Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 383 résultats
De Michel Hazanavicius
Avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo
Film français - Romance
Bande-annonce | Séances (6)
Sa note :
(4)
Sa critique : Evidemment, l’annonce d’un film muet et noir & blanc en 2011 a vite fait d’attirer tout les cinéphiles saluant l’effort et l’audace, d’autant plus que le projet est français, un pays un peut terne actuellement au niveau du cinéma. Il y a beaucoup de bon dans The Artist à commencé par l’interprétation exceptionnelle des comédiens que sont Jean Dujardin et Bérénice Bejo, dans le jeu de muet mais jamais dans la parodie ou la caricature. La musique également se révèle très bonne excepté à un moment, j’y reviens dans quelques mots. Hazanavicius aime le cinéma, il l’a montré à travers l’excellent « La Classe Américaine » et les deux OSS117 pastiches d’un grand nombre de classiques ou les hommages étaient très visibles. Sa réalisation sur The Artist est donc évidemment inspiré par énormément de chefs-d’œuvre, de Murnau à Wilder en passant par Welles, des images superbes donc mais un tout qui tourne un peu à l’exercice de style et ne trouve pas réellement sa propre identité. Le scénario est efficace mais plutôt maigre et est apparemment inspiré du « A Star Is Born » donc il existe plusieurs versions que je n’ai toujours pas vu. Mais le film se prends les pieds dans le tapis sur la fin, à partir du moment où Georges Valentin découvre ses anciennes affaires. Il a une réaction que je ne comprends pas et une me semble pas justifiée par rapport au reste du scénario, ça donne l’impression que le scénariste voulu remettre encore une couche d’émotion. La scène qui suit et qui constitue le climax du film a été pour moi très difficile à regarder, je sais, je suis fou, mais réentendre la musique envoutante composé par Herrmann pour Vertigo dans ce contexte m’a déstabilisé et surtout énervé. Le film a déjà pris l’eau pour moi à ce moment là et la fin ne vient qu’appuyer cette impression, alors que The Artist est le film qui devait réconcilier le grand public au format muet, la fin vient le rassurer pour le ramener au cinéma parlant, dommage. Malgré les points négatifs cités, The Artist est tout de même un excellent film qu’il fallait oser et qui mérite d’être vu ne serait-ce que pour sa beauté plastique et ses acteurs. Maintenant on attend le vrai défi cinématographique : un film muet dont l’histoire serait contemporaine à notre époque.
De Nicolas Winding Refn
Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan
Film américain - Action
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Bronson et Valhalla Rising sont 2 films que j’avais moyennement appréciés mais qui montraient déjà l’incroyable talent de leur auteur et son originalité dans le paysage cinématographique actuel. Avec Drive, Nicolas Winding Refn passe, pour moi, à la vitesse supérieure (je sais, je sais). Refn connaît ses classiques, on pourrait lister ses influences multiples et éminentes mais le fait est que Refn se les approprie pour créer son style et sa vision avec succès. Ryan Gosling est excellent et incarne une nouvelle version du héros taciturne entre Clint Eastwood et Steve McQueen tandis que Carey Mulligan n’a pas besoin d’en faire beaucoup pour dégager un charme et une présence certaine. La galerie des seconds rôles est excellents notamment Ron Perlman que l’on ne voit pas assez au cinéma à mon goût. La bande-originale est réolument tourné vers la musique électronique des années 80, remplie de synthétiseurs et autres boîtes à rythmes. Elle donne un cachet très marquant à l’ensemble mais se révèle par moment quelque peu lourde. Le principal défaut reste pour moi une première partie un peu tirée en longueur ainsi qu’un manque total d’humour, on peut aussi débattre sur le fait que Drive est une œuvre qui privilégie clairement la forme plutôt que le fond. En tout cas Refn réalise un un film aboutit et s’impose comme un cinéaste à suivre de près tout comme ses acteurs principaux.
De Rouben Mamoulian
Avec Miriam Hopkins, Fredric March
Film américain - Fantastique
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Ce qui frappe à la vision de cette version de Jekyll & Hyde de 1931 c’est son utilisation de techniques très modernes pour l’époque comme la vue subjective ou le split-screen. Techniques dont l’utilisation n’est pas vraiment justifiée, notamment en ce qui concerne le split-screen qui semble être ici un effet uniquement et n’a pas de valeur dramatique. Bon l’histoire on l’a connait, elle n’est pas racontée de manière très originale même si elle met l’accent sur l’aspect sexuel, Jekyll devenant Hyde à cause d’une libido insatisfaite. Les transformations sont très réussies en termes d’effets spéciaux mais l’aspect de Hyde m’a plutôt déçu. Hyde est un singe géant rendu bien plus comique qu’effrayant par son interprète Frederic March. Après ça manque de musique comme bon nombre de film fantastique de cette époque et les acteurs ont tendances à sur jouer, dommage. Bref, une adaptation intéressante mais pas essentielle.
Sa note :
(1,5)
Sa critique : L’Argent présentait des thématiques intéressantes, l’argent et son impact, la corruption, le cercle vicieux du crime et aurait pu être intéressant. A la place on a un film d’une grande nullité où l’ennui remplace l’excitation, la scène la plus accrochant du film étant le passage d’une voiture de police à la sirène allumée, et le pire c’est que je ne caricature même pas. Le jeu d’acteurs et catastrophique mais les dialogues arrivent à faire encore pire, atteignant le zéro absolu de la platitude. On est dans un monde totalement apathique ou les gens regardent dans le vide et se disent des phrases sur un ton monocorde sans que l’intrigue ne parvienne une seconde à nous captiver. L’Argent est un film à éviter.
