Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 351 résultats
De Sean Penn
Avec Emile Hirsch, Marcia Gay Harden
Film américain - Aventure
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Je voulais le revoir avant de poster une critique afin d'être le plus précis possible. Into the Wild est l'un de ces films dont la première vision marque durablement le spectateur. Dans mon cas cette vision fut comme une expérience de vie partagée avec Chris McCandless. Ce jeune homme qui refuse les contingences matérielles et qui part en pleine nature vivre la vie qu'il fantasme en fait certainement pâlir d'envie plus d'un. La grande force de ce film est la narration, la voix off de Carine notamment, qui nous dévoile petit à petit le passé de Chris, ce qui nous apporte un éclairage capital sur ses actions durant le film. Les gens qu'il va rencontrer seront tous marqués par lui chacun à sa façon. Le souvenir du fils perdu, l'amour inaccessible, l'héritier que l'on souhaiterait avoir... En même temps ces personnes vont façonner la vision que Chris se fait de la vie et de sa relation à l'autre. Sean Penn nous embarque dans une aventure de toute beauté, où la magnificence des paysages se mêle à une aventure humaine unique. Lorsque Chris atteint son but ultime, l'Alaska, il croit accéder à son idéal. Mais la recherche du bonheur n'est pas toujours aussi aisée qu'on peut le croire. [spoiler]Il s'en d'ailleurs compte mais il est déjà trop tard. Ce garçon qui vénérait tant la nature finit par être trahis par elle de la pire manière qui soit. La scène de sa mort est d'ailleurs étrange dans le sens où elle mélange le drame de celle-ci mais aussi la grâce et une sorte d'élévation spirituelle que Chris recherchait tant. Après l'avoir vu aujourd'hui pour la troisième fois, je suis en mesure de dire qu'Into the Wild est un film grandiose qui traite des thèmes aussi passionnants qu'intelligents. Un grand moment de cinéma et de vie.[/spoiler]
De Barry Sonnenfeld
Avec Will Smith, Tommy Lee Jones
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (855)
Sa note :
(3)
Sa critique : Je me souviens avoir vu le premier à la télé et il n'est pas impossible que j'ai vu le deuxième. Ce troisième volet est un film sympathique avec des acteurs bons dans leurs rôles et un scénario qui tient la route. Il n'y a rien de bien original là-dedans mais on passe un moment assez plaisant en fin de compte.
Sa note :
(5)
Sa critique : C'est quand j'étais encore au collège que j'ai lu le livre et vu le film (pour le cours de français à l'époque). Je viens de le revoir et je constate que je me souvenais plutôt bien de l'histoire. C'est un film qui mêle des genres très différents. Passé une introduction magistrale qui pose les bases de ce qui va suivre, Coppola signe un film d'une rare virtuosité, parvenant à sublimer chaque instant par une mise en scène grandiose. Si le début semble poser les bases d'un film qui mêlerait horreur et fantastique, la suite découle plutôt de l'introduction et met en scène une histoire d'amour passionnée. Et comme la passion amoureuse est destructrice, cela ne peut que mal se terminer (ma prof de philo de terminale disait même qu'une passion amoureuse ne peut se finir que dans la mort). Le tout est servi par des acteurs très convaincants notamment Gary Oldman et Winona Ryder (très bonne actrice, mais trop rare à mon goût). Ce film est une oeuvre majeure du 7ème art, un véritable bijou que nous offre le grand Francis Ford Coppola.
