Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 72 résultats
De Yannick Dahan, Benjamin Rocher
Avec Claude Perron, Jean-Pierre Martins
Film français - Epouvante-horreur
Sa note :
(2)
Sa critique : Ca aurait pu être sympa parce que l'idée de base, sans être originale, est franchement alléchante. Le problème c'est qu'un seul personnage est vraiment digne d'intérêt, les autres sont ultra-caricaturaux (le vieux nostalgique de la guerre d'Indochine, on avait jamais vu...) et n'évoluent pas du début à la fin. Ensuite Dahan exploite très mal ses quelques bonnes idées, par exemple les combats à mains nues entre humains et zombies (perso, j'ai pas le souvenir d'avoir vu çà auparavant), sont bien violents comme il faut, mais ce con de Dahan nous les passe en léger accéléré et çà devient complètement ridicule. Les dialogues sont l'autre problème du film : malgré quelques punch-lines qui m'ont bien fait marrer ( "Aahh, je vais t'en foutre, moi, du hardcore" ), ils sont globalement assez catastrophiques. Et le moins que l'on puisse dire c'est que La Horde n'est pas un film féministe. Outre des blagues plus misogynes les unes que les autres, on a droit au personnage féminin le plus horrible depuis longtemps (elle est, par exemple, tenue pour responsable de la mort du flic, parce que, pour faire court, c'est une grosse salope...). Bref pas grand chose à retenir de ce film si ce n'est quelques séquences assez funs.
Sa note :
(5)
Sa critique : Film magnifique, notamment dans la façon dont Antonioni filme les silences (les 15 premières minutes sont sublimes) et les espaces extérieurs urbains, quasiment vides qui contrastent complètement avec les scènes qui se passent à la bourse : ce qui s'y passe nous paraît fou, presque absurde. Et Delon est excellent aussi.
De Vincent Patar, Stéphane Aubier
Avec Stéphane Aubier, Benoît Poelvoorde
Film français,belge,luxembourgeois - Comédie
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Film sympathique. Des idées amusantes tout du long, mais rien de franchement mémorable non plus. Heureusement que çà ne dure qu'un peu plus d'une heure parce que le concept s'essouffle assez vite.
De Abdellatif Kechiche
Avec Osman Elkharraz, Sara Forestier
Film français - Comédie dramatique
Sa note :
(5)
Sa critique : Le film se passe en banlieue et pourtant Kechiche esquive tous les poncifs du genre. Dans son film : pas de rap, de dealers ou de violeurs (cf. l'abjecte "Journée de la Jupe"), pas non plus de flics racistes ou de victimisation facile de cette frange de la population. En plus d'éviter tous ces clichés, Kechiche esquive également toute problématique sociale. Il n'est pas question ici d'intégration, de fracture sociale, de sécurité, de laïcité, de burqa ni d'identité nationale. Car Kechiche se sert d'un environnement, propice habituellement à un grand questionnement socio-economico-politico-culturel, pour raconter une simple et légère histoire d'amours. Le film confronte les pérégrinations amoureuses des personnages d'une pièce de Marivaux dont les élèves préparent une représentation tout au long du film, et celles des élèves eux-mêmes. Et on voit que les règles du jeu de l'amour et du hasard sont les mêmes dans la bourgeoisie du XVIème que dans la banlieue parisienne du XXIe siècle. Car ici, comme dans la pièce de Marivaux, les conflits amoureux sont souvent réglés indirectement, par la cour (valets ou potes) des différents protagonistes, les rencontres sont arrangées, les quiproquos et malentendus sont légions, les amours sont contrariés. L'Esquive est également un grand film sur la puissance (politique et érotique) du langage. Krimo, lui ne maîtrise pas le langage, ni dans la vie, ni au théâtre qu'il utilise pourtant pour tenter de se rapprocher de Lydia (la génialissime, et trop mignonne, Sara Forestier) dont il est amoureux. Le réalisateur démontre un talent de direction d'acteurs absolument prodigieux. Les acteurs sont parfaits, les joutes verbales sont d'une intensité et d'une énergie jubilatoires. La caméra, toujours placée où il faut, parvient à capter des gestes, des regards, des sourires qui en disent souvent plus long que tous les mots.
