Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 5165 résultats
Sa note :
(1)
Sa critique : Il y a de quoi s’étouffer, voir même de faire un infarctus lorsque l’on découvre qu’Elie Semoun, dans sa courte carrière d’acteur (il est avant tout humoriste) a donné il y a une décennie la réplique à un certain Burt Reynolds ! Klaus Biedermann, plus habitué à réaliser des séries télévisées se lance dans la réalisation de son premier téléfilm dont l’intrigue se déroule à New York. Elie Semoun y incarne Flo, un jeune diplômé d’une école de cinéma en quête de son premier rôle. Pour subvenir à ses besoins il est recruté par Wolko (Burt Reynolds) qui lui propose de devenir reporter d'images (caméraman). Son principal boulot sera de traquer le scoop la nuit dans les rues sombres de la grosse pomme. Viols, meurtres, accidents de la route, incendies, rien ne lui échappe, mais à force de côtoyer la mort, il va petit à petit sombrer dans le voyeurisme jusqu’au point de non-retour. On aurait pu s’attendre au pire avec Stringer (1999), finalement le film n’aura pas été la bouse auquel on s’attendait, juste un banal téléfilm, ni plus ni moins, avec Burt Reynolds en guest-star qui apparaît quatre à cinq fois en tout et pour tout, face à un Elie Semoun très sobre (et ce n’est pas plus mal).
De Julian Gilbey
Avec Melissa George, Ed Speleers
Film britannique - Aventure
Sa note :
(2)
Sa critique : Quatrième long-métrage pour Julian Gilbey qui réalise avec Poursuite Mortelle (2011), un survival forestier qui nous fait irrémédiablement penser à d’autres films du même genre, notamment le cultissime Deliverance (1972) de John Boorman et plus récemment à Les Proies (2008) de Gonzalo Lopez-Gallego ainsi qu’au décevant Vertige (2009) d’Abel Ferry. Bien que le film de Julian Gilbey n’ait pas bénéficié d’une exploitation (contrairement aux films cités précédemment), il faut bien reconnaître que le film s’avère très efficace, grâce à une mise en scène parfaitement adaptée et millimétrée. On se retrouve donc en plein cœur des Highlands (en Ecosse) avec cinq alpinistes qui se retrouvent nez à nez avec une jeune fille originaire d’Europe de l’Est volontairement enterrée en pleine forêt. En ayant voulu la sauver, ils se sont mis à dos deux redoutables chasseurs qui vont tout faire pour les éliminer afin de pouvoir récupérer la fillette. S’ensuit alors une vertigineuse chasse à l’homme, une traque dont il ne faut pas avoir le vertige, comme en témoigne les nombreuses prises de vues en extérieurs à flanc de montagne et du haut des falaises vertigineuses. Les magnifiques décors y sont d’ailleurs parfaitement retranscrits grâce à l’apport de la RED One et du Canon 5D, tous deux utilisés lors du tournage. Extrêmement violent et sans concession, Julian Gilbey n’épargne rien à ses acteurs, ainsi qu’aux spectateurs où rien n’est suggéré mais bel et bien montré face caméra. Le réalisateur joue avec nos nerfs et sublime sa première partie, à mi-chemin entre le thriller et le survial anxiogène, tandis que la seconde partie, tournée en ville, a tendance à perdre de son charme mais ne nous empêche pas d’apprécier le film à sa juste valeur.
Sa note :
(1)
Sa critique : Горячие новости/Goryachie novosti (2009) ou Newsmakers pour sa version internationale, est le remake officiel du très réussit Breaking news (2005) de Johnnie To (PTU - 2005 et Election 1 & 2 - 1997), une co-production Russo/Suédoise réalisée par Anders Banke. Alors que l’original (la version hongkongaise) nous offrait de beaux moments de mise en scène, avec cette adaptation nordique, il faudra se contenter du minimum syndical où les rares gunfights parviennent à nous immerger dans ce polar âpre (oubliez la célèbre séquence d’ouverture de Johnnie To avec ses 7 minutes de plan-séquence, ici on a droit à un violent et long canardage entre forces de l’ordre et malfrats). Ajoutez à cela des dialogues qui frises parfois l’ineptie et quelques scènes d’hémoglobines et vous obtenez au final un remake plans par plans dont il est préférable de ne voir que l’œuvre originale, ne serait-ce que pour le jeu des acteurs ou la mise en scène maîtrisée de Johnnie To.
