Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 148 résultats
De Alexandre Aja
Avec Cécile de France, Maïwenn
Film français - Thriller
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Petit prodige français désormais bien connu de l'autre coté de l'Atlantique, avec notemment le desormais classique La Colline a des Yeux (le remake), et le jouissif Pirahna 3D, Alexandre Aja voue un amour passioné au cinéma de genre, et plus particulièrement au cinéma d'horreur. Haute Tension, son second long métrage, débute comme un slasher des plus classiques, avec un inconnu complètement barré massacrant au hasard, avec un rasoir. Pitch peu attirant, déjà vu et quelque peu anachronique que voila. Mais (car il y a un mais, et il est de taille) Aja ne le fais pas à moitié : sa mise en scène est absolument exceptionnelle, la vision d'un homme mystérieux tuant sans raison, sans explication, est réellement flippante, et installe un climat d'étrangeté palpable. Cette première partie du film, donc, joue des codes bien définis du cinéma d'horreur avec un brio remarquable, Aja possédant un talent incontestable pour la mise en scène de séquences gores (talent confirmé 3 ans plsu tard avec La Colline a des Yeux), ainsi qu'une maitrise brillante de la tension du film. Seulement voila, le classicisme très plaisant de ce film d'horreur est rompu, dans la seconde moitié de Haute Tension, avec un retournement de situation quelque peu déroutant : l'identité du tueur mystérieux, qui était presque devenu abstrait, voire même symbolique (à l'image du camion imposant de Duel), est révélée et, si ce Twist final se trouve être une d'une jolie originalité scénaristique, il ne fait pas honneur pour le moins du monde à la mise en scène évocatrice du début. C'est dommage, se dit-on alors que le film tombe dans un final outrancièrement gore, jusquà terminer dans un grotesque certes soigné (cf la mise en scène du réalisateur), mais un grotesque quand même. Aja signe donc pour deuxième oeuvre un film vraiment difficile à cerner, qui vaut surtout pour une excellente première partie. Bancal, mais réjouissant, et surtout prometteur.
De Luc Besson
Avec Louise Bourgoin, Gilles Lellouche
Film français - Aventure
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Mais quels pauvres petits cinéphiles candides et naïfs nous fûmes de croire aveuglément le perfide Luc Besson, lorsqu'il nous avait fait la promesse de poser la caméra... Ô sournois mensonge("vous êtes un menteur !" dirait notre ex-président) ! Bref, cesson notre lyrique complainte, et voyons plutôt l'étendue des dégats. Adèle Blanc-sec, ça ne vous aura pas échappé, est donc un film français de Luc Besson, sorti en 2010, lauréat du César des meilleurs décors, César que Besson a forcément les moyens de se payer. Il serait cependant facile de classer Adèle Blanc-sec directement dans la case nanar impérissable. Car ce n'est pas le cas, tout simplement. Adèle Blanc-sec s'articule comme une vaste pitrerie. Tout, du début à la fin, est d'un cynisme, d'une ironie grotesque, comme en témoigne la mort de la soeur de l'héroïne, absolument clownesque, ou plus simplement l'intrigue du film, qui s'étale comme un sac de riz sur le carrelage. Une chasse au ptérodactyle, une momie à Paris, une histoire de résurrection... Le tout assaisonné de répliques pas fraiches de Louise Bourgoin (qui joue vraiment mal), et de gags assez patauds. Par ailleurs, Besson prend de la distance avec son film, et donc sa mise en scène. Beaucoup de distance, tellement que le film entier, déjà plongé dans un ironie constante, semble atrocement superficiel. A l'image de ses acteurs, qu'il faut d'abord arriver à reconnaitre derrière les prothèses faciales et autres maquillages (Mathieu Almaric, méconnaissable) avant d'arriver à en déceler le jeu (qui s'avère finalement grotesque) le film est comme une histoire qu'on verrait de loin, derrière une vitre, avec un commentaire audio dont le cynisme détruirait la moindre petite parcelle d'émotion qui tenterait de pointer le bout de son nez. Ainsi, lors de moments lacrymoniaux, ce n'est qu'un rire jaunâtre qui sort de la gorge du spectateur, alors que l'héroïne se vide de ses larmes. On peut aisément imaginer que c'est volontaire de la part du réalisateur, qui, malgré ses nombreux crash, n'en est pas tout de même à sa première pluie. Ainsi, pour résumer, Besson aurait fabriqué un film, riche en effets spéciaux (bien que ceux ci ne soient pas toujours très beaux), et dont le masque bouffon aurait rédui à néant tout sentiment cinématographique. Un film à qui on aurait supprimé le cinéma, quoi. Bien triste blague que voila.
