Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 42 résultats
Sa note :
(2)
Sa critique : Non, John McTiernan n'est pas que ce réalisateur de génie, cet extraordinaire formaliste derrière les chefs-d'oeuvre définitifs/ignorés/miraculeux que sont Die Hard, Last Action Hero et Le 13ème Guerrier. C'est aussi l'homme d'un premier film indépendant, étrange, bancal, carpenterien, oublié : Nomads. Baisses de rythme et intrigue que l'on qualifiera de "dissipée" (de quoi redorer le blason de futurs BONS scenarii (Predator ?) dont la simplicité/efficacité évitait au moins tout superflu), interprétation fumeuse (Brosnan et son français d'outre-espace, mdr) et manque d'implication/identification du spectateur (le héros "meurt" à 5 minutes du début du film et son substitut n'est à l'arrivée qu'un simple réceptacle d'hallucinations rétif à toute évolution psychologique) sont les principales faiblesses d'un film qui parvient néanmoins à distiller un climat d'étrangeté par moment hypnotique. Plus troublant que réellement terrifiant, plus fantastique qu'horrifique, Nomads capture de concert le kitsch (Adam Ant et ses ersatz punks de Bananarama !) et la moiteur urbains d'un Los Angeles mtviesque. Mais Nomads, et c'est peut-être là tout son sel, déflore quelques motifs narratifs qui feront la richesse séminale des futurs classiques d'un McT ici scénariste. Je veux évidemment parler de l'observation (trompeuse puis révélatrice) par écran interposé, d'une inclination marquée pour le ludisme (jeu du cache-cache) ou du recours au body language comme idiome universel. Guettez aussi ce curieux dernier plan - travelling compensé rulez ! - révélation plus qu'éloquente quant aux motivations larvées du réalisateur... Nomads, l'équivalent filmique d'une lettre de motivation adressée aux grands studios hollywoodiens, comprendre californiens ? Certainement. Aussi, si des esprits tordus s'obstinent à vouloir voir dans un simple panneau de signalisation un sens plus caché encore, l'esquisse timide d'une diatribe à la Rollerball... hé bien faites comme si de rien n'était !
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Sadisme abject, radicalité crétine du propos, absence totale de contrepoids moral à la furieuse croisade vengeresse du père Neeson... Franchement, préférez-lui Commando. Plus drôle, plus sain !
Sa note :
(0,5)
Sa critique : D'une redoutable ineptie artistique, "Gunnm" version anime est un fiasco total... Vous me direz, comment espérer retranscrire l'univers chaotique et la violence barbaresque du manga cyberpunk culte avec de tels partis pris minimalistes, indignes d'une OAV "DBZ" ? Où est donc passée cette pesante atmosphère apocalyptique suintant par tous les pores d'une ville/décharge aux dimensions infernales ? Qu'est-il advenu de ces protagonistes gangrenés par la rouille, de ces écorchés vifs dont la cruauté endémique cache d'insondables blessures morales ? Makaku, terrifiante machine de guerre carburant à la cervelle fraîche qui autrefois citait Nietzsche, prend ici des allures de gorille décérébré pseudo-punk éructant à tout bout de champ. Triste. Que dire de Zapan : chasseur de primes originellement défiguré par Gally et victime d'un terrible complexe d'infériorité l'emportant corps et âme dans une foudroyante spirale dépressive auto-destructrice (oui rien que ça !), il doit totaliser deux minutes à l'écran à tout casser, le temps de passer pour la dernière des truffes vérolées. Quant au populaire Desty Nova, nemesis ultime de l'héroïne (ah ! karma, quand tu nous tiens...), il passe carrément à l'as, remplacé par un personnage féminin des plus transparents. Et disparue, cette implacabilité palpable dans la destinée funeste de Yugo, doux rêveur aveuglé par les charmes trompeurs d'une déesse nommée Zalem... Techniquement hors-sujet (animation déplorable avec moult images fixes dézoomées), script tronqué et thématiques éludées (pas la moindre trace du Berserker) "Gunnm" ne rend absolument pas honneur à l'oeuvre crépusculaire de Yukito Kishiro. Reste à attendre une éventuelle adaptation live de James Cameron, passant inévitablement par la réussite de son prochain "Avatar"... lequel modifiera de manière radicale, nous en sommes tous convaincus, les perspectives cinématographiques sclérosées de notre temps. Rendez-vous est pris !
