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1 - 10 sur 864 résultats
De Guy Ritchie
Avec Robert Downey Jr., Jude Law
Film américain,britannique,australien - Action
Bande-annonce | Séances (29)
Sa note :
(4)
Sa critique : Je reste toujours aussi indécis concernant la manière de traiter le personnage de Sherlock Holmes. Je ne connais pas bien Sherlock Holmes ni Watson, mais j'ai eu l'impression qu'en leur donnant cette dimension très "actuelle", ça dénaturait les personnages de Conan Doyle. Si quelqu'un qui s'y connait dans cette littérature pouvait me confirmer que ce film de Guy Ritchie ne pose pas de problème vis-à-vis du héros littéraire, ça m'aiderait à ôter ce doute. En fait, je crois que j'aurais adoré ce film au plus haut point si le personnage principal en avait été un autre et s'il ne désignait pas explicitement Sherlock Holmes. Qui plus est, dans mon esprit Holmes est bien plus grand que Watson (ce qui est peut-être faux), donc j'ai eu du mal à m'habituer au choix des acteurs. Néanmoins, le film est une pure beauté visuelle, la réalisation est vraiment marquante et la plupart des scènes sublimes. Les magnifiques ralentis donnent un souffle épique au film (les explosions qui se produisent à un moment juste à côté de Sherlock Holmes, quel pur bonheur ! De même pour les anticipations de combat de Holmes avec la voix off efficace, du grand cinéma). Qui plus est, et même si j'ai toujours des doutes sur la bonne adaptation des personnages d'un point de vue "combat", j'ai été subjugué par l'adaptation sur grand écran de la logique de Sherlock Holmes. Robert Downey Jr est génial dans son rôle, généralement très drôle, très classe, impressionnant. Je ne sais pas comment l'expliquer mais à le voir jouer ce rôle, on ressent clairement toute l'intelligence et la logique de Sherlock Holmes, et c'est très fort. Bref, un excellent film qui verra une suite à la fin du mois. Je me laisserai peut-être tenter.
De Billy Wilder
Avec Marilyn Monroe, Tony Curtis
Film américain - Comédie
Sa note :
(4)
Sa critique : Une belle grosse surprise pour ce film que j'appréhendais de voir. Je ne m'attendais pas du tout à ça car j'avais ce gros cliché de la Marylin Monroe "poupoupidou" dans la tête et ça me gavait d'avance. C'était la première fois que je la voyais dans un film et même si elle surjoue beaucoup, je l'ai trouvée excellente dans son rôle. Je ne m'attendais pas à un film aussi drôle, en fait, surtout en nous proposant deux mecs qui se travestissent (chose qui habituellement me laisse de marbre et me soûle). Tony Curtis et Jack Lemmon assure dans leurs rôles et font marrer, c'est tout ce que je demandais. En plus de ça, le film enchaîne les situations burlesques et les quiproquos savoureux, j'ai donc passé un superbe moment. Il y a toujours ce thème du "je veux épouser un milliardaire" qui est un peu récurrent dans les films de cette époque, mais ça ne m'a pas gêné et certaines scènes sont vraiment hilarantes. Je retiens notamment la scène sur le bateau, lorsque "Joséphine" drague Alouette en enchainant les mensonges et que celle-ci ne se rend compte d'absolument rien, endant que "Daphné" se fait chier avec un petit monsieur un peu collant. Très drôle et je n'ai eu aucun moment d'ennui pendant 2h.
