Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 7 sur 7 résultats
De David Simon, Ed Burns (II)
Avec Dominic West, Reg E. Cathey
Série américaine - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Pilote d'une extrême précision, ce Wire choisit un rythme lent pour introduire son univers, mettant en avant des personnages très charismatique sans en dévoiler plus qu'il ne faut. Chacun est introduit de part sa position dans la hiérarchie, ce qui donne un récit qui souffre un peu au démarrage avant de trouver un vrai rythme et de créer les premières tensions. L'intrigue se coupe en trois morceaux, tous hanté par des personnages avec une vraie identité: la section homicide de la police, la section des stups et un groupe de trafiquants de Baltimore. Le point de liaison est un jeune trafiquant accusé pour meurtre qui réchappe à sa condamnation grâce à ses connections familiales et va nous introduire dans le milieu du trafic de drogue de Baltimore. Le style est élégant, la réalisation précise et sérieuse et l'écriture tout simplement admirable. Raconter une histoire aussi compliqué, nous introduire à un univers aussi vaste avec autant de légèreté, c'est simplement impressionnant de maîtrise.
De Ted Griffin
Avec Donal Logue, Michael Raymond James
Série américaine - Comédie
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Episode très intéressant qui sert à faire évoluer l'affaire Lindus pour lui donner plus d'ampleur. Britt et Hank semblent perdre le contrôle des évènements, l'épisode jouant beaucoup sur le fait qu'ils ne sont que des pions dans une partie qui les dépasse. Avant tout, ce qui impressionne dans cet épisode, ce sont la force dramatique des évènements. Lindus veut sauver sa peau et celle de sa famille et parait presque touchant dans son désir de fuir. Seulement, Hank désire avant tout venger son ami, montrant encore une fois combien il peut être loyal, en opposition avec ce que son ancien partenaire avait prophétisé à Britt. Terriers abandonne ici le format du stand alone avec beaucoup de brio tant la série excelle à raconter une histoire avant tout. L'intrigue paraît maintenant bien plus ambitieuse et les auteurs ne semblent hélas pas avoir encore totalement bien réussi à donner une vision d'ensemble des enjeux du récit. Jamais depuis le début la série n'avait paru aussi prometteuse. Bref, un très bon épisode, porté par des acteurs formidables et une réalisation particulièrement soignée. Le rythme légèrement lent permet de bien intégrer cette histoire à la réalité, créant une atmosphère très particulière, quasi néo-réaliste à l'ensemble. Espérons que cela continue dans cette voie.
De Bill Lawrence
Avec Donald Faison, John C. McGinley
Série américaine - Comédie
Sa note :
(4)
Sa critique : Episode sympathique et particulièrement bien construit, le récit tourne autour de trois histoires aux thématiques très différentes et vraiment bien équilibré. 1) Elliott hérite de l'aspect romantique de l'épisode et Scott Foley ne survivra pas à son ambition de réussir dans la médecine. C'est vraiment regrettable car le duo est réellement efficace. L'ensemble demeure un peu répétitif, les scénaristes ne cessant pas de nous raconter que médecin est un sacerdoce. 2) Seule la relation Carla-Turk survit à la pression, mais au détriment de la forme physique de Turk. A noter la présence à plusieurs reprises du Todd, personnage tout droit sorti de MASH aux réparties vraiment amusante. 3) Enfin, JD hérite d'une histoire vraiment dans le style de la série, portant sur la peur des médecins d'être malade. Le style tragi-comique est renforcé par l'aspect très réaliste de l'ensemble. La séquence de zombie est très réussie, et la leçon se terminera par une remarque très pertinente de Cox :"Keep Smiling". Bref, un épisode réussi, où les storylines resteront hélas assez indépendantes, mais où le dosage humour-drama est particulièrement réussi. A noter que le Janitor hérite d'excellentes répliques, avec un humour plus en finesse.
De Paul Weitz
Avec Robert De Niro, Ben Stiller
Film américain - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Difficile de voir un film (surtout une comédie) qui laisse à ce point indifférent, ne laissant à la sortie du cinéma que le souvenir d'un profond ennui. Mon beau père et nous se veut une comédie chorale sur la peur du changement, le besoin pour une famille (avec enfants) d'avoir une stabilité et la rupture entre la famille patriarcale et la famille moderne, où la place de l'homme est moins dominante. On retrouve aussitôt des idées présentes dans des oeuvres comme "Modern Family" entre autres, avec un récit chorale où plusieurs acteurs apparaissent dans des scènes en forme de sketch parfois divertissante, très souvent pathétiques. Le récit se perd souvent dans des séquences sans rythme, parfois même sans idée pour le pauvre Owen Wilson, qui détruisent toute la dynamique indispensable à toute comédie. Les acteurs, à l'exception de Stiller et De Niro, n'ont pas vraiment l'occasion de faire preuve de leurs talents, le récit ne permettant le développement que de la storyline avec Jessica Alba, passablement ennuyeuse car vu et revu de nombreuses fois. Reste l'intrigue principale, celle d'un gendre qui tente de devenir un patriarche, de trouver sa place dans la famille, essayant de satisfaire un beau-père de plus en plus pathétique. De Niro essaye de conserver un brin de dignité et de mystère, les évènements du film ne font que renforcer un aspect vieillard dépassé plutôt humiliant, voire même déplaisant. La scène du métro tourne à l'humiliation facile, tandis que sa filature échoue, provoquant chez le spectateur l'impression que ce beau-père ne menace plus en rien Ben Stiller. L'intrigue sur l'infidélité sera menée en parallèle, entraînant chez le héros une passivité plus que remarquable, celui ci mettant beaucoup de temps pour repousser la jeune femme. L'intrigue s'achèvera dans un trou où on aurait aimé la voir enterré, tant elle n'apporte strictement rien à l'histoire (hormis pour ceux qui aime les maillots de bain). L'épouse demeure aussi remarquablement passive, tandis qu'Owen Wilson incarne un prétendant parfait, mais si lisse et parfait qu'il devient rapidement dénué d'intérêt. Présenter ainsi un célibataire comme un perdant pathétique et inexpressif témoigne d'une idée de l'homme sans famille assez désagréable et méprisante. Dés lors, difficile de rire devant les familles chaleureuses et unies, des célibataires névrosés et pathétiques, des enfants condamnés par la génétique à s'intégrer à l'une ou l'autre des deux familles. Les gags deviennent lourds et déplaisants, et le film s'achève comme il avait commencé, sans la moindre évolution des personnages.