De Rob Cohen
Avec Brendan Fraser, Jet Li
Film chinois,allemand,américain - Aventure
Sa note :
(0,5)
Sa critique : " La Momie 3 " ou le supplice du condamné... qui l'a un peu cherché. Au menu de cette nuit toilée du lundi 18 août 2008 : " TDK ", the one. Arrivée parking : 22 heures. A la bourre comme toujours. L'entrée du cinéma Oscar vomit deux files d'attente monstrueuses. Et comme si ça ne suffisait pas, voilà que je perds connement du temps à poiroter derrière une bande de fumeurs visiblement pas trop pressés d'inhaler leur poison... Je double fissa. Sur l'écran de contrôle, les places restantes pour " TDK " s'égrainent dangereusement vite : 32, 29, 26, 21... Choix délicat que le plan ciné solo, vu la configuration de la soirée. 19, 16, 11 places restantes, ça urge poliment. Les fumeurs blablateurs de tout à l'heure me passent devant en cognant des épaules : les deux malappris rejoignent leurs potes au guichet. Toujours agréable de se faire entuber... Bon, plus qu'une demi-douzaine de places avant de pouvoir pleinement apprécier l'absence de sourire de la caissière. Chiffre six sur le panneau : je claque sévère des talons. Quatre, et quelques grimaces de dépit parcourent mon visage. Plus qu'une malheureuse petite place de merde (j'écrase une larme) et arrive ce qui devait arriver : SEANCE COMPLETE. C'est dit, ce soir le Joker rigolera sans moi. Me voilà donc comme un con devant la dame qui ne sourit pas à choisir par défaut et à la va-vite un film que je n'avais de toute façon nullement l'intention de voir. J'aurais pu rebrousser chemin oui, mais allez savoir pourquoi : " Hancock ", " Statham ", " La Momie 3 ", pff... allez, va pour l'exotisme. Et autant dire qu'il n'y a quasiment que des frustrés dans la salle, les bien nommés Orphelins de Gotham. Frustrés, irrités, prêts à lâcher quelques sanglots quand apparaissent tel un bon gros bras d'honneur les images de la b.a. du batman. Vite, balancez la mamie égyptienne, qu'on en finisse, par pitié ! Le projectionniste balance donc la purée : un supplice, ai-je dit... Et voilà que je n'ai plus de place pour tacler cette grosse merde, zut alors.
De Matt Reeves
Avec Michael Stahl-David, Lizzy Caplan
Film américain - Science fiction
Sa note :
(2)
Sa critique : En bon blockbuster qui se respecte, « Cloverfield » finit sur un pic. Bien. Sauf qu’ici le fameux climax intervient APRÈS la dernière image du film et reste purement auditif : il s’agit en effet du morceau Roar ! composé par Michael Giacchino, un futur grand – peut-être l’est-il déjà ! Une magnifique pièce épique de dix minutes où violons et coeurs s’unissent dans un style très Leonard Rosenman période « Robocop 2 », où cuivres et percussions éclatent de concert avec la fougue d’un Goldsmith, où grondements murmurés et menaçants infiltrent l’air tels l’intro dérangeante d’un Half-Life. Voilà pour le fait marquant d’un film bancal dont le postulat de base, mêler le destin d’un homme à une catastrophe de grande ampleur, semble nourri des meilleures intentions : offrir au public un Kaiju Eiga US (le genre popularisé par « Godzilla » qui puise sa source dans le cinéma de monstres géants ricain : on veut boucler la boucle ou quoi ?) au souffle nouveau (caméra à la 1ère personne), et tenter une tentative (?) d’exorcisme des démons du 9-11. OUI le film remplit son cahier des charges question grand spectacle (la scène de l’hélico, extraordinaire : quel bombardement, quel sursaut, quelle chute !) ; mais que d’invraisemblances dans le script et d’incohérences dans la mise en scène pour en arriver là ! Parmi tant d’exemples, saura-t-on un jour pourquoi tous ces jeunes cons grimpent sur le toit de l’immeuble, la baie logiquement hors de vue de cet endroit ? Quid du cameraman, imbitable donneur de leçons passant son temps à zoomer, à commenter et paraphraser l’action, et surtout à panoter sur les visages de ses potes à chaque rebondissement : c’est ce qu’on appelle de la mise en scène « consciente », et c’est un comportement tout sauf naturel qui contredit les fondamentaux de l’approche « réaliste » voulue par les duettistes Reeves et Abrahms, pour qui la fin justifie visiblement les moyens. Trahison du concept mais copie spectaculaire en contrepartie = …verre à moitié plein ?
De Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Cate Blanchett
Film américain - Aventure
Sa note :
(1)
Sa critique : Que dire, mes frères ? Que le coco aurait bien voulu se mettre le doigt dans l'oeil gauche jusqu'à l'épaule droite en prédisant un divertissement désincarné, formellement prévisible, scénaristiquement dépareillé, thématiquement creux ? Que le sourire radieux de Karen Allen lave à lui seul le film du péché de la paresse artistique, que l'absence notable du vilain faire-valoir sexuel suffit à faire pardonner ce camouflet numérique ? C'est la bérézina à tous les niveaux, à commencer par un script flemmard et brouillon (incessamment remanié depuis plus de quinze ans, CQFD) proposant une flopée de personnages – anciens comme nouveaux – inconsistants, désespérément statiques et très cons (Cate Blanchet constipée, John Hurt lobotomisé... c'te honte), perdus dans une intrigue vaporeuse qui ne débat même pas des vrais Crânes de cristal et qui accuse, vu l'histoire personnellement chaotique du scénario, de très nombreuses baisses de rythme (cf. la très pénible escapade souterraine en binôme où le spectateur, seul devant l'ennui et pas mauvais non plus question spéléologie, pourra se laisser aller à une cure de nez roborative). George Lucas oblige, les scènes-clé sont vite expédiées (le coming out de Marion tombe dans la pantalonnade navrante) et pire : Indiana Jones, à l'instar d'un McClane idéologiquement corrompu, se voit souillé et vidé de sa substance, son aura lamentablement roulée dans la boue de l'Indicible Compromission ; transformé en figure paternelle péniblement gâteuse, il passe carrément pour un voleur aux yeux de son fils, et du public !!!... Restent quelques miettes éparses, un passage nucléaire express à la fulgurance folle, un décollage de soucoupe volante cyclopéen... vraiment magique, la prestation honorable de LaBeouf dans un rôle galvaudé rappelant que le seul fils que Jonesy ait jamais connu dans ses aventures se nomme Demi-Lune... bref, des broutilles au regard du préjudice occasionné par ce film mortifère. M'en vais revoir " Le Temple Maudit " moi, ouais.
De Dany Boon
Avec Kad Merad, Dany Boon
Film français - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : " Bienvenue Chez Les Ch'tis ", ou la poignante histoire d'un intolérant du Sud muté dans l'Grand Nord français, le beau et frais pays des Ch'tis, du Bachelet et du Cauet. Et bien sûr qu'au début, le gars du " Chud " il est bien con et bien figé dans son carcan d'intégriste régional : lui pas comprendre la langue d'une autre galaxie que les gens tout bizarre y jactent à la cadence d'une rotative ; lui pas apprivoiser l'odeur suave du Maroilles que les gens tout dégoûtant y boulottent comme des p'tits beurres. Mais pas d'inquiétude, les gentils gens du " Chnord " purs et innocents se chargent de la lobotomie touristique pendant que la grognasse du-dit con, restée au Pays des Misanthropes, se fait un sang d'encre et s'imagine l'Indicible au Royaume des Sanguinaires... O_o (!?!) bon ok stop : j'arrête le délire. Cette critique acrimonieuse, je l'écris à même le film TELLEMENT J'ME FAIS CHIER, VOYEZ !!! Y'a rien dans ce film, rien ! QUE DALLE !!! Pas d'mise en scène, pas d'montage, pas d'acteurs (Oh le Bosso ! OH LE BOS-SO !!!), pas de finesse, pas d'émotions, ni même la croupe rebondie de la p'tite Zoé Félix qui vous sourit de toute sa raie, à l'aube naissante, pour vous réconforter... RIEN ! Mais pourquoi, POURQUOI j'me suis envoyé une purge pareille ?! Il a encore fallu que je fasse comme tout le monde, évidemment... Et ça fait un triomphe ça ? Et ça menace de faire chavirer le " Titanic " ça ?! Mais nom d'un chien, j'ai l'impression d'avoir perdu un bout d'gras du cerveau avec leur éructations sataniques !! Ooooohh ma tête... MA TÊÊÊÊÊÊÊTE !!! Allez, ressaisis-toi mec, t'es plus fort que ça quoi, ouais. Et dans deux jours, c'est l'avant-première d'" Indy 4 ", LE GRAND JOUR !! Presque vingt ans que t'attends ce moment : tu vas pas abandonner si près du but dis, hein ?! DEBOUT SOLDAT !!! Boon ne gagnera pas la guerre de l'humour sans substance, du non-art populiste, du formatage " T'as bien mis ta ceinture chérie ? " idéologique ! CRENOM !!! ILS NE NOUS AURONT PAS VIVANTS !!!
