Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 75 résultats
De Cameron Crowe
Avec Matt Damon, Scarlett Johansson
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (74)
Sa note :
(3)
Sa critique : Le lion est mort, ce soir (Air connu)… Un mélo estampillé « histoire vraie » qui réserve de beaux moments. Si cela fleur bon parfois l’émotion en boîte avec arômes artificiels, le film de Cameron Crowe ne s’égare jamais totalement et trouve le salut dans la simplicité naturelle de certaines de ses scènes. Une histoire bigger than life : un veuf éploré (sniff) embarque ses enfants, un ainé récalcitrant (et tête de lard) et une cadette enthousiaste (et bavarde), refaire leur vie loin des lieux fréquentés par la disparue. En l’occurrence rien de moins qu’un zoo en perdition maintenu à bout de bras par quelques employés passionnés. Un nouveau départ qui apporte au personnage joué par Matt Damon des responsabilités, une nouvelle vision des choses et surtout la possibilité de faire enfin son deuil. Il y récupère au passage Scarlett Johansson (quelqu’un sait où on peut acheter un zoo, please ?). Bref un scénario linéaire et prévisible mais efficace: tristesse, audace, maladresse puis réussite finale avec violon. Rien de bien innovant, la vie quoi. Les acteurs semblent croire en leur personnage mais surjouent parfois un peu. Crowe met en boîte tout cela avec métier mais sans génie. Un pur travaille de commande pour le réalisateur de l’excellent « Presque Célèbre ». On retrouve néanmoins, comme dans tous les films de Crowe, une bonne BO. Crowe a donc son nouveau départ : à quand le retour aux sources?
De Xavier Palud
Avec Jacques Gamblin, Lambert Wilson
Film français - Thriller
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Si le scénario de ce thriller est d’une crédibilité limitée, il n’en reste pas moins suffisamment bien agencé pour capter résolument l’attention. Le film est porté par une belle opposition Gamblin/Wilson auquel il faut ajouter une convaincante Raphaëlle Agogué. Xavier Palud empile avec métier les rebondissements et maintient tout le long du film un bon niveau de tension et de suspense. Il crée une ambiance noire assez convaincante bien que loin d’être innovante. Si le personnage interprété par Wilson interroge, celui porté par Jacques Gamblin est passionnant. L’acteur partait pourtant avec le boulet de l’habituel flic en deuil (il faudrait un jour qu’un sociologue se penche sur l’anormal taux de mortalité des femmes de flics). Mais le scénario et surtout l’acteur distille habilement une humanité chez ce personnage brisé qui le rende très attachant (le chien/sa collègue). Sympathique.
De Michel Muller
Avec Michel Muller, Olivier Gourmet
Film français - Comédie
Sa note :
(2)
Sa critique : Un étrange film difficile à classer où le Michel Muller réalisateur semble ne pas trop savoir sur quel pied danser. Farce comique ? Certes le film distille quelques irrésistibles moments de comédie (la fille qui drague Hénaut, pute ou pas pute ?) mais manque sérieusement de rythme. Portrait réaliste et cynique ? La façon que Muller a de filmer ses personnages est assez atypique par rapport à ce genre de film mais les traits sont trop forcés pour convaincre. Au final, Hénaut Président est un film hybride absurde et par moment très stupide. Il se regarde au 250ème degré, ce qui fait un peu trop à mon goût. Dommage, car ce qui est dénoncé dans le film mérite d’être dénoncé (la politique spectacle, les communicants qui font la pluie et le beau temps alors qu’ils sont parfois incultes, les puériles petites guéguerres entre conseillers en communication…). Reste que le Michel Muller acteur ainsi qu’Olivier Gourmet livrent des prestations remarquables qui valent le détour.
