs (le 1 et le 7 en tête). Avec déja 5 épisodes depuis la sortie du 1er en 2004, la franchise "Saw" nous fait le même coup. Ainsi, après un 4ème volet franchement nul, et un changement de réalisateur, "Saw V" reprend quelque peu du poil de la bête, et ce malgré les défauts désormais inhérents à la série. Les acteurs sont tous extrêmement médiocres (à part Tobin Bell), la réal, bien que plus sobre que sur les opus de Bousman, n'arrive toujours pas à s'affranchir des effets de style ringards et poussifs initiés par James Wan dans le 1er film, et la structure narrative linéaire n'a pas évoluée depuis "Saw II". C'est pourtant de cette linéarité que le film tire sa force, comme c'était déja le cas dans "Saw III", assumant totalement son statut de film train-fantôme, avec un piège environ toutes les 20 minutes. Le spectateur initié sait donc à quoi s'attendre, et profite des pauses entre les épreuves pour en apprendre un peu plus sur Jigsaw, et suivre l'enquête malheureusement dénuée d'intérêt. Toutefois, si l'on accepte le postulat facile du film, il n'est pas dur d'apprécier les mises en situation des personnages, la qualité de certains décors, le gore assez bien dosé, et bien sûr le twist final traditionnel, qui cette fois-ci vaut son pesant de cacahuètes ! Attention, il vaut mieux cependant bien connaître la série pour comprendre toutes les interstices d'un scénario qui pourrait perdre certains spectateurs novices. Mais on est très loin du script incompréhensible et débile du IV. Bref, "Saw V" se laisse regarder avec plaisir, d'autant que l'on sait à l'avance qu'il s'agit d'un Saw, donc on en connait dèja les défauts. En attendant "Saw VI", et de voir quelle pirouette le distributeur va bien pouvoir trouver afin d'en changer le titre...
De Oliver Stone
Avec Josh Brolin, James Cromwell
Film américain - Biopic
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Très bancal dans sa 1ère partie, le film d'Oliver Stone semble avoir beaucoup de mal à relever le défi qu'il s'est fixé. Dresser un portrait neutre et objectif du président et de l'institution la plus contestée de l'Histoire américaine, c'était difficile à croire de la part du réalisateur de "Nixon". Mais "W." ne pèche pas tant par excès de subjectivité que par manque de réel point de vue. Le film n'est finalement ni subjectif ni objectif, mais beaucoup trop froid et hermétique pour emporter complètement l'adhésion. Jamais il ne parvient à simuler une quelconque immersion dans cette famille, cette dynastie tout droit sortie de "Dallas", la faute à des seconds rôles sous-exploités (le frère de Bush, sa mère incarnée par l'immense Ellen Burstyn qui n'apparait que 5min à l'écran...) et une narration éclatée pas toujours très pertinente. Pourtant, force est de constater que, le très convaincant Josh Brolin aidant, "W.", malgré ses défauts, dresse un portrait complexe d'un homme qui ne l'est pas moins, rongé par la quête du respect (malheureusement illustrée que dans de rares répliques), de la reconnaissance, un gamin qui veut que son père sois fier de lui. Un ado pas vraiment doué, à qui l'on donne de trop grandes responsabilités, à qui l'on ment. A côté de la plaque, mais loin d'être diabolique ou méchant. Juste pas à sa place. Et c'est la grande force de ce film bancal et très imparfait, donner une vision extrêmement complexe d'un homme sans user d'artifices lourds. La séquence la plus politique du film (le plan de Cheney sur le moyen-orient), vraiment très réussie et dominée par le grand Richard Dreyfuss, apparait alors comme l'occasion d'illustrer encore plus la place de Bush dans son administration, et donc dans le monde. Place qu'il n'aura sans doute jamais trouvé, semble nous dire Stone.
