Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Accueil > Communauté > Membres > parsifou
1 - 10 sur 53 résultats
De Joel Coen, Ethan Coen
Avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem
Film américain - Thriller
Sa note :
(4)
Sa critique : Les frères Cohen continuent à mûrir et "No country for Old Men" fait partie d'une évolution positive de leur cinéma même si ce n'est pas un chef-d'oeuvre. L'oeuvre superpose deux conceptes émotionnels : contemplation et violence. De là se tisse une toile où l'araignée attaque ses proies dans une embuscade permanente. Les frères Cohen réalisent une fusion d disruptive des éléments, des rythmes et des sensations. L'oeuvre se construit en pic de tension et en creux méditatif. Alternance chimérique d'un rêve américain où le balancier de la vie oscille en permanence entre l'ennui et l'effervence, l'immense et le local, le blizzard et le désert. Dans une perpétuelle discontinuité la violence s'errige en point d'ancrage, symbole inexorable d'un mal endogène qui ronge un modèle épuisé qui ne produit plus que cynisme et arbitraire. Face au bourreau le personnage s'enferme dans l'aspacialité, le mouvement, la fuite qui sont autant de cages que de tombeaux. Le meurtre rationnel devient un paradigme universel face à la déchéance de l'humanité dans l'argent et la poudre. Dans une société moderne qui a voulu tout contrôlé, mécanisé, surveillé la lutte pour la survie devient une banalité, un éternel recommencement, un non-sens admis. Face à l'envie individuelle la vertu collective semble s'effondrer dans un découragement ressenti comme légitime. Il y a une impossibilité de comprendre et de lutter dans un Monde qui cherche la lumière dans l'absurde, la superflu et l'immoral. Les frères Cohen ont une direction d'acteur excellent, un jeu de caméra pertinent, plusieurs gros plans sont remarquables, l'utilisation du plan subjectif perturbe le spectateur qui alterne perpétuellement entre tension vive et vide instable. Cependant si les frères cohen sont excellents sur le plein ils doivent encore travailler sur l'importance du vide et sur notamment sa relation avec la matière. Le cinéma des frères Cohen pourra alors dépasser le stade de l'action de l'être a celui de l'être en lui-même.
Sa note :
(4)
Sa critique : Un peu absurde, parfois irrationnel, ironiquement violent et incroyablement cynique. Tout cela forme un big mac inclassable ou le ketchup coule sur la viande comme le sang tâche la neige. Le film cristallise la corruption humaine dans toute son étendue. Même la vertue est empreinte de lassitude et d'ennui. La famille est d'abbord présentée comme une institution moisie qui s'écroule face à l'avidité. Quand elle réussie à être stable elle se complait dans la laideur de l'inertie. Les frères Cohen fusionnent ici l'océan artique et le désert de Gobie. Immense, froid, terrifiant mais aussi sale, rocailleu, aspatial. Il n'y a pas de mélancolie ici car ce n'est pas le spleen qui suinte mais l'hémoglobine qui sèche au soleil sur la glace. Le mensonge s'errige en nécessité face au l'ennui et à la peur. Les gens ne sont pas vus comme des êtres mais comme de simples moyens. L'amour est presque une formalité administrative à la reproduction : délire d'une société de moderne qui cherche du sens dans le non-sens? Si le cinéma des frères Cohen est profondément expressioniste et cynique il manque cependant d'une touche de grandeur esthétique qui le propulserait au sommet. Les plans marquants jouent sur l'ironie, le quiproquo, le lugubre mais n'intègre pas de vision esthétique réellement transcendante. Si les frère Cohen maitrisent totalement l'asptialité territoriale il ne la rendre pas assez suggestive et abstraite; de ce fait ils effleurent sa profondeur. Fargo reste cependant une oeuvre intéressante, une épopée du vide, un drame extremiste qui ne fait aucune concessions. Une ode à la décomposition qui n'offre de résurection qu'à la laideur.
