Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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De Alain Berbérian
Avec Alain Chabat, Chantal Lauby
Film français - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Quand je vois que ce film récolte 3,8/5, je m'interroge sérieusement sur les goûts des français... D'habitude j'aime les films de chez nous, mais la vérité est que ce navet n'arrive pas au petit orteil de films tels que Les trois frères ou Les visiteurs. Il mise tout sur la stupidité (haut de gamme), et évidemment, les français courent, logique...
De Charles Laughton
Avec Robert Mitchum, Shelley Winters
Film américain - Thriller
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Un criminel psychopathe, Harry Powell, partage la cellule de Ben Harper, condamné pour vol et meurtre et qui sera pendu sans avoir révélé la cachette de son butin. Seuls John et Pearl, ses enfants, savent que les 10 000 dollars sont dissimulés dans la poupée de la petite fille, mais leur père leur a fait jurer de garder le secret. Libéré, Harry Powell, se met en quête en butin. Dans son ensemble, le film ne manque pas d'intérêt. Il y a un peu trop cet esprit catholique, mais certaines répliques sont touchantes, notamment celle de la fin. "La nuit du chasseur" est l'unique oeuvre de l'acteur Charles Laughton qui, fort du feu vert du producteur Paul Gregory, fit le film à son idée et sans tenir compte des canons du récit hollywoodien. Film hors norme, "La nuit du chasseur" traverse tous les genres, mais ne se plie à aucun en particulier. En faisant confiance à Stanley Cortez (pour l'aspect visuel du film), et à Robert Mitchum (pour la composition du rôle de Harry Powell), en dirigeant les enfants non comme des petits singes mais comme de vraies personnes, en alternant les styles et les figures, en inventant un temps paradoxal qui est autant celui de la flânerie mythologique que celui du film policier, en se permettant, à travers Lillian Gish, un hommage à Griffith et aux débuts du cinéma, Laughton réussit à réaliser un film très cultivé et totalement innocent.
De Hamilton Luske, Clyde Geronimi
Avec Larry Roberts, Barbara Luddy
Film américain - Animation
Sa note :
(4)
Sa critique : Pour son premier dessin animé en Cinémascope, Walt Disney raconte l'histoire d'amour d'une "Lady" cocker et d'un chien vagabond surnommé Le clochard. Les images et les couleurs sont magnifiques, et ce doit être l'un des Disney les plus "romantiques". La scène de l'affiche, où les deux chiens mangent un plat de spaghetti, est ma préférée. Le film reste lent malgré sa courte durée, ceci dit certains passages sont drôles. "La belle et le clochard", le charme de la gente canine et d'un couple de chats siamois..
De Alfred Hitchcock
Avec Anthony Perkins, John Gavin
Film américain - Thriller
Sa note :
(5)
Sa critique : Alfred Hitchcock se plaisait à prétendre que son seul objectif consistait à "faire passer un mauvais quart d'heure au public". Psychose doit être considéré comme son accomplissement suprême, et il fut le premier de ses films qui poussa les spectateurs à se réfugier sous leurs sièges. Il demeure l'un des films les plus angoissants jamais réalisés. Tous ses éléments sont d'une parfaite cohérence : la musique lancinante de Bernard Hermann pour orchestre à cordes, aiguë et déchirante; la sobre adaptation par Josef Stefano du roman à sensation de Robert Bloch; les ombres envahissantes du directeur de la photographie John L. Russel; l'interprétation touchante de la vulnérable Marion Crane par Janet Leigh; Anthony Perkins, dans le rôle qui fit et détruisit sa carrière (son rôle lui valut d'être classé dans la catégorie des tueurs); et un réalisateur au sommet de son art, qui use de sa virtuosité technique (le meurtre sous la douche, la découverte de la mère..) pour manipuler et terrifier les spectateurs, et qui a l'audace de faire mourir son héroïne 40 minutes après le début du film. C'est à ce moment que Hitchcock nous joue son tour le plus cruel, déplaçant l'identification du public de Marion à Norman (ce qui marque un écart dans sa carrière). Et les spectateurs prennent seulement peu à peu conscience qu'ils ont prêté allégeance à un tueur psychotique. Psychose s'impose aussi par le malaise que créent des passages plus lents (l'errance de Marion dans sa voiture, le plan autour de son cadavre). En noir et blanc, avec un petit budget de 8000 dollars et une équipe réduite, "Psychose" rapporta 15 millions de dollars sur le seul territoire américain. Tourné avec une équipe rapide de télévision, il n'en est pas moins typique de son auteur (dialogue réduit, jeu sur les nerfs du spectateur..) et selon lui, "appartient aux cinéastes plus que tous les films que j'ai tournés". L'immense succès du film tient à un malentendu : sous la défroque de l'épouvante, on retrouve quelques-unes des obsessions majeures du cinéaste : le voyeurisme et le meurtre se substituant l'un à l'autre, le rapport à l'argent fatal mais obscène, l'Oedipe inguérissable. La simplicité du prétexte (un fait divers) accentue le caractère mythologique de ces thèmes. Aussi, l'action terminée, les scènes finales relèvent du constat scientifique. Hitchcock déclara également : "Il est terriblement satisfaisant de se montrer capable de provoquer quelque chose qui s'apparente à une émotion de masse par des moyens purement cinématographiques. Ce n'est ni un message, ni une performance d'acteur, ni la qualité du roman qui secoua le public, mais le film en lui-même". Mythique !
