Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 205 résultats
De Quentin Tarantino
Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent
Film américain,allemand - Guerre
Sa note :
(5)
Sa critique : Après le sympathique mais pas génial "Death Proof", difficile de ne pas avoir eu peur du nouveau projet du grand QT. Trop long ? Trop risqué ? Trop bavard ? Rien de tout cela.. "Inglourious Basterds" a mûri dans l'esprit du cinéphile-cinéaste depuis des années, et une fois le résultat accouché, ça donne le Tarantino le plus abouti et jouissif depuis "Pulp Fiction". D'abord pour son scénario, où le mélange sérieux/déglingué que l'on adore tant ne choque jamais à un seul moment du film. Non, tout s'accouple et s'enchaîne à merveille: évènement dramatique abouti à une touche d'humour qui abouti a un suspens qui abouti de nouveau au drame et etc etc jusqu'à la fin. Les dialogues sont autant crédibles qu'hilarants, les personnages tous savoureux et le scénario accumulant les références (Emil Jannings est même de la partie !) ne lasse jamais. Au niveau de la direction d'acteurs, c'est encore une fois énorme. Tandis que Brad Pitt excelle en américain pur souche et que Christoph Waltz dévoile tout l'étendu de son talent méconnu, chaque acteur semble ravi de jouer dans le film, un Tarantino d'autant plus, un rêve pour beaucoup de professionnels. Faisons (très) simple : Roth, Brühl, Doom, Schweiger, Kruger, Laurent et tout ce beau monde sont énormes. Ils parviennent à rendre cet ensemble anachronique et déjanté crédible, effrayant et même touchant, quand il s'agit du personnage de Shoshana Dreyfus. Quant à la réalisation, il n'a jamais fait mieux. Dès le premier chapitre, impressionnant de maitrise, donne le ton, plutôt européen. Dans ce film, la caméra se déplace partout, et les scènes peuvent passer de la froideur à la folie en un clin d'œil, accumulant les morceaux de bravoure (la batte, le bar, la fête) avant d'exploser dans un final plus ultra-jouissif et osé que jamais, où le grand sourire figé depuis plus de deux heures se transforme en gros plaisir coupable de cinéphile. Ce qu'est assurément le film, autant pour son réalisateur que pour nous, public conquis.
De Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Cate Blanchett
Film américain - Aventure
Sa note :
(5)
Sa critique : Wahou. Si on peut se permettre de dire que "Indy, c'était mieux avant", il n'empêche qu'avec ce quatrième volet on redécouvre le mythe adapté avec nos méthodes du Vingtième siècle. Les héros sont fait pour évoluer, et franchement, on peut dire qu'Henri Jones Jr. évolue dans la bonne direction. Evidemment, pas le film parfait dont les fans rêvaient tous (utiliser le terme "moins bon de la saga" ne conviendrait pas), mais il ne faut pas demander l'impossible : Indiana Jones IV est une réussite dans son genre (quelque peu oublié ces derniers temps) et remplit parfaitement sa mission : divertir le public. Alors merci Mr. Spielberg, et merci Mr.Lucas.
De Neil Marshall
Avec Rhona Mitra, Malcolm McDowell
Film américain,sud-africain,allemand,britannique - Action
Sa note :
(4)
Sa critique : Le cinéma serait-il nostalgique ? Le métrage-hommage de Neil Marshall se sépare en différentes parties, ayant chacune sa référence. La première heure renvoie explicitement au génial New-York 1997 de Big John (mais aussi d’ Assaut et d’une multitude de post-nukes). La superbe Rhona Mitra, l’héroine, hérite du (sale) caractère de Snake Plissken et de son "charme", puis évolue avec sa troupe dans un Glasgow sombre, insalubre et anarchique qui renvoie à beaucoup de similitudes au New-York du film original. Ce qui va jusqu’à influencer entièrement les décors, la photographie, et même la Bande-Originale géniale de Tyler Bates, très fidèle aux envolées au synthé dans cette première partie. La seconde partie, visuellement époustouflante, joue sur les plaines omniprésentes et les décors médiévaux si chers à cette vieille Ecosse. Ainsi, nos héros se retrouvent propulsés tout droit dans l’univers d’Excalibur, dirigé par un Malcolm McDowell que l’éclairage parvient à rendre parfois imposant face aux soldats perdus dans un univers sans raison qu’ils ne pourront jamais comprendre. La B.O devient épique, rappelant au passage celle de 300 que Tyler avait déjà composée. Enfin, la dernière partie se concentre principalement sur la célèbre saga Mad Max. Ainsi nous avons le droit à une course-poursuite violente à faire baver les fans de la trilogie. Niveau musical, ça se lache, allant de pair avec une mise en scène aussi furieuse que les bolides. Donc en bref, Doomsday, c’est quoi : une pure Série B totalement jouissive et bourré de références, qui ne cherche jamais à atteindre le réalisme et l’émotion de 28 Semaines plus tard (exemple parfait dans le genre du film de virus), mais qui préfère au contraire servir sur un plateau ces clins d’oeil cinéphiles et passionnés, qui en feront sûrement bander plus d’un. Sérieusement, il y a des jours où c’est bien d’être geek.