De Paco Plaza, Jaume Balagueró
Avec Manuela Velasco, Ferran Terraza
Film espagnol - Epouvante-horreur
Sa note :
(4)
Sa critique : C’est l’état de choc, le traumatisme. Le temps d’une critique, bon gré mal gré je replonge dans les entrailles ténébreuses de ce film aux relents d’apocalypse : dur après un « L’Orphelinat » déjà éprouvant… Catapulté en un endroit clos, un groupe d’individu hétéroclite doit faire face à une menace létale soudaine et de nature inconnue… Jusque là, rien de nouveau sous le soleil de Mexico : Carpenter a pondu quelques merveilles définitives sur le sujet, et question peur viscérale mortellement mortelle avec implication du récepteur/acteur, les gamers du monde entier se souviennent avec émotion d’un certain "Resident Evil", véritable défloration générationnelle en matière de trouille zombiesque. On ne fera jamais mieux. Ouais, sauf que les deux compères explosent leur canevas balisé d’un traitement visuel comme rarement immersif, et aboutissent à un résultat fait de tension palpable (chaque entrée brutale dans le champ est anticipée à l’extrême), de visions d’épouvante et de peur panique par instants intolérables. Adoptant le point de vue neutre de la caméra-témoin (celle d’une équipe TV) interdisant toute velléité de mise en scène dite « consciente », et impliquant l’utilisation de plans-séquence participant au réalisme dingue de l’action, « [Rec] » nous immerge corps et âme dans un cauchemar nocturne dont on peine à voir l’issue. Car le film va plus loin que le simple et efficace postulat du "Bouh-Fais -Moi-Peur" : le réel trauma vient plus volontiers de cet isolement forcé emprunt de désespoir (ce qu’il y a à l’extérieur n’est pas forcément très accueillant…), d’une perte totale de repères (le quotidien vire à l’horreur insensée, les sens disparaissent, la folie guette), de la désagrégation d’un groupe de survivants, de la déshumanisation d’un être humain… Malgré quelques menus défauts (un ou deux effets faciles, plan final à la logique ambiguë et générique douteux), « [Rec] » s’impose comme un néo - classique du cinéma d’épouvante. A voir (à vivre) pour le croire !
De Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Sean Connery
Film américain - Aventure
Sa note :
(2)
Sa critique : Etrangement considéré comme le top de la trilogie Jonesy par bon nombre de fans, " La Dernière Croisade " n'est d'après moi pas au niveau. C'est bien simple : Spielberg met sa caméra en pilote automatique, illustre d'un oeil complice le script méta – cynique et ultra – balisé de Lucas (qui prouve au passage que ses fougueux rêves de gamin originels ont fait place à l'impudence du businessman calculateur, genre : " On a inventé une recette miracle : resservons – la jusqu'à l'indigestion ! "), filme un Harrison Ford déjà sur le déclin, la tronche bouffie, et se contente de pondre un décalque des " Aventuriers " certes bien foutu (rien que pour la séquence du tank, il fallait réaliser ce film) mais sans grande originalité, avec si peu d'inventivité et surtout sans le moindre soupçon de folie. Pas suffisant d'arborer la triplette royale Spielberg/Ford/Connery en tête de gondole !... Je parlais de cynisme ? Il n'y a qu'à s'arrêter deux secondes sur le cas Elsa Schneider, personnage exaspérant de vacuité, de fadeur et de conformisme, qui n'est là que pour frustrer le spectateur, taper droit dans le consensus et faire taire les critiques stupides entendues çà et là à l'encontre du " Temple Maudit " et de la trop familière Kate Capshaw, dont la prestation hystérique fut considérée en son temps comme " une insulte à la femme "... Ainsi gâché par l'élan de compromission de trop, " Indy 3 " rejoint un parterre non négligeable de troisièmes volets de franchises branlants passés et futurs, entre les déceptions légères (" Spiderman 3 "), les ratages annoncés (" Jaws 3 ", " Star Wars 3 ", aussi nul que les deux précédents cela dit) et les foutages de gueule qui nous la mettent profond (" Batman 3 ", " Robocop 3 ", " Star Wars 6 "). Mais le fan, en dépit de tous les signes de mauvais augure imaginables, attend. L'esprit rêveur, il attend toujours qu'un quatrième opus renoue triomphalement avec la fraîcheur revigorante du premier, et l'extravagance irrévérencieuse du second. Rêve coco...
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Heureusement que "Pulp Fiction" arrive vite derrière pour sauver le cul de notre pauvre Bruce Willis, complètement à la masse dans ce sous-"Basic Instinct" mal branlé (je suis gentil), mais qui sait réserver quelques passages hilarants comme ces vieilles ficelles de tension musicale surgissant au moindre moment "d'angoisse", les séquences chez le psy (à se pisser dessus tellement les acteurs en font des caisses), le saxo ringard sur les scènes de cul ou bien encore le twist plus invraisemblable tu meurs. Bref, on rigole comme dans "Highlander 2" !

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