Sa note :
(4)
Sa critique : TOY STORY 3 : Film de : Lee UNKRICH Production: PIXAR – DISNEY Sorti en 2010, il s'agit du troisième film de la franchise qui a rendu Pixar célèbre mondialement. Passé l'émerveillement du début, le temps est cette fois ci à l'abandon sous plusieurs formes. L'abandon de soi pour Woody qui refuse d'exister autrement que par les yeux de son maître, l'abandon de l'enfance pour Andy qui n'a plus besoin des jouets et autres divertissements et enfin l'abandon d'une mère qui perd lentement son fils, s'obligeant à jeter dehors les éléments de mémoire. Un film sur l'abandon, c'est un thème extrèmement dur pour un film destiné au public le plus large possible. Les jouets délaissés vont découvrir la déception d'enfants trop immatures et violents, car apprendre à jouer c'est apprendre à grandir. L'abandon pour le héros est une fatalité en soi: abandon des jouets amis ou abandon de son propriétaire. La scène du tri des jouets d'une grande cruauté engendre toute l'histoire, entrainant la population de plastique à se trouver un nouveau chez eux. Le film va alors verser dans le film de prisonnier, ce qui est plutôt un bon choix vu la grande galerie de personnages que contient le film. Chacun aura son instant d'héroisme et de ridicule grâce à l'élaboration d'un plan d'évasion, donnant au film une structure assez simple durant une quarantaine de minutes. C'est plutôt malin, car dans une histoire d'abandon comme celle-ci, il était particulièrement difficile de trouver un enjeu pour motiver l'histoire. Par contre, cela condamne le film à une structure en deux types: thème de l'abandon et film de prisonnier genre la grande évasion. Pour faire le lien entre ces deux phases, une garderie va servir de nouveaux terrains de jeu et proposer un univers totalement différent de la première partie. D'une structure très classique, ce récit permet de placer le spectateur dans une situation connue sous le thème de la fuite rocambolesque. Cette partie sans surprise s'achevera sur une vision apocalyptique plutôt brillante jusqu'au Deus Machina plutôt malin en forme de fan service. Pourtant, la partie histoire de prisonnier est de loin la moins intéressante du film et le retour à Andy se fera d'une manière particulièrement brillante. L'histoire devient alors passionnante, avec le passage de témoins par le biais d'une séquence très réussie où Andy joue avec les personnages inanimés. Le film gagne lentement en émotions et les adieux d'Andy avec sa mère permet au film de retrouver cette universalité qui fait le talent de Pixar. Pour donner un avis, bien que je n'aime pas ça, un film inégal à cause d'une grande différence de structure entre les deux morceaux du récit. Le début, contrairement à Là-Haut, peine à fournir à clarifier les enjeus et à produire une véritable émotion qui s'exprimera avec un grand talent dans le dernier acte. La construction du récit demeure plutôt bien équilibrée et très maline, tandis que le soin et le travail des hommes de Pixar reste en tout point remarquable. Je tiens pour finir à parler de la scène du poupon sur la balançoire car il s'agit d'une très belle réussite, tant l'expression du visage de l'enfant entraine une vraie perturbation dans la façon d'appréhender le personnage. Cette scène anodine montre combien l'utilisation d'un gimmick simple, un oeil paresseux à demi-fermé, fait d'un simple poupon une créature vraiment terrifiante. La vision de l'enfant abandonné est une image des plus durs, signe qu'une prise de risque énorme permet d'obtenir une des scènes les plus remarquables qui soit. Car être abandonné, cela reste l'une des pires et des plus traumatisantes expériences qui soit.
Sa note :
(2)
Sa critique : attention avant tout à une version française lamentable ! Le film est à voir en VO. Mais même alors, l'ensemble est trop mal structuré pour être efficace, malgré quelques gags vraiment réussis et une histoire plutôt originale, le film souffre d'un acte 1 en tout point lamentable.
Sa note :
(4)
Sa critique : Voilà la bonne surprise de la rentrée. Rien de remarquable au menu, une histoire banale d'avocat égoïste qui reprend ces études dans une faculté communautaire, des personnages clichés. Pourtant, l'esprit de troupe entre les comédiens et très prometteur, en espérant que les scénaristes vont savoir en profiter. Vraiment agréable à suivre. Un parfait guilty pleasure.
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