Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 60 résultats
De Tim Burton
Avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (679)
Sa note :
(4)
Sa critique : Après la "mauvaise expérience" d'Alice et son pays merveilleux, Tim Burton accepte de réaliser le projet tant voulu par Johnny Depp : l'adaptation de la série TV "Dark Shadows. Feuilleton fantastique des années 60-70, cette fiction, inclassable tant par la diversité de ses registres, eut un succès populaire aux Etats-Unis malgré son atmosphère en même temps froide et bizarre. C'est précisément cet esprit contrasté que Burton voulut transmettre dans son adaptation, plus que l'adapter fidèlement. Le film se passe dans deux époques constamment différentes. D'abord, en 1752, Barnabas Collins, le protagoniste central du film, est présenté comme un Dom Juan imbu de lui-même et riche. Possédant une entreprise maritime florissante, il se plait dans la fortune et les joies sexuelles de vivre. Cependant, Angélique, amante trompée se révélant être une sorcière manipulatrice, maudit sa famille et le fait chasser de sa propriété, en le métamorphosant en vampire. Il sort de son sommeil en 1972 et retrouve les nouveaux descendants familiaux. Bien que névrosée et en crise, elle devra malgré tout compter sur ce vampire mal dans sa peau pour retrouver un bonheur familial d'antan. Tim Burton aide à retrouver ses thèmes au sein d'un genre qui est nouveau dans sa filmographie : le mélodrame. En effet, il arrive à livrer une expérience cinématographique aux tons très divers. Tantôt comique à la Addams Family, tantôt satirique, tantôt effrayant, tantôt émouvant, le film joue sur nos émotions et arrive presque à un même résultat que la série originale : une atmosphère étrange et amère, dans laquelle côtoient plusieurs personnages captivants. Le casting est riche de talent et mérite toute l'attention (en VO, de préférence !) : Johnny Depp incarne un très bon outsider attachant et inquiétant ; Eva Green livre une sorcière exubérante, détestable mais vraiment touchante par sa fragilité. Les thématiques demeurent nombreuses dans ce film, ancrées dans les émotions de Burton : la thématique du monstre est exploité à sa démesure par la relation entre Barnabas et Angélique, deux opposants pourtant si proches par leur psychologie instable, ou celle de la famille, qui engendre de lourdes responsabilités en même temps que des joies de vivre atypiques. Le film est en lui-même très généreux et offre un sublime hommage à l'ambiance du film gothique des Hammer. Beau, fouillé et vraiment intéressant, le film se heurte malgré tout à une baisse de rythme, dû à la lourde tâche de transposer un feuilleton télévisé. Le fil narratif se perd quelquefois et des personnnages intéressants en pâtirent, comme celui de Helena Bonham Carter mineure et intéressante. Mais, Tim Burton offre avant tout avec ce film un défouloir culturel hallucinant et généreux, surtout pour sa dernière partie. Dark Shadows fait bel et bien parti de la famille de Burton, place ambigüe mais tout à fait méritée pour sa sincérité personnelle et osée. Si le film promet de diviser les opinions, Burton compose une pièce maîtresse de son oeuvre très belle et saisissante d'émotions.
De Tim Burton
Avec Johnny Depp, Mia Wasikowska
Film américain - Fantastique
Bande-annonce | Séances (4)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Largement sous-estimé, "Alice" est néanmoins l'un des moins bons films de Burton. Adapté des deux contes classiques de Carroll, le réalisateur veut en faire une toute nouvelle version où son esprit onirique peut librement s'exprimer tout en respectant le ton grotesque des nouvelles. Produit par Disney, on peut voir que Burton a reçu quelques concessions : le film se balance ssans arrêt entre un univers folklorique et bigarré et une histoire intéressante mais plombée par de bons sentiments artificiels. En outre, le défi du cinéaste à suivre une trame décousue fidèle aux livres est mitigé : la première partie du film arrive très bien à cerner la différence entre établir un monde aux liens étranges et improbables et suivre un fil conducteur assez discret, mais la deuxième partie part sur un schéma narratif classique, néanmoins avec des symboles curieux. Pourtant, Burton reste quand même fidèle à lui-même dans ce comglomérat contradictoire : il pose un univers convaincant et fort truculent, malgré l'apport massif du numérique. Le personnage d'Alice (Mia Wasikowska) est développée comme il se doit : marginale parmi les autres, elle doit affirmer son identité indépendante et n'écouter qu'elle-même. Une belle évolution du personnage original, qui naviguait sans implication émotionnel dans un monde atypique. Plusieurs des personnages du Wonderland ont été mêlées à la folie de Burton et de Carroll : le Chapelier (Johnny Depp), protagoniste tour à tour intriguant et à fleur de peau, ainsi que la Reine rouge (Helena Bonham Carter), "vilaine" à la fois tyrannique et touchante. Les créatures, tel le Lapin Blanc (Michael Sheen) ou les Tweedles (Matt Lucas), ont bien leurs personnalités attitrées et le titre de la meilleure transposition de personnage littéraire revient de droit au Chat du Chester, version quasi-complète du livre, malicieux et fourbe sans pour autant cruel et indigent, magnifiée par la voix envoûtante de Stephen Fry. Le ton ironique et absurde du livre se transmet efficacement dans le livre : si les discours nonsensiques sont presque absents, le jeu des comptines ou bien les sous-entendus acides et macabres ne manquent pas à l'appel. Sôuffrant d'une trame trop mince et de contraintes trop abondantes, "Alice in Wonderland" by Tim Burton n'est tout de même pas à négliger car, suivant le même cours qu'un autre sous-estimé "Hook" by Spielby, il a l'honneur de ne pas proposer une énième transposition connue du conte, mais bien de tenter une nouvelle variation hommage à son auteur, avec ses thématiques propres et soulignant des traits de personnalités plus intéressants car plus exigus.
