Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 28 résultats
Sa note :
(5)
Sa critique : Prenons cette chose pour ce qu'elle est: un non-film. Ne jugeons pas donc cela comme un film. Ca ne veut rien dire, et ne cherche pas à avoir un sens. Ne cherchons donc pas à y donner un sens. Dans cette perspective, ce Nonfilm remplit parfaitement son office. Le concept surprend et a impregné la suite du travail de Dupieux tant dans le cinéma que dans la musique (Stade 3 est dispo gratos sur le site de M.Oizo pour les amateurs). J'ai aimé voir un non-film, sans avoir à y déceler une signification cachée qui n'existe pas de toute manière. Enfin quelqu'un qui déstructure le cinéma, zut alors!
De Alan Ball
Avec Peter Krause, Michael C. Hall
Série américaine - Comédie
Sa note :
(5)
Sa critique : Je suis sans voix. Voyez ce qu'une série peut donner comme émotions... Toute la magie de l'audiovisuel est là. Je n'aurais jamais cru finir une série avec la gorge nouée, les larmes aux yeux et plein de nostalgie, mais Six Feet Under m'a accordé ce privilège... Une série sur la vie et la mort, la dureté de la vie et la beauté de la mort, qui a changé ma perception des choses en ouvrant d'autres points de vue. De l'art, du grand art.
De Ken Loach
Avec Eric Cantona, Steve Evets
Film espagnol,français,britannique,belge,italien - Comédie
Bande-annonce | Séances (2)
Sa note :
(5)
Sa critique : C'est clair, ce film s'adresse aux fans du Man U du début des années 90, avec King Eric, Paul Ince, Paul Scholes, Ryan Giggs et autres Neville brothers. Mais pas seulement, car c'est une vraie comédie sociale à l'anglaise dont Loach a le secret, qui sent bon la bière, le fish and chips et le chômage de l'Angleterre trop libérale héritée des années Thatcher. En résumé, c'est un chômeur en dèche intégrale, du genre à dépenser le peu d'argent qu'il gagne en abonnements à l'année à Old Trafford et à refaire le monde dans un troquet avec d'autres gars comme lui après une victoire de Manchester United. Ce chômeur est down comme jamais et les mésaventures s'enchainent et puis survient le King, pour le coacher afin que celui ci s'accomplisse et devienne quelqu'un de meilleur. Le personnage principal est très attachant et Eric incarne la légende qu'il est, donc n'avait pas à forcer son talent: un film excellent qui m'a marqué. Souvenez vous bien: "when the seagulls follow the trawler, it's because they think sardines will be thrown into the sea." Tout est là.
De Joel Coen, Ethan Coen
Avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem
Film américain - Thriller
Sa note :
(5)
Sa critique : D'habitude, je ne suis pas un fan des films des Coen, que je trouve trop comment dire... "judaïsant" (the Big Lebowski ou encore l'infect a serious man), ou tout simplement bof et surestimés comme Fargo pour ne citer que celui là. Cela dit, force est de reconnaître le talent quand il est là, et je dois reconnaitre qu'il nous ont démoulé un chef d'oeuvre pur comme il s'en fait rarement avec ce No country for old men. Dans une ambiance far west bien rendue par un décor aride à dominante sablonneuse, on est pris dans la nasse de ce film lent et contemplatif, plein d'une intensité rarement atteinte au cinéma. Ce n'est pas tant le scenario, à vrai dire fort maigre, qui fait la force de ce film, mais bien plutôt l'atmosphère lourde du film, dominée par les silences pesants et pleins de sens, et truffée de longs plans fixes comme je les aime. Quand au jeu des acteurs, il atteint des sommets, notamment pour Tommy L. Jones, parfait dans le rôle du vieux schérif rouillé et dépassé par les évènements. Mais ATTENTION, car Javier Bardem nous a délivré dans ce film une géniale performance dans son rôle de psychopathe qui joue la vie à pile ou face, qui tue comme si ce n'était pas lui qui tuait, coupe carrée légendaire à l'appui. Je n'en dirai pas plus, il faut vivre ce film pour le croire, car il relève réellement de l'éclair de génie.