De Guy Ritchie
Avec Robert Downey Jr., Jude Law
Film américain - Aventure
Bande-annonce | Séances (775)
Sa note :
(4)
Sa critique : [Je me suis gouré, j'ai voulu critiquer le premier volet et je me suis planté de film. Je ne sais plus comment supprimer une critique donc je me retrouve bien embêté. Maintenant je suis obligé d'aller voir ce film pour que j'édite ce truc et que ça ne fasse pas tâche]
De Shane Meadows
Avec Thomas Turgoose, Stephen Graham
Film britannique - Drame
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4)
Sa critique : Un très beau film qui fait incontestablement penser à American History X sans jamais en atteindre la puissance. Mais ça fait plaisir de découvrir un film similaire, d'autant que le scénario est presque le même : un gamin va se faire influencer par un type néo-nazi qui sort de prison. Le film est effrayant, parce que le fait de voir un gosse si jeune se faire entraîner aussi rapidement dans la violence et les idéologies douteuses est assez marquant, s'autant que visiblement personne dans son entourage ne semble faire quelque chose pour l'aider à se débarrasser de l'emprise de Combo sur Shaun. Combo se sert de la mort du père de Shaun pour le sensibiliser à sa cause et c'est moche, très moche. This is England est film qui doit être vu en VO je pense. C'est vraiment le truc qui m'a gêné quand je l'ai vu, puisque je l'ai vu sur Arte et qu'il passait évidemment en VF. Je sais que Arte est une chaîne franco-allemande, et qu'il est donc normal qu'elle propose le film en VF ou en version allemande, mais pour une chaîne qui se revendique culturelle, on pourrait au moins avoir la possibilité de choisir la VOST, car ça dégoûte un peu d'avoir à choisir entre deux mauvaises versions. Bon, ceci dit le film ne passe pas trop mal non plus et il bénéficie d'un final des plus marquants, lorsque Combo se déchaîne et déverse toute sa haine la plus forte contre l'un de ses camarades. Ce personnage fait peur mais fait également pitié, car on sent vraiment qu'il ne sait pas lui-même d'où lui vient cette haine, ni pourquoi il ne peut pas la contrôler. This is England est donc efficace pour expliquer que la plupart des gens racistes n'ont aucune raison de l'être. Dans ce film, la raion semble être la jalousie de l'enfance heureuse/malheureuse, et Combo est donc plutôt émouvant au final. Deuxième grande qualité du film, qui n'apparait jamais dans American History X, c'est que le film nous montre deux "écoles" chez ces skinheads en appuyant sur le fait que certains d'entre eux sont des gens plus cools et avec de bonnes valeurs. Ca dédiabolise un peu cette communauté qui n'est pas uniquement constituée d'enfoirés racistes et violents adorateurs d'Hitler comme le veut le cliché. Bref, un bon film qui manque cependant d'une meilleure réalisation (je l'ai trouvée parfois un peu hasardeuse) contrairement à celle d'American History X qui est prodigieuse.
De Jeff Nichols
Avec Michael Shannon (II), Jessica Chastain
Film américain - Drame
Bande-annonce | Séances (153)
Sa note :
(5)
Sa critique : Wow. Magnifique, puissant, émouvant, beau. Ce film s'annonce comme l'un des meilleurs de cette année, sans aucun doute et c'est clair qu'elle commence bien ! Si y'a un film à voir, c'est celui-là. Jeff Nichols n'en est qu'à son deuxième essai et pourtant il nous sort un mélange somptueux entre The Tree of Life et du Shyamalan, c'est tout simplement du rêve et c'est ça que j'appelle du cinéma. Le film tient en 4 mots : Scénario, Réalisation, Emotion, Casting. Tout d'abord, le scénario. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas vu un film si bien raconté, si bien fait dans sa manière de présenter les personnages, de les traiter. Les personnages, c'est l'une des choses les plus importantes d'un film. Si les protagonistes ne sont pas attachants, pas profonds, sans âme, alors le film va avoir du mal à être bon (c'est le reproche que je faisais à A Dangerous Method : un postulat de base ma foi convaincant, mais des personnages franchement à chier). Ici, je n'ai absolument rien à dire quant à ce point, c'est juste la perfection. Le personnage principal, Curtis, est un être perturbé, torturé, à la limite entre la skyzophrénie et la paranoïa. Il fait des cauchemars très perturbants, de sortes de visions qui influencent ces choix et sa vie. Au fil du film, Curtis va devenir de plus en plus attachant, de plus en plus poignant à mesure qu'il sombre dans la folie, une folie que lui seul peut comprendre. Je ne dévoilerai pas la fin du film (même pas un seul indice) car c'est un film à voir sans savoir à quoi s'attendre. Mais ce personnage est complexe et va finir incompris de tous, y compris sa femme qui est à la limite de le prendre pour un dingue. Mais encore une fois, cette femme, Samantha, est l'un des personnages les plus magnifiques que j'ai pu voir. Elle a une âme tellement aimante et généreuse, douce et respectueuse, que je n'ai même pas de mots pour la qualifier. Face à la folie de son mari, la jeune femme va pourtant tout faire pour le comprendre, va tout lui pardonner, va même l'aider jusqu'au bout. Le traitement des personnages est fait avec tellement de finesse et de poésie, c'est beau à voir. Dans Take Shelter, pas besoin de sexe pour faire passer tout l'amour qui unit ce couple merveilleux. Non, Jeff Nichols ne tombe pas dans cette connerie que nous sert le cinéma régulièrement et crée en à peine 1h un amour palpable, extrêmement ressenti par le spectateur : c'est étonnant et fort. Ce mec est parvenu à me faire frissonner (et presque faire pleurer) juste en faisant poser la tête de Jessica Chastain sur l'épaule de Michael Shannon. Cette simple réaction, pourtant toute conne, arrive à point nommé dans le film, pile au moment adéquat où il fallait la mettre. Et c'est là que j'en viens au casting et à l'émotion. Parce que là, c'est pour moi du haut niveau. Entre Jessica Chastain et Michael Shannon, il y a vraiment une complicité incroyable pour parvenir à rendre autant d'émotion. Les deux acteurs, qu'ils soient ensemble ou séparés dans les scènes, arrivent à créer une émotion absolument monstrueuse. Leurs regards, leurs mimiques, leurs larmes sont d'une sacrée puissance, je ne sais pas si je suis le seul à avoir tant ressenti de choses mais ça m'a vraiment ému. Rien que les regards des dernières secondes du film sont hallucinants, surtout Michael Shannon qui fait un boulot magnifique pendant 2h. Etonnante performance d'acteur, je ne le connaissais pas mais là il m'a bluffé. Toute la séquence dans l'abri anti-tempête est une d'une force... Notamment l'ouverture de la trappe qui est, à ce moment précis du film, un déferlement d'émotions grâce à la musique sublime. Pour parler de réalisation, là aussi un énorme chapeau à Jeff Nichols. La caméra bouge comme celle de Shyamalan, les choses sont montrées avec subtilité, finesse, psychologie. C'est très intelligent et remarquable. Le montage du film est à mon goût irréprochable, alternant les scènes de "rêve" terriblement angoissantes et les autres scènes plus douces. Car oui, on flippe aussi pendant ce film, il fout un peu les jetons. On ressent avec Curtis toute l'angoisse de la tempête et dès que ça gronde, on prend peur sur notre siège. Tout est fait pour nous faire douter, jusqu'à la toute fin j'ai vécu des ascenseurs émotifs, de la frustration, des surprises. Le doute ne nous lâche pas avant la toute fin, et quelle fin sublime et puissante ! Je n'en dis pas plus sans spoiler, mais ce film est vraiment une merveille. SPOILER Je dois admettre qu'en sortant de la salle de ciné, je suis carrément resté sur ma faim. Ce dénouement est hyper frustrant ! Je m'attendais pour ce final à presque autant de puissance que celle de Melancholia, je m'étais préparé à un nouveau choc. Et finalement, la musique monte, monte, la tempête nait, se forme, devient impressionnante, et là.. Générique ?! Putain ce film est un chef d'oeuvre mais moi pour cette fin je voulais que le son m'assourdisse, je voulais en prendre plein la vue pendant ne serait-ce que 30 secondes de plus !