De Alain Chabat
Avec Jamel Debbouze, Alain Chabat
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (305)
Sa note :
(4)
Sa critique : Connu comme ancien membre du trio comique des Nuls, Alain Chabat, acteur et réalisateur français à l’humour atypique, avait longtemps eu le projet risqué d’adapter en film les aventures d’un héros francophone, le Marsupilami. Créature malicieuse et (pas si) imaginaire (que ça), elle figurait en tant qu’acolyte du duo Spirou et Fantasio dans les années 50, avant d’avoir ses propres histoires en 1962. Fan de l’auteur André Franquin, Chabat met du temps à concrétiser son projet, bien avant Astérix et Obélix – Mission Cléopâtre (2002). Il pensait adapter la célèbre aventure dessinée « Le Nid des Marsupilamis » (1960), racontant la rencontre entre Spirou et Fantasio avec cet animal jaune. Mais, faute d’inaccessibilité des droits de ces deux héros, Alain Chabat décida d’inventer une nouvelle aventure tout en conservant l’esprit comique de la BD. Le film prend place dans le village de Palombie au plein cœur de la forêt tropicale. Dan Geraldo (Alain Chabat), un reporter en fin de carrière, y réside afin de trouver un scoop susceptible de rehausser sa popularité. Il est accompagné malheureusement d’un guide local, Pablito Camaron (Jamel Debbouze), escroc à ses heures perdues, qui va lui en faire voir de toutes les couleurs. Ces deux énergumènes vont être entraînés malgré eux dans une aventure totalement imprévisible, dans laquelle le facétieux Marsupilami sera l’objet de convoitise de certains braconniers. Le pari était très risqué et pourtant Alain Chabat s’en tire avec les honneurs. Il est arrivé à produire un film qui ne trahit non seulement le caractère du personnage jaune à pois noirs mais non plus son univers original et décalé. Tout d’abord, il faut souligner la volonté du réalisateur à offrir un film d’aventures familial : nous faisant voyager de décors luxuriants aux jungles exotiques, la production d’Alain Chabat est riche en péripéties cocasses et nous propose une mise en scène haute en couleurs. Elle offre par la même occasion son lot de personnages pittoresques : outre le duo principal épatant, il y a aussi un botaniste (Fred Testot) aussi fou que bigarré, un caporal (Patrick Timsit) délicieusement sadique et un général (Lambert Wilson) fort original, notamment pour une séquence d’anthologique assez surprenante. Le scénario n’a que la prétention de divertir, mais reste une histoire tout à fait efficace dans sa narration. Le point fort du film est bien entendu son aspect comique : Alain Chabat s’amuse comme un enfant à délivrer autant de scènes délirantes et hallucinantes que de références culturelles très plaisantes (Rambo, La Création d’Adam, Questions Pour un Champion). Enfin, le fameux Marsupilami, animal plus vrai que nature, s’intègre très bien dans le récit et démontre toute sa vivacité physique ainsi que son penchant farceur et sauvage. Sur la piste du Marsupilami est un divertissement rythmé qui a le mérite d’intéresser à la fois les plus petits et plus grands enfants. Mélangeant les passages de folies hilarantes aux séquences poétiques les plus étonnantes, Alain Chabat réussit à transposer sur grand écran son héros d’enfance, malgré des rôles féminins pas suffisamment développés. Ne boudons pas notre plaisir : voilà une comédie française relaxante et tout a fait respectueuse de son public et de son matériau d’origine !
Sa note :
(3)
Sa critique : Produite par Nickelodeon (une chaîne remplie de cartoons agréables mais enfantins), cette série sort pourtant un peu du lot des autres dessins animés, selon moi. Avec un graphisme convenu mais acceptable, elle a le mérite de ne pas prendre les gamins pour des idiots et offre une histoire rendant hommage aux comics et avec des personnages fouillés (Vlad Masters, Skulker...). Empruntant un peu trop d'éléments de Spiderman ou Batman, ce cartoon bénéficie néanmoins d'un casting vocal excellent en anglais (Ron Perlman, quand même !) et d'épisodes dignes de ce nom ("The Ultimate Enemy" reste exceptionnel dans son genre). Préféré la troisième saison (épisodes vraiment développés et moins axéssur l'humour potache), "Danny Phantom" est une très bonne série pas exceptionnele mais pas à négliger non plus.