De Walter Salles
Avec Garrett Hedlund, Sam Riley
Film français,américain,britannique - Drame
Bande-annonce | Séances (439)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Cela fait presque un an que j'ai entendu parler de ce film pour la première fois. Une année durant laquelle j'ai entendu ce film assez impatiemment. Au vu des critiques dithyrambiques sur le livre, je m'attendais à un film extraordinaire. S'il n'est pas extraordinaire, il reste vraiment bon grâce aux acteurs et au propos. Le duo Sal / Dean fonctionne à merveille, notamment grâce à l'étonnante intensité de jeu de Garrett Hedlund. Sal étant plutôt un suiveur, il n'est pas surprenant de le voir suivre un type comme Dean dans ses aventures. Mais le problème de ce dernier est qu'il refuse d'assumer la moindre responsabilité, fuit les engagements et ne recherche que le plaisir et la satisfaction de ses propres besoins, quelles que soient les conséquences pour les autres. Au fur et à mesure de leurs voyages et de leur rencontres, les deux compères vont évoluer et tenter d'élever leur conscience, notamment Sal qui parviendra finalement à écrire son livre. Les seconds rôles sont très convaincants, Kristen Stewart (qui montre définitivement que tourner la page Twilight ne pourra que lui être bénéfique), Kirsten Dunst qui connait une carrière très intéressante, mais aussi Tom Sturridge, Amy Adams, Alice Braga, Elisabeth Moss et bien sur Viggo Mortensen. Tous ces personnages donnent de la substance au film et vont façonner petit à petit les deux personnages principaux. L'évolution de ces deux-là se ressent fortement lors de leur dernière scène commune, même si elle est plus ou moins perceptible selon le personnage. Sur la route est un bon film et il serait dommage de ne pas l'apprécié sous prétexte que le livre (que je lirai bientôt) est meilleur.
De Wes Anderson
Avec Bruce Willis, Edward Norton
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (351)
Sa note :
(4)
Sa critique : Un film éminemment sympathique et très rafraîchissant. Dans ce remake de la grande évasion à la mode scout, on suit l'aventure de Sam et Suzy, deux adolescents amoureux qui vont fuguer du camp pour lui, de la maison pour elle, afin de se retrouver et de consommer leur amour. Par cet aspect scénaristique Wes Anderson s'amuse à inverser les rôles d'enfants et d'adultes. Les premiers sont déterminés, savent ce qu'ils veulent, ont des discussions concrètes sur la fuite et l'aventure et les mettent en pratique, tandis que les seconds se concentrent sur des problèmes d'un autre genre. Le tout est totalement maîtrisé et mis en valeur grâce à une réalisation par moment virtuose (les plans séquences en travelling notamment). Dans le domaine du film qui sort de l'ordinaire, qui apporte quelque chose de neuf avec un sujet novateur, on pourrait citer Little Miss Sunshine, 500 jours ensemble ou A Serious Man. Si ce dernier reste la référence du genre, ce Moonrise Kingdom se hisse sans peine à un très bon niveau. Une récompense à Cannes, quelle qu’elle soit, serait amplement méritée.
De Jacques Audiard
Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts
Film belge,français - Drame
Bande-annonce | Séances (642)
Sa note :
(4,5)
Sa critique : De rouille et d'os est le premier film de Jacques Audiard que je vois et je me demande bien pourquoi je n'en ai regardé aucun avant, car s'ils sont aussi excellent... Ce qui frappe dans ce film c'est la façon dont le réalisateur sublime des corps abîmés pour faire surgir une certaine grâce de cette souffrance. Alors que cette histoire aurait pu être banale, Audiard parvient à capter les sentiments de ses personnages dans des scènes d’une extrême justesse qui décrivent aussi bien la condition sociale que la volonté de se battre et de revenir à la vie. Signalons au passage les exceptionnelles performances de Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts. Premier film de Cannes que je vois en ce mois de mai, De rouille et d’os est une réussite totale, sûrement la première d’une longue liste (Moonrise Kingdom, Sur la route, Cosmopolis et bien sûr les éternelles surprises.)