Sa note :
(5)
Sa critique : Encore une oeuvre majeure réalisée par l'immense Ingmar Bergman. Plutôt que de se concentrer sur l'aspect esthétique du film qui comme d'habitude est parfait (notamment un gros plan incroyable sur Liv Ullman où elle explique la mort de son mari) j'aimerai surtout analyser la portée intellectuelle du film. Le cadre de l'oeuvre est fondamental : l'île. L'île représente le désir, la flamme qui brûle au milieu du torent, la boule de feu piégée par la glace. Sur cette île vivent des personnages qui incarnent quatre passions qui se fondent en une seule : la passion de l'indifférence, la passion du passé, la passion de la vérité et la passion du christ. C'est cette scène à table où les quatre personnages parlent d'eux-mêmes qu'ils se révèlent à nous comme une lumière cachée qui irradie l'ombre de notre condition. Car ces gens sont tous prisionniers de leur condition, d'une cage qui les torture, qui les humilie, qui les dénigre à eux-mêmes. Ils veulent se créer une vertu personnelle mais ils sont rongés par la réalité. Ils se construisent dans le mensonge, ils vivent à travers lui comme une rédemption face à la cruauté du réel. L'un est immoralement ironique l'autre est ironiquement immoral, L'une est squizophrène moralement l'autre est moralement squizophrène. La réalité est duale comme la passion. Le désir se sépare de l'amour comme l'île du continent. Le mensonge est la vérité du désir comme l'amour est la lumière du passé. Le désir finalement serait plus positif que l'amour car il ne sermonne pas dans le vide, il s'installe comme une nécessité face au néant de l'ennui. Personne ne peut lire en personne. En cela l'humain est en permanence bafoué, humilié et étouffé par le regard dissonnant de l'autre. Passion est en cela une continuation de Persona. Les mots sont insuffisants à exprimer son être, en cela nous sommes condamnés à l'incompréhension, à l'indifférence et au cancer de l'âme. Bergman poursuie alors l'idée pessimiste que le bonheur ne se partage pas.
De Pedro Almodóvar
Avec Penélope Cruz, Carmen Maura
Film espagnol - Comédie dramatique
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4)
Sa critique : Volver est un bon film mais ce n'est pas le mielleur d'Almodovar. Celui-ci cerne bien le Monde féminim, dans ses luttes d'influence, ses secrets, sa sensibilité et sa force cachée.Même si Almodovar n'arrive pas à magnifier l'objet esthétique féminim tel que Bergman il le manie de manière très honorable. L'intrigue est intéressante, assez mystique, finalement le film est tout entier marqué par le stéréotype culturel espagnol (religion, femmes bafouées). Les plan d'Almodovar sont très soignés, on peut cependant regretter le manque de plan tournant et figé, beaucoup de mouvements linéraires. La dimension sociale de solidarité féminine est très bien montré dans de rocambolesques aventures où tragique et comique se mêlent pour produire un message toujours emprunt d'une certaine mélancolie.Les acteurs sont justes, il y a beaucoup de tendresse, véritable leçon sur le temps partagé et le temps ressenti. Un petit côté absurde parfois pèse sur le film avec des mouvements scénaristiques assez sautillants et des personnages aux comportements parfois très imprévisibles.Mais finalement ce film est une autre pierre dans l'édifice qu'Almodovar construit film après film,celui du travail sur le temps,le souvenir,la mémoire et tous les sentiments qui s'y mêlent.L'autre face est bien évidemment le désir mais qui n'est pas explicitement traité dans Volver(Almdovar ne considère-t-il pas plus la femme comme une oeuvre d'art qua comme un objet de désir?)Il y a une sorte de contrat passé avec le spectateurs,Volver révèle des frustrations et des joies que nos parents ont pu nous inspiré, le regret et la nostalgie nous revienne alors en pleine face. Un jeu de miroire s'établit entre nous-mêmes et l'acteur en passant de l'autre côté de l'écran nous voyons nos propres désirs, nos vices, nos supplications envers un temps qui s'enfui et qui n'est jamais véritablement retrouvé de la même façon.C'est alors au tragique d'opérer et dans Volver l'ironie est que le chercheur part avant le recherché.
