Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 5 sur 5 résultats
De Fabrice Gobert
Avec Ana Girardot, Jules Pelissier
Film français - Thriller
Sa note :
(0,5)
Sa critique : La définition du film de scénario vous échappe? Allez voir Simon Werner, il vous fera une joie de vous l'expliquer... Mais comme je veux vous épargner de ce catastrophique nanar, je vais vous le conter. C'est l'histoire d'un film de lycée français qui aurait vu la tape sur les fesses de Elephant et aurais décidé d'en faire un film, non pardon, un scénario. Et on ne peut même pas dire qu'il y ait des tics d'écriture car le film n'est que ça. Soit quatre fois la même histoire de points de vue différents, en s'appuyant de la manière la plus didactique possible sur un personnage à la fois (avec le nom écrit et tout), l'un éclairant l'autre et ainsi de suite jusqu'au dénouement, prétendu désamorçage de sa construction factice, ébauchant, une vague idée de discours ou de message, sans trop y toucher. Sauf que le film a oublié d'en être un et au désamorçage de devenir un pitoyable dégonflement. Mais que s'est-il passé pour en arriver là? Rien justement, le réalisateur a priori très fier de son scénar a décidé d'absolument ne jamais en décoller, et ça se ressent partout. Ou rien ne se ressent. La mise en scène n'existe pas, elle n'est qu'une mise en image d'une laideur constante et d'une fainéantise ahurissante à peine au niveau de n'importe quel téléfilm moisave france télévision. Les personnages restent aussi fins et restreints que le papier sur lequel ils ont été écrits, notamment à cause d'une direction d'acteurs catastrophique qui rend chaque ligne de dialogue plus fausse et fabriquée que la précédente. C'est simple le film n'existe que pour son scénario qui devient une structure étouffante sacrifiant toute recherche de vérité, de réel à la roublardise de ses mécanismes. Film mort donc qui tourne à vide et parvient au mieux à être ridicule.
De Marco Bellocchio
Avec Giovanna Mezzogiorno, Filippo Timi
Film français,italien - Drame
Sa note :
(4,5)
Sa critique : En un mois, l’année 2009 qui s’annonçait morose est partie totalement en orbite. Vincere, sans doute le dernier grand film du mois de Novembre (faut pas déconner non plus), rentre vite dans le vif du sujet. La première partie est étourdissante, comme un discours enflammé devant une foule en délire. Le montage est très incisif et elliptique favorisant l’association d’idées et d’émotions à une continuité chronologique. C’est la personnalité de Mussolini qui dirige alors la structure du film, personnage guerrier et passionné, qui ne pense qu’à vaincre, à réduire l’autre en poussière. Une sorte de Rock Star timbrée et ultra narcissique qui emporte le personnage féminin dans sa passion avant de l’abandonner. La laisser seule dans son existence fictive, comme si elle avait été un fantasme comme elle le dit, elle, et son fils, homonyme bafoué du père. Et c’est là que se rejoignent les deux partis pris les plus intéressants du cinéaste, à savoir le choix de donner comme ligne de fond, le cinéma lui-même, propagandiste ou burlesque, et la disparition de l’acteur qui joue Mussolini. Il ne reste donc que des images de lui, forcément différentes vu qu'elles prennent la forme du vrai Mussolini, et il demeure toujours absent en étant présent partout. Parce qu’il la rayé de sa vie, parce que le Mussolini socialiste qui avait le look de Freddie Mercury n’existe plus. La structure devient beaucoup plus posée et, centré sur son personnage principal (sublimement interprété par Giovanna Mezzogiorno) le film prend la forme et la force des grands classiques, quelque part entre Visconti et le cinéma Hollywoodien. Bellocchio atteint un lyrisme paroxystique baroque et dramatique, aidé par une musique grandiose et une puissance picturale symbolique bouleversante. Les séquences de projections, très nombreuses sont toutes formidables, d’une projection christique dans un hôpital à des extraits bouleversants du Kid, en passant par les images du Duce, devant lesquelles le corps réinvesti de l’ac
Sa note :
(5)
Sa critique : Le passé c’est dépassé, le présent est déplaisant, le futur n’a pas d’avenir. Le présent c’est le mariage de Gertrud, mariage fondé sur le mensonge d’un amour qu’on ne sait si il a existé. Le futur c’est la promesse d’un véritable amour, d’une nouvelle jeunesse pour Gertrud. Le passé c’est l’époque ou l’amour pouvait exister encore. Ces trois temps sont incarnés par trois personnages qui gravitent autour de Gertrud sans jamais la toucher, l’atteindre. Elle est intouchable en fait, insaisissable ou alors elle ne l’est plus. Ils ne parlent pas le même langage, ne regardent pas dans la même direction. Les hommes et les femmes ne sont pas fait pour se comprendre. De leur aveuglement pour leur travail ils sont passé à côté de l’essentiel, la seule chose qui importe c’est Gertrud, mais c’est trop tard et ils ne pourront plus jamais l’atteindre. Ils sont perdus, ils n’ont plus qu’à mourir. Car Gertrud n’a plus d’autre choix que de fuir, car il n’y a rien d’autre à faire. Mais elle a aimé, ils ont aimé. Ils peuvent le scander sur leur tombe.