De Park Chan-wook
Avec Yeong-ae Lee, Min-sik Choi
Film sud-coréen - Thriller
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Un peu moins bon que Old Boy mais toujours aussi excellent, Lady Vengeance est le dernier volet de la trilogie de Park Chan-wook sur le thème de la vengeance. Bon, je n'ai pas pris les films dans l'ordre mais qu'importe, si on le prend à part Lady Vengeance est un sacré film (j'suis content d'avoir eu ça à mon anniversaire tiens !). Passé un générique des plus magnifiques rappelant un peu celui de Dexter, j'avais néanmoins un peu de doutes avec le début du film, qui n'est pour moi pas aussi prenant que celui d'Old Boy et tourne parfois autour du pot. En fait, je ne comprenais pas grand chose au début du film, je trouvais les scènes assez floues voire incompréhensibles, mais c'est aussi ce qui fait la force du film : tous les éléments se mettent en place petit à petit jusqu'à ce qu'on pige ce qu'il se trame réellement. Cependant j'ai eu une frustration dès le départ puisqu'on ne saisit pas vraiment qui a fait quoi ni pourquoi elle veut se venger. C'était quelque chose qui ne gênait pas dans Old Boy parce que le personnage principal ne savait pas non plus pourquoi il était là. Du coup, on comprenait tout en même temps que lui, ce qui rendait le film palpitant car on était presque actif dans cette recherche d'explications. Dans Lady Vengeance, le personnage principal, qui est ici une femme, connait toute l'histoire et pourtant on nous la cache pendant un bon moment. J'ai trouvé ça gênant et un peu frustrant, même si c'était aussi le but de film de garder ce mystère quelques temps. Passé cette courte phase d'incompréhension, qui est quand même magnifique grâce à la BO géniale (voir le "Opening Track" un peu plus bas), le film devient de plus en plus bon jusqu'à la fin, qui vire vraiment dans la violence pure et jouissive, mais une violence morale contrairement à Old Boy. Le personnage principal n'est pas attachant pour deux sous mais Yeong-ae Lee est tellement géniale dans son rôle qu'on suit la trame avec un grand intérêt, d'autant que le film est particulièrement bien monté, enchainant les séquences avec virtuosité. Que ce soient les scènes en prison comme en dehors, le film passionne incontestablement d'un bout à l'autre. Bien sûr, j'ai un gros coup de coeur pour tout le passage de la "vengeance commune", c'est vraiment très très très bon et c'est avec ce genre de trouvailles parfaitement mises en scène que le réalisateur montre tout son génie. C'est l'un des passages les plus marquants que j'ai pu voir, avec des mouvements de caméra recherchés (la caméra qui suit un câble pour qu'on comprenne que Mr.Baek entend tout ce qu'ils disent, brrr certainement le moment le plus intense du film). Qui plus est, Min-sik Choi rempile avec le réalisateur dans le rôle inverse de celui d'Old Boy, en gros enfoiré qu'on ne plaindra jamais (c'est rare pour moi de ne jamais éprouver un minimum de sympathie/pitié dans ces cas-là). La fin est assez touchante, mais (tout comme la musique) elle n'atteint à mon goût jamais la puissance hallucinante de Old Boy qui reste à mon goût l'un des meilleurs films jamais créés. Un excellent film donc, qui méritera un second visionnage.
De David Cronenberg
Avec Keira Knightley, Michael Fassbender
Film britannique,allemand,canadien,suisse - Drame
Bande-annonce | Séances (72)
Sa note :
(2)
Sa critique : J'attendais beaucoup de ce nouveau Cronenberg, surtout que son duo avec Viggo Mortensen était pour le moment presque irréprochable. Mais en ce qui concerne, je trouve le film assez raté. J'ai vraiment voulu l'apprécier, me passionner pour cette histoire, mais rien n'y a fait. Pourtant ça démarrait franchement bien, notamment avec le personnage de Keira Knightley plutôt crédible (même si elle a un surjeu parfois agaçant). Les premières scènes entre Sabina et le docteur Jung (joué par Michael Fassbender) sont savoureuses et ont concentré toute mon attention dès le départ, surtout juste après le générique brillamment accompagné d'une musique angoissante. Malheureusement, les qualités du film, pour moi, s'arrêteront là. Très rapidement, Cronenberg use et abuse des ellipses pour n'effleurer que succintement divers aspects de la vie des trois protagonistes. Au bout d'une heure, l'ennui se fait sentir et on commence à comprendre que jamais le film ne prendra son envol. Aucune puissance ne dégage du film, qu'elle soit dans l'émotion comme dans le dialogue. Et