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1 - 10 sur 1356 résultats
De Jaco van Dormael
Avec Jared Leto, Sarah Polley
Film français,britannique,belge,canadien - Fantastique
Sa note :
(3)
Sa critique : Depuis sa palme d'or, J. Van Dormael n'avait plus sortit de film. Et à la vue de sa nouvelle oeuvre, on comprend pourquoi tant l'écriture du film a dû lui prendre du temps tout comme la préparation, le tournage et le montage. Oui, car en dépit de certaines faiblesses et facilités, graphiquement, le film est assez sublime. Avec un inconvénient majeur, c'est qu'il se regarde filmer. Sa virtuosité n'est pas en cause, elle est même içi assez évidente et il déploie sa science de la mise en scène pour représenter les différentes vies de Nemo. Ce dernier est joué par un J. Leto très en forme, qui trouve là l'un des meilleurs rôles de sa carrière. Côté femmes, van Dormael n'a pas pris de risques : S. Polley pour le rôle le plus fort, L-D Pham dnas celui de la femme effacée et D. Kruger pour la dernière. Le scénario déroule la quantité de possibilités qui découlent des choix de Nemo mais on sent aussi que le scénariste a été dépassé par son ambition et qu'il s'arrête en plein élan (le film aurait pu durer 5 heures sans qu'on en fasse le tour). Le hic, c'est qu'il ressemble beaucoup aux autres films du genre et que ses qualités plastiques (très bons effets spéciaux, production design aboutie, image soignée) n'occultent pas ce fait.
De Jérôme Salle
Avec Tomer Sisley, Sharon Stone
Film belge,allemand,français - Aventure
Sa note :
(1,5)
Sa critique : On l'avait bien compris depuis le 1er épisode, J. Salle se fout de l'avis des fans et il est bien décidé à faire ce qu'il veut en s'arrogeant une franchise populaire afin de s'assurer une visibilité (comme 95 % des adaptations BD en France). Si T. Sisley avait la pression pour le 1er volet, le succès de ce dernier a conforté son choix du coup, il fait sa feignasse et cesse de jouer (enfin si, il joue mais comme une pierre) et il est joue limite mieux en anglais qu'en français. Du coté du scénar, on nage en plein délire et rien ne tient debout (les mercenaires de Largo tuent des flics serbes sans aucune conséquence internationale, le tout après une poursuite durant laquelle il zigouille une vingtaine de sbires et du coup, le lendemain, l'action du groupe grimpe), Salle alterne scènes d'action bien faites et d'autres totalement brouillonnes (la baston dans la chambre d'hôtel) et si d'un côté, il prône un sound design réaliste, cela nuit aux combats qui sont déjà assez mous. Des guests de luxe, une intrigue pas originale pour 2 sous, de l’exotisme en toc, des persos secondaires fonctions lourdingues sans oublier de mentionner des personnages mythiques de la BD tout simplement expédiés et/ou honteux. Censés concurrencer les blockbusters US, la franchise Winch démontre surtout l'amateurisme et le cynisme du cinéma français.
De Ruxandra Medrea, Serge Bromberg
Avec Romy Schneider, Serge Reggiani
Film français - Documentaire
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Cinéaste méconnu de la nouvelle génération, Clouzot a été un réalisateur qui a compté. Avec ce film, il aurait dû imposer son nom pour toujours dans l'histoire cinématographique. Le passionné S. Bromberg lui redonne vie et nous donne à voir des images qui témoignent d'une furie créatrice jamais vue. Ses essais sur la chromatique, le son, le jeu d'acteur, l'esthétisme, la plongée en apnée au plus près de la folie de son personnage principal auraient à coup sûr imposés aux cinéastes de cette génération un degré d’exigence supplémentaire. Bon, les scènes avec J. Gamblin et B. Béjo arrivent comme un cheveu sur la soupe et certains commentaires des intervenants m'ont paru déplacés (notemment B. Stora) mais cette initiation dans le montage d'un film trop fou pour réussir (budget illimité, galères de tournage insurmontables, mégalomanie du réal et j'en passe) est passionnante pour tout cinéphile qui se respecte et se pose comme un indispensable absolu à voir de toute urgence ! Et tout réalisateur débutant qui tripote avec des logiciels de retouche doit le voir, afin de mesuré le chemin qui lui reste à parcourir pour atteindre une telle perfection. Bluffant.