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Réservé à un public averti, The Rocky Horror Picture Show est tout simplement le vrai et pur OFNI (Objet Filmique Non Identifié) que le Cinéma ait créé à ce jour, intemporel, car déclarant amour à la musique emblématique de son époque, et rendant hommage, avec humour (à prendre absolument au 3 000ème degrés), aux films d’horreur et de science fiction de série B, faisant référence à des films des années 30 à 50 du genre (Le jour où la terre s’arrêta, Planète Interdite, Docteur Folamour, Nosferatu et bien d’autres encore). Etant rentable pendant la période d’Halloween, je vous le conseille bien évidemment de le voir et je n’ai plus qu’une chose à vous dire : abandonnez-vous au plaisir absolu !
De Richard Correll, Barry O'Brien
Avec Miley Cyrus, Billy Ray Cyrus
Série américaine - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Hannah Montana, cela vous dit quelque chose ? Mais bien sûr, c'est la série la plus branchée chez les ados en ce moment. Juste une question personnelle : d'où vient ce phénomène ? On peut se le demander, en voyant cette "sitcom". Hannah Montana, de mon point de vue, est un soap-opéra ignoble. L'histoire de base était pas mal pourtant, mais les scénarios sont quasiment inexistants (qu'est-ce que vient foutre les histoires de coeurs, de disputes avec son frère ou d'intimité dans une intrigue comme celle-là ?). Miley Cyrus, vedette des adolescents, exécute son "jeu" sans émotion, ni sincerité. Elle se contente de surjouer en multipliant les grimaces et les bouffoneries les plus insupportables les unes les autres (elle est acceptable seulement dans les deux premiers épisodes de la série). Du coup, le spectateur déteste l'héroïne, tant le jeu de Miley, qui a l'air plus égoïste que son personnage, n'est pas crédible. Et il préfère s'intéresser aux personnages secondaires, plus attachants que le rôle-titre (un comble !), dont leurs interprètes, bien que leur jeu soit un peu illimité, sont milles fois plus talentueux. La série possède aussi des décors flashys, tape-à-l'oeil et sans aucune âme, accompagnés par une mise en scène complètement vide. Soulignons les insurmontables gags sans aucun humour, car ils sont vraiment tros gros. La série se permet même de plagier "Phénomène Raven" sans aucune originalité (à peu près les mêmes caractères de personnages, les mêmes gags potaches, etc...) Donc, O pointé (ça aurait été 1 étoile pour les persos secondaires, mais l'affligeante troisième saison a réussi à descendre cette étoile) à cette sitcom totalement ridicule, pour moi !
Sa note :
(4)
Sa critique : Un très bon dessin-animé aux graphismes délirants (faut accrocher, quand même !) et à l'inventivité plaisante et bienvenue, qui pêche par quelques personnages principaux fades (héros un peu barbant à la longue) et quelques scénarios un peu trop loufoques (aller dans l'espace sans combinaison, sans rien et ne pas marcher sur les autres planètes en apesanteur, faut le faire !), mais le point fort résidant dans les caractères des personnages secondaires complètement barrés (Carl, Sheen et le père de Jimmy étant des champions dans cette catégorie) relance beaucoup le niveau de cette série fraîche et drôle.
De Henry Selick
Avec Dakota Fanning, Teri Hatcher
Film américain - Animation
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Coraline est un grand film d’animation des temps modernes, se démarquant des autres dessins-animés récents (DreamWorks, Disney et autres Pixar), en séduisant tous les publics (enfants et adultes), en combinant plaisir enfantin et maturité terrifiante, grâce à son histoire remarquable (un certain grand hommage à l’enfance), son animation éblouissante (le « stop-motion » au sommet de son art), sa musique envoûtante et son univers ainsi que son ambiance stylisés. Allez le voir (en 3-D ?) ! Nous avons ici l’un des plus beaux bijoux d’animation de ces dernières années. 3,5/4 étoiles
De Todd J. Greenwald
Avec Jake T. Austin, Selena Gomez
Série américaine - Comédie
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Série vraiment sympathique, mettant pour une fois les geeks et autres introvertis en scène (Justin, Harper, Max et les parents) vraiment drôles, mon préféré étant Max, complètement givré et attachant. L'actrice principale (Selena Gomez) a du talent et ne se contente pas de surjouer comme certains (Miley Cirus, Demy Lovato, Raven Symone, Vanessa Hudgens, etc...), sauf que la VF la rend moins attachante. "Wizards of Waverly Place" est une série très plaisante et originale, mais il ne fait toutefois pas remonté le niveau très bas de Disney Channel, à cause de très mauvais effets spéciaux façon Photoshop et des scénarios déjà vus.
Avec Raven Symone, Orlando Brown
Série américaine - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Une histoire déjà vue, une actrice "belle" qui en fait des tonnes, des situations grotesques, des personnages blancs abrutis et noirs intelligents : une série potache afro-américaine rasciste. Disney est décidément au plus mal, aujourd'hui !

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