De Jonathan King
Avec Nathan Meister, Peter Feeney
Film néo-zélandais - Epouvante-horreur
Sa note :
(4)
Sa critique : Il émerge beaucoup de comédies horrifiques dans les salles du monde entier ces derniers temps. Certaines sont des véritables chefs-d’oeuvre (Shaun of the Dead), d’autre des films sympathiques mais parfois décevants (Severance)... Le métrage de Jonathan King, lui, se hisse dans le rang des petites réussites dans son genre. Evidemment, impossible de ne pas passer par la comparaison entre l’univers si particulier de Peter Jackson et ce film, qui lui emprunte non seulement son équipe d’effets spéciaux (la très efficace Weta Workshop, qui signent des maquillages et FX assez gores mais terriblement cools), mais aussi son ambiance, évoquant celles de Braindead et de Créatures Célestes (deux références avouées du metteur en scène, bien qu’inconscientes selon lui). Mais pour autant, ce dernier est très loin d’atteindre le niveau du génie passe-partout (voui voui !). King fait pourtant preuve avec Black Sheep d’une grande aisance, d’une part dans le scénario, décalé et cohérent comme il faut (même si on sent une certaine retenue, qui aurait pourtant pu rendre le métrage encore plus trippant qu’il ne l’est), et dont on retiendra ce message évident contre le pouvoir de la technologie sur la nature, et précisément l’agriculture, comme l’histoire de Dolly, brebis clonée, clairement parodiée lors des scènes du laboratoire. Mais c’est surtout dans sa mise en scène que survient cette aisance, apparaissant comme limpide au milieu de ce déferlement de cris, de sang, de mutations et de pets, sûrement due à la beauté des paysages néo-zélandais qui surplombent tout le film, devenant presque un personnage à part entière, au milieu des excellents Nathan Meister, Peter Feeney (un petit air de Bruce Campbell, non ?) et Tammy Davis. En bref, un bel objet de curiosité, doté d’une maitrise intéressante de l’alliance de la peur et de l’humour (jamais débile mais toujours drôle), qui a quasiment tout pour devenir un petit classique en puissance.
De Paco Plaza, Jaume Balagueró
Avec Manuela Velasco, Ferran Terraza
Film espagnol - Epouvante-horreur
Sa note :
(5)
Sa critique : Tout d’abord, je tenais à souligner l’importance de voir un tel film dans de bonnes conditions, contrairement à ce que fut mon cas. Le voir autre part que dans une salle de cinéma (ou sur un DVD correct) nuit assez à l’objectif de Jaume Balagueró et Paco Plaza, qui était de faire partager au spectateur un sentiment de peur viscérale, lui faire faire un tour de Montagnes Russes.0 Autant dire que le défi est réussi, tant on reste pourtant passionné par ce reportage live terriblement réaliste malgré les évènements paranormaux qui sont décrits. La vision subjective, très en vogue dans les jeux vidéo et désormais au cinéma, donne des possibilités impressionnantes (plus développées et efficaces encore que dans Cloverfield pour l’exemple) que les deux metteurs en scène ont parfaitement su maîtriser. Une mise en scène imprévisible et sans pitié, doublée d’un traitement du son ingénieux, ainsi que d’excellents maquillages et une incroyable complicité entre les acteurs : [REC] avait tout pour devenir un nouveau classique en son genre, même si certains ne cesseront de le comparer au Projet Blair Witch ou au futur Diary of the Dead. Et voilà comment on peut, avec une idée géniale et des moyens conséquents, parvenir à réaliser l’un des films les plus surprenants de ces dernières années... Que Hollywood arrête le carnage avec Quarantine, [REC] se doit de rester une expérience unique. Mais ça, de nos jours ce n’est plus possible.
