Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 30 résultats
De Brad Bird
Avec Tom Cruise, Jeremy Renner
Film américain - Action
Sa note :
(2)
Sa critique : C'est en naïvement imaginant passer un intense moment de divertissement que je me suis faufilé dans les sombres allées bondées de monde d'un cinéma pour me laisser, avec plaisir cette fois, fondre la cervelle devant l'attendu Protocole fantôme. La scène d'introduction nerveuse et bien chorégraphiée enchante alors que déjà de petits écarts de mise en scène et de légères incohérences viennent titiller l'oreille ("mais non, ce n'est rien, de petits détails sans trop d'importance résultant sans doute de la venue nouvelle de monsieur Bird dans le blockbuster" me susurre une voix rassurante). Hélas, il ne faut pas attendre très longtemps pour que les inquiétudes se révèlent être fondées. Dès la fin du premier générique sur le célèbre thème au mixage ici kitch (cela s'explique plus tard) de MI, le film se lâche et part en totale roue libre. Et va-y que je t'envoie du scénario du machiavélique terroriste russe qui rage encore de la guerre froide et qui veut anéantir le méchant peuple américain à coup d'ogive nucléaire, et va-y que je te recycle par paquets des situations des précédents opus sauf que là, c'est toujours plus pire ! J'ai vraiment cru rêver lorsque l'ombre d'une morale Joe Dantienne s'est invitée et a définitivement décidé de squatter la pellicule. Le gentil Brad a en effet eu l'idée brillante d'exprimer toute sa haine de la technologie et de la modernité par un concentré de défaillances techniques barrant la route à la pauvre équipe de super-agents; la moindre apparition d'un appareil électronique devient ici aussi néfaste pour l'humanité que la peste au Moyen-âge. Un coup, c'est les gants adhésifs qui grillent, l'autre, le modélisateur de masques qui crame... Et puis, à quoi bon quand la plus avancée des technologies ne peut aider face à une gigantesque et horriblement synthétique tempête de sable (euh...). Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Une rediffusion des Gremlins ? Que nenni, je suis dans la bonne salle ! Disons que je suis dans un bon jour, que je ferme les yeux (pas trop quand même) et que je m'abandonne aux péripéties - farfelues - de nos héros. Mais non ! L'élément majeur qui me faisait considérer la saga comme l'un des divertissements les plus efficaces est tout simplement annihilé. Vous rappelez-vous de ce crescendo constant, de cette course furieuse après le temps pour sauver la princesse ? Plus rien ! Le délai ridiculement restreint de l'aventure a disparu au profit d'insignifiants chronos ajoutés à la va-vite pour sauver la mine, et comme pour s'assurer de dissoudre la plus mince silhouette d'intensité dramatique qui pourrait subsister, de l'humour vient ponctuellement détendre l'atmosphère. Quant à la princesse ? Disparu elle aussi [spoiler](bien qu'une astuce scénaristique essaie de nous faire gober le contraire)[/spoiler]. Je me demande pourquoi ! Pourquoi ? Et puis je comprend. Ou plutôt, et puis je comprend trop, car la conclusion est à vomir de on-en-fait-dix-caisses-pour-que-tout-le-monde-même-le-chat-de-ma-voisine-comprenne-ce-que-j'ai-mis-des-années-à-élaborer-tellement-c'est-compliqué-comme-philosophie-de-la-mort-qui-ne-tue-pas-mais-alors-pas-du-tout. Tout ce massacre pour dire que l'amour c'est bien, que c'est ou que cela devrait être le moteur du monde. Franchement, est-ce que la trilogie avait besoin d'autant d'artifices pour déboucher aux mêmes idées ? Certainement pas. Bref, dégouté malgré sa pincée - juste une - de bonnes trouvailles.
De Uwe Boll
Avec Brendan Fletcher, Michael Paré
Film allemand,canadien - Thriller
Sa note :
(3,5)
Sa critique : "Uwe Boll" et "art" dans la même phrase ? Inconcevable ! LOL ! Me direz-vous. Cependant, j'ai le plaisir d'annoncer que "Rampage" a définitivement changé la donne. Avec son début carrément prévisible, il est vrai que l'on pourrait s'attendre à une barbare et grossière immersion dans l'esprit d'un jeune homme psychopathe, sur le point d'opérer un massacre. Celui-ci pointe alors le bout de ses giclées de sang, avec, il faut tout de même le reconnaitre, une certaine intensité. Au moment où, résigné, vous pensez avoir vu la même chose aux infos du vendredi soir, le gore en moins ; un formidable dénouement vous éclate à la figure, et vient résonner contre les parois de votre cerveau jusqu'ici peu actif. Les clichés s'envolent, la simplicité apparente du scénario s'effrite, et on réalise à quel point Boll a su tiré le concept de la folie meurtrière à des sommets satiriques, jusqu'ici inexplorés. L'intelligence de ce dénouement cautionne à elle seule l'existence de l'heure et demi précédente, *** SPOILER *** en faisant de son anti-héros, non pas un paria haineux et victime de la société ; mais à l'inverse, l'extrême et emblématique figure du capitalisme contemporain. *** FIN DU SPOILER *** Par pitié Uwe, continus sur cette voie. Enfin, il est bon de noter que les acteurs sont majoritairement convaincants, certains étant, je pense, volontairement caricaturaux ( les parents notamment ). La caméra embarquée est tout à fait adaptée à la retranscription du massacre en direct, et les musiques sont magistralement composées, toujours dans le ton. Je critiquerais simplement l'écriture de certains dialogues, ainsi que la réutilisation abusive de plans et de séquences sonores. Et bordel, c'est quoi ce sous-titre dont nous gratine la VF ?!
