Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 73 résultats
De David Lynch
Avec Naomi Watts, Laura Elena Harring
Film américain,français - Fantastique
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(5)
Sa critique : Mulholand Drive, de David Lynch, est un film séparé en deux parties: La première nous montre la rencontre entre deux jeunes femmes, une jeune actrice, Betty et la victime d'un accident de la route qui a perdu la mémoire. On assiste alors à leur enquête sur le passé de l'amnésique et sur la tentative de Betty de percer dans le cinéma, contrariées par un complot mafieux. Cette partie comprend aussi bon nombre de scènes apparemment sans rapport. La deuxième partie correspond au lever de Betty, qui s'appelle désormais Diane, et à la journée qu'elle va vivre. On comprend que la première était un rêve, les éléments de ce rêve alliés à ceux de la réalité vont nous permettre de comprendre l'histoire de Diane... ...Si on s'accroche bien! En effet, il ne s'agit pas ici d'une histoire rationnelle aboutissant à un classique "ce n'était pas vrai" (eXistenZ, Usual suspect...) mais à l'interprétation d'un rêve au sens psychanalitique. Celui-ci n'a donc pas une trame narrative logique mais opère des déplacements de personnages, d'importance, de sens... pour masquer le fameux contenu latent cher à Freud. Chaque élément de la première partie a donc un sens manifeste pour faire avancer l'histoire du rêve, mais aussi un sens symbolique renseignant sur les pulsions de Diane. En conclusion, ce film est plus qu'un objet novateur et parfaitement maîtrisé (Lynch a été primé à Cannes), il s'agit d'un des meilleurs scénarios originaux vus au cinémas.
De David Cronenberg
Avec Jennifer Jason Leigh, Jude Law
Film canadien,français,britannique - Science fiction
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Très bonne idée, mais beaucoup de défauts notamment un gros manque d'écriture des personnages, dont résulte une interprétation bancale alors que certaines idées auraient pu permettre aux acteurs de vraiment crever l'écran (les bugs du jeu par exemple). Quelques incohérences dans le scenario n'arrangent pas l'immersion du spectateur.
De J. C. Chandor
Avec Kevin Spacey, Paul Bettany
Film américain - Drame
Bande-annonce | Séances (129)
Sa note :
(4)
Sa critique : Margin call raconte les tribulations d'une équipe de traders à la veille de la crise de 2008, inspiré de l'attitude de la Lehman's Brothers. Plus précisément, il est question de la découverte par le service de l'analyse des risques d'une faille dans les modèles financiers qui met la société en danger à hauteur de plusieurs fois son propre capital. Par succession successive de l'échelon hiérarchique supérieur, la découverte aboutit à une réunion de crise en présence de tous les pontes de la société et à 4h du matin. Prenant le partie d'une fiction descriptive et non d'un brulôt, le réalisateur multiplie les personnages pour multiplier les points de vue sur le capitalisme, refusant le manichéisme. Le gros accroc à éviter est donc la perte de repères du spectateur entre ces nombreux personnages. Accroc évité: la caractérisation très efficace (voire sommaire pour les personnages secondaires) nous garde sur nos pieds. Le deuxième accroc possible est bien sûr celui de nous perdre dans les calculs financiers inaccessibles aux non-initiés. Là aussi, le réalisateur s'en sort en renvoyant constamment les chiffres à leur équivalence sur l'économie "réelle". Bénéficiant d'une mise en scène efficace et poussant parfois jusqu'à quelques trouvailles, ainsi que d'une interprétation sublime (mention spéciale à un simon baker glaçant), le film est une réussite totale. Il ne nous sert jamais de bâton facile contre le capitalisme ou ses dérives, mais réussit aussi à ne jamais prendre parti en faveur de ses personnages. Un premier essai très réussi pour J.C Chandor
De Roberto Benigni
Avec Roberto Benigni, Nicoletta Braschi
Film italien - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : La vie est belle est un film divisé en deux parties: la première montre la vie d'un juif dans l'italie de mussolini et ses tentatives de séduction d'une belle institutrice, la deuxième montre sa déportation dans un camp de la mort avec femme et enfant et surtout sa tentative de transformer, pour son fils, le camp en jeu. Sorte de chaplin parlant, Benigni signe un "le dictateur" 50 ans après scénarisé sous la forme d'un conte invraisemblable. L'humour est ravageur et la tendresse magnifique. Chef d'oeuvre est le mot juste.