Sa note :
(3,5)
Sa critique : "Les délices de Nina". Un titre magnifique pour un film délicieux. Le film nous emmène en Ecosse mais on est vite imprégné de la culture indienne. C'est l'histoire d'une jeune fille qui revient dans sa famille après la mort de son père, dont elle était très proche, mais dont elle s'est éloignée après avoir refusé d'épouser un homme qu'elle n'aimait pas et s'être enfuit. Elle décide alors de s'inscrire à un concours de cuisine pour ne pas vendre le restaurant familial, et dans la foulée tombe amoureuse d'une charmante jeune fille.. C'est un film cousu de fil en blanc, sans surprises, mais vraiment plaisant à visionner car le casting est bon et qu'on s'évade le temps d'un peu plus d'une heure.. Je le conseille !
De Alfred Hitchcock
Avec James Stewart, Grace Kelly
Film américain - Policier
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4,5)
Sa critique : L'histoire : Dans son appartement de Greenwich Village, Jeff (James Stewart), reporter-photographe immobilisé avec une jambe dans le plâtre, observe au télé-objectif l'immeuble d'en face. Il se convainc qu'un meurtre a été commis. Avec l'aide de sa compagne Lisa et de son infirmière Stella, il tente d'élucider le mystère, à ses risques et périls. Outre sa perfection dramatique, ce film livre la clé de la mise en scène et de l'univers d'Alfred Hitchcock. Le héros occupe la situation du spectateur idéal, se livrant au plaisir secret et solitaire du voyeurisme. L'immeuble d'en face constitue l'écran qui concrétise ses désirs inavoués, jusqu'à ce que ceux-ci viennent menacer son existence même. Dans un sursaut vital, spectateur et héros ne peuvent que faire appel à leur sens moral afin d'échapper à l'angoisse pour le premier, au châtiment physique pour le second. Dans le même style, j'ai beaucoup aimé le film récent "Paranoïak". Les deux, sont selon moi, à découvrir très vite !
Sa note :
(5)
Sa critique : A Londres, un jeune chirurgien, le docteur Frederick Treves (Anthony Hopkins), trouve dans une fête foraine dont il est l'attraction, un jeune homme monstrueusement déformé. Il l'examine, l'emmène avec lui et découvre qu'il a en face de lui un être timide et craintif mais sensible, qui sait penser et parler, qui aime lire et discuter et crée des oeuvres d'art sur papier de sa main gauche restée intacte. Elephant man est basé sur l'histoire véridique de Joseph Carey Merrick, né en 1862 à Leicester et souffrant d'une forme aïgue de neurofibromatose, une maladie caractérisée par des tumeurs cutanées et des lésions osseuses. Frederick Treves le découvrit en 1884 dans une baraque foraine. En 1923, le médecin fit paraître ses mémoires "The elephant man and other Reminiscences" lesquelles, avec le livre "The Elephant Man : A study in human dignity" d'Ashley Montagu ont servi de modèle au film. C'est avec une profonde sensibilité que le réalisateur David Lynch nous montre cet être atrocement déformé. Durant les premières trentes minutes, nous ne voyons que les réactions de ceux qui sont en face de Merrick, ainsi, lorsque nous apercevons enfin son visage, nous connaissons déjà sa personnalité attachante et il ne nous effraie plus. Comme l'a dit David Lynch : "Il s'agissait de familiariser le public avec le monstre, afin que le monstre puisse disparaître et l'homme apparaître". Néanmoins, le martyre du pauvre homme ne touche pas à sa fin quand Treves l'emmène avec lui, puisqu'il est enfermé à l'hôpital où il devra satisfaire la curiosité des savants de la société de pathologie qui le considèrent comme un bel objet d'études, ainsi que la curiosité des membres de la haute société londonnienne qui trouvent chic d'aller de temps en temps prendre le thé avec le "monstre", sans oublier enfin la curiosité des prostituées et des ivrognes que le surveillant de l'hôpital laisse entrer afin qu'ils puissent le contempler aux aussi. Elephant man a un aspect particulièrement "historique" : les zones d'ombre et de lumière sont