De Tim Burton
Avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (681)
Sa note :
(3)
Sa critique : On ne peut pas dire que je sois fan de Tim Burton. J'ai globalement du mal à accrocher à son univers si bien qu'à chaque fois que je découvre un de ses films je ne m’attends pas à grand-chose et à la fin soit j'accroche, soit je n'accroche pas. Pour Dark Shadows, la bande-annonce me laissait perplexe et j'avais un peu peur de m'ennuyer devant ce que je croyais être une comédie. C'est bien là la première surprise car ce Dark Shadows n'est pas vraiment une comédie même si certains passages les sont plus que d'autres. Certains passages sont vraiment de haute volée notamment la scène d'ouverture qui permet au spectateur d'entré dans le film directement, sans passer par un temps de mise en place. Par la suite on assiste à un film qui se laisse regarder, avec des décors et des costumes très réussis, des acteurs impliqués dans leurs rôles (Johnny Depp égal à lui-même, Eva Green très convaincante et la jeune Chloë Moretz qui n'en finit plus d'étoffer son CV). Si le milieu du film souffre d'un manque de rythme et que la fin ne m'a pas totalement convaincu [spoiler](Carolyn est un loup-garou notamment, pas forcément utile).[/spoiler] j’ai globalement apprécié, en tout cas plus que ce que je pouvais imaginer même si ce n'est, à mon sens pas du grand art. Je ne permettrais par contre pas de juger la qualité de ce film par rapport aux autres Burton tant mon avis sur la question est aléatoire.
De Sam Raimi
Avec Alison Lohman, Justin Long
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(4)
Sa critique : De Sam Raimi, je n'avais vu que la génial trilogie Spider-Man jusqu'à présent. Ayant connaissance de son autre trilogie phare, Evil Dead, j'ai préféré commencé, dans son rayon horreur, par ce Jusqu'en enfer. Celui-ci se révèle comme un très bon film d'horreur et d'angoisse mais pas seulement. Christine Brown (impeccable Alison Lohman) travaille dans une banque ou sa fonction est d'accorder des prêts. Convoitant une promotion mais n'étant pas seule sur le coup, elle décide de montrer à son directeur qu'elle est capable de prendre des décision difficiles (ce que son futur poste exige) en refusant un prêt à une vieille dame (un peu étrange tout de même celle-là). Quand je disais plus haut que ce n'était pas qu'un film d'horreur et d'angoisse, je sous-entendais qu'il comportait également une des tendances de notre société actuelle : l'individualisme. Cela donne : "tant pis si je mets cette dame dans une situation difficile pourvu que je me fasse bien voir de mon patron et qu'il m'accorde une promotion". La vieille femme retrouve alors Christine et lui jette une malédiction par l'intermédiaire d'un objet appartenant à cette dernière. Par la suite, le film vire dans une sorte de fable fantastico-horrifique très plaisante voir virtuose pour certaines scènes (je pense notamment à celle ou les personnages se réunissent pour invoquer l'esprit maléfique). On apprend finalement que l'objet par lequel la malédiction est la clé du problème et qu'en s'en débarrassant, elle se débarrasserait de la malédiction par la même occasion. Vient alors une scène d'un cynisme dingue ou la réflexion sur l'individualisme refait surface. Finalement, le problème se solutionne [spoiler]mais Sam Raimi n'en a pas encore fini. La vie de l'héroïne semble se remettre à l'endroit, elle obtient enfin le poste qu'elle convoite et se prépare à partir en week-end. C'est le moment que le réalisateur choisit pour mettre en place un twist-ending d’un cynisme impressionnant et totalement renversant qui conclut en beauté ce très bon film.[/spoiler]
De Jon Hurwitz, Hayden Schlossberg
Avec Jason Biggs, Alyson Hannigan
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (413)
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Nul, pitoyable, débile, ridicule, affligeant. Une vraie purge. Ce truc ne mérite même pas une critique constructive.