Sa note :
(5)
Sa critique : Que dire ? Que peut on dire de cette oeuvre dont l'affiche semblait pourtant présager une aventure glamour énervante, et la B.A un classicisme inadapté ? Qu'il est incroyable, tout simplement. Claude Miller articule son film comme une complainte : un début fragmenté, déchiqueté, dont un des morceaux finit par s'étirer jusqu'à l'écartèlement, laissant ses plans s'allonger et les acteurs déployer un jeu de regards déchirant. La direction d'acteurs est époustouflante, d'ailleurs. Cécile de France se consumant dans son désir, Patrick Bruel dont le charisme et la puissance se déchiquètent face à la tragédie, Mathieu Almaric, rare mais exceptionnel (la force dramatique de son regard a fait sa réputation), et Ludivine Sagnier. Impressionante. Elle incarne le film à elle seule, une jeune femme dont la beauté est en totale opposition avec cette vie, ce désir de vivre qui s'échappe trop vite à mesure qu'elle respire, et dont la fatigue, une fatigue de vielle dame, une fatigue écrasante, la poussera jusqu'à une fin tragique. Claude Miller, comme Almodovar, ne se repose pas uniquement sur sa propore mise en scène (ce que beaucoup trop de réalisateurs fonts), il filme des acteurs, en est conscient et capte ainsi leurs regards avec beaucoup plus de force. D'ou la simplicité de la puissance de cette oeuvre. Chaque image du film de Claude Miller est un hurlement de désespoir, déchirant jusqu'au plus profond de l'âme du spectateur. Le réalisateur lui fait alors ressentir puissance 10 ses douleurs les plus vives, celles d'une enfance harcelée par des cauchemards terriblements anxiogènes. Jamais dans un film à tendance historique l'artiste n'aura été aussi proche du spectateur, presque intime avec lui, ce "consommateur" qui ici sera déchiqueté jusqu'à un dénouement fragmenté, morcelé, presque annihilé (des visions noyées les unes dans les autres, un épilogue décomposé...), qui le laissera alors soulagé, baignant dans une sorte de malaise euphorique, paradoxal dans sa forme même, mais pourtant bien réél. Le film de Miller, tel un poème de Jaccottet, se déchire à chaque image, se démembre de façon inégale, s'étire parfois jusqu'à l'écartèlement, ses visions se nouent les unes aux autres, offrant alors à cette narrration morcelée une incroyable fluidité. Tel un cauchemard, le film de Miller, d'une beauté brisée, est une vision cassée.
