Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 23 résultats
De Chris Sanders, Dean Deblois
Avec Jay Baruchel, Gerard Butler
Film américain - Animation
Bande-annonce | Séances (3)
Sa note :
(5)
Sa critique : Enfin un grand Dreamworks ! Il en aura fallu du temps. Ici, pas de place à des girafes qui font du rap, pas de place à des animaux qui parlent, pas de places à des successions de gags de base. Place au contraire à une histoire, une histoire racontée, sans gag grotesque, avec touches d'humour, et un second degré de geek-rpg qui ravira les amateurs. 1h33 prenantes de la première à la dernière scène. Enfin un Dreamworks digne de Pixar, pourtant le fossé a toujours été énorme entre les deux. Ne pas se fier à la bande-annonce qui fait très "Dreamworks" au contraire !
De Tim Burton
Avec Johnny Depp, Freddie Highmore
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4)
Sa critique : Je m'attendais à un bon film, mais pas à ce point. Je m'attendais à un film certes original signé Burton mais trop enfantin et parfois lourd, alors qu'en réalité, le film est parfaitement équilibré et immersif. Johnny Depp est parfait dans un rôle à la fois enfantin, superficiel, complexe, froid et touchant (quel acteur ! Mais quel rôle ne pourrait-il pas jouer ??). On est rarement totalement pris dans un film, qui plus est, lorsqu'il joue dans un registre très particulier comme celui-ci, mais ici la magie fonctionne. Quelles couleurs, quels décors et costumes ! Tim Burton sait parfaitement raconter une histoire, touchante, drôle, personnelle et à la fois enfantine et dramatique. Les références sont ouvertemetn exposées, et le mieux : c'est que cela passe très bien. Danny Elfman est parfait côté musique : composition, reprises, chansons dont la mythique introduction à Willy Wonka qui composait le teaser du film. J'aimais beaucoup Tim Burton, mais je crois que maintenant j'en suis fan. Ce film est le résultat du travail d'un réel artiste et auteur.
De Christopher Nolan
Avec Christian Bale, Katie Holmes
Film américain - Fantastique
Sa note :
(5)
Sa critique : Bien que totalement dans une approche différent, ce Batman mérite d'être hissé à hauteur du 1er de Burton. L'approche psychologique et réaliste du film ainsi que la qualité du casting en sont les ajouts majeurs. On comprend qui est Batman, quelles sont les motivations et les faits qui l'ont amené à devenir ce symbole. L'approche réaliste du film est tout à son honneur. La bat mobile est un tank, moche, mais efficace. Batman n'est pas surhumain. Quand il tombe, il a mal. Quand il se masque, il change artificiellement sa voix : le trucage n'est pas parfait, c'est volontaire et cela se voit. L'approche est réaliste, crédible. Ainsi, on se prend au jeu dès le début, d'autant plus que la dramaturgie du film existe et est bien transcrite : on vit avec Bruce Wayne et Batman. Christian Bale est batman. Côté réalisation, Nolan sait mélanger vraiment subtilement psychologie, humour, grand spectacle et cinéma, au sein d'une mise en scène sobre, classique et efficace. Un excellent film qui n'a absolument rien à voir avec l'esprit de tous les batman précédents.