De Drew Goddard
Avec Kristen Connolly, Chris Hemsworth
Film américain - Epouvante-horreur
Bande-annonce | Séances (94)
Sa note :
(4)
Sa critique : La Cabane dans les bois est un film d'horreur bien particulier, cela se ressent dès le début. Deux hommes que l'on perçoit comme étant plus ou moins scientifique discutent des événements à venir avec un mélange d'excitation et de lassitude dû à la répétition. On découvre ensuite un groupe de cinq jeunes qui partent camper en forêt. Dès ces premières minutes le schéma classique du film d'horreur s'oppose à la nouveauté apportée par l'aspect plus scientifique. Comme dans le récent Tucker & Dale notre petit groupe s'arrête dans une espèce de mini station-service perdue au milieu de nulle part et tombent sur un mec bizarre qui les met en garde contre un truc totalement farfelu et que lui seul semble comprendre. Le groupe arrive ensuite en vue de la cabane que le cousin de l'un d'entre eux vient d’acheter. Groupe qui, soit dit en passant, comporte les éléments habituels à savoir le grand sportif ballon de rugby à la main, la blonde délurée, le mec intello et son pendant féminin la timidité en plus et le rigolo de la bande qui passe son temps à fumer des produits illicites. La soirée commence, tout se passe comme cela doit se passer (jeux idiots, alcool, sexe et j'en passe) jusqu'à ce qu'un élément vienne changer la donne. Par un procédé scénaristique que je ne révélerais pas, chacun se retrouve avec un objet en main, ceux-ci reflétant la personnalité de celui qui le trouve. La signification sera révélée un peu plus tard dans le film. Par la suite on comprend que ce sont les scientifique que l'on a vu au début qui contrôlent tout ce qui se passe depuis le début [spoiler]et même avant. Ils ont en effet "modifier" les jeunes pour qu'ils rentrent dans les clichés (ex : la blonde s'est fait teindre les cheveux, teinture qui contient un produit destiné à modifier la perception de son copain...).[/spoiler] Plus le film avance et plus on se dit qu'il va se terminer de la façon classique dont s'achèvent les films de ce genre (j’avais mon idée sur le personnage qui resterait en vie ou en tout cas le dernier à mourir si cela devait tout de même se produire). Eh bien, là encore le duo Whedon / Goddard (qui a d'ailleurs fait un super travail d'écriture) nous surprend encore. Les deux survivants s'introduisent dans le centre de commandement et vont prendre à leur propre piège les "organisateurs" de celui-ci. Mais même une fois le fléau répandu, on continue d'être surpris, [spoiler]notamment par la géniale et totalement inattendue apparition de Sigourney Weaver dans le rôle du Directeur qui révèle enfin la vérité sur tout ce qui se passe.[/spoiler] Finalement La Cabane dans les bois n'est pas uniquement un film d'horreur mais plutôt un mélange de thématiques multiples. Celle de l'horreur bien sûr, mais aussi des conséquences de nos actions, de la volonté d'un spectacle total issu de la télé-réalité, du sacrifice et du divin. [spoiler]On pourrait presque parler de dimension biblique à la fin, car le but de tout ceci est finalement de sacrifier de jeunes gens afin de contenter les Dieux, comme si notre société continuait de les craindre et organisait ces jeux macabres un peu partout dans le monde, dans le but de calmer leur colère et d’éviter la destruction du monde, car c’est bien de cela dont il est question. En allant plus loin, on pourrait même dire que ce sont ces Dieux qui ont créés les codes inhérents au film d’horreur et qu’ils ont plaisir à les mettre eux-mêmes en scènes par l’intermédiaire d’une sorte d’agence secrète. Mais dans le même temps, ils conservent un certain contrôle sur les événements car ils se réservent le droit de retourner contre les organisateurs les monstres destinés aux sacrifiés, s’ils ne sont pas satisfaits du spectacle proposé. [/spoiler] Tous ces thèmes sont associés les uns aux autres et forment un amalgame très cohérent qui débouche sur un exercice de style très réussit voir brillant par moments.

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