Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 1404 résultats
De Ursula Meier
Avec Léa Seydoux, Kacey Mottet Klein
Film français,suisse - Drame
Bande-annonce | Séances (218)
Sa note :
(3)
Sa critique : L'histoire d'un moins que rien du niveau inférieur qui va prendre les miettes des gagnants des niveaux supérieurs. Il n'y a pas si longtemps, il restait deux espaces paradisiaques préservés où le vol n'avait pas sa place, la plage (je ne parle pas de celles de Marseille) et les stations de ski. Hélas, même dans les hauteurs des dieux tout blancs immaculés, la trêve des confiseurs a cessé. Faute de combattants éduqués sans doute, la pauvreté n'ayant pas changé. C'est donc cette histoire de deux ou trois derniers tabous qu'essaye d'écrire la réalisatrice de l'excellent "Home". Vol, deux fois symbolique, inceste, et statut inamovible de la mère à une époque où la naissance est enfin choisie par les gens responsables. Sauf qu'une mère peut-être une pétasse et une salope comme une autre. Évidemment, comme dans son précédent opus, on soulignera son courage de remettre en cause la sacro sainte croyance en la famille havre de paix, sauf qu'avec Isabelle Huppert en fol-dingue, on était en train de planer, avec Léa c'est tout doux, on atterrit douloureusement dans un ersatz des frères Dardenne. Aucun problème sur les acteurs, sur le côté malsain qui effleure souvent de ces destins brisés qui n'ont rien à envier aux fantasmes bourgeois, qu'ils soient désœuvrés ou pervers. Ce gauchisme de bon aloi est presque rafraîchissant tellement il flirte avec l'extrême droite la plus décomplexée. Oui, les pauvres, continuez à vous multiplier avec talent, vous faîtes honneur à votre rang et le bonheur illumine vos soirées. Il y a deux twists de scénario bienvenus, il y a une propreté d'image rare dans ce type de réalisation indé, comme dans « Home ». Ce n'est peut-être qu'un accident de parcours, courage, laissons une chance à une jeune réalisatrice qui, effrayée par son originalité et son talent a voulu singer les maîtres du néo réalisme de gauche sans laisser parler son cœur moins ancré et sa géniale fibre artistique. Reste un superbe pamphlet sur les pauvres, que l'on analysera comme l'on veut suivant son bord politique, contrairement aux délires séniles d'un Guédiguian par exemple. Car la rigueur de la réalisatrice fait merveille dans le constat de l'intérêt de certains choix. Par contre, si vous voulez vous divertir ou oublier notre dur quotidien, je propose plutôt les pirates ! NOTA : il m'a fallu passer sur la fiche film d'Allo Ciné pour reconnaître la superbe anglaise des cimes, Scully tout simplement, jamais elle n'a été aussi belle ! Vivement qu'elle reparte à l'assaut du septième art.
De Peter Lord
Avec Hugh Grant, Salma Hayek
Film américain,britannique - Animation
Bande-annonce | Séances (94)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : L'histoire d'un rafiot et de son looser de capitaine qui tient autant à sa barbe qu'à son perroquet. Sony nous fait perdre Wallace, son Gros Mythe et la courante des poulets, mais on gagne un budget et une animation plus fluide et plus riche. Hélas, le scénario perd un peu de sa superbe dans le grand spectacle, Du moins en VF, même si la voix d’Édouard Baer et les dialogues sont très sympathiques sinon drôles. Car les lenteurs ou les citations cinématographiques sont légion mais pas forcément passionnantes. La musique enrobe correctement le tout, les clins d’œils anachroniques font bon ménage avec les scènes d'anthologies habituelles, la baignoire et le ballon final. Sinon, par rapport au marasme actuel des films disponibles, on ressort évidemment satisfait, on attendait juste un peu plus de nos auteurs "So British" favoris. Et surtout, sans amateurisme aucun, on est encore plus touché par le côté enfantin de l'animation, finalement si simple et presqu'abordable (c'est ce qu'on croit naïvement) qui permet tous les délires.