De Hans-Christian Schmid
Avec Kerry Fox, Anamaria Marinca
Film danois,allemand,néerlandais - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Il y a des films qui dénoncent les crimes contre l'humanité en montrant les actes et puis il y a les films de l'après, ceux qui nous montrent les cicatrices béantes que laissent ces actes odieux et comment la société occidentale condamnent ceux-ci. Cette co-production européenne est de la 2nde catégorie. Acteurs de tous horizons, réal allemand, contexte réaliste et récent d'une guerre qui a déchirée les Balkans, résonances multiples et complexes bref, c'est ambitieux et dense. Le ton est grave, la mise en scène lorgne du côté du Hollywood des 70's (on pense à Pollack). On est emporté dans un rythme faussement lent, les rebondissements s'enchaînent, les mots frappent fort et surtout, la réalisation évite l'écueil de montrer afin d'éviter tout amalgame. Le hic, c'est son manque de subtilité et son coté "à charge" ainsi qu'une fin un peu trop facile. Toutefois, on est devant un excellent film, parcouru de scènes fortes, qui développe avec patience et réalisme ses personnages et leurs états d'âme.
De Joël Seria
Avec Jean-Pierre Marielle, Claude Piéplu
Film français - Comédie
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Illustration parfaite de la libération des moeurs des 70's, ce film est une ode aux délicieux fessiers de ces dames ainsi que de leurs courbes enchanteresse. Dans le rôle du peintre amateur, on retrouve un J-P Marielle au top de son art, plus gouailleur que jamais mais qui se lance dnas une illustration de l'amour fou assez grandiloquente. Le hic, c'est que je m'attendais à une comédie polissonne et que côté rires, je ne suis que rarement déridé, la faute à des scènes trop longues et un ton plus amer qu'attendu. Mise en scène molle, scénario qui part dnas tous les sens bref, on est dans les normes de la comédie de l'époque. C'est toutefois assez sympathique et polisson vu que de nombreuses femmes donnent de leur personne.
Sa note :
(4)
Sa critique : Film choc à l'époque de sa sortie, le brûlot d'A. Parker garde encore aujourd'hui une partie de sa puissance émotionnelle intacte. Très vite, le perso principal est mal et ça va empirer avec plusieurs rebondissements et une description de la Turquie caricaturale (mais sans doute pas loin de la vérité). Et c'est ce qui me dérange un peu dans le film, surtout quand on sait qu'avec Guantanamo, les américains savent aussi jouer les tortionnaires et retarder les jugements (le contexte politique est d'ailleurs bien rendu dans le film et joue sur le destin du héros). Quelques séquences chocs, dérangeantes, des méchants trop méchant (O. Stone n'y va pas avec le dos de la cuiller), des élans poétiques, un portrait sans concession de l'enfer carcéral, une musique magnifique et malgré une scène d'évasion trop invraisemblable mais bon, très bon film avec des acteurs au top, très impliqués bref, un classique à voir.
