Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Accueil > Communauté > Membres > Christophe L.
1 - 4 sur 4 résultats
De Federico Fellini
Avec Anthony Quinn, Giulietta Masina
Film italien - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : Ne serait-ce que pour la présence d'Anthony Quinn & de Giuletta Masina, la raison serait suffisante de voir & revoir ce grand film. La métamorphose de Zampano à la toute fin du film, de brute épaisse en amant désespéré (& trop tardif), puis ivre de mysticisme après s'être roulé en larmes dans le sable; & le déchirant clown triste Gelsomina, fidèle par sa soumission à celui que la simplette qu'elle est comprend pourtant mieux qu'il ne fait lui-même, sont les clés d'une réalisation où Richard Baseheart a pourtant sa place de choix en plaisantin aérien & grain de sable consolateur. Maintenant, qu'on s'attarde sur le sublime N&B qui découpe les moindres nuances d'expression des visages (beaucoup de gros plans inoubliables) & fait étinceler le mouvement des vagues sous un intemporel éclat lunaire, & l'on comprendra mieux ce qui fait de Fellini 1 génie. Je sais que la nouvelle mode est de regarder les films en DVD, mais je ne saurais trop conseiller d'aller le voir sur grand écran (il est régulièrement projeté), puis d'étudier les scènes coupées ou non retenues dans le scénario final, grâce à l'excellente édition de l'Avant-scène. Histoire de se rappeler comment les premiers cinéphiles découvraient & se remémorient le cinéma. De toute façon, ce film est incontournable, l'un des plus beaux du grand Federico.
De Andre Calmettes
Avec Albert Lambert, Raphael Duflos
Film français - Divers
Sa note :
(5)
Sa critique : Film HISTORIQUE plus encore par les diverses premières qu'il constitue, que par son sujet. Tout d'abord, il s'agit du 1er film spécifiquement cinématographique, tentant d'échapper à la grandiloquence du théâtre & de l'opéra filmés, pour découvrir (avant Griffith, qu'il influencera d'ailleurs pour divers courts-métrages Biograph, dont "The Sealed Room", inspiré de "La Barrique d'Amontillado" de Poe) son idiome propre. Moins surjoué qu'il n'était coutumier à l'époque - même Henri III, joué par l'acteur de théâtre & co-scénariste Charles Le Bargy, est étonnament contenu -, il jouit de magnifiques décors reproduisant l'architecture d'Androuet du Cerceau. Mention spéciale à Gabrielle Robinne, dont la pantomime hystérique (immenses cheveux noirs dénoués), la taille élancée & la pâmoison finale en découvrant le cadavre de son amant, préfigurent ces déesses de l'écran que seront Lillian Gish & Fay Wray - l'année suivante signera d'ailleurs le passage du théâtre au cinéma des 2 soeurs Lillian & Dorothy, à la faveur du bout d'essai que leur fera tourner Griffith après avoir flashé sur elles sur le plateau où il dirigeait Mary Pickford ! Mais l'atout majeur de ce film est la B. O. composée spécialement, à 73 ans, par Saint-Saëns qui est ainsi devenu le 1er compositeur de musique de film ! J'ai déjà vu deux versions, l'une - la plus belle à mes yeux -, peinte à la main au pochoir & accompagnée "en live" au piano, à la Cinémathèque française; & l'autre, teintée, avec accompagnement orchestral en digital, à la Cité de l'Architecture. La B. O. est disponible chez ieurs distributeurs, généralement couplée avec "Le Carnaval des Animaux" (qui pour sa part inspirera de nombreuses musiques de film, & sert posthumément d'accompagnement sonore à l'une des copies de l'"Alice" de W. W. Young). En bref, l'histoire du cinéma de fiction commence grosso modo avec ce film, ce qui est une raison suffisante pour le voir au moins une fois - mais il en est qui l'étudient leur vie durant...