De David Benioff, D.B. Weiss
Avec Nikolaj Coster-Waldau, Michelle Fairley
Série américaine - Fantastique
Sa note :
(5)
Sa critique : Et une dithyrambe de plus pour Games of thrones! Une série vraiment excellente, qui se distingue en tous points, à en rendre geek les moins amateurs de ce style. Très bon scenario d'abord, en lien avec un univers médiéval où s'affrontent des familles de seigneurs pour le pouvoir, à grand coups stratégiques, et en la matière, tout est permis, au diable la morale! On tue, on trahit, on épousaille... La série s'asseoit ensuite sur d'excellents personnages à l'histoire et à la psychologie très fouillée. Chacun a son charisme, et tous ont leur importance: adultes, chevaliers, enfants, bâtards, nains, handicapés sont tour à tour calculateurs, traitres, stratèges, éloquents, chevaleresques, mais en tout cas très attachants. Et c'est très bien fait car on sent que les personnages ont tous une potentialité d'évolution, et on est ainsi curieux de savoir ce que les uns et les autres vont devenir. Les jeux de pouvoirs entre différents seigneurs locaux finissent de donner un caractère inépuisable à l'intrigue, car on sent bien, après avoir vu la saison 1 que tout est volatile. Winter is coming... and with it shall come epic battles and endless darkness...
De Ian Edelman
Avec Bryan Greenberg, Victor Rasuk
Série américaine - Comédie
Sa note :
(5)
Sa critique : Quelques mots sur how to make it in america, que j'ai découvert presque par hasard, en écoutant du Kid Cudi sur internet et en faisant quelques recherches sur ce rappeur américain de bonne facture. Alors, je regarde le premier épisode en espérant à une comédie... eh bien non... on n'est absolument pas en présence ici d'une comédie, dans la mesure où à aucun moment la série n'est écrite dans le but de provoquer le rire. La série relate les destins parallèles de personnages qui ont tous un but commun: arriver à s'en sortir par soi même, par le produit de son travail (plus ou moins honnête pour certains) dans la Grosse Pomme. Certains font des T shirts, et d'autres sont champions ou chanteurs reconnus... excusez moi, je n'ai pas pu m'en empêcher! Plus sérieusement, certains, dont le personnage principal Ben Epstein, font des T shirt ou des jeans, et essayent par tous moyens de percer, et René rente d'imposer le Rasta Monsta sur les étals des magasins. On suit ainsi les pérégrinations mouvementées des personnages dans leur quête du rêve américain, et là dessus se greffent... habilement (c'est assez rare pour être souligné) des histoires d'amour plus ou moins déçues, plus ou moins décevantes pour les protagonistes. A cette série très bien écrite et rythmée s'ajoute une exceptionnelle BO (l'une des meilleures toutes séries confondues), très fouillée, qui fait découvrir bien des artistes peu connus dans l'hexagone, et c'est là encore un argument de poids pour suivre avec attention cette production particulièrement convainquante pour le moment.
De Bernard Campan, Didier Bourdon
Avec Pascal Légitimus, Didier Bourdon
Film français - Comédie
Sa note :
(5)
Sa critique : Les trois frères, c'est l'un des films qui incarne le mieux la décennie bénie des années 90, mon enfance. Proust avait ses madelaines, moi je pense aux mars aux amandes, aux yes, aux mentos à la pomme, aux fruit'ella, aux Givrés (buvez de la bonne boisson) quand je revois ce film. Un film drôle du début à la fin, avec un moment culte toutes les trois/quatre minutes (sans exagérer). C'est l'histoire de trois frères, un clodo qui a des "blems pour pieuter", un qui va de gros coups pas sûrs en petits coups sûrs, et un qui se drive pennard, dans le marketing. A la faveur d'un héritage, ils se retrouvent chez le notaire, espérant toucher les fameuses cent patates, dont tout le monde rêvait dans les 90ies (être millionnaire, c'était le summum du rêve en ce temps là, (la somme de 1.000.000 FF avait un réel sens symbolique alors, et passer à la télé était une fierté, d'où l'invention du jeu millionnaire dans les 90ies: c'est dit). Bref, ils ne touchent finalement pas l'héritage, et de là, les blems s'enchainent, et on est entrainé finalement dans une descente aux enfers vers la dèche, sous forme de road trip avec nos personnages, qui trainent avec eux le fils de Didier. Si je me mettais à dire tous les détails qui m'ont plié de rire et qui ne manqueront jamais de me plier, j'écrirais le film entier (sans mentir, je trouve que tout est drôle dans ce film). Le meilleur film comique de l'histoire à mon goût, porté par la meilleure troupe de comiques, et encore meilleur, un film qui incarne son époque comme aucun autre: il faut l'avoir vécu pour comprendre...