De Joss Whedon
Avec Robert Downey Jr., Chris Evans
Film américain - Action
Bande-annonce | Séances (561)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Bon. Recapitulons : qu'attendait on d'Avengers ? Les B.A (trop remplies, malheureusement) nous promettaient un énorme film d'action, bourrin, gavé d'effets spéciaux, et parfaitement assumé. Et qu'est ce que nous avons, au final ? Une révolution dans ce genre tout jeunot (né en 1975, avec le très fameux Jaws qui donna impulsion aux carrières respectives de Steven Spielberg et de John Williams) qu'est le blockbuster estival, un souffle d'air frais dans la production hollywoodienne, qui souffrait alors terriblement de l'effet post-Michael Bay, et de sa vague de scènes d'action illisibles. Justement, les scènes d'action. On le sent clairement, là, le souffle d'air frais. Car, et c'est un vrai bonheur d'avoir à écrire ça, Avengers est lisible du début à la fin. Plus encore : la mise en scène est virtuose, on avait pas vu ça depuis Spider Man 2 (Sam Raimi), qui est pourtant un modèle de mise en scène (et qui le reste malgré tout). Légère, virevoltante, fluide, la caméra se place entièrement au service de séquences d'action époustouflantes, sans aucune lourdeurs. On retrouve donc avec plaisir le cynisme (modéré) de Tony Stark, les relations Shakespeariennes de Thor et son frérot, la morale old-school de Captain América (jubilatoire), et la fâcheuse tendence à briser des tas de trucs de Bruce "Hulk" Banner. Quelques nouveaux du Shield se joignent à cette équipe de choc, et nous avons les Avengers. A noter aussi la présence de Chris Evans (Captain América), Robert Downey Jr (l'éternel Iron Man), Scarlett Johansson (superbe Black Widow), Jeremy Renner (Hawkeye) et Mark Ruffalo (3ème interprète de Hulk au cinéma). Autant vous dire que niveau casting aussi, ça dépote. Et le mieux, dans tout ça, c'est que Joss Whedon est un passionné. Il assume son film tel qu'il est (a savoir : blockbuster viril) Il n'y ajoute donc AUCUN pseudo-message-philosophique-que-je-met-dans-mon-film-pour-que-les-gens-croient-que-c'est-intelligent, AUCUN sentimentalisme dégoulinant (Whedon, dés qu'un soupçon de guimauve pointe un demi poil de son nez, envoie une bonne grosse dose d'action ou d'humour pour écraser ça), et AUCUNE justification fumeuse pour le divertissement décoiffant qu'est Avengers. Depuis le temps qu'on supporte les étrons fumeux de Michael Bay et Roland Emmerich (Independance Day, encore et toujours) en attendant l'arrivée d'un "messie du blockbuster", on va pas bouder notre plaisir, et on va faire exactement ce que veulent les producteurs : consommer. Après toutes ces années à subir, ça ne nous fera pas de mal.
De Chris Miller (II)
Avec Antonio Banderas, Salma Hayek
Film américain - Animation
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3)
Sa critique : Une bonne surprise. Le personnage secondaire de la saga Shrek s'offre un film rien que pour lui. Et c'est pas mal du tout, avouons le. La parodie est un peu mise à l'écart(il était temps, la saga de l'ogre vert commençait sérieusement à devenir lourde), il y a bien quelques clins d’œils vis à vis des films de cape et d'épée (et c'est très réussi à ce niveau là), et aussi à d'autres genres (une oie en mode Godzilla, fallait trouver), mais ici le rire relève surtout du domaine des blagues de "séducteur", chose que les plus jeunes ne pourront pas apprécier, mais qui sera tout bonnement jubilatoire pour les adultes. Bref, niveau humour, c'est largement au dessus des derniers Shrek : plus fin, plus classe, plus léger, plus drôle. Voila qui est donc très bien. MAIS, Le Chat Potté, ce n'est pas que de l'humour (heureusement, sinon, ça serait lourd, et je viens de vous dire que ça ne l'était pas), c'est aussi une certaine dose d'action. C'est un euphémisme, en fait, le récit a un rythme d'enfer : les scènes d'action s'enfilent les unes après les autres sans temps morts. Et Potté marque un point de plus : la réalisation y est plutôt soignée, allant du virevoltant au baroque. Encore une fois, les genres se mélangent : du combat à l'épée au blockbuster (encore cette oie géante), en passant par des courses poursuites effrénées, y'en a pour tous les goûts. Le scénario, malgré quelques faiblesses (évidement, on est dans une superproduction hollywoodienne), est tout à fait potable, voir agréable. Donc au final, on a, à la place du produit calibré et lourdingue qu'on pouvait attendre, Le Chat Potté se révèle être un bon petit dessin animé, très original, très drôle, et plutôt bien foutu. Une bonne surprise, quoi.