Sa note :
(3)
Sa critique : Johnnie To (PTU - 2005 et Election 1 & 2 - 1997) marque rapidement les esprits avec son polar grâce à un magnifique (et on l’imagine, complexe) plan séquence de 7 minutes qui démarre dès le début du film. Avec Breaking news (2005), le réalisateur hongkongais y dénonce (avec humour et sérieux à la fois) la manipulation des médias par la police. Tout commence lorsque les médias diffusent à la télévision les images de la défaite d'une escouade de policiers face à cinq malfrats. Pour faire face à cette humiliation, les forces de l’ordre décident de convier les journalistes au moment de donner l’assaut dans un immeuble où se sont réfugiés les malfaiteurs. Filmés et mis en scène par la police, les images sont soigneusement remontées et transmises aux journalistes afin qu’ils les diffusent. Johnnie To nous plonge en plein cœur d’une opération de police pas comme les autres, l’assaut ayant lieu dans un immeuble HLM, attendez-vous à des gunfights en huis-clôt, le tout, parfaitement millimétrés grâce à l’apport du split-screen. Mais le réalisateur n’hésite pas à faire retomber la tension, grâce à quelques moments d’humour et d’originalité comme cette scène ayant lieu dans la cuisine d’un appartement, entre deux malfrats concoctant un déjeuner pour eux et leurs otages. Palpitant de bout en bout, comme toujours avec Johnnie To, on est rarement déçu du résultat.
De Jacques Audiard
Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts
Film belge,français - Drame
Bande-annonce | Séances (650)
Sa note :
(4)
Sa critique : De Rouille et d'os (2012) est l’adaptation du recueil de nouvelles de Craig Davidson : "Un goût de rouille et d'os". A la réalisation on retrouve le talentueux Jacques Audiard qui en a retranscrit une magnifique et poignante histoire d’amour, un mélodrame passionnant où l’on fait la connaissance d’Ali (un père de famille fauché qui prend plaisir à donner des coups lors de combats de free-fight clandestins) et Stéphanie (une dresseuse d’orques qui se retrouve en chaise roulante après un accident survenu lors d’un show où elle a dû se faire amputer des jambes). Trois ans après le bluffant Un Prophète (2009), lauréat du Grand Prix du jury lors 62ème du Festival de Cannes 2009 et de 9 Césars (en 2010) dont ceux du Meilleur Film & Meilleur Réalisateur, Jacques Audiard ne fait que confirmer tout le bien que l’on pense de lui et continu de se surpasser d’années en années (après Sur mes lèvres - 2001 & De battre mon cœur s'est arrêté - 2005). Son film nous captive, nous retient en haleine et nous émeut à la fois, de vrais personnages portés à l’écran par les prestations de Marion Cotillard (que l’on ne présente plus) et Matthias Schoenaerts (révélé dans le brillant Bullhead - 2011). Comme toujours, on assiste ici à une direction artistique sans aucune fausse note, pas le moindre pathos et où faute de mauvais goût (les scènes de sexe sont très pudique), pourtant n’importe quel cinéaste aurait pu faire l’erreur de signer un mélodrame avec les poncifs du genre, mais rien n’y fait, Jacques Audiard évite tout cela en nous offrant de magnifiques moments, touchants et sincères (lorsque Stéphanie, sur sa chaise roulante se remémore ses gestes de chorégraphie avec les orques ou lorsqu’elle va apposer sa main sur la vitre du bassin et qu’un orque vient y coller son museau). Mais à côté de tout cela, le réalisateur n’hésite pas à y insuffler des moments drôles quitte à casser le rythme et évite ainsi au film de sombrer dans le drame larmoyant. Marion Cotillard imprime la pellicule de sa beauté sans fard, quant à Matthias Schoenaerts, comme dans son précédent film, c’est sa force et son caractère qui le magnifie dans ce rôle de frère/père raté et qui a tout à apprendre de la vie. Audiard nous séduit une fois de plus, par le biais d’une mise en scène (et en abyme) profondément saisissante et humaine, drôle et déchirante à la fois.