De Brillante Mendoza
Avec Coco Martin, Julio Diaz
Film français,philippin - Thriller
Sa note :
(4)
Sa critique : Petit aparté : Je n’avais pas aimé Serbis sans doute parce que la façon de filmer de Brillante Mendoza (caméra portée qui bouge vachement) me sortait complètement du film. Là je me suis rendu compte que ça ne marchait pas le jour mais bien la nuit. Ca tombe bien la majeure partie du film se passe la nuit et même une nuit plus précisément. Et l’entrée véritable dans film et le processus d’identification avec le personnage démarre sur quelque chose d’absolument gonflé. Donc le personnage principal, plus ou moins bloqué dans une voiture avec des malfrats pour qui il travaille (mais juste comme ça), voit l’enlèvement d’une prostitué par les dits malfrats avec rouage de coups etc… et elle est donc embarquée dans la même voiture. Sauf que là où dans un film « normal », la séquence serait expédiée en 2 minutes Mendoza la fait durer, et durer, beaucoup trop longtemps pour un film, de telle manière qu’elle nous paraît en temps réel. Et là Mendoza commence déjà à tester nos limites de spectateur, est-ce qu’on osera penser à autre chose ? Et ça ne fait que commencer… Au fur et à mesure de l’avancée du personnage vers le véritable enfer auquel il va assister, la mise en scène se fait de plus en plus subjective et sensuelle, captant des images, des sons. Et il y a un moment où le spectateur se trouve dans une position d’identification extrême avec le personnage lui-même spectateur. Il a le choix de fuir, ce qu’il a l’intention de faire d’ailleurs (sa « tentative » est d’ailleurs remarquablement mise en scène), mais il ne le fait pas. Et embarque le spectateur avec lui. Et Mendoza explose toutes les limites, il montre tout ce qu’on verrait, l’horreur absolue. Et il nous interroge, non pas sur ce qu’on aurait fait à la place du mec, mais ce qu’on fait là sur ce siège de cinéma, est-ce qu’on doit rire (faut vraiment être malade), pleurer, fermer les yeux, est-ce qu’on doit se casser, furieux du vilain tour que nous a joué Mendoza pour mettre un 0 à son film ensuite ? Certains
Sa note :
(5)
Sa critique : Peut-être le plus beau film de l’année (disons avec Tokyo Sonata). Aérien et profondément terrien, ancré dans le réel et à la fois d’une poésie délicatement transcendante, le film parvient par sa construction, sa mise en scène et sa photographie à faire ressentir les paradoxe de la foi, de l’amour de Dieu. A la fois présent et absent, le film joue aussi sur les manques, sur ce qu’il ne montre pas pour faire avancer son personnage. D’élipses en mystères, le film impose son ambigüe beauté, et fait naître sur l’écran une actrice bouleversante. Céline en manque d’amour comme dit Yassine, cherche Dieu, cherche son corps à aimer, ne trouve pas, est-ce qu’il est dans les autres, en soi-même, ou bien dans la lutte comme pense Nassir ? Céline ne trouve pas, Céline erre. Splendide et éternel. P.S: Quelques mots sur le travail de la photographie absolument incroyable, d’une subtilité et d’une richesse incroyable, elle est à la fois brumeuse et granuleuse avec des flous absolument sublimes (la mise au point est d’ailleurs globalement exceptionnelle). Elle participe beaucoup à la réussite du film et à sa sublimation.
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