c'est au bout d'1h30 que le film se conclut avec l'habituel "plus tard, machin quitta sa femme et mourut en 1961. Truc continua à suivre son parcours et deviendra bla bla bla". Et lorsque la fin du film est arrivée, j'étais sur le cul. Il se termine pratiquement sans queue ni tête, avec pratiquement aucun intérêt. Je me suis juste dit "euh... tout ça pour rien, en fait ?". Bon, "rien", peut-être pas, mais pas grand chose en tout cas. Le film a peiné pour me passionner, notamment parce qu'il ne creuse absolument rien. Les personnages sont tout juste survolés et leurs relations très peu développées. A Dangerous Method se contente d'un blabla constant entre les personnages, des discussions sans saveur et parfois même incompréhensibles pour quelqu'un n'ayant que peu de connaissances en philosophie. En allant voir ce film, je m'attendais à en ressortir moins con. Je pensais apprendre des tas de choses, j'espérais que les théories de Jung et de Freud seraient mieux expliquées, ainsi que les raisons de leurs différends. A la place de ça, on a des échanges verbaux et épistolaires franchement peu palpitants et une relation "amoureuse" qui ne mène à rien. Les éléments intéressants du film (comme la différence sociale entre Jung et Freud) sont à peine abordés, et eclipsés par des dialogues parfois intéressants mais souvent fades et sans âme (j'entends par là que me^me les acteurs ne semblent pas impliqués ni intéressés par cette histoire). Et s'il n'y avait que le fond, ça ne dérangerait pas tellement. Le problème, c'est que la forme m'a également déçu. La réalisation de Cronenberg est relativement peu inspirée, excepté deux ou trois plans et jamais le cinéaste n'ose prendre de risques pour montrer les choses (chose avec laquelle il n'a pourtant pas de mal d'habitude). Le pire (et c'est là que réside le gros problème du film je trouve) c'est que les plans s'enchaînent avec monotonie et sans aucun rythme. Même si les décors sont particulièrement bons, le ton et les couleurs du film sont toujours les mêmes, et les acteurs ont à peine l'occasion d'exprimer tout leur talent (à part Keira Knightley qui, elle, a droit à un personnage excessif). Le personnage de Vincent Cassel aurait pu relancer le film, mais il disparaît aussi vite qu'il est arrivé. Pour moi, même si Cronenberg montre qu'il sait prendre des risques en abordant un tel sujet, le réalisateur s'est perdu complètement avec ce film et il est clair qu'on est très loin d'un A History of Violence. Pour résumer, le film a un casting très fort mais rarement utilisé (Viggo Mortensen se contente de marmonner quelques théories de psychanalyse derrière son cigare), et une réalisation fade, monotone, sans surprises. On a l'impression que la musique n'est là que parce qu'il en faut, car elle est très secondaire et ne m'a jamais aidé à m'accrocher au film ni à ressentir la moindre chose à l'égard des personnages. Résultat, je me suis trainé 1h30 de blabla pour me dire à la fin "voilà, c'est fini, et le film aurait pu se terminer à n'importe quel autre moment : ça aurait donné la même chose". Pour moi, il ne restera absolument pas dans les mémoires et sera rapidement oublié, car c'est typiquement le genre de cinéma qu'on oublie très vite : classique, un poil ennuyeux, et très mou (aucune montée en puissance). Je signale que j'ai fait cette critique à chaud car j'ai bien peur d'avoir oublié les 3/4 du film en me réveillant demain, pour ne garder à l'esprit que les 15 premières minutes plutôt réussies.
De Robert Redford
Avec Robert Redford, Kristin Scott Thomas
Film américain - Romance
Sa note :
(4)
Sa critique : Un très bon film que j'ai toujours évité de voir pendant une bonne dizaine d'années. Je pensais l'apprécier moins que ça parce que je m'attendais à un film nian-nian sur les chevaux, et finalement il ne l'est pas tant que ça. La réalisation de Robert Redford reste néanmoins assez classique (un peu trop pour moi), avec les musiques ultra-douces et une histoire très prévisible. Ca n'empêche que le scénario est touchant et bien construit, traitant à la fois le cas de la jeune Grace jouée par la prometteuse Scarlett Johansson et celui de sa mère Annie, admirablement interprétée par Kirstin Scott Thomas. Les deux histoires sont passionnantes et se relient très bien avec la relation mère/fille un peu compliquée. J'ai surtout été ravi de découvrir Kristin Scott Thomas dans ce rôle, parce qu'avant j'avais de à-priori très négatifs sur cette actrice. Donc une