De Alexandre Courtès
Avec Rupert Evans, Kenny Doughty
Film américain,belge,français - Epouvante-horreur
Sa note :
(2)
Sa critique : Premier long-métrage pour Alexandre Courtès, célèbre réalisateur de clips musicaux pour des artistes de renom tel que Jamiroquai, U2, The White Stripes ou encore Kylie Minogue. Avec The Incident (2011), il se lance dans le film d’horreur en nous plongeant au cœur d’un asile (on ne compte plus le nombre de Séries B ayant pour cadre principal un asile ou un hôpital). Trois membres d’un groupe de rock travaillent dans la cuisine de l’asile psychiatrique en attendant que leur groupe rencontre enfin le succès escompté. Une nuit, en pleine tempête, une coupure de courant bloque les trois rockeurs au sein de l’établissement. Le système de sécurité hors service et les gardes rapidement dépassés par la situation, vont rapidement commencer à inquiéter la bande de potes qui se retrouvent soudainement seuls face à une horde de déséquilibrés. Si le film ne dure que 90 minutes, il faut tout de même patienter plus de vingt minutes pour qu’il prenne réellement de l’ampleur. Heureusement les trois rockeurs s’avèrent sympathiques et nous permettent de passer le temps en attendant que le survival tant attendu commence enfin. Une fois dans l’action, on constate rapidement le manque évident de moyen, les décors minimalistes ont tendance à se répéter, le faible nombre de figurants (tant prisonniers que gardiens) se ressent aisément, mais cela ne nous empêche pas de passer un bon moment aux côtés de ses détraqués (mention spéciale à Richard Brake qui d’un seul regard vous glace le sang !). A signaler aussi une séquence d’auto cannibalisme plutôt ragoutante et quelques mises à mort bien crados, de quoi plaire aux aficionados (et de quoi justifier l’interdiction aux moins de 16 ans). Quant à la fin du film, elle va clairement en déconcerter plus d’un, quitte à décevoir.
De Michael Sucsy
Avec Rachel McAdams, Channing Tatum
Film américain,français,britannique,brésilien,australien,allemand - Drame
Bande-annonce | Séances (170)
Sa note :
(1)
Sa critique : A la vue de l’affiche et à la lecture du synopsis, bien avant de prendre connaissance d’un quelconque teaser, il n’est pas difficile de prédire que le film sera une rom/com mélodramatique au combien éprouvante. Pourquoi éprouvante ? Parce qu’il faut du courage et de la ténacité pour tenir durant toute la durée du film tant ce dernier nous abreuve de guimauve "cucul" d’une mièvrerie à toute épreuve. « Leo & Paige vivaient le parfait amour jusqu’à ce que cette dernière tombe dans le coma suite à un accident de la route. A son réveil, son boy-friend (et mari) est devenu un inconnu à ses yeux. Véritable coup de massue pour le playboy taillé comme un chippendale qui va devoir reconquérir sa dulcinée s’il veut sauver son couple. » Pour son premier long-métrage, Michael Sucsy n’évite aucun subterfuge, tous les clichés y passent, rien ne nous ai épargné et on en subit de plein fouet les conséquences. Prévisible et indigeste, heureusement que l’on ne se lasse pas du charme de (la toujours aussi radieuse) Rachel McAdams, face au fade Channing Tatum.