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Après le film de Kaurismaki, un autre film débarque sur nos écrans avec pour cadre ma ville d’adoption, Le Havre. C’est idiot cette envie irrépressible de voir notre ville sur grand écran alors qu’on l’a voie tous les jours. Je ne sais pas à quoi cela tient. Bref, 38 témoins se passe au Havre. Et la ville, par son infrastructure froide et carrée est le cadre idéal pour cette sombre histoire. 38 témoins raconte l’histoire d’un meurtre. Mais à la différence de beaucoup de film policier, le film de Lucas Belvaux ne raconte pas vraiment une enquête, ni la recherche d’un coupable. Non, 38 témoins s’intéresse aux circonstances de ce crime. Car celui-ci n’a pas eu lieu dans un coin isolé et en silence. Il a eu lieu au beau milieu d’une artère bien connu de la ville dont le nom sera évocateur aux Havrais. Et juste devant un immeuble résidentiel. La victime a crié, beaucoup crié, et personne ne s’est porté à son secours. Personne n’a même appelé la police. Tout le nœud du problème que pose 38 témoins se trouve là. Il s’agit de la dissection d’un comportement humain : la lâcheté (ou juridiquement la non-assistance à personne en danger). Belvaux observe ses protagonistes avec l’évidente envie de comprendre sans juger. Progressivement, ils vont passer par tous les états : la dénégation, la colère puis la honte. Le film s’intéresse plus essentiellement à l’un d’entre eux, Pierre interprété par Yvan Attal. Comme tous les autres il a entendu et il n’a rien fait. Mais contrairement aux autres, il doit subir le regard de sa femme, un regard neutre mais sévère car elle était absente au moment des faits. C’est cela qui va le pousser à bouger. Le résultat final que propose 38 témoins est étrange. Le film est assurément troublant dans sa deuxième partie. Tous les spectateurs normalement constitué sont obligés de se poser la question : qu’aurai-je fais à leur place ? Le héros masqué qui sommeille en chacun le pousse à croire que lui n’aurait pas agit pareil. Ou plus exactement il aurait agit, lui. Mais dans les faits, qu’en aurait-il été ? La troublante reconstitution du meurtre vient bousculer les certitudes et permet à 38 témoins de diluer un trouble certain. Reste qu’avant cela il aura fallu supporter la première moitié du film, d’une incroyable lenteur et ennuyeuse à mourir. 38 témoins est aussi handicapé par quelques défauts de taille. En premier lieu des dialogues (monologue conviendrai mieux) beaucoup trop écrit et grandiloquent. Ce qui est dit dans ces monologues est souvent profond et pertinent, mais la manière et les circonstances dans lesquelles ils sont dits prêtent plus à rire qu’à s’émouvoir (voir les aveux de Attal devant sa femme endormit). Les acteurs semblent d’ailleurs embarrassés par ces longues tirades et le manque de contenu de certaines de leurs scènes. 38 témoins aborde donc un sujet pertinent mais avec une volonté auteurisante qui dilue un peu le message du film et son impact. Dommage.
De Nima Nourizadeh
Avec Thomas Mann (II), Oliver Cooper
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (29)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Le Found Footage investit progressivement tous les genres cinématographiques. Le voilà utilisé à des fins de comédie. Pourquoi pas ? Projet X se laisse franchement voir. Il est suffisamment bourré d’énergie pour cela. Projet X, c’est l’histoire d’une fiesta d’anniversaire qui va résolument partir en sucette. L’anniversaire de Thomas, garçon de bonne famille qui a la tête sur les épaules, organisé par Costa, tchatcheur vantard et irrévérencieux et accompagné de JB, le bon copain à l’embonpoint disgracieux. Le tout prétendument filmé par un gothique aux relents psychopathes. On l’aura compris, les personnages ne sont pas très fouillés. Mais étant donné que le but du film est juste le délire, à quoi bon s’emmerder ? Comme souvent dans le Found Footage, le début du film est long et ennuyeux. Quelques vannes par-ci par-là, pour faire patienter le spectateur, et c’est à peu près tout. Mais quand la fête commence, les choses changent. Très vite, on est dedans. Le délire se fait de plus en plus franc, de plus en plus border-line et no limit. Le film fonctionne en strate. Plus on avance, plus les proportions augmentent. Jusqu’à un final « de feu ». Personnellement, Projet X m’a laissé un sentiment mitigé. Pour être honnête, j’ai beaucoup rigolé au cours du film. Que celui qui n’a jamais pris de biture me jette la première pierre. Mais la vacuité du propos, l’absence de scénario et l’immoralité ambiante laisse un drôle d’arrière goût dans la bouche. Comme une fête trop arrosé en somme.