Sa note :
(2)
Sa critique : L'histoire d'un pays qui n'existe que quand il montre ses muscles, surtout quand il s'agit de ramer. Encore un film de propagande pour l'armée ultra zélé, venez, on prend tout le monde, cul de jatte, bombe sexuelle, repris de justice et même les ... Albinos ! De toute façon, c'est pour que vous vous en preniez plein la gueule, en Afghanistan ou à Rimini. Du moment que vous savez tirer sur tout ce qui bouge (pas dans votre lit s'entend) et que vous pouvez faire face à l'invraisemblable toutes les minutes, no problemo. Bon, une fois que l'on oublie les effets spéciaux pas très réussis (l'eau donne toujours des sueurs froides aux programmeurs 3D), les dialogues ... que même Rihanna arrive à jouer sans se planter, la musique dacdc, on peut se laisser doucement aller à un niveau de QI inférieur et regarder le grand spectacle. La scène de l'ancre est marrante, et heureusement car les combats sont répétitifs et le film vite largué dans les profondeurs de l'oubli cinéphilique. Il reste le beau gosse de John Carter et son questionnement philosophique, va-t'il changer son agent, celui qui l'oblige à tourner un navet sur fond vert par mois ? Avec tout ce fric, au moins ce ne sont pas les scénaristes qui ont coûté cher, ils étaient en vacances.
De William Brent Bell
Avec Fernanda Andrade, Simon Quarterman
Film américain - Epouvante-horreur
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(2)
Sa critique : L'histoire des démons et de leurs lieux de sorties favoris. Ouh j'ai peur, un film d'exorcisme avec des caméras comme dans « Blairwitch project » ! Non, il ne faut pas se moquer de ce film pour son énième redite des films d'exorcismes, il y a quelques originalités, par exemple, l'héroïne est jolie, ça ne fait pas de mal et c'est moins pénible. C'est quand même dommage que les acteurs et les histoires soient aussi nases, car c'est parfois original et même bien fait, enfin si l'on excepte le grain ou la définition pourrie des scènes d'action sensées être filmées Avé des caméras moins performantes. De toute façon, la lenteur générale achèvent le tout ! Encore une chute habitée par le démon de l'oisiveté, qui comme chacun sait est mère de tous les vices dont la paresse ! Je suis resté jusqu'au bout du générique de fin (c'est dans ces moments là que je me sent réellement cinéphile ... de série Z) et je vous confirme pour ne pas perdre (encore plus) vote temps qu'il n'y a aucune fin alternative.
De Asger Leth
Avec Sam Worthington, Elizabeth Banks
Film américain - Thriller
Sa note :
(2)
Sa critique : L'histoire d'un flic qui veut retrouver un gros cailloux plutôt que de les casser dans un pénitencier. L'invraisemblable est, contrairement à l'imaginaire collectif des producteurs, le poison qui tuera le cinéma, et ce film se suicide à haute doses d'invraisemblances ! Ce n'est pas forcément dommage, il n'aurait pas été réussi de toute façon, mais le plaisir est gâché à force, surtout la « chute » finale dont le film ne se relèvera pas. Pas mal d'action, une bombe latina, du suspense et des acteurs de seconde zone, une vraie série B et rien de plus. On commence à avoir peur pour l'ancien avatar qui n'a pas la main heureuse dans le choix des films cette année.
De Måns Mårlind, Björn Stein
Avec Kate Beckinsale, Stephen Rea
Film américain - Action
Sa note :
(2)
Sa critique : L'histoire saignante d'une revenante à la « Hibernatus ». Oui, Kate peut-être une actrice intéressante. Non, pas dans ce film. Enfin, on retient surtout la performance de son arrière-train dans cette belle tenue moulante, et encore, il y a du avoir de la censure dans l'air parce que c'est pas bézef et c'est toujours moins de 2 secondes... Le jeu de Kate n'est en aucun cas en dessous de ses camarades, seuls les loups garous sont un peu plus expressifs. Mais l'avantage des Lycaons est double, ils n'ont pas de dialogues creux et empesés à déclamer en y croyant très fort et ils sont en image de synthèse ! Si on rajoute des effets spéciaux qui fleurent bon le 100% image de synthèse, la 3d loupée sauf trois scènes « intrusives » et un canevas inintéressant au possible, le bilan n'est pas flatteur. Certes, pour les ados adeptes de l'Orangina rouge, et les victimes du syndrome twighlight, c'est « supergenialovermegakiffant » et en plus il y aura une suite ! Tout est dit... mais d'ici là, le public sera devenu mature ?