Sa note :
(4)
Sa critique : Super est un petit bijou qui reprend la veine Kick-Ass de manière un peu plus réfléchie et BEAUCOUP moins malsaine, malgré une forme très pesante. Le film a en plus le mérite d'offrir son premier vrai rôle au cinéma au génie Rainn Wilson (The Rocker ça va bien 5 minutes mais bon...). Le parti-pris du film est donc de nous faire rire à partir de l'histoire de ces véridiques chasseurs de crimes amateurs américains, qui se transforme en superhéros pour être les gardiens de leur ville. Il prend donc une forme décalée et limite gore en présentant l'aventure de Franck, un brin dérangé, qui se fabrique un costume, se trouve une side-kick et va combattre le mal pour reconquérir Sarah, qui l'a largué. Le génie du film tient avant tout à R.Wilson, qui n'a pas son pareil pour créer le décalage entre le sérieux extrême de son personnage et les actions loufoques qu'il commet. Il éclipse littéralement le reste du casting, malgré la présence tout de même de Ellen Page et Kevin Bacon. Malgré ces qualités, la réalisation pêche un peu. On a un sentiment de fauchitude qui parfois renforce le décalage comique (notamment sur les costumes) mais parfois déconcerte. Enfin, pour parler du film il faut parler de sa comparaison inévitable avec sa version "mainstream" Kick-ass: Ici l'ambiance est beaucoup plus pesante, la forme donne donc une impression de malaise qui à mon sens dessert le film. Toutefois dans le fond, je trouve "Super" beaucoup moins ambigu que son homologue, dans le sens où il ne glorifie jamais ses super-héros et ne fait jamais du fun devant le fond, contrairement à Kick-Ass qui nous épargne quelques images mais nous montre des idées bien plus limites (Je ne m'étendrai pas sur les personnages de Chloé Moretz et N.Cage, ce n'est pas la critique de Kick-Ass).
De Park Chan-wook
Avec Song Kang-Ho, Kim Ok-vin
Film sud-coréen - Drame
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Film de vampire réussi de Park Chan-Wook, Thirst adopte la ligne psychologico-romantique du damné originel, tout en conservant le côté gore et sexy des revisitations successives (Hammer, Coppola...). Le réalisateur offre quelques belles séquences mais celles-ci semblent étrangement décousues. Ce qui marque dans ce film, ce n'est donc pas tant ces quelques scènes assez inventives, ni la musique formidable bien que trop rare, mais très sûrement le génie de Song Kang-Ho. Là je vais me lâcher un peu: il s'agit d'un des tous meilleurs acteurs de sa génération, un caméléon qui a prouvé maintes fois qu'il était naturel dans tous les genres (JSA, Secret Sunchine, Mr.Vengeance, Le bon la brute et le cinglé, memories of murder...). Ici, il interprète un prêtre atteint d'une maladie le transformant en vampire alors qu'il "voulait faire le bien". Il est donc tiraillé par son besoin de sang sang humain. Encore une fois, il se dégage de lui une sensation de naturel, de crédibilité, étonnante alors qu'on le voit exécuter les gestes les plus absurdes et les plus choquants. Le génie du cinéma coréen n'est pas un de ses nombreux réalisateurs en vogue, mais bien cet acteur qui marquera son temps.