De Alfred Hitchcock
Avec John Gielgud, Madeleine Caroll
Film britannique - Policier
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Malgré quelques bonnes scènes, les 1H20 de Quatre de l’Espionnages en paraissent trois, n’arrivant pas vraiment à accrocher le spectateur. Plusieurs problèmes en sont la cause, d’une part le faible charisme de John Gielgud en personnage principal, l’absence de musique ou encore la romance pas très convaincante de l’autre. Madeleine Caroll tire son épingle du jeu avec une performance correcte et Peter Lorre nous fait un 50/50, moitié brillant, moitié cabotin. La scène pour moi la plus intéressante est celle du meurtre en montagne avec son montage parallèle au suspense réussi. Bref, un film mineur dans la filmographie d’Hitchcock malgré quelques aspects intéressants.
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Un film de science-fiction réalisé uniquement en diaporama noir et blanc, avec une voix-off et de la musique, ça vous tente ? Rassurez-vous l’œuvre est magnifique et ne dure qu’une petite demi-heure tout en constituant un des plus beaux diaporamas que vous pourrez voir. Les photographies sont superbes, le narrateur très adapté à la situation et la musique crée une ambiance certaine. Le scénario, très bien trouvé, parle du temps, des souvenirs et de la mort avec des influences du Vertigo d’Hitchcock. D’ailleurs Terry Gilliam s’inspira largement de Vertigo et surtout de La Jetée pour son Armée des Douze Singes. La Jetée est donc un petit bijou à découvrir dès que possible.
De Alfred Hitchcock
Avec Derrick de Marney, Nova Pilbeam
Film britannique - Policier
Sa note :
(4)
Sa critique : Young And Innocent s’inscrit dans la lignée des 39 Marches, La 5ème Colonne ou encore la Mort aux Trousses. Nous suivons un homme accusé à tort obligé de s’enfuir et qui rencontrer une femme, le tout avec une bonne dose d’humour. Le duo principal fonctionne bien, Nova Pilbeam est charmante mais le surjeu n’est pas loin par moment et le méchant du film semble sortir tout droit d’un film muet. Typiquement Hitchcokien par son sujet et ses personnages Young And Innocent est un film bien agréable.
Sa note :
(4)
Sa critique : Il est curieux de se dire que Shadow Of A Doubt était le film préféré d’Hitchcock, personnellement il me semble bien loin d’égaler un bon paquet d’œuvres du maître du suspense. Evidemment le film n’est pas mauvais, au contraire, mais il n’a pas une énorme intensité et ne procure pas le plaisir des meilleurs œuvres du maîtres. En tout cas la distribution est excellente et la mise en scène aussi, cet ensemble est un peu gâché par Dimitri Tiomkin qui en fait des tonnes à la musique. Bref, un film agréable mais pas assez fort.
De Alfred Hitchcock
Avec Farley Granger, Ruth Roman
Film américain - Policier
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Ce que l’on oublie souvent lorsque l’on parle d’Alfred Hitchcock c’est sa capacité incroyable à obtenir d’excellents scénarios, L’Inconnu du Nord-Express est de ceux-là avec cette superbe idée d’échange de crime qui correspond bien à la perversité des meurtres Hitchcockiens. La mise en scène est excellente, on retiendra l’introduction, la scène du meurtre, la soirée mondaine, la visite la nuit, le match de tennis et le briquet dans la bouche d’égout, c’est-à-dire à peu près tout le film. Hélas, Strangers On A Train n’est pas parfait dans les autres domaines. La fragilité et la sensibilité que dégage naturellement Farley Granger convient mal à son personnage et Ruth Roman fait un peu « Ava Gardner du pauvre ». Robert Walker m’a beaucoup plus en revanche dans le rôle du psychopathe intelligent. Dimitri Tiomkin est un grand compositeur de musique de film mais force est de reconnaître qu’il n’atteint jamais la subtilité et le pouvoir de suggestion d’un Herrmann dans le domaine du suspense, sa musique est même à côté de la plaque dans cette scène pourtant superbe qui met en parallèle le match de tennis est la recherche du briquet dans la bouche d’égout, dommage. Au final ce film est aussi réjouissant que déprimant, ça aurait pu être un des meilleurs Hitchcock, à la place c’est juste un très bon film.
Sa note :
(4)
Sa critique : David Lean montre une nouvelle fois qu’il est un très bon réalisateur de fresques épiques et qu’il sait faire de belles images, allant jusqu’à prolonger ses tournages pour capturer les quatre saisons de l’année. L’intrigue est romantique au premier plan mais s’inscrit dans un arrière plan qui décrit l’histoire russe de ce début de 20ème siècle avec pas mal de précision, la durée de 3H15 du film aidant. Un russe rigolerait sûrement du casting du film qui n’en comporte aucun, on a du mal à croire que Sharif ou Christie puissent être moscovites. Cependant l’ensemble de la distribution joue très bien, mention particulière à Rod Steiger et Alec Guiness qui incarnent des personnages que l’on voit peu mais qui sont très marquants. Maurice Jarre utilise un joli leitmotiv et le répète souvent, jusqu’à l’excès, mais globalement la bande originale est de très bonne facture et parfaitement adaptée à la situation. Bref, Docteur Jivago est film qui prend son temps et raconte pas mal de choses, il manque cependant de force et ne transmet pas assez les émotions qui touchent les personnages principaux.

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