De Paul Verhoeven
Avec Carice Van Houten, Sebastian Koch
Film britannique,belge,allemand,néerlandais - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : Verhoeven construit avec Black Book un récit d'aventure apparemment classique : très émouvant, haletant de bout en bout, enchaînant les péripéties sans aucun répit, créant, avec brillot, les scènes de tensions inhérentes aux films d'espionnages. Le film peut paraître classique également en terme de mise en scène, avec sa musique romanesque omniprésente (mais presque imperceptible), Mais Verhoeven construit, comme à son habitude, un film très subversif, avec un anti-manichéisme poussé à l'extrême (avec des résistants antisémites ou traîtres, des officiers Nazis pas si méchants que çà, et dont la jeune juive va tomber amoureuse), véritable pamphlet contre les horreurs commises dans son pays (aussi bien par les nazis que, lors de la libération, par les résistants et les aliés). Brillant et passionnant.
De Woody Allen
Avec Woody Allen, Diane Keaton
Film américain - Comédie dramatique
Sa note :
(5)
Sa critique : Il y a dans Manhattan tout ce que les fans de Woody Allen aiment chez ce réalisateur, en mieux. Des répliques génialement "Allenesques" tout au long du film, une réflexion sur les relations amoureuses, sur l'art, sur la vie, des dialogues qui fourmillent de références au 7ème art (de Bergman à Renoir, en passant pas Fellini) de courtes séquences qui rendent hommage au cinéma muet, un plan qui n'est pas sans rappeler un certain plan de Vertigo. Et surtout Manhattan filmé magnifiquement avec cette photo noir et blanc absolument somptueuse. On note aussi quelques audaces formelles : un très gros travail sur le cadre, avec les personnages qui rentrent et sortent du champ tout au long des dialogues, ou encore certains plans très éloignés qui font qu'on met du temps à situer les personnages, qui semblent alors perdus au milieu de cette fourmilière qu'est Manhattan. Allen prouve donc avec son Manhattan qu'il est un immense acteur, un excellent dialoguiste, mais aussi un très grand metteur en scène.
Sa note :
(1)
Sa critique : Remake lourdingue à la mise en scène qui manque cruellement de subtilité, tout comme les acteurs d'ailleurs, qui interprètent des personnages caricaturaux, sensé représenter une certaine face de la Russie d'aujourd'hui.
De Guillermo del Toro
Avec Ron Perlman, John Hurt
Film américain - Fantastique
Sa note :
(4)
Sa critique : Un peu moins bon que le deuxième à mon avis, mais avec ses scènes d'action très réussies (notamment la première), sa belle histoire d'amour, ses répliques à 2 balles, mais bien marrantes, toutes les 5 minutes et surtout son univers, que Del Toro dépeint toujours avec toujours autant de génie et de sincérité, c'est un film que je reverrai avec plaisir.
De Guillermo del Toro
Avec Eduardo Noriega, Federico Luppi
Film espagnol,mexicain - Epouvante-horreur
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Mélange réussi entre fantastique et drame, scénario très original, atmosphère pesante et terrifiante grâce à une belle photo et une mise en scène inspirée de Del Toro qui a une capacité assez incroyable à nous faire entrer dans ses univers.
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Excellent polar, très proche des frères Coen dans ses thèmes : l'homme ordinaire ou marginal (ici un ordinaire, deux marginaux et une épouse manipulatrice) qui se compromet dans une tentative d'accès au rêve américain et de libration impossible. Ici, comme souvent, la libération passe par l'argent. Le film est donc très proche de Fargo (mêmes thèmes, mêmes personnages de ruraux un peu rustres, même décors enneigés), mais Raimi s'en démarque en évitant l'humour cynique des frères Coen, et se concentre sur le dilemme moral au quel doivent faire face les personnages (génialement interprétés, notamment par Billy Bob Thornton), et sur ce plan simple qui va se transformer en une machine infernale qui ne cessera de punir les choix amoraux du héros. La mise en scène brillante de Raimi, alliée à la très belle musique, contribuent à insuffler un mélange de tension et de mélancolie constante à ce film.. Très belle surprise et très grand film.

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