De Fabien Onteniente
Avec Franck Dubosc, Emmanuelle Béart
Film français - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Deux ans après le terriblement mauvais Camping (que je n'ai même pas voulu voir en entier), Fabien Onteniente et Franck Dubosc récidivent avec Disco, une comédie has-been dont le comique repose sur le ringard, mais qui s'avère déjà plus sympathique que le précedent succès. Evidemment, le film se concentre uniquement sur le personnage de Didier Graindorge (ou Travolta si vous préfèrez), un gars au chomâge qui, pour son fils, va tenter de gagner un concours de danse avec son ancien groupe, les Bee Kings (Ha Ha Ha...) Un trio mal mis en valeur par l'omniprésence de Dubosc (ce qui peut devenir lassant, même si c'est la star du film), alors que Samuel Le Bihan et Abbes Zahmani tirent leur épingle du jeu. Quant à Emmanuelle Béart, elle sauve certaines scènes du film de par sa grâce plus efficace que jamais (même si on se demande ce qu'elle fout là), tandis que Gerard Depardieu s'enfonce de plus en plus dans la médiocrité. La mise en scène, pas réellement novatrice ni même belle, parvient pourtant à équilibrer le scénario qui tient sur un post-it (bon, une page), bardé de fausses émotions (pauvre papa qui aime son gosse, pauvre veuve...), de gags lourds (mais pas aussi beaufs que dans Camping) et de scènes inutiles (Lalanne par exemple), tandis que quelques gags ou répliques parviennent à arracher un rictus ou au pire un sourire au spectateur, qui ressort alors de cette sympathique "récréation" comme d'une soirée karaoké : abasourdi par la musique, mais au final content d'avoir assisté à un phénomène parfois ridicule.
De Erick Zonca
Avec Tilda Swinton, Saul Rubinek
Film français,américain - Thriller
Sa note :
(5)
Sa critique : Parmi les metteurs en scènes français du moment, un certain Erick Zonca se détache. Lui, que les salles françaises n'avait pas vu depuis huit ans déjà, revient avec un nouveau film en anglais, entièrement porté par le charme d'une actrice anglaise récemment Oscarisée, j'ai nommé Tilda Swinton. Elle incarne ici Julia Harris, alcoolique américaine dont la vie n'est pas aussi rose que ses vêtements affriolants du soir, et qui va découvrir une évolution constante dans sa vie lorsqu'elle rencontre sa voisine d'immeuble, dépressive et illuminée, qui va lui confier la délicate mission de kidnapper son enfant. Le film semble comme séparée en plusieurs parties, marquant les étapes de l'héroine : durant ces deux heures vingt, elle passe de femme perdue à femme courageuse, mais dont son instinct égoïste et certains de ses doutes persistent, la rendant donc malgré sa situation, encore plus humaine. Oui, l'Humain n'est pas parfait, et le personnage de Julia en est l'exemple parfait. Zonca utilise un rythme propre à l'héroïne, et c'est la raison pour laquelle le film ne cesse de valser entre différents genres cinématographiques : le drame, le thriller - quelques scènes vraiment prenantes et violentes se démarquent - et surtout, le road movie. En cavale, les protagonistes parcourt les plaines sauvages de la frontière Americaine avec le Mexique, et dont le réalisateur en profite pour dresser un portrait de la politique américaine avec les étrangers ou encore démontrer la violence et la corruption au Mexique, tout cela en privilégiant la présence du personnage principal. En clair, une parabole intelligente, brutale et réellement passionnante sur les instincts féminins, que la géniale Swinton transmet parfaitement dans son jeu, devenant alors de son personnage l'une des femmes de cinéma les plus intriguantes de ces dernières années. C'est franchement avec ce film qu'elle méritait son Oscar.