Sa note :
(5)
Sa critique : Contrairement à Tête de Radio, je ne trouve pas caricaturaux les personnages (le tort en reviendrait d'aillleurs à Burke, dont la nouvelle "The Chink & The Child" tirée du recueil "Limehouse Nights" a inspiré le film), ni que l'apport de Griffith à la grammaire du cinéma soit douteux. Evidemment que Lillian Gish crève l'écran comme dans tous ses films, mais Barthelmess est 1 Chinois tout à fait crédible, sans grimage excessif vu son physique naturellement 1 peu asiatique (voyez-le dans "A Travers l'Orage" du même Griffith, avec la toujours sublime Lil). Rien que la trogne de Donald Crisp en père alcoolique & violent suffirait à le rendre crédible, mais ce vétéran griffithien, qui créera plus tard sa propre boîte de production, savait incarner un type humain en pantomime. Le combat de boxe est admirablement filmé, gros plans sur poings & travellings en diagonale, & le montage alterné, marque de fabrique de D. W., intensifie l'action en liant la rage du père boxeur à la découverte de Lucy chez Cheng Huan par l'espion. Une des 1ères apparitions de la boxe dans 1 fiction, il ne m'étonnerait pas que Scorcese s'en fût souvenu pour "Raging Bull". A vérifier... Si l'on ajoute cela au plan d'intérieur soir de la fumerie d'opium, comme suspendue en lévitation dans d'oniriques volutes, où la déréliction progressive du Chinois idéaliste est perceptible par de beaux flashes-back, & le magnifique plan de la jonque quittant le port, qui encadre le film, l'apport à une certaine forme poëtique de cinéma est évident. Je ne m'attarderai pas sur les expressions horrifiées de Lillian, où ses yeux immenses s'écarquillent parfois dans un éclat presque blanc, je me répèterais pour chacun de ses films. Mention spéciale tout de même pour la scène du placard, qui me semble le prototype de celle de "Shining" - sauf qu'ici, une seule femme suffit à incarner la mère & l'enfant. & elle a inventé tte seule le fameux pseudo-sourire dessiné avec ses doigts en V. Que faut-il de pour 1 mythe ?
Sa note :
(5)
Sa critique : Voilà 1 film qui mérite d'être classé "culte", par les qualités, impressionnantes pour l'époque, qu'il accumule en 52 mn : 1 N&B magnifique, plus éblouissant encore dans la version teintée qui intégre dans certaines scènes (celle par ex. de la maison du Lapin Blanc, ou le procès des tartes) 1 contraste de rose & violet préfigurant le 2 couleurs; 1 épatante Viola Savoy de 14 ans qui, avant les Charlotte HENRY, Carol MARSH ou Krystina KOHOUTOVA des versions parlantes, incarne une Alice pleine de finesse (& en pantomime, c'est du grand art sensible au geste près) & digne d'entrer dans la légende des très jeunes stars; 1 respect scrupuleux (mais non scolaire) du livre de Caroll, intégrant des citations originales de ce dernier, dont les poëmes, dans les cartons; & des seconds rôles, déguisements & effets spéciaux épatants pour l'époque. Tourné en décors naturels, il atteint 1 qualité visuelle miraculeusement conservée sur les copies, avec notamment des reflets aquatiques & le mouvement du vent dans les arbres ajoutant à l'atmosphère générale de merveilleux. 1 grand & précoce hommage à Caroll, à voir dans le bercement onirique favorisé par les divers "musical scores", dont un de Django Reinhardt qu'a aussi inspiré la version de 1903, & une reprise du "Carnaval des Animaux". Un petit bijou à voir & à revoir - pourquoi pas une édition DVD, éventuellement collective, avec par exemple la version (très détériorée) de 1903 qui dure quant à elle un petit 1/4 d'heure... ?
|

Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
| Tous les cinémas | Toutes les séries | Mes réservations ciné
Plan du site
Des idées, des remarques à nous suggérer sur notre site. Donner mon avis !
avec
Partenaires : Goom Radio (musique), Au féminin (magazine féminin), Up Concert (concerts)