Sa note :
(4)
Sa critique : Les Cheyennes n'est pas une oeuvre où Ford s'appitoie, il préfère dénoncé le caractère barbare de la fuite vers l'ouest du système éconimique, politique et militaire vers l'ouest. Ford est très critique envers la hiérarchie militaire et son ingérence dans les affaires gouvernementales. Comme d'habitude chez Ford, et en cela il est profodément américain, c'est l'individu qui est du côté du bien. Ce sont les actions individuelles qui ont un sens profond et héroiques. Cet odyssée indien est profondément beau, la description des paysages de l'ouest américain, est maniée d'une main de maître. Ce paysage dissonnant, sauvage, inhospitalier, immense, majestueu, est l'enjeu artistique de l'oeuvre. Il y a une certaine contemplation latente et nostalgique dans l'éxode. La mort est-elle préférable à une vie sans liberté? Diverses communautés peuvent-elles cohabité sur des modes d'existence radicalement différents. Finalement Ford répond que l'immensité du territoire américain le permet mais que ce territoire a un caractère si national que cette cohabitation est difficle et douloureuse. Les Indiens sont-ils une tribut où une Nation? Probablement ont-il les modes de vie d'une tribut mais les modes de penser d'une Nation. C'est pourquoi leur marche est épique, belle et légitime. Ford très bien cerné la dimension artistique de ce peuple emprun d'originalité et de majestée. La scènes du début est à ce titre une perfection de proportion et de cadrage, la tribut au complet est représentée majestueuse, bafouée, terrible et oppressante pour les blans. Une fois encore Ford réalise une oeuvre emprunte d'humanisme où les traditionnalisme absurdes et les nationalismes militaires ruinent la communauté et brisent l'individu. La rebellion de l'individu face à la pensée unqiue est glorifiée et la pression des groupes poltico-sociaux est dénoncée. Malgré quelques légers manquent de densité artistique de temps en temps l'oeuvre reste fondamentale;
De John Ford
Avec James Stewart, Lee Marvin
Film américain - Western
Sa note :
(4)
Sa critique : L'homme qui tua liberty valance de jonh ford est une oeuvre à la fois touchante et haletante, inspirée et engagée, profonde et optimiste. En effet Jonh Ford oppose dans ce film deux conceptions, celle de l'Etat de droit incarné par "the pilgrim" et celle de l'Etat de nature incarnée par Tom et Liberty Valance. L'ouest était-il une zone de non-droit se demande Ford? Finalement la réponse est plutôt positive pusiqu'elle débouche sur des élections représentatives. L'apologie de la démocratie dans ce film transparaît à travers tous ses symboles (presse, loi, éducation) même si on peut déceler une certaine nostalgie des valeurs "chevaleresques" du far west. Un gros travail sur les personnages est effectué, chacun a sa petite ou grosse place dans un puzzle à la fois dramatique, humouristique et plein de tendresse. Les effets de Jonh Ford sur la lumière et les plans coupés sont très réussis. Je pense particulièrement à la scène du duel où la clef du moment est caché hors du tableau. Finalement le far west n'est-il pas personnifié artisitquement par le contraste chez John Ford. La nuit et le jour, le désert et le saloon, la virilité et la féminité, la loi et le fusil. Une immense et perpétuelle oppsotion entre un système traditionnel et un Etat naissant. Jonhn Ford profond connaisseur de son pays montre que le far west comme le reste des USA sont le résultat d'un long processus de maturation et d'unification. La musique du film est de très haute qualité, elle soutient merveilleusement le développement dramatique de l'oeuvre. Tom Doniphon dégage une aura protectrice et envoutante, cependant sa psychologie est celle d'un Homme qui ne finit jamais ce qu'il commence, sauf peut-être sa lutte contre Liberty Valance, ce qui lui donne un caractère profondément humain. Le personnage du héros lui sied à merveille, à la fois mélancolique et déterminé. Une oeuvre trépidante dont le caractère mythique est justifié et légitime.
