Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 5 sur 5 résultats
De William Arntz, Betsy Chasse
Avec Marlee Matlin, Barry Newman
Film américain - Documentaire
Sa note :
(1)
Sa critique : Attention, attention, Le cauchemar de Darwin ne suffisait pas, voilà encore du faux-monnayage avec surenchère d'effets captieux pour mieux prédisposer l'esprit à croire et non à réfléchir. Ce pseudo-documentaire est une farandole d'hypothèses présentées comme des théories vérifiées le tout saupoudré de postulats non fondés - l'observateur qui permettrait la manifestation de la réalité n'est pas forcément humain. David Albert, professeur à l'Université de Colombie, s'est même plaint d'avoir été tronqué et cisaillé jusqu'à former une euphonie parfaite avec la pensée des trois réalisateurs du film (tous sectateurs de Ramtha) : "I was edited in such a way as to completely suppress my actual views about the matters the movie discusses. I am, indeed, profoundly unsympathetic to attempts at linking quantum mechanics with consciousness." L'intervention d'un chiropracteur et de Ramtha - qui serait un guerrier lémurien ayant combattu les atlantes il y a 35 000 ans - afin de mieux nier la réalité pour un arrière-monde - tiens, Nietzsche vient de se retourner dans sa tombe - est peu crédible, et les exemples... Hem. Reprenons : les indiens incapables de voir les vaisseaux de Christophe Colomb, c'est une légende peu répandue, apparemment récente, et jamais prouvée ; l'effet Maharishi et la méditation transcendantale, bon d'accord on va éviter les a priori et regarder la chose d'un oeil critique, mais la baisse de criminalité annoncée à 25% au lieu de 18%, aucun corrélat n'ayant pu être établi entre la méditation transcendantale et la baisse de la criminalité, de surcroît, tous les scientifiques à l'origine de cette publication étant des élèves du Maharishi, ça fait beaucoup ; enfin, l'exemple de l'expérience d'Emoto, sans qu'il ne soit précisé qu'Emoto connaît les mots utilisés, ce qui enlève beaucoup d'intérêt à la chose. À voir capiteux, quand on peut tout avaler. Je laisse une étoile pour certains points vrais. Compléter avec http://www.abc.net.au/science/features/bl
Sa note :
(4)
Sa critique : Documentaire original ne se claquemurant pas dans le cadre du seul kernel Linux en éludant GNU comme le fait Nom de code Linux. Poussé par une musique enivrante et quelques très beaux plans, il tente de recueillir un maximum de points de vue même si certains préfèrent esquiver la caméra de J.T.S Moore. L'aspect communautaire et l'aspect économique, la philosophie et les raccourcis à éviter, sont dépeints convenablement - sans la moindre erreur et en minimisant les simplifications, ce qui est devenu fort rare dans la surenchère de faux-monnayage dont souffre le documentaire actuellement (Opération Lune, Le cauchemar de Darwin). Seul petit travers : le film datant de 2001, de nombreux évènements récents de grande conséquence n'ont pu y être traités (l'efflorescence de Wikipédia, la fulgurance et le prestige de Mozilla Firefox, la prospérité de OpenOffice.org ou encore les gouvernements utilisant le logiciel libre par sécurité (contrôler les outils et non être contrôlé par eux), etc.). À voir plusieurs fois (certains détails ne suintent du corps documentaire qu'à la seconde vision).
Sa note :
(5)
Sa critique : Ce film n'est pas écologique, il peut à vrai dire tout aussi bien être interprété comme une enconmiastique à la frénésie industrielle que comme un dithyrambe à la nature inviolée. Évidemment, sa dialectique hegelienne picturale position/opposition/composition avec un équilibre des espaces atteignant le sublime ferait pencher davantage le tout du côté de l'anti-mécanisation, mais les photons nocturnes que deviennent les voitures dans certaines scènes, la symétrie architectonique presque viscérale, les flux nous muant en un état de contemplation indicible, préservent une hauteur de vue. L'un des très rares véritables chefs d'oeuvre qu'il m'ait été donné de voir.
De David Cronenberg
Avec Viggo Mortensen, Maria Bello
Film américain - Thriller
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Ah, David Cronenberg, celui qui dans ses grandes épiphanies techno-anthropologiques a su imprimer une marque de joie extatique sur toute une génération de cinéphiles ! Celui-là même dont les créations laissaient place à des gloses très larges (Chromosome 3, ExistenZ, et surtout Vidéodrome), mais qui n'hésitait pas à se lancer également dans des transfigurations gériatriques bien plus superficielles et accessibles tout en restant fort originales (La Mouche). David Cronenerg, me disais-je, risquait de se perdre dans l'autocitation jusqu'à se flétrir et s'affadir, abaissant ainsi l'étalon de ses hallucinations picturales jusqu'au frivole, dégénérant la valeur de son seing. A History of Violence a su me réfuter avec grand bonheur. Tout d'abord, l'hallucination psychologique inspirée de Mr Jekyll & Mr Hyde, à force d'être sérinée, risquait d'amollir dangereusement mes synapses. Je veux dire que dans A History of Violence, on ne peut s'empêcher d'être dans un premier temps déçu. Il n'y a pas, dans le même domaine, l'accortise d'un Psychose, le virtuosité d'un Idendity, la subtilité d'un Donnie Darko, ou la bestialité pulsionnelle d'un Fight Club. L'aspect moins spectaculaire et moins ambigu de la chose comparativement aux précédentes oeuvres de Mr Cronenberg peut aussi décevoir - comment ? l'herméneutique serait cette fois restreinte ? Mais Il - le démiurge - saupoudra la pellicule des tortures du couple et de l'irrationalité du concept même de famille en faisant exhaler le tout d'un substrat oppressant, - celui de la violence cachée qui monte par degrés et jamais par opposition, qui ne peut jamais être niée et qui n'attend que sa recrudescence, - le tout avec une sobriété exemplaire décuplant extraordinairement la portée de l'oeuvre et l'élevant au rang de très bon film. À voir rien que pour sa finesse.
De Peter Brook
Avec Erika Alexander, Maurice Bénichou
Film français - Comédie dramatique
Sa note :
(4)
Sa critique : Le Mahabharata de Peter Brook a une mise en scène très proche du théâtre étant donné qu'elle est adaptée de la pièce de J-C Carrière. Nonobstant certains préjugés, ce côté théâtral vient nimber un scénario brasillant d'une profondeur bouleversante résumant les 12 000 pages du Mahabharata en cinq heures grâce à l'obviation des innombrables scolies de l'épopée, ainsi qu'un jeu d'acteurs absolument délicieux - à quelques exceptions près, par exemple Bhishma et ses quinquets très ronds, très gros, mais très vides. L'un de ces rares marathons cinématographiques que je peux voir et revoir avec plaisir. Le doublage français est un véritable désastre, préférez la version originale. Les DVD français, quant à eux, présentent la version courte de l'oeuvre et coupent ainsi près de deux heures de bande, je ne saurais en conséquence que trop vous conseiller de ne les pas acheter et de vous tourner vers les DVD américains. Ce film ne plaira sans doute pas aux épileptiques, mais ceux à la sapience indflexible sauront l'apprécier à sa juste valeur.
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