De James Watkins
Avec Daniel Radcliffe, Ciarán Hinds
Film britannique,canadien,suédois - Epouvante-horreur
Bande-annonce | Séances (5)
Sa note :
(4)
Sa critique : Un film d’épouvante diablement efficace. Après une scène introductive glaçante, le film place tranquillement ses pions pendant une bonne demi-heure. Cette mise en place lente est un peu ennuyeuse mais on est obligé d’être saisi par l’ambiance noire et gothique que James Watkins instaure. Puis vient les débuts de la fameuse dame en noir et des soucis de Daniel Radcliffe. Avec des astuces filmiques éculées mais toujours aussi efficaces, Watkins parvient à foutre les jetons au spectateur. En particulier pendant la longue scène de nuit au milieu du film. Alors oui, c’est du déjà-vu mais quand c’est bon, pourquoi s’en priver ? Après le dérangeant Eden Lake et sa participation au second The Descent réalisé par Jon Harris (qu’on retrouve au montage de la Dame en Noir), James Watkins confirme son talent d’habile faiseur d’image. Daniel Radcliffe a choisit avec intelligence son premier rôle post-Harry Potter. Il surfe encore avec le fantastique tout en offrant un personnage plus mature et sombre que le sorcier binoclard. Sans être génialissime, Radcliffe se montre convaincant et s’ouvre la voie d’un bel avenir. Pour ses prochains films, il serait bien cependant que sa voix en VF change : la voix de gamin pour jouer un veuf éploré, ce n’est pas très crédible…
Sa note :
(5)
Sa critique : Pour sa première derrière la caméra, Zach Braff signe un joli film qui parle de la vie, de la mort, du passage à l’âge adulte et d’amour. Dès les premières minutes, on est saisi par cette atmosphère particulière qu’instaure Braff, mi-mélancolie mi-noirceur. L’humour caustique en prime fait mouche à plusieurs reprises. Certaines scènes, en plus d’un pouvoir symbolique fort, sont de vraies trouvailles cinématographiques comme cette improbable scène où le personnage central à la chemise de la même couleur que le papier peint. Face à Braff, c’est tout le casting qui est dément. Natalie Portman est immédiatement attachante. Ajouter à tout cela une bande son bien choisit. Sous couvert d’une comédie romantique, genre que Zach Braff ne fuit jamais vraiment, Garden State livre un portrait touchant, sincère et profond d’une génération. Potentiellement culte.
De Guy Ritchie
Avec Robert Downey Jr., Jude Law
Film américain,britannique,australien - Action
Sa note :
(4)
Sa critique : Une relecture rock n’roll de Sherlock Holmes qui doit beaucoup à Robert Downey Jr, encore excellent. Avoir confié la réalisation d’un tel film à Guy Ritchie était un pari audacieux mais plutôt payant tant le réalisateur imprime sa marque, donnant à l’ensemble du film une saveur un peu différente du blockbuster traditionnel. Cependant, les tics de Ritchie ont leurs limites et certains de ses défauts (les sautes de rythme) restent présents. Il faut aussi souligner l’audace d’entretenir une certaine ambigüité dans les relations entre Holmes et Watson. Les fans de Conan Doyle seront sans doute surpris et préféreront probablement la relecture moderne mais fidèle de Steven Moffat pour la BBC. Mais il n’est pas interdit de prendre un certain plaisir à suivre ces aventures extravagantes.
De Eric Brevig
Avec Brendan Fraser, Josh Hutcherson
Film américain - Aventure
Sa note :
(3)
Sa critique : Une adaptation hollywoodienne sympathique mais un peu balourde du roman de Jules Verne. Point de magie, point de féérie, point de subtilité, juste une tornade d’effets spéciaux pour montrer au spectateur que la 3D, c’est cool. Cependant, on ne peut pas nier au film d’Eric Brevig une certaine efficacité. Et l’ensemble bénéficie d’un rythme soutenu et d’un humour bon enfant qui fait passer un agréable moment. Quant à Brendan Fraser, il s’y entend pour jouer les aventuriers un peu nigauds. Et perso, je veux bien escalader un volcan (sans les mains) si mon guide s’appelle Anita Briem.
De Zach Helm
Avec Natalie Portman, Dustin Hoffman
Film américain - Fantastique
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Une fable mi-figue, mi-raisin. Le magasin en question est un magasin de jouet magique où tout est possible. L’inventivité et la drôlerie constante de ce magasin et de ses occupants emportent par instant le spectateur. Le film rappelle que la vraie richesse ne vient pas des jouets mais de l’imagination des enfants. Malheureusement, tout cela est au service d’un script anémique et sans saveur. Mais la bonne idée reste d’avoir introduit le personnage du comptable idéalement interprété par l’excellent Jason Bateman. Le décalage entre le sérieux du personnage et la fantaisie débridée du magasin provoque quelques agréables moments. Une naïveté de Noël à voir en famille.

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