extrêmement prononcées, la lumière est douce, et souvent les arrières plans disparaissent dans un espace lumineux et diffus. Ceci est l'oeuvre du chef opérateur Freddie Francis (1917-2007). Les effets sonores renforcent l'étrangeté de l'ensemble. Elephant man est un pur chef d'oeuvre original et bouleversant, aussi émouvant sur le plan émotionnel qu'admirable sur le plan de la composition et de l'esthétique, il jette un regard sans concession sur l'angleterre victorienne, il valut à Lynch la reconnaissance internationale et ce fut paradoxalement la révélation, dans le rôle de John Merrick, du comédien John Hurt, méconnaissable sous le amquillage hallucinant créé par Christopher Tucker. Il livre une interprétation magnifique car il communique magistralement des émotions profondes alors qu'il est gêné par l'impossibilité d'utiliser son visage ou même beaucoup de sa voix. Si l'on excepte des séquences de visions au début et à la fin ainsi que les scènes de cauchemar au milieu, le film est raconté de manière naturaliste et fait revivre en images pleines d'ambiance le Londres des années 1880. Le chef opérateur et directeur de la photographie Freddie Francis, les costumiers et ensembliers (tous nominés pour un oscar) ont créé une oeuvre hors du commun. Dans ce film, nominé pour 8 oscars mais qui n'en obtint aucun, Lynch rend hommage à deux grandes oeuvres apparentées sur le plan thématique : Merrick habite dans un clocher comme Quasimodo (The hunback of Notre Dame, 1939) de William Dieterle; une scène où d'autres "monstres de foire" libèrent Merrick enfermé dans sa cage fait allusion à Freaks (La monstrueuse parade, 1932), le grand classique de Tod Browning. Ce film m'a énormément touché, il est incontestablement à découvrir. Le moment le plus marquant du film reste sans doute celui où John Merrick s'exprime devant la foule qui le poursuit en disant : "Je ne suis pas un animal ! Je suis un être humain ! Je suis un homme !"
Sa note :
(4,5)
Sa critique : La garçonnière, comédie dramatique de Billy Wilder, a été écrite sur mesure pour Jack Lemmon, son acteur fétiche, qui y joue le rôle d'un employé d'assurances solitaire qui prête son appartement à ses supérieurs pour leurs aventures extraconjuguales afin de s'attirer leurs faveurs. "La garçonnière" évoque avec une férocité jubilante le monde des bureaux, avec ses intrigues, ses pièges et ses tentations. Dernier grand film "réaliste" de son auteur, l'oeuvre brille par l'acuité d'un regard dénué de complaisance. Moraliste et romantique inavoué, Wilder mène ici avec une extrême virtuosité satire, comédie urbaine et mélodrame, et dresse le portrait définitif du bureaucrate moderne, servile et anonyme, miraculeusement racheté par l'amour. Venant après le très populaire "Certains l'aiment chaud", "La garçonnière" obtint un succès commercial et critique : 5 oscars, dont celui du meilleur metteur en scène et celui du meilleur acteur. A découvrir, donc !
De Andy Wachowski, Larry Wachowski
Avec Jennifer Tilly, Gina Gershon
Film américain - Policier
Sa note :
(3,5)
Sa critique : "Bound" est un film d'Andy et Larry Wachowski que j'ai trouvé spécial dans le sens où il règne une atmosphère particulière tout le long. Le cadre est sombre, la tension s'installe doucement, la musique est angoissante.. Les deux actrices sont d'une sensualité sans bornes, en particulier Gina Gershon, et il y a le pognon, tout ce pognon qui amène une bonne dose de suspens ! C'est un bon film gay/sur la mafia, donc je le recommande !
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Dracula, le mythe.. J'ai voulu découvrir le premier film mettant explicitement en scène le "prince des ténèbres", qui a inauguré une longue série de remakes et séquelles plus ou moins proches de l'histoire originale et de parodies. J'ai trouvé cette version de Tod Browning simple mais efficace. Bela Lugosi a un regard terrifiant. Je recommande ce film !

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