De Albert S. Ruddy, Leslie Greif
Avec Chuck Norris, Clarence Gilyard Jr.
Série américaine - Action
Sa note :
(5)
Sa critique : Bon, il falait parler de Welker Texas Ranger, la Grand'messe du dimanche après midi depuis que je suis tout gamin. Je constate avec désarroi que la majorité n'aime pas Walker... mais bon, on ne peut être indifférent à Walker, qui avec la classe qui le caractérise, botte des fesses de trafiquants de drogues et autres macs mexicains à chaque épisode, et rétablit la justice là où règne l'injuste, à grands coups de pieds retournés dans la gueule et autres high kicks sautés. Assisté de Trivette, qui lui aussi n'est pas en reste quand il s'agit de distribuer des coups de poings rustiques avec de l'élan, Chuck fait règner la loi dans le Texas. On aimera aussi les grandes descentes dans des bars avec Gage et Sidney qui castagent à coup de bouteille de bière ou de queue de billard, les épisodes KKK ou néonazis contre église d'Afro-américains, les épisodes à tendance cherokee où Chuck s'en réfère à Aigle Blanc, Ace Cooper, les épisodes où des enfants sont sauvés miraculeusement à grand renfort de bonne étoile, la morale outrageusement guillemauve mais tellement reposante le dimanche après midi , le bison qui pleure... Sans parler du générique... Cause the eyes of a ranger are upon you... avec Chuck en long manteau jaune et Benelli à la main: qui n'a jamais rêvé d'être Walker, franchement... En bref, je resterai fidèle à Walker jusqu'au bout, en dépit de tout et de tous.
De Quentin Dupieux
Avec Eric Judor, Ramzy Bedia
Film français,canadien - Comédie
Sa note :
(5)
Sa critique : Steak, c'est un sacré film quand même, quand on y repense... Un OVNI, comme certains diraient. A la réalisation, Quentin Dupieux, alias M. Oizo, qui nous livre là une long métrage absurde, un humour plus nihiliste que jamais pour le célèbre duo Eric et Ramzy. En effet, comme un tableau a représenté une pipe avec comme légende en dessous "ceci n'est pas une pipe"; ce film pourrait être sous-titré "ceci n'est pas un film comique"... mais on rit quand même! Et c'est là le miracle: le film n'est pas drôle, mais laisse cette trainée de rire derrière lui. C'est l'absurdité des situations plus que les situations elles mêmes qui font rire, cette alternance de silences et de musique superbe signée Oizo, Sébastien Tellier et SebastiAn, ces aphorismes - que vous découvrirez en regardant - lâchés par l'un ou l'autre personnage, ces personnages dans leurs blousons Chivers qui veulent paraître cool quand ils ne sont en fait que des ringardos, car en effet, c'est toute la question de l'être et du paraître qui est traitée, le rapport de l'Homme à son époque, qui est envisagée avec grand talent dans cette production à part. I love the CHIVERS anyway!
De Nicolas Winding Refn
Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan
Film américain - Action
Sa note :
(5)
Sa critique : Encore une claque cinématographique signée NW Refn. Dans ce film, c'est l'histoire d'un cascadeur qui la nuit tombée se transforme en chauffeur du crime, un de ceux qui ne sont pas très regardant sur ce qu'ils transportent. Le personnage du Driver est plutôt taiseux, mais faiseux quand il le faut, si vous voyez ce que je veux dire, et n'en pense pas moins, et notamment aux femmes, et encore plus spécifiquement quand sa voisine n'est autre que la toute belle Irène, avec laquelle une relation ambigüe va se créer, étant donné que celle ci a un enfant et un ex qui est impliqué dans le plot de l'histoire. Au rayon relations intéressantes dans ce film, on peut ajouter celle qu'entretient le héros avec Shannon, interprété par le terrible Bryan Cranston (ou Walter White, ou Heisenberg je sais plus...) son employeur/coach/conseiller/père spirituel. La réalisation est tout simplement parfaite, épurée, pleine d'astuce et de pertinence, comme à l'accoutumée avec ce réalisateur, l'ambiance est à la lenteur choisie pour nous laisser savourer les moments d'émotion avec délice. Si je devais résumer, on aurait un Refn avec de l'action, du drame, Ryan Gosling, de l'amour, de la haine, de la violence, Carey Mulligan, des voitures de rêve, de la musique qui invite au rêve, et Bryan Cranston: si avec ça je ne vous ai pas motivé, que dire?

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