De Jean-Francois Richet
Avec Vincent Cassel, Cécile de France
Film français,canadien,italien - Biopic
Sa note :
(4)
Sa critique : Le premier vrai film de gangster moderne français. Et c'est une vraie réussite. "L'Instinct de mort" traite avec lucidité la figure de Jacques Mesrine, pour un film qui fera date dans le cinéma français. Jamais un gangster n'a été dépeint comme ça "chez nous", de manière totalement frontale, sans fioritures, sans glorification outrancière. Car la première force du film de Richet, c'est justement la dualité du personnage de Mesrine, qui peut à la fois se montrer comme un bourru presque sympathique, mais aussi comme un torrent de haine et de folie destructrice. Cette extrême violence du criminel, le cinéaste la prend toujours au premier degré, ce qui le protège de toute sorte de glorification mal-venue; et si toutefois on se prend à souhaiter qu'il réussisse ses coups, qu'il s'évade de prison, qu'il tue ceux qui souhaiteraient stopper sa folle cavale, c'est uniquement de notre fait. Richet met donc en lumière notre fascination systématique pour cet homme (et les gangsters en général), avec une intelligence indéniable. D'autant que les éclairs de violence et de cruauté donc l'homme fait preuve sont d'une puissance rare, et nous donnent à nous interroger sur notre sentiment envers lui. Chien fou sanguinaire, marginal violent, homme libre ? Au spectateur de faire son choix, même s'il n'est pas là pour juger. L'autre force du film est sa réalisation et son montage extrêmement précis, qui confère aux scènes d'action une puissance inédite dans le cinéma français, et une belle profondeur aux scènes intimistes (la danse entre Mesrine et sa futur-femme). L'expérience acquise par Richet aux USA donne un réel souffle épique à ce vrai film de genre, porté par un Vincent Cassel excellent (sans être non plus prodigieux, ça reste Cassel), et de trés bons 2nds rôles (Depardieu et Gilles Lelouche en tête). En attendant la 2ème partie, nul doute que "L'Instinct de mort" apporte une nouvelle pierre à l'édifice d'un cinéma français "qui en a", aprés Aja, Laugier, ou Bustillo/Maury.
De Neil Marshall
Avec Rhona Mitra, Malcolm McDowell
Film américain,sud-africain,allemand,britannique - Action
Sa note :
(2,5)
Sa critique : En bon gros fan de post-nuke, l'idée de ce "Doomsday" ne pouvait que me mettre la bave aux lèvres. Un mélange entre "Mad Max", "Escape from N.Y/L.A", et "28 Jours plus tard", avec Malcom McDowell au générique, le tout mis en boîte par le brillant cinéaste de "The Descent"... LE petit fantasme coupable de cinéphile estampillé Mad Movies que je suis. Et il est clair que Neil Marshall y va à fond, nous livrant un joyeux foutoir où se croisent bikers décérébrés, chevaliers, armes futuristes et courses poursuites en Bentley (si si, tout ça dans un seul film). Alors dis comme ça, ça peut paraître du grand n'importe-quoi...Et ça l'est ! Mais peu importe puisque c'est justement ce qu'on attend d'un post-apo de cette trempe, un bon trip jouissif et délirant, débile et bourrin. Marshall remplit son contrat avec brio sur tous les plans, sans s'imposer aucune limites, sans aucune crainte du ridicule. Mais voilà, ce qui aurait pu être un revival décomplexé des aventures de Max Rockatansky, est malheureusement gâché par une réalisation assez horrible, épileptique, et sur-découpée, dont les rares plans de respirations ne durent jamais plus de 2 secondes (véridique), et une narration beaucoup trop elliptique. D'où la désagréable impression que Marshall n'a pas su gérer l'énorme quantité d'informations du scénario. Ainsi, la belle photo, le casting sympa, et la folie furieuse qui se dégage du métrage, n'arrivent pas faire passer outre le filmage beaucoup trop clipesque. Étonnant et décevant de la part de Neil Marshall, surtout lorsque l'on considère les ambitions originelles du film, qui aurait pu donner un monstrueux délire de geek. Mais paradoxalement, ce sont justement ces intentions qui font qu'on a encore envie de croire en Marshall, et qu'on le suivra encore dans ses projets à venir. Car on peut dire ce qu'on veut, cet homme, il y va à fond dans le cinéma de genre, et ça fait plaisir.