Sa note :
(1)
Sa critique : On est là ! (2011) revient sur un évènement remontant à… 2009, lorsque des salariés africains sans-papier de la société Clean Multiservices (située à Saint Prix dans le Val d’Oise, 95) avaient décidés d’occuper leur entreprise (et donc de faire grève) afin que leur employeur les régularise. Le conflit avait duré près de 40 jours. L’idée d’en faire un documentaire était intéressante, mais le faire durer près de 120 minutes (!) nécessite d’avoir des images, des propos, des interventions, bref du contenu à nous montrer histoire de nous tenir en haleine ! Hélas, Luc Decaster se contente de filmer inlassablement les grévistes, sans jamais donner la parole au patron (à moins qu’il ait refusé de participer au film), durant 110 minutes exactement, le réalisateur s’obstinera à capturer les moments de doutes, de colères et d’interrogations des sans-papier, laissant la caméra filmer aussi bien du vide que des échanges parfois intéressants. Plans fixes interminables nous laissant contempler des ballets de voitures, des éboueurs, des grévistes qui vont et viennent, bref apparemment Luc Decaster tenait à nous endormir avant le dénouement.
De Baltasar Kormakur
Avec Mark Wahlberg, Kate Beckinsale
Film français,américain,britannique - Action
Bande-annonce | Séances (127)
Sa note :
(2)
Sa critique : Contrebande (2012) est le remake US de Reykjavik-Rotterdam (2008), un polar nordique réalisé par Óskar Jónasson (le film fut d’ailleurs le candidat de l'Islande pour l'Oscar du Meilleur film étranger, mais ne fut pas retenu par l’Académie, ce qui n’est pas plus mal). A la réalisation, on retrouve Baltasar Kormakur, qui n’est autre que l’acteur (et producteur) de l’œuvre d’origine ! Ce dernier en restitue une agréable Série B d’action sans grande prétention et qui ne cherche absolument pas à renouveler le genre, avec des personnages prévisibles (le personnage de Ben Foster notamment). Si le scénario n’a véritablement rien d’inédit (un ex-criminel décide de reprendre une dernière fois du service pour sauver son beau-frère et accessoirement sa famille), le film parvient cependant (et avec surprise) à nous retenir en haleine grâce à une mise en scène efficace et menée tambour battant (dès le début, on est pris dans l’action grâce à des plans nocturnes soignés). On n’a pas le temps de s’ennuyer, ni même de comprendre comment un tel contrebandier parvient à faire tant de choses aussi invraisemblables en un temps record. Certes c’est tiré par les cheveux, mais le casting (Mark Wahlberg, Kate Beckinsale, Ben Foster, Giovanni Ribisi, Diego Luna & J.K. Simmons) et les rebondissements nous empêchent de nous ennuyer, signe que ce divertissement a réussi son pari malgré son manque de singularité.
De Óskar Jónasson
Avec Baltasar Kormakur, Ingvar Eggert Sigurðsson
Film allemand,néerlandais,islandais - Thriller
Sa note :
(1)
Sa critique : Illegal Traffic (Reykjavik-Rotterdam) (2008) a bénéficié d’une exploitation en DTV sur le sol français pour la seule et unique raison que le remake US (Contrebande - 2012) sortait au cinéma. C’est pour cette simple et unique raison que l’éditeur Aventi a souhaité sortir le film irlandais deux semaines avant la version américaine. Alors que, pour être honnête, le film aurait très bien pu rester inédit chez nous, cela n’aurait eu aucune incidence, le film de Óskar Jónasson s’avérant tellement conventionnel qu’au bout de 85 minutes on ne regrettera pas de l’oublier aussitôt, préférant retenir en mémoire le remake US. On sera même surpris d’apprendre que le film fut le candidat de l'Islande pour l'Oscar du Meilleur film étranger (heureusement, au final il n’a pas été retenu par l’Académie pour figurer dans les 5 prétendants au titre). Dans le rôle-titre on retrouve Baltasar Kormakur, qui n’est autre que le réalisateur du remake US. Dans la version nordique, aux allures de téléfilm, tout va très vite (normal vu la courte durée du film, 80 minutes générique non inclus), c’est extrêmement expéditif, avec des ellipses en surnombre (au bout de la dixième minute, le personnage principal décide déjà de reprendre du service dans la contrebande pour venir en aide à son beau-frère !). Au final, Óskar Jónasson aura réalisé un thriller au montage à la va-vite, qui ne laisse jamais le temps au film d’instaurer un semblant de suspens ou une quelconque tension.

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