De Darren Aronofsky
Avec Mickey Rourke, Marisa Tomei
Film américain - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Venant d'un réalisateur habitué des productions pompeuses et décrivant deux univers show-bizz où l'apparence est reine, il se dégage de The Wrestler une étonnante sensation d'humilité. Le film conte l'histoire d'une ancienne star du catch devenu semi-pro avec le temps qui, victime d'une crise cardiaque, est confronté à l'arrêt de sa passion et la recherche de sa place dans la société. Faisant le parallèle avec son amie Cassidie/Pam, stripeuse sur le déclin de l'âge, le film évoque la nostalgie et la retraite avec justesse, ainsi que le libre arbitre avec le dilemme de "The Ram" Il se penche aussi sur le cas étrange des 80's (Aronofski est né en 69), décennie dont l'héritage culturel semble incroyablement pauvre. Comment faire face à l'oubli alors, lorsqu'on est un acteur de cette culture (catcheur des 80's ici)? Voilà probablement le film le plus personnel du réalisateur, mais aussi de Mickey Rourke évidemment, qui montre ici une sensibilité gauche impressionnante de vérité.
De Federico Fellini
Avec Marcello Mastroianni, Anita Ekberg
Film français,italien - Comédie dramatique
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4)
Sa critique : Si le néoréalisme souffre souvent du manque d'épique, de dramatique, que propose la vie normale, il a tout de même vu produire quelques monuments de réalisation et d'écriture. La dolce vita, film scandale et pionnier, en est un. Le film suit le personnage de Marcello, un écrivain qui se laisse aller à la facilité de chroniquer les évènements mondains pour un journal à scandale. Ceci étant, l'histoire permet deux descriptions: La première est celle de Rome, ses bourgeois (une manie de l'époque, mais le sujet est traité ici avec beaucoup plus de subtilité que chez d'autres, Chabrol en tête), ses religieux et ses paparazzi, terme inventé pour le film. La deuxième est celle de Marcello, dont on suit l'évolution, recherchant puis fuyant une vie et un travail plus exigeants. Tourné en plusieurs grandes séquences correspondant à des moments de vie de Marcello, le film utilise un symbolisme intelligent pour décrire sans dénoncer, même si les défauts d'une société sautent aux yeux sous la caméra de Fellini. Peut-être est-ce grâce à des films de cette trempe d'ailleurs, que cette société évolua, ces défauts disparaissant plus ou moins, ce qui rend "la Dolce Vita" un peu daté dans le propos.
De Alexandr Sokurov
Avec Galina Vishhnevskaya, Vasily Shetvtsov
Film russe - Drame
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Sokourov réalise avec Aleksandra un film étrange, où la guerre tchétchène est l'arrière plan d'une réflexion sur la solitude, l'ennui et la vieillesse, mais étonnamment pas sur les souffrances engendrées par la guerre elle-même. La mise en scène prend un pari un peu expressionniste en adaptant la forme au fond. L'ennui c'est que quand le fond est l'ennui et la solitude, ça donne logiquement un film ennuyeux. D'autre part, le film passe totalement à côté de son idée en répondant d'emblée aux questions qu'il devrait entraîner le spectateur à se poser: Peut-on réfléchir à la vieillesse en sortant de la séance? Non, on en a peur. Peut-on se poser des questions sur la guerre? Non, elle n'est pas montrée, ni les aspirations du peuple tchétchène à part un maladroit "laissez-nous notre liberté" adressé à une grand-mère qui n'a rien à voir dans le conflit. Dommage, quelques belles idées étaient pourtant là ("c'est si facile") mais pour ne parler que de cet exemple, il est aussi beau qu'amené par une situation en-dessous de toute crédibilité. En bref, de belles promesses mais un résultat ennuyeux et étonnamment vide de sens.
De Krzysztof Kieslowski
Avec Juliette Binoche, Charlotte Véry
Film suisse,polonais,français - Drame
Sa note :
(2)
Sa critique : Bleu fait partie des films qui se rapprochent le plus de l'art: Ici l'emotion prend toute la place, la forme passe avant tout. Alors oui l'interprétation est bouleversante, oui les parti pris de mise en scène sont réussis, oui la bande son est très belle, mais à trop contempler son sujet, Kieslowski finit par ne pas l'aborder. Ainsi au bout d'une heure et demi on se dit: mais de quoi il nous a parlé exactement? Car voir juliette binoche bien jouer ne suffit pas à oublier qu'elle n'a pas de rôle.

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