De Michel Gondry
Avec Jack Black, Mos Def
Film britannique,américain - Comédie
Sa note :
(5)
Sa critique : Michel Gondry est un génie polyvalent, ça on le savait déjà. Mais quand il décide de rendre hommage au Cinéma et à la liberté artistique - en cette heure où les blockbusters envahissent les écrans et où tout le monde peut regarder un film sur des supports plus technologiques et petits possibles (qui à dit télephone portable ?) sans avoir de respect pour l'oeuvre - c'est férocement drôle, inventif, et même émouvant. Gondry, aux folles inventions et à la mise en scène stupéfiante car toujours originale (le meilleur faux plan-séquence de ces dix dernières années est dans ce film !), à parfaitement réussi à entrainer le spectateur dans son univers déjanté, où Jack Black se sent parfaitement à l'aise face à un Mos Def tout aussi surprenant, ainsi que des seconds rôles truculents (Danny Glover, le retour ! Melonie Diaz, excellente ). Ainsi, on s'étonne de ressentir une incroyable bonne humeur durant tout le métrage, dégagée par ce flot de complicitée artistique auquel le spectateur participe également, à tel point qu'une impression magique et indescriptible apparait à la fin du film (combinée avec la nostalgie soudaine des casettes vidéos), faisant alors de ce métrage l'une des experiences les plus cool et quelque peu geek de ces dernières années.
De Dany Boon
Avec Kad Merad, Dany Boon
Film français - Comédie
Sa note :
(4)
Sa critique : Oh putain il était temps ! Après tout ces Asterix (exception au deuxième), ces Bronzés (a force de les revoir ça use !), ces Taxi qui nous emmerdent presque plus qu'autre chose, le cinéma comique ET français regagne en valeur grâce à Dany Boon et sa formidable farce sur cette région si sous-estimée, le Nord Pas-de-Calais. Si les plus concernés s'amuseront à reconnaitre leurs vies et leurs clichés fidèles, les autres étrangés passeront également du bon temps à découv-rire (mélange de deux mots, cherchez bien) les valeurs attachantes des Ch'timis. C'est drôle, intelligent, mais si ça n'atteint pas les sommets d'un duo Bourvil/De Funès (comme le décrient certains), il s'agit la quand même d'un des meilleurs moments de gauloiserie de ces dernières années.
De Paul Thomas Anderson
Avec Daniel Day-Lewis, Paul Dano
Film américain - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : C'est avec un sujet complexe mais passionnant que le jeune prodige Paul Thomas Anderson revient à la mise en scène après les renommés Boogie Night, Punch Drunk Love et Magnolia. Dans sa dernière oeuvre, nous suivons le parcours de Daniel Plainview, de ses débuts de pétrolier jusqu'à ses déboires d'homme d'affaires acariâtre. Car Plainview ne croit pas être un homme comme les autres. Pour lui, il n'y a ni foi ni loi, sa vie se résume juste à ses affaires qu'il effectue avec des personnes qu'il méprise plus que tout au monde, interieurement. Sa vie n'à jamais été facile, et les temps durs ne changent rien à l'affaire... Daniel est damné pour toujours. C'est alors qu'il débarque dans un inoffensif patelin, veritable mine de pétrôle, où il va s'installer avec son fils, son argent et ses promesses. La bourgade abrite des paysans ouvriers purs et durs parmi lesquel évolue un jeune prophète illuminé, qui fait partie des bouleversements qui changeront à jamais la vie de l'homme d'affaire. Pourquoi retenir l'attention sur ces deux personnages ? Et bien tout simplement parce que le trop rare Daniel-Day Lewis et le jeune et prometteur Paul Dano y effectuent des performances d'acteurs incroyable, notamment dans des scènes de folie furieuse déjà inoubliables. S'ajoutent au jeu d'acteurs une mise en scène magnifique aux paysages imposants, aussi sombres et mysterieux que le personnage principal, et le tout est renforcé par un incroyable traitement du son et de l'image... rarement l'osmose n'a été aussi parfaite (déjà l'une des meilleures Bande-Son de l'année). Un film sur les Hauts et les Bas de la dure vie, dont on se demande si ce ne serait pas trôp de le qualifier comme le Barry Lyndon de son époque (en toutefois moins prestigieux), en parallèle aux personnages torturés qui hantent ces deux films terriblement enivrants.

Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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