belle révélation pour moi car son jeu et son regard sont justes et poignants. Scarlett Johansson est très bien dans son rôle aussi, en gamine chieuse professionnelle mais évidemment pleine de souffrance à cause de son accident. Quant à Robert Redford, il brille devant et derrière la caméra même si son rôle est assez prévisible. Le gros atout du film est principalement de ne pas tomber dans le cliché du "mari méchant/superficiel" contre "l'amant romantique et sage" qu'on aurait pu attendre car c'est une sauce qu'on nous ressert sans cesse. Au contraire, ici le rôle du mari (joué par Sam Neill) est assez inattendue car il s'avère tout aussi compréhensif et amoureux de sa femme que Tom Booker. Les deux personnages se valent totalement, et ce n'est finalement pas entre les deux hommes qu'Annie va devoir choisir, mais entre deux modes de vie différents. Le choix final doit être extrêmement difficile pour elle et pour les deux hommes, mais le film se concluera de façon assez logique et réaliste (on aurait pu s'attendre à une fin cul-cul alors qu'elle est terrible pour au moins 2 personnages). Bref, L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux est un film magnifique et porté par de sublimes acteurs, alors pourquoi seulement 3.5 ? Tout simplement parce que je suis quasiment insensible au monde équestre et que (bien que j'adore ces animaux) j'ai toujours du mal à piger cette fascination pour les chevaux. Je ne vais pas dire que les scènes de ralentis sur les chevaux au galop dans la plaine m'ont gavé, mais elles m'ont laissé assez insensible et je n'ai pas ressenti ce qu'un admirateur du cheval doit éprouver. Les chevaux courant sur ces grandes étendues évoquent certainement la liberté, la puissance, la beauté mais personnellement je ne saisis que difficilement ce rapprochement. Ceci dit, le film est incontestablement réussi.
De Julia Leigh
Avec Emily Browning, Rachael Blake
Film australien - Drame
Bande-annonce | Séances (3)
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Mouais, j'étais franchement très charmé par la bande-annonce que j'avais vue au cinéma. En la voyant je me suis dit "wouaw, ça m'a l'air d'avoir une ambiance de taré, tiendrait-on le nouvel Eyes Wide Shut ?". Et finalement, la bande-annonce est tellement absorbante et magnifique, intrigante, que le film n'est pas à la hauteur. Le scénario aurait pu donner lieu à un film dérangeant sans trop l'être, mystérieux et à l'ambiance unique, une sorte de version trash de La Belle au bois Dormant, mais malheureusement beaucoup de choses sont loupés dans Sleeping Beauty. Pourtant, bon diou, y'avait un énorme potentiel quand on voit la qualité hallucinante de certaines scènes. De nombreux passages sont cinématographiquement magnifiques, troublantes. Je retiens notamment le premier "service" du personnage principal qui nous fait entrer dans un univers un peu glauque et malsain. Une bande sonore assez sourde qui instaure une ambiance flippante et gênante, qui malheureusement n'est pas assez présente dans le film ! Encore une fois, je vais utiliser ce mot mais "malheureusement" le film devient beaucoup trop malsain et glauque, si bien qu'il tombe dans le too much. Ca sombre presque dans l'horreur, mais dans une horreur dégoûtante et sans réel intérêt. Pourtant je le répéte, quel dommage ! Visuellement, le film est entièrement réussi. Les plans sont beaux, les symétries et les couleurs forment un ensemble flippant et donnent lieu à une ambiance unique en son genre. Maaais le propos est tout simplement trop ignoble pour être appréciable. Qui plus est, malgré la simplicité des décors et la lenteur magnifique des plans, le propos du film est exprimé de façon bien trop dure, trop moche. La situation de cette pauvre fille est déplorable et aurait pu être implicite, mais la réalisatrice montre tout, jusqu'à écoeurer lorsqu'on voit des petits vieux pervers payer pour passer la nuit avec une jeune femme inconsciente. La première nuit est plutôt oppressante, bien foutue afin de nous montrer l'horreur du principe, mais à partir de la deuxième ça devient n'importe quoi et bien trop pervers/dégueulasse pour m'avoir touché. Peut-être le problème vient-il du personnage principal, finalement. L'actrice Emily Browning est vraiment très très impliquée dans le film (sûrement trop d'ailleurs), mais son personnage manque de profondeur. On ne comprend pas exactement pourquoi sa situation l'oblige à s'abaisser si bas, ni pourquoi elle reste soumise