De Woody Allen
Avec Scarlett Johansson, Rebecca Hall
Film américain - Romance
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Woody Allen n'est plus innovant depuis des lustres, ce n'est un secret pour personne. Pourtant il parvient régulièrement à nous faire d'agréables surprises, certes à des années lumières d'un "Annie Hall" ou de "La Rose Pourpre du Caire", mais efficaces et très plaisantes. Ainsi l'avant dernier, "Le Rêve de Cassandre", faisait preuve d'une noirceur prenante et d'une belle direction d'acteurs. Mais avec "Vicky Cristina Barcelona", il revient à la comédie romantique, avec ses personnages se demandant où ils vont, qui ils aiment, ce qu'ils veulent. Ces réflexions, car sincèrement et simplement exposées, font facilement écho au spectateur, aidées par une interprétation sympathique (surtout Javier Bardem et Peneloppe Cruz, géniale). Mais voilà, impossible de ne pas regretter l'imagerie facile que nous sert Allen, ses personnages étant finalement des gens à la vie belle, sans autres problèmes que ceux du coeur. Ce qui les rends inévitablement assez inaccessibles au spectateur. On les observe alors, s'interroger, s'aimer, se hair, avec la désagréable sensation d'être mis à l'écart. Alors que justement l'intérêt fut de pouvoir s'y identifier. Sensation qu'accentue encore l'insupportable voix-off, expliquant mot pour mot les sentiments des persos, comme si le réalisateur avait eu la flemme de chercher à les transcrire en dialogues, en échelles de plans, ou encore tout simplement en laissant le soin à ses acteurs de les exprimer. On se trouve donc ici face à une comédie romantique loin d'être désagréable, assez drôle, mais trop superficielle pour emporter l'adhésion. Un peu comme un épisode de Sex And The City, en plus intelligent...
De Stanley Kubrick
Avec Tom Cruise, Nicole Kidman
Film britannique - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : Si Kubrick n'avait pas fait "2001, l'Odyssée de l'Espace", "Orange Mécanique", "Shining", "Les Sentiers de la Gloire", ou encore "Dr Folamour", "Eyes Wide Shut" serait son meilleur film. Seulement voilà, dans une telle filmographie, il est impossible de dire lequel est le meilleur. Eyes Wide Shut est donc juste un chef d'oeuvre absolu, réflexion fascinante et viscérale sur le couple. Perfection du découpage et du montage, photographie superbe à la fois réaliste et irréaliste, extraordinaire gestion de l'espace. Une démonstration de maîtrise et de pertinence. Stanley Kubrick fournit la preuve ultime de son génie, et apporte la dernière pierre à l'édifice d'une filmographie unique qui marquera à tout jamais l'histoire du cinéma.
De Fernando Meirelles
Avec Julianne Moore, Mark Ruffalo
Film brésilien,canadien,japonais - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Détournant sans cesse les attentes de son spectateur, "Blindness" de Fernando Meirelles, à partir d'un pitch digne d'un bon gros film de genre qui tâche à la "28 semaines plus tard" (au demeurant trés bon), exploite à fond ses personnages et nous met en position d'observateur. Nous, qui regardons ces gens soudainement devenus aveugles réapprendre à vivre, organiser un microcosme dans le camp d'isolement dans lequel ils sont placés. Là où "28 jours plus" tard se concentrait avec brio sur la lutte frénétique pour la survie dans un monde devenu étranger, "Blindness" interroge notre position de spectateur, notre regard, sur ceux qui n'en ont plus (d'autant que, comme l'écrit le critique de Brazil, les bons et les méchants sont clairement définis). On les observe donc évoluer, comme des rats de laboratoire. Cette position déroutante donne tout son sens au film de Meirelles, impossible d'y échapper, on est piégés, comme le sont les personnages de leur cécité. Ce parti pris explique donc pourquoi le scénario s'attarde si peu sur la partie la plus "fun" de l'histoire (le début et la propagation de l'épidémie), et précipite les excellents Mark Ruffalo et Julianne Moore dans le camp, leur nouvelle société. Vont-ils alors ré-apprendre à vivre, ou apprendre à vivre tout simplement ? Telle est une des nombreuses questions posées par "Blindness", par le biais d'un postulat visuel assumé de bout en bout, qui donne une puissance phénoménale au séquences les plus fortes (les cadrages très serrés rendent celle du viol collectif très éprouvante et ce malgré l'absence de violence graphique, on se souvient alors de celle des "Chiens de paille"). Le film de Meirelles nous laisse donc tout pantois, la tête remplie d'interrogations, que le final à la fois désabusé, effrayant, et plein d'espoir se garde bien de résoudre. Ca fait du bien.

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