De Rainer Werner Fassbinder
Avec Margit Carstensen, Hanna Schygulla
Film ouest-allemand - Drame
Séances (1)
Sa note :
(5)
Sa critique : Les Larmes de Petra von Kant est une oeuvre clef dans l'ensemble de la réalisation de Fassbinder. Travail centré sur la femme, les Larmes de Petra von Kant est fondée sur l'expression, le discours et la tension psychologique. Petra Von Kant dégoûté des Hommes se prend d'amour pour une superbe femme dont elle fait son élève. L'analyse de l'espace et du temps est intéressant pour compendre l'oeuvre. L'appartementde Petra concentra la lumière sur la chambre à coucher, décorée par un tableau de Poussin chantant la débuche et la permissivité. Cette chambre est en quelque sorte l'apologie de l'hédonisme. Le reste de l'appartement est sombre, occupé par Marlène, servante opprimée et dont l'humanité est bafouée, il révèle l'ambivalence psychologqie de Petra : à la fois l'ouverture de sa sensibilité et le moisit d'un esprit tourmenté et corrompu. La temporalité du film se compose d'éllipses qui s'intercalent entre de longues scènes statiques. Cela procure la sensation d'un bond en avant à chaque fois vers la déchéance dans un crescendo de folie et de démence de Petra von Kant. Petra von Kant est-elle folle, un peu c'est certains, elle est surtout terriblement égoiste, désillusionée et arriviste. L'amour et la beauté sont-ils liés? Fassbinder l'affirme dans deux lignes artistiques. La première se joue sur le travail plastique réalisé sur von Kant, plus elle est amoureuse plus elle resplendie, surtout dans sa souffrance. La seconde à travers l'évolution psychologique des personnages, finalement l'oeuvre perd de sa beauté dans le retour à l'odre final, elle est à son sommet quand von Kant fleurte avec Karine. Dans cette volonté de montrer l'amour comme la beauté du mal et de la corruption Fassbinder alerne entre crise et détente. Le regard est alors plongé dans l'insaisissable ce qui empêche tout jugement moral envers les personnages, une fuite en avant de leur destinée se produit sous nos yeux. Une géniale mécanique qui conduie soit à la mort soit à la rédemption.
Sa note :
(5)
Sa critique : Un incroyable travail plastique et un superbe questionnement sur la pression sociale infligée à l'individu hors de la norme. En premier lieu il est certains que l'aspect physique de Elephant Man est la clef de voûte artistique de l'oeuvre. Lynch fait de lui presque une oeuvre d'art contemporaine. Il y a une certaine correspondance entre Munch et Lynch dans cette fascination pour le beau de l'horrible. Une forme de dissonance visuelle est certainement à l'origine de la beauté de l'oeuvre. En second lieu Lynch réalise un travail formidable sur le son qu'il avait déjà fortement engagé dans Eraserhead. Comme les images les sons s'empilent et se meuvent les uns dans les autres tel un flux dissonant et organisé. Lynch pose un questionnement fondateur à travers cette oeuvre. Une harmonie sociale est-elle possible quand on trangresse la norme? Le bonheur doit-il venir en priorité de la reconnaissance de son humanité? Il est certains que de toute manière l'anormalité par pression sociale est utilisée comme un phénomène de foire et dénaturée de sa vérité. Finalement la morale est un echec dans ce film puisqu'elle ne parvient pas à s'abstraire des préjugés. C'est finalement dans l'art et l'intuition de cetains que s'éclaircit le destin de Merrick. Finalement la plus pure des morales n'est-elle pas celle de notre intuition? La société est artistiquement montré comme une diformité car ses représentants sont brutaux et grégaires.La scène où Elephant Man arrive à la gare est à ce sujet la clef de l'oeuvre. Elle montre l'affrontement entre l'individu mutilé et la société mutilatrice.Il a certainement une certaine exaltation de l'individualisme en tant qu'humanisme dans cette oeuvre où l'ombre se transorme en lumière pour s'anéhantire dans le vide de la mort fatale. Mais ce vide n'est-il pas celui de la création perpétuelle? Une belle métaphore finale avec une superbe image et une musique emblématique.Finalement l'espoir est présent dans une oeuvre pleine de tendresse et d'équilibre
De Mel Gibson
Avec Jim Caviezel, Maia Morgenstern
Film américain - Historique
Sa note :
(1)