de la sorte. Je n'ai absolument pas compris sa relation avec son ami bizarre ni ce qu'elle impliquait. Je crois que ça fait partie des choses qui m'ont le plus agacé pendant le film, car même si Julia Leigh savait peut-être où elle voulait en venir, personnellement je suis resté émotionnellement passif face à sa situation, principalement parce que je ne me suis pas attaché au personnage. Connaître un peu plus les raisons de ses actes et recevoir plus d'explications sur les relations humaines qu'elle entretient au cours du film aurait permis de nous attacher à elle et de ressentir de la sympathie, de la pitié pour le personnage. Mais là, comme on ne connait pas exactement le contexte, on reste scandalisé mais on a le sentiment que les images choquantes sont gratuites. Qui plus est, si certaines scènes géniales sont à l'image de la bande-annonce, la plusse grosse partie du film, elle, ne l'est pas. On se tape de nombreux passages relativement chiants ou sans intérêt et l'absence de bande son donne parfois au film un aspect vide. Je crois que la scène qui m'a le plus gavé est le monologue du premier client sur le lit. La réalisation et les plans sont bien pensés, parfois relèvent du génie, mais le contenu est totalement dénué d'intérêt. Pour conclure, c'est d'ailleurs ce que je reprocherais au film entier : ce potentiel visuel énorme, aidé par l'atmosphère glauque et tendue, aurait pu nous offrir l'un des meilleurs films de l'année, l'un des plus subversifs. Mais pourtant, le propos et le contenu du film manquent d'intérêt et d'émotion. Tout est bien trop cru pour susciter l'admiration, c'est pourquoi je ne peux pas dire que j'ai apprécié le film. Un léger gâchis selon moi, dont je retiendrai surtout la bande-annonce assez marquante.
De Kevin Costner
Avec Kevin Costner, Robert Duvall
Film américain - Western
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Western Kevin Costner devant la caméra Kevin Costner derrière la caméra Critiques très positives, je m'attendais à un nouveau Danse avec les Loups et j'étais pressé de voir ce film de 2h20. Résultat c'est l'une de mes plus grosses déceptions de l'année. J'ai du mal à saisir comment Open Range a pu être autant apprécié par les spectateurs et surtout de la presse. Je regrette fortement que le genre Western ne soit plus tellement au goût du jour, même si de bons films comme True Grit commencent à le réintégrer dans le cinéma et que j'attends avec impatience le film de Tarantino. Mais Open Range ne donne pas spécialement envie, et pourtant je suis un grand fan de Kevin Costner en tant qu'acteur et réalisateur. Dès le début du film, j'ai senti que ça allait être moyen. Ce western est vraiment beaucoup trop classique (rien que la police d'écriture du générique, très classique, est affreuse et ne donne pas envie de s'intéresser au film). Bref, j'ai beaucoup cru en ce film, même s'il commence vraiment lentement, mais faut bien avouer qu'au bout de 1h30 j'ai complètement décroché, je n'en pouvais plus. Les musiques ultra-lentes et romancées ainsi que la réalisation certes très bonne mais bien trop molle m'ont achevé. C'est bien simple : le film est mou mou mou et n'a pas éveillé mon intérêt, d'autant que le scénario n'est pas palpitant pour deux sous... Les acteurs sont bons, le duo Kevin Costner / Robert Duvall marche pas mal, mais les dialogues sont lourds, il manque clairement un humour et des répliques incisives propres au genre du western. Ici, les quelques "vannes" sont peu recherchées et tombent bien à plat. Qui plus est, les personnages ne sont pas des plus intéressants et ce n'est pas la pseudo histoire d'amour pleine de clichés qui arrange les choses. Bref, malgré les jolis paysages, Kevin Costner insiste trop sur la lenteur et la douceur, et j'ai fini par vraiment me faire chier, d'autant que le film contient beaucoup de blabla inutile et de scènes vides. L'hitoire principale de vengence ne m'a pas branché et même les fusillades sont relativement banales et parfois à la limite du ridicule. Notamment la fin du film qui traîne en longueur (on a l'impression que ça ne va jamais en finir !) avec cet affrontement assez rythmé mais très peu inspiré. La conclusion du film avec la musique lente et le ralenti exagéré mont donné l'impression d'avoir perdu mon temps, ce qui est dommage car on a vu de quoi Costner était capable avec Danse avec les Loups. Avec Open Range, on en est bien loin...

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