De Martin Scorsese
Avec Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen
Film américain - Aventure
Bande-annonce | Séances (4)
Sa note :
(4)
Sa critique : C'était tout à fait légitime de notre part de s'affoler à la vue du nouveau projet de Scorsese, qui, à première vue, avait tout l'air d'un vieux conte de Noël boursouflé de guimauve. Rassurons nous, il n'en est rien. S'il est sur qu'on est loin du style de Taxi Driver, on peut s'assurer que Hugo Cabret est une réussite. Conte de Noël magique, il s'improvise alors comme la plus belle déclaration d'amour au cinéma. Explications. La patte de Scorsese se fait remarquer dés la première seconde du film, qui débute par un plan séquence des plus alléchants. La suite du film se révèlera être d'aussi bonne qualité : la photographie est superbe, la caméra virevolte en enchainant les effets de styles, et la 3D est du plus beau rendu (et elle aura un rôle irremplaçable, mais nous y reviendrons). En clair, Hugo Cabret est une réussite complète d'un point de vue technique. Et cela ne fera que contribuer à la magie qui ressort de ce formidable conte. Car, on ne peut passer à coté, Hugo Cabret est bel et bien un conte de Noël. Le plus réussi depuis bien longtemps, d'ailleurs. Et pour cause : l'image, très travaillée (on ne doute pas qu'elle a subi maints étalonnages... on reviendra sur ce point plus tard), offre une dimension irréelle au film, une ambiance merveilleuse, magique. Les personnages, aussi, apportent une aide à cette ambiance. Tous très attachant, et campés par d'excellents acteurs, de Chloé Moretz, qu'on avait adoré dans Kick Ass, à Sacha Baron Cohen, épatant. Bref, c'est magique, quoi. Puis, le film avance. Et entre en scène un certain George Mélies. Et c'est là que ça commence à devenir intéressant. Scorsese se lance alors sur le terrain foulé et refoulé de l'hommage au cinéma. Le ratage n'est jamais loin dans cette catégorie là, on aura eu autant de pseudo-imitation navrantes (cf The Artist et son intrigue intégralement au service du muet) que d'hommages subtils (cf Death proof et son extraordinaire mise en abîme). Ici, quand on voit la lune éborgnée par un obus apparaitre sous la plume de je-ne-dirais-pas-qui, on ne se sent plus de joie, et on jubile. Après, notre enthousiasme est vite étouffé : toute trace de subtilité a disparu. Mélies a, en vérité, une place plus qu'importante dans le récit. Donc au final, ça donne plus dans la déclaration d'amour au cinéma (ou devrais-je dire "déclamation") que dans la référence implicite. Déçu ? "Ah non, c'est un peu court, jeune homme !" dirait un ami au grand nez. Et il aurait raison, il serait trop facile de partir ainsi en classant Hugo Cabret dans la catégorie "hommage lourdingue". Car Hugo Cabret n'est pas un "hommage lourdingue". Hugo Cabret, en vérité, est bien plus qu'un simple hommage. Hugo Cabret, c'est l'affirmation que la magie du cinéma ne s'est pas perdue depuis Mélies. Par le biais de la plus agréable des mises en abîmes( un des premiers grands succès du cinéma mondial , Le voyage dans la Lune, à l’intérieur d'un film récent), Scorsese nous prouve qu'aujourd'hui, un film en 3D (3D qui a ici donc une place hautement symbolique) et à l'image travaillé jusqu'à l'os (les "maints étalonnages" ont donc la même fonction que la 3D) n'aura pas perdu la magie du cinéma d'antan. Nous qui en doutions (la faute à Michael Bay et tous ses copains), nous ne pouvions espérer mieux : le cinéma a encore de longues années devant lui avant de devenir aussi fade qu'un plat surgelé. Une telle promesse, c'est le plus beau cadeau de Noël qu'on ait eu depuis bien des années. Merci Scorsese.