De George Lucas
Avec Hayden Christensen, Ewan McGregor
Film américain - Science fiction
Sa note :
(5)
Sa critique : Le début nous assène d'une bataille dantesque jamais vue, dernière rémanence de l'ambiance de la prélogie, avec son atmosphère positive, son humour (R2D2 au sommet) avec la grandeur de la République. Le film tourne ensuite vers un ton sombre et dramatique. Cet Ep3 a en effet une forte dramaturgie réellement présente, avec des personnages touchants et jouant justes. La mythologie relative à la Force est au centre des enjeux, et Anakin un personnage plus tourmenté que jamais et dont la chute est bouleversante. Le niveau est nettement au-dessus du reste de la saga. Cette harmonie de film à grand spectacle et de drame touche parfois des sommets jamais atteints dans Star Wars. De l'anthologique scène de l'opéra jusqu'à l'arrêt du temps avec Anakin et Padmé pensant l'un à l'autre, Lucas atteint une maîtrise de la mise en scène et une efficacité dont on ne se serait jamais douté, et le film tourne à une véritable tragédie grecque, profondément humaine et touchante. Lucas traite en profondeur l'opposition dogmatique Jedi/Sith et se débarasse du manichéisme au profit d'une réflexion sur la psychée humaine. Star Wars n'a jamais atteint un tel niveau réellement digne des plus grands du cinéma. Lucas prend tout son temps, pose sa caméra et nous montre ses personnages, les scènes d'anthologie se succèdent. Côté action, on peut dire qu'on est bien servi, avec en prime une qualité d'FX sans précédent. Lucas se débarrasse étonnament des freins liés aux films grand public et cette fois il ose. Il ose ce qu'on n'aurait jamais pu soupçonner dans Star Wars, on le sent libéré d'un poids et il permet à son film d'atteindre le sommet. Grâce à cet Ep3, les 6 sont alors clairement liés, aucun n'étant inutile. Le final, magique, glisse doucement vers l'ambiance de l'ancienne trilogie. Que dire de plus si ce n'est que La Revanche des Sith est véritablement un chef d'oeuvre du 7ème Art, l'aboutissement d'une saga dantesque commencée il y a 28 ans et qui se termine par un monument insoupçonné.
De J. Michael Straczynski
Avec Bruce Boxleitner, Mira Furlan
Série américaine - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : Série de SF très mal connue en France, Babylon 5 est à ce jour l'une des plus ambitieuses, complexes et abouties des séries jamais réalisées. Elle est le résultat de plus d'une décennie de travail, de l'écriture du scénario jusqu'à la réalisation des 5 saisons, grâce à son créateur et génie Joe Michael Straczynski. JMS inventa tout un univers, une mythologie développée sur des décennies, des millénaires, et dont l'extension temporelle va jusqu'à plusieurs millions d'années. L'histoire de la série est ciblée sur 5 années du XXIIIème siècle au sein de cette mythologie cohérente, à une époque où les humains tentent de créer un lieu de commerce et de diplomatie, neutre, afin que les peuples connus y règlent leurs conflits pacifiquement. Cet ONU futuriste se retrouve progressivement immergé parmi des tensions de plus en plus fortes, et toute la mythologie se dévoile peu à peu, plongeant le spectateur à la fois dans l'émerveillement et le cauchemar. Jouant habilement entre diplomatie, drame, action, humour, combats spatiaux épiques, Babylon 5 est à la fois une oeuvre aboutie dans son histoire, mais aussi dans le développement de personnages nombreux et complexes. La qualité des scénarii, le développement des situations politiques et sociales ,des divers peuples, ainsi que la technique utilisée (il fut le véritable pionnier des effets numériques "de masse"). Le coeur de la série, la saison 3, est une expérience unique incomparable qui ne laissera personne de marbre. Ce degré de qualité et d'émotions rares sont à la hauteur des grands chef d'oeuvres du cinéma. La musique de C. Franke, épique à souhait, est l'une des plus belles composées pour la télévision. La série fut récompensée dans de nombreuses cérémonies (Hugo, Emmy...) et l'épisode "Severed Dreams" en fut le Titanic. B5 est comme une splendide version futuriste de SF du "Seigneur des Anneaux", dont les références et clins d'oeils seront remarqués par les amateurs. Un véritable chef d'oeuvre !