De Ivan Reitman
Avec Kevin Kline, Sigourney Weaver
Film américain - Comédie
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Les américains ont toujours aimé mêlé politique et cinéma et ce film est un des nombreux exemples de ce sous-genre. I. Reitman s'attelle à la tâche avec beaucoup d'efficacité dans une mise en scène élégante qui laisse aussi beaucoup de place aux acteurs. Le script de G. Ross est assez réaliste pour captiver (même si le principe de base est assez gros) et sourit fréquemment devant cette fable mordante mais gentillette, utopiste avant tout. K. Kline s'en donne à coeur joie, S. Weaver impose sa classe tandis que F. Langella fait son numéro de méchant machiavélique au regard inquiétant et K. Dunn assure aussi, moins exubérant que dernièrement. C'est une belle réussite, bien rythmé (l'excellence de Reitman dans le domaine est remarquable), on rit un peu, le scénario est bien mené bref, c'est du beau boulot, sympa et gentil, sans plus.
Sa note :
(5)
Sa critique : Adapté une pièce de théâtre relève généralement du casse-tête pour un metteur en scène qui a tendance à faire la feignasse et se contente de poser sa caméra... sauf quand on est un génie. S. Lumet, venu de la TV et du live, se sert au contraire de son espace réduit pour installer son ambiance de huis-clos, varie ses angles, ses profondeurs de champs, abaisse le plafond au fur et à mesure des débats, joue avec le climat extérieur et nous sort des mouvements de caméra dynamiques et virtuoses. Devant sa caméra, le casting assure et chaque perso a droit à ses moments de bravoure dans lesquels leur personnalité perce. H. Fonda excelle dans le rôle du juré rebelle qui va peu à peu retourner les autres. Force des mots, rebondissements incessants, moiteur omniprésente et ton humaniste pour un résultat magnifique, jamais ennuyeux et qui sait se renouveler. Chef d'oeuvre indépassable et coup de maître dès le 1er essai pour le grand (et regretté) Lumet.
De Tim Burton
Avec Michael Keaton, Alec Baldwin
Film américain - Fantastique
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : T. Burton est dans son univers chérie avec cet anti-héros qui s'amuse à terroriser les vivants avec des moyens illimités tout en assurant un max côté potache. Le couple formé par A. Baldwin & G. Davis passe rapidement de vie à trépas et on découvre un monde après la mort hilarant et grâce auquel Burton laisse libre cours à son imagination et son esprit de sale gosse encore subversif et corrosif. Le perso principal n'apparaît que très peu, si ce n'est dans une pub et déjà, M. Keaton s'en donne à coeur joie. Le hic, c'est qu'il est assez peu présent mais quand il est là, le film part en vrille et la mise en scène s'emballe pour un résultat bluffant, hyper inventif et avec des effets spéciaux encore convaincants. Le scénario hésite très longtemps et les enjeux sont touffus, retardant la mise en marche du film. On est dnas le grand délire, avec plusieurs séquences virtuoses mais le film est loin de m'voir accroché mais je le reverrais sans doute. Une des perles noires de Burton, à l'humour ravageur et mètre-étalon de son style.
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Bien avant "Drive", N. W. Refn était connu des cinéphages pour sa trilogie "Pusher" (enfin, surtout le 1er, le reste étant une commande afin d'éponger des dettes colossales). D'autres l'ont découvert avec ce film, son 1er film "grand public" distribué décemment à l'étranger et bénéficiant d'une aura critique plus importante. Là encore, il s'agit d'une commande, toujours pour éponger ses dettes et cette dernière servira à Refn pour expurger toute sa rage et ses envies d'expérimentations visuelles foutraques afin de se consacrer plus calmement sur "Walhalla Rising". Rappelant à de nombreux moments le "Orange mécanique" de Kubrick (auquel il est souvent comparé), son faux biopic dresse le portrait brutal d'un homme violent par nature et montre surtout l'échec de notre société à "gérer" ce type d'être humain. Barbare, violent, viscéral, parcouru d'idées visuelles intéressantes qui mettent en valeur sa virtuosité graphique, ce terrain de jeu permet à Refn toutes les audaces tandis que son scénario, malin, nous entraîne dans la psyché dérangée de cet homme peu commun. Un excellent film, intense, archi-dominé par la présence de T. Hardy et recelant de scènes stimulantes. A découvrir absolument.

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