Sa critique : Il faut reconnaître quelque chose au réalisateur c'est son courage d'avoir abborder un sujet si délicat et polémique. Cependant il faut tout de même rester sérieux face au contenu du film qui est un condensé de violence, d'indécence, d'obcénités et d'idiotie. Jesus Christ a certainement vécu une grande souffrance cependant jamais il n'aurait voulu que l'on fasse de lui un martyr. Tout l'aspect métaphysique et historique du chemin de croix et de l'ascension du mont des oliviers est éclipsé au profit de l'image qui heurte, qui dégoûte, qui choque. Sur cela se mélangent les caciques des productions holywoodiennes qui sont insupportables et qui rajoutent du pathos à des moments sacrés qui auraient dus être expliqués au lieu d'être crachés au visage du spectateur. Aucune allégorie, aucune intuition, aucune inspiration, aucune expérimentation dans un film où l'image ne fait ni réfléchir ni même permet l'indignation puisque l'éxagération du propos de Gibson fait que le film suinte de dégoût. Un athée qui regarde le film aurait du sortir du fim en ayant appris quelque chose sur la mort de Jesus or je suis sorti en ayant appris ce que les coups de fouets font sur le corps d'un Homme. Les prises de position de Gibson sont effroyables puisqu'il n'affirme qu'une chose que l'Orient juif a corrompu le sauveur de l'occident romain. La conséquence sur l'Humanité est absente de ce moment décisif, au lieu d'avoir focaliser le spectateur sur l'ascension spirituelle de Jesus Gibson glorifie la souffrance de Jesus en l'éxagérant, il la montre comme une preuve d'existence de Dieu, elle en devient obcène et ridicule. Une horreur cinématoraphique qui concentre tous les travers que le genre peut concentrer. Une souffrance visuelle face au moralisme souffreuteu de Gibson qui s'approche de la folie humaine face à l'irationnel. Je déconseil de regarder le film même par curiosité car il est dégradant pour le cinéma en général.
De Stanley Kubrick
Avec Matthew Modine, Vincent D'Onofrio
Film américain - Guerre
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(5)
Sa critique : Kubrick poursuit dans full metal jacket sa démonstration pessimiste que le monde moderne a renouvelé un etat de nature permanent qui règne sur l'espèce humaine. En prenant comme sujet la guerre du viet-nam Kubrick montre ce qu'il y de plus bestial et de plus cruel dans l'Homme. Tout humanisme s'efface, toute raison s'effondre, tout altruisme disparait dans cette oeuvre où la morale est au service de la guerre. Chez Kubrick la nature humaine corrompt tout car elle pousse l'Homme à détruire le plus faible pour imposer sa force. On peut distingué deux parties dans la violence, la première est une violence psychologique, les soldats sont dans un engrenage qui fabrique leur puissance de nuisance et qui élimine les faibles. En cela le suicide de Baleine est la réalisation parfaite d'un système exacerbant le pouvoir de destruction des Hommes. La seconde partie est la description de la violence physique la plus animale. Un état de nature moderne où l'instinct de survie est une règle absolue. Kubrick a un don pour la direction d'acteurs ce qui lui permet de modeler les acteurs dans sa réflexion cinématographique. Chaque personnage est une pièce du puzzle qui forme son implacable raisonnement. Les plans de Kubrick transpercent la chaire humaine et permettent de voire ce qu'il y a à travers le miroir des poupées de bois que sont ces soldats. Beaucoup de maîtrise dans les scènes de guerres toujours transpercantes de réalisme et de fatalisme comme une inéluctable marche au tombeau qu finalement n'aurait qu'un but flou et inavoué. Il ya beaucoup de dissonances dans un film sans harmonie aux séparations temporelles parfaites. La tension psychologique ou physique est une mélodie ennivrante qui captive et désole. On remarque que Kubrick ne recule pas à montrer la souffrance et le plaisir de détruire. En conclusion full metal jacket est une pierre inenlevable de l'oeuvre de Kubrick et elle doit s'apprécier en tant que telle.

Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
| Tous les cinémas | Toutes les séries | Mes réservations ciné
Plan du site
Des idées, des remarques à nous suggérer sur notre site. Donner mon avis !
avec
Partenaires : Goom Radio (musique), Au féminin (magazine féminin), Up Concert (concerts)