De Mel Gibson
Avec Jim Caviezel, Maia Morgenstern
Film américain - Historique
Sa note :
(5)
Sa critique : Ce film est un authentique chef d'oeuvre. Pendant 2h, le doute n'est pas permis : Jésus est celui qu'il prétend être (naturel pour un Chrétien, mais à la portée de tout cinéphile). Mel Gibson se focalise émotionnellement à 100% sur La Passion du Christ : tout le reste étant superflu. Il filme sa fresque comme une oeuvre d'art. Le lent cheminement de Jésus portant les Péchés de l'Homme est une épreuve à vivre pour le spectateur. Les images sont souvent crues mais ne tombent jamais dans la violence gratuite. Jim Caviezel livre une performance d'acteur remarquable : sous son lourd maquillage, l'émotion est intacte et sublimée. Maia Morgenstern (Marie) aussi. Le couple Ponce Pilate / Claudia est aussi bien représenté et bien développé pour des personnages plutôt secondaires. La mise en scène, la musique et les couleurs sont sublimes. Les arméniens auront reconnu la musique symbolisant le génocide de 1915 (la fille avec des tresses). Le parallèle est saisissant entre la signification de cette musique et l'analogie avec Jésus à cet instant. Ce genre de recherche dans la symbolique musicale est une pierre de plus à l'édifice que Mel Gibson nous dévoile. La version originale Araméen/Latin est alors la cerise sur le gâteau. Le film fonctionne parfaitement moyennant deux bémols (épilogue ayant une ambiance qui dénote un peu, et la 1ère scène avec quelques plans ratés). Le message d'amour et de paix est détonant, sonne juste et parvient au spectateur avec un souffle rare rappelant ces grandes fresques historiques qui ont fait le cinéma des années 50-60. Jamais une telle violence n'a été perçue comme un message pacifiste. C'est remarquable. Le film de Gibson possède deux points d'orgue déjà d'anthologie : la rencontre entre Marie et Jésus sur le Chemin de Croix ainsi que la crucifixion. Il est impossible de sortir indemne de cette expérience unique. Mel Gibson a réalisé un chef d'oeuvre qui fera date.
De Mathieu Kassovitz
Avec Halle Berry, Robert Downey Jr.
Film américain - Thriller
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Un bon film d'horreur/angoisse, avec de bons rebondissements, non exagérés et le tout reste cohérent. L'ambiance est parfois flippante, même si on peut en douter au début : cela monte crescendo, et un conseil : cardiaques s'abstenir ! J'ai bien aimé la mise en scène, quelques petiets trouvailles par-ci par-là. Le film ne s'emballe jamais et garde notre attention tout le long. Un bravo à Kassovitz pour sa première parmi les grands à Hollywood ! Pour la petite histoire, le film est une production Dark Castle : société fondée par des célébrités (dont Robert Zemeckis et Joël Silver) afin de produire un petit film d'horreur à petit budget une fois par an. Gothika est leur 4ème film. Il est à noter que ces petits films sont toujours prenants, ils ne tentent jamais d'être mégaspectaculaires ou tordus, mais restent bien faits, sans prétention. Dans l'ordre, ces films ont été : 1) ?? 2) 13 Fantômes 3) Le Vaisseau de l'Angoisse 4) Gothika (je n'ai pas vu le 1er), mais mon préféré reste Le Vaisseau de l'Angoisse : l'ambiance film d'horreur est présente dès le début, ne lâche jamais, et présente quelques scènes choc bien efficaces. L'histoire est aussi pas mal (chose rare pour un film d'horreur !).
De Andy Wachowski, Larry Wachowski
Avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne
Film américain - Science fiction
Sa note :
(5)
Sa critique : La conclusion de la saga la plus controversée de notre époque est enfin arrivée à son terme. Chef d'oeuvre pour les uns, loupé complet pour d'autres, Matrix Revolutions continue à bousculer le spectateur jusqu'au bout. Matrix 1 était caractérisé par la perfection et la découverte. Matrix Reloaded par la vie, le dynamisme et le chaos. Matrix Revolutions a une ambiance mystique et très noire, voire gothique. La réflexion parallèle qui alimente la trilogie trouve son envol et sa justification dans cet ultime volet. La notion de réalité/virtualité suggérée de la trilogie n'a jamais été aussi creusée que dans ce dernier épisode. Une harmonie d'images et de notions qui font que le film (et la trilogie) est laissé à l'interprétation propre du spectateur, ce qui n'est pas sans rappeler un certain "2001" de Maître Kubrick. A ce niveau-là, le film clôt une saga qui mérite d'entrer parmi les plus grandes. On trouve enfin une justification intellectuelle au frustrant (de par le manque de développement) Matrix 1 de 1999. Le film justifie ainsi la nécessité d'avoir créé ces suites, à condition de comprendre le jeu des réalisateurs, car tout est au niveau de la suggestion, ce n'est pas un blockbuster classique. Côté mise en scène, on continue d'alterner entre le classique du monde réel et l'innovation et les prouesses de la Matrice. Le film est maintenant concentré sur l'action à Zion et le monde réel (chose que les frères nout ont dit depuis bien longtemps) dont une déjà anthologique séquence constitue ce que tout spectateur de Terminator a pu rêver sans l'avoir. Ici, cette séquence s'inscrit dans une réelle tension dramatique où la victoire ne peut venir par la force des armes, et à ce titre, on ne pourra que faire le parallèle (général) avec le siège du Gouffre de Helm dans Les Deux Tours, mais en version futuriste. Les idées fusent à l'écran et le spectacle est unique. Les armées d'APU sont bien exploitées et la tension est réelle face aux nuées de sentinelles. L'affrontement entre Neo et Smith est (enfin!) digne d'un manga-live. Matrix 1 nous recréait un visuel manga grâce au bullet-time qui permet de figer le temps sur l'instant clé d'une action, Matrix Revolutions nous offre enfin un affrontement visuel digne du manga. La poésie visuelle n'a jamais été aussi forte et les scènes d'action surréalistes ne peuvent laisser indifférent : la dantesque séquence de Zion ressemble de plus en plus à l'Enfer sur Terre, chaque image amenant le spectateur plus profondément en Enfer, alors que le Superbrawl monte dans une ambiance gothique sur fond de la musique Neodämmerung qui est (de très loin) la meilleure de la trilogie. Les images diverses du Superbrawl prouvent le talent des deux frères quant à la vision incroyable de leur trilogie (les éclairs!). Côté acteurs, ils s'en sortent comme précédemment : interprétation simple dans le monde réel, reflétant leur vie, et interprétation "frime" et jeux vidéos dans la Matrice, rien de bien exceptionnel, mais cela sonne néanmoins juste. Les quelques scènes d'émotion sont bien placées et jouées justes. Sans être du "très grand jeu d'acteur ultime", le jeu est crédible et s'intègre bien au récit. Mais c'est dans l'évolution de la perception de la réalité de Neo qu'est la force véritable du film et donc, de la saga. L'influence des idéologies asiatiques des frères Wachowski est primordiale ici. Le parcours initiatique de Neo pour s'éveiller de la pseudo-réalité, détaillé, explicité scientifiquement par Morpheus dans Matrix 1, prend toute son envergure dans ces suites, notamment dans Matrix Revolutions, mais de façon implicite, intime : c'est au spectateur de faire l'effort de transposer les "cours" de Morpheus du 1er film afin d'avoir sa propre interprétation (non forcément unique) de l'histoire. Et à ce niveau-là, le film est de l'ordre du génie. Le meilleur des trois films, et de très loin.
De Peter Weir
Avec Russell Crowe, Paul Bettany
Film américain - Historique
Sa note :
(2,5)
Sa critique : La bande-annonce laissait présager un film d'action à grand spectacle, mais on avait été prévenu (merci le forum) qu'il ne s'agissait pas d'un film d'action (donc très mauvaise bande-annonce : l'exemple flagrant à ne pas suivre !). Je pensais voir un film de chasse à longue haleine, avec toute l'attente qu'on peut imaginer, et j'ai été servi. Entièrement. Le film contraste entièrement avec Pirates des Caraïbes (ce sont les deux films "façon pirates" de 2003, donc la comparaison arrive facilement en tête). L'un est comique et vaut une attraction touristique (certes réussi, mais bon... voilà, c'est tout !), l'autre est un vrai film de genre. Jamais deux sans trois. Donc, à quand un grand film de pirates à dimension épique et spectaculaire ? :) La réussite du film tient essentiellement à trois notions : - la mise en scène soignée, posée et sérieuse, elle place d'entrée l'ambiance du film : calme, posée et réaliste. Ainsi, la rareté et la non exagération d'action est intuitivement justifiée, ce qui fait que le film n'est pas ennuyeux, malgré les trois courtes scènes d'action. - les acteurs : Paul Bettany arrive à tenir tête à Russell Crowe et donc le duo y est pour beaucoup dans la crédibilité du film. De même, le gamin qui a un rôle important est crédible, ce qui était un pari très risqué. - les décors : oui, c'est très simple ! Un bateau, la mer et une île ! Mais cette simplicité est en harmonie avec la nature du récit et renforce la crédibilité.