De Keith Scholey, Alastair Fothergill
Avec Samuel L. Jackson
Film américain - Documentaire
Bande-annonce | Séances (10)
Sa note :
(2,5)
Sa critique : L'histoire de quelques gros chats dans la savane Il y deux petits problèmes dans ce documentaire hyper-spécialisé. Tout d'abord la voix, même si je suis un fan d'Elbé, ici, son organe est bien trop viril et caverneux, on a pas du tout d'accord avec la grâce ou l'action des belles images. Et cerise sur le gâteau, c'est très mal écrit ! Triste ou pompeux à mourir d'ennui. L'autre souci, réside dans le « déjà vu ». Si Mister Anderson se promenait dans le film,il ne serait pas choqué que par le chat noir, toutes les situations ont fait l'objet d'un docu, TV ou ciné, et à part le combat des fourmiliers, et on s'ennuie assez rapidement, surtout quand certaines scènes sont un peu floues ou que les vues d'ensemble souffrent d'un léger manque de définition face aux 30 mètres de diagonale d'une salle de cinoche. Pour couronner le tout, les images du générique sont accompagnées de commentaires niais au possible. Heureusement tout n'est pas noir au pays du Wengé, les photographies sont belles, la musique est agréable mais surtout, le système des travellings à quelques mètres des animaux est magnifique. Reste que l'on est loin du rythme et de l'ambition des autres documentaires de la décennie, notamment le meilleur exemple puisque basé sur une seule bébête, les flamands roses aux « Ailes pourpres ».
De Roman Polanski
Avec Jodie Foster, Kate Winslet
Film français,espagnol,polonais,allemand - Comédie dramatique
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3)
Sa critique : L'histoire de 4 adultes qui doivent assumer les conneries de leur marmaille, ça semble bien difficile quand on est civilié ! Alors oui, c'est juste du théâtre filmé, oui, les ficelles sont grosses pour tenir 1h30, et oui, on se fiche un peu de ce qui va arriver, mais bon, ce sont au moins 3 bons acteurs, et un bon réalisateur. Donc les meubles sont sauvés, sans qu'au delà de l'exercice de style très mature, le film laisse beaucoup de souvenirs, la preuve, j'ai même oublié de poser ma prose dessus au bout de 4 mois ! Notre bel allemand explose toute compétition, Kate fait bien son travail, le rôle insupportable de Jodie laisse des séquelles sur son physique (bravo à sa vocation pleine et entière) quant à l'autre acteur, il est toujours aussi à côté de la plaque que dans « We must talk about Kevin », au moins sa « profession » semble cette fois plus en accord avec son physique. Mais le côté « actor studio » en roue libre fait parfois un peu artificiel. Et la répétition des situations n'aide personne sur la durée. J'ai bien peur de pouvoir esquisser l'avis que simplement la pièce n'est pas transcendante, et que Polanski a fait de son mieux pour jouer à Woody tout en préservant le cynisme et le rythme qui lui appartient. Pas inoubliable mais pas ennuyeux à force d'avoir la main leste sur le ketchup.
De Aki Kaurismäki
Avec André Wilms, Kati Outinen
Film finlandais,allemand,français - Drame
Bande-annonce | Séances (2)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : L'histoire d'un chromo qui bouge. Si l'on accepte la « manière » Kaurismaki, sacrément caricaturale dans cet ouvrage, on passe un excellent moment, tellement décalé et nostalgique qu'il en est intemporel, enfin plutôt fifties. On se marre très rapidement, on apprécie la photographie « à l'ancienne » et le jeu formidable entre Wilms et Darroussin. C'est travaillé, jamais misérabiliste ni triste, on est juste au fond du trou des prolétaires au Havre, c'est pas peu dire ! Un peu le même genre que « La fée » tourné au même endroit (qui va finir par devenir culte!) mais plus cérébral et nostalgique. Sur un sujet qui a le don de me hérisser le poil, le Finlandais réussit à éviter les pièges, en nous divertissant, bravo.
De Christophe Ruggia
Avec Clovis Cornillac, Mathilde Seigner
Film français - Policier
Sa note :
(2,5)
Sa critique : L'histoire de deux prolos qui ne savent pas très bien ce qu'ils font, mais le réalisateur a sa petite idée pour le grand final. Dans le grand n'importe quoi amerloque, on a maintenant la version française des fugitifs. Comme les acteurs ont été parfaitement choisis pour les prolos qu'ils sont censés figurer, ça se passe relativement bien, les surprises invraisemblables à la clé, surtout le coup de la valise, excellent ! Néanmoins, pour le final et pour le rythme, sans parler de l'agrément de voir Marseille d'une autre manière (ça change de Paris) ça se laisse regarder. Pour se souvenir que l'on ne doit pas faire tout ce que l'on voit à l'écran, non, c'est pas bien, faut pas, du tout, non non.

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