De Gareth Edwards (II)
Avec Whitney Able, Scoot McNairy
Film britannique - Science fiction
Sa note :
(4)
Sa critique : Sur fond d'apocalypse, et premier plan de romance, Gareth Edwards nous pose haut et fort une question pertinente : Pourquoi ne serions-nous pas, les monstres ? C'est bien filmé, bien musicalement accompagné, et bien écrit. Bref, si vous ne l'avez pas déjà vu, foncez !
De Jonathan Liebesman
Avec Chloë Sevigny, Peter Stormare
Film américain - Drame
Sa note :
(3)
Sa critique : Voilà un "petit" long métrage qui aurait bien mérité sa sortie en salle. L'intrigue est prenante, le dénouement surprenant, et quelle ingéniosité ! Il est rare de voir quelque chose d'aussi pointilleux psychologiquement, et c'est un vrai régal pour les neurones. Quelques reproches cependant : Un dénouement qui peut être décevant par son manque de complexité, et deux personnages principaux anecdotiques, même s'il faut bien avouer que Peter Stormare à un réel charisme. A voir au moins une fois.
De Ti West
Avec Jocelin Donahue, Tom Noonan
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(2)
Sa critique : Dissimulé sous une mise en scène sobre et minimaliste, "The House of the Devil" est une véritable montagne de prétention. On attend beaucoup d'un film présentant un tel soucis du détail, titillant la nostalgie des cinéphiles, par son atmosphère très années 80. Mais voilà, il faut se rendre à l'évidence, après une heure et demi d'une mise en contexte qui ne tient en haleine que par la promesse d'un dénouement apocalyptique, rien de bien profond ne nous est dévoilé. La fin est terne, sans surprise, laissant même la possibilité d'une interprétation empirique, bien loin des registres horrifiques sataniques. "Entubé" dites-vous ?
De Quentin Tarantino
Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent
Film américain,allemand - Guerre
Sa note :
(5)
Sa critique : Ou quand Tarentino décide de déclarer sa flamme au cinéma !
De Louis Leterrier
Avec Sam Worthington, Liam Neeson
Film américain - Fantastique
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Le Choc des Titans est l'exemple type du film attrape nigaud. La recette ? On vole une idée originale qui semblait être propice à de nombreuses batailles numérisées, et on enchaine les dialogues qui sonnent faux, mélodramatique, voir ridicule; les clichés, les incohérences, les musiques fades, la photos désastreuse, les angles d'album de vacances, et les tentatives désespérées de symboliques visuelles plantées. Le bougre ne prend même pas la peine de retenir l'essence de la mythologie, son principe d'origine, son idée principale, alors qu'une morale qui n'est que très peu antique triomphe sur ce ramassis d'ordures synthétiques de manière faussement héroïque. Quelle mélancolie de contempler peu à peu Louis Leterrier s'engouffrer dans les méandres infernales d'Hollywood. L'avidité de Charon n'est plus à la mesure d'une époque milliardaire, et ne peut que laisser passer les visiteurs.
De Nicolas Winding Refn
Avec Mads Mikkelsen, Maarten Stevenson
Film britannique,danois - Aventure
Sa note :
(4)
Sa critique : Valhalla Rising est avant tout un monstre esthétique plongeant immédiatement dans une transe hypnotique et sensorielle son spectateur, qui subit tour à tour l'influence d'une image infernale et d'une musique viscérale. One-eye fascine par son étrange faculté d'être à la fois présent et absent des dimensions terrestres, de se soustraire par indifférence aux conflits moraux et sociaux, dénonçant peut être mieux que l'étranger, la futilité des tortures religieuses de ses "compagnons de voyage", et de leurs luttes incessantes contre la vie elle même. C'est toute cette métaphysique qui rend difficile ( impossible ? ) l'interprétation de cette oeuvre si peu explicite, qui malgré quelques très brefs indices ( le titre peut être ? ), ne nous otes pas du doute d'être face à un puissant délire hallucinatoire ou psychotique.
De Vincenzo Natali
Avec Sarah Polley, Adrien Brody
Film français,canadien - Science fiction
Sa note :
(3)
Sa critique : Hormis quelques incohérences scénaristiques, Splice s'en sort relativement bien dans ses débuts. Avec des sujets nouveaux, polémiques, et dérangeants, il ne peut laisser indifférent ses spectateurs. Ses personnages sont bien pensés et psychologiquement intéressants. Leur évolution est un régal pour les neurones, particulièrement celle de Dren. De plus, leur interprétation est un sans faute éblouissant. Alors quel dommage ! La mise en scène ne cesse d'osciller entre le sublime et le quasi-ridicule, pour aboutir à une scène pseudo horrifique plus potache que terrifiante, et qui vient détruire toutes les subtilités si difficilement mises en place auparavant. Côté esthétique, la photographie n'est pas vraiment adaptée aux ambiances claustrophobes des laboratoires et diverses cabanons traversés durant le film, mais la bande son est une petite merveille à ne surtout pas rater. Splice est donc un bon film auquel j'aurais beaucoup aimé mettre une excellente note, mais qui, voulant trop en faire, dérape et se perd dans des registres qui ne sont pas les siens.
De Oren Peli
Avec Katie Featherston, Micah Sloat
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Cette mise en scène minimaliste a pour don de dévoiler les mécanismes de la peur ( malheureusement subjectifs ), rien cependant qui nous empêches de passer une douce nuit dans notre lit, ce qui met à mal l'objectif d'Oren Peli, qui n'est visiblement pas atteint. L'intérêt du film devient vite très limité ( une simple vidéo amateure pouvant accéder à des effets similaires ). Paranormal Activity, un film qui n'est que très peu un film, et ce malgré un couple d'acteurs convaincants.

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