De Peter Jackson
Avec Elijah Wood, Sean Astin
Film américain,néo-zélandais - Fantastique
Sa note :
(5)
Sa critique : Là où La Communauté posait les bases et nous faisait rêver en nous montrant des fééries, là où Les Deux Tours nous faisait voyager dans un monde médiéval sombre et nous montrait des légendes (les Ents), Le Retour du Roi réunit les deux impressions et respire une ambiance mythologique. Peter Jackson a réussi son pari haut la main. Points négatifs : 1) Le film sent spectaculairement la version courte, abrégée, compactée au maximaximaximaximum. Impossible d'y retirer la moindre seconde. C'est dommage car il y a certaines ellipses qui font avancer l'histoire trop vite. On voudrait que ça ralentisse, qu'ils prennent leur temps, mais il n'y a que 3h20mn à disposition pour tout raconter. 2) La fin est démesurément trop courte. On dirait presque un résumé au point que les Havres Gris perdent un peu de saveur. Elle aurait pu facilement durer le double de son temps. 3) L'araignée Shelob n'est pas si impressionnante que ça. Elle est dégoûtante, guante, c'est vrai, c'est un monstre magnifique, mais elle n'inspire aucune peur (sauf peut-être sur un plan, vous saurez lequel). C'est tout de même un très bon moment, mais je la mets dans les points négatifs à cause de tous les superlatifs que j'ai entendus sur elle. Côté positif : Les batailles sont démentielles, les personnages sont bien développés (sauf peut-être Eomer) et arrivent à fournir un jeu d'acteur émotionnel d'une rare intensité et, surtout, crédibilité. Le livre est étrangement très bien respecté : la trame du récit est la même, Jackson n'invente plus rien ou presque : on a droit à 3h20 de pur Tolkien. Et par-dessus tout, le plus important, l'esprit des livres est encore une fois au rendez-vous. On est DANS la Terre du Milieu et on la quitte avec la même nostalgie que la lecture du dernier chapitre. C'est prodigieux. Certaines images que j'avais imaginées à Orodruin ont été filmées comme si Jackson avait lu dans mes pensées. C'est un passage fidèle quasiment à la virgule près. J'ai été impressionné par la charge des Rohirrim, peut-être la plus belle scène de la trilogie, transcendée par une musique de Howard Shore impériale, on verra avec du recul. La scène, comme tout le film, fonctionne à merveille au niveau émotionnel. Et à ce niveau-là (car c'est bien pour cela que l'on va au cinéma), c'est un très grand film qui peut rejoindre le "clan" des grands. Jackson fait 3 petites innovations, mais rien de bien flagrant. Toutes les autres différences sont des "oublis" plutôt que des "innovations" (qui a dit version longue ?). Certaines scènes resteront gravées dans les mémoires, comme certaines des deux films précédents, grâce à la mise en scène poétique. La charge des Rohirrim restera très certainement dans les annales. Le sentiment de nostalgie à la fin est bel et bien présent. On ne veut pas quitter la Terre du Milieu, mais il va bien falloir la quitter. Et lorsque le générique de fin apparaît, la magie fonctionne comme dans le livre : on est triste que ce soit fini. Côté cinématographique, Jackson continue à nous procurer du pur cinéma, du vrai. Le film respire l'authenticité et rappelle forcément ce sentiment d'admiration des grands classiques qui ont fait le cinéma. Dommage que le film soit trop court et cela se ressent sur le rythme trop rapide. Mais les acteurs sont parfaits. Les cadrages sont bons, les effets de caméra sont efficaces. Si Jackson n'invente pas le cinéma, il nous démontre que le grand cinéma existe toujours et nous en fait une démonstration spectaculaire. L'avenir nous le dira, mais un nouveau nom s'est peut-être ajouté à la liste des immortels tels que Chaplin, Kubrick ou Welles.

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