De Steven Soderbergh
Avec Marion Cotillard, Matt Damon
Film émirati,américain - Drame
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3)
Sa critique : Je suis allé voir "Contagion", un peu par défaut. En effet, je me suis retrouvé devant mon cinéma pour, à la base, voir The Shining, mais sa rediffusion n'était que la semaine prochaine... Donc, ayant été attiré par la B.A mais refroidi par des critiques mitigées, je suis allé voir le nouveau Soderbergh. Qui est pas mal du tout, dans l'ensemble. Aucun véritable intérêt cinématographique, il faut le dire, mais terriblement efficace. L'action se passe un peu partout dans le monde, ou une terrible épidémie fait rage, en décimant par millier (Soderbergh n'hésite aps à tuer quelques uns de ses protagonistes). La peur s'insurge petit à petit, la tension monte peu à peu, et on se prend carrément au jeu. Le virus en lui même n'est déjà pas ragoutant du tout : la mort et lente et douloureuse, il n'y a pas de remède et c'est EXTRÊMEMENT contagieux (d’où le titre...très ingénieux). Donc, les morts s'enchainent, on passe de constat froid du nombre (astronomique) de morts à scène de panique filmée caméra épaule. La mise en scène est donc de qualité, d'une froideur clinique, et la photo est très réussie. Je dis pas qu'elle est jolie, elle est pas franchement agréable à regarder, mais elle fait ce qu'elle a à faire : jaunâtre, elle met le spectateur mal à l'aise et le plonge dans ce contexte de crise épidémique. Bref, Contagion est réussi, en tout cas pour ce qui est de nous faire s'accrocher à nos sièges pendant 1h45. Si quelqu'un se met à tousser dans la salle, soyez certains, lecteurs et lectrices, que vous le regarderez avec une certaine appréhension. En revanche, après la séance, l'effet du film se dissipera assez vite, ce qui est dommage, peut être à cause de la fin de "Contagion", loin d'être réussie, voir même assez décevante. Mais, comme je le dis souvent, ne boudons pas notre plaisir, et allons voir (ou même revoir) "Contagion", qui, s'il n'est pas le graaaaand film qu'on pouvait attendre, est sans doute un des blockbusters les plus réussis cette fin d'année.
De Eric Toledano, Olivier Nakache
Avec François Cluzet, Omar Sy
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (12)
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Intouchables, le meilleur film français de l'année ? Intouchables, un chef d’œuvre qui restera dans les mémoires ? Laissez moi rire, non mais franchement laissez moi rire... Intouchables n'a rien du meilleur film français de l'année. Il est loin derrière La Guerre est Déclarée (qui traite aussi du thème de la maladie) et Pater. Et pour ce qui est de "chef d’œuvre"... C'est une grosse blague. Booooon, il faut avouer, le film n'est pas mauvais, en soi... Il a des bons cotés. Mais il en a des mauvais, aussi. Voir de très mauvais. Bon, Intouchables, c'est donc l'histoire d'une amitié entre un jeune de la banlieue tout juste sorti de prison et un aristocrate tétraplégique, une amitié qui offrira au spectateur une vision inédite, chaleureuse et respectueuse (le point fort du film) des handicapés, et j’apprends rien à personne ici, tout le monde a entendu parler de ce film (et ça a le don de m'énerver... Pater, 144 668 entrées en France, qui en avait entendu parler ? En avais tu entendu parler, toi, cher lecteur ?). C'est donc un pitch qui clame haut et fort "VOUS ALLEZ RIRE ET PLEURER DEVANT UN FILM PAS DRÔLE". Ça promet. Pour ce qui est du rire, ça passe nickel, c'est assez fin dans l'ensemble, c'est en parfaite symbiose avec le propos (la vision des handicapés) et c'est toujours drôle. Et ce malgré Omar Sy, qui certes apporte une bonhommie inévitable au film, mais aussi surjoue magistralement. Et ça casse parfois l'élan humoristique du film. Et c'est dommage, parce qu'on rit, mais pas de bon cœur, on en rit pas franchement, et sur un sujet comme ça, rire franchement, ça aurait fait du bien. Et c'est dommage. Ensuite, Intouchables, ça veut faire pleurer. Alors, pour ça, ça fait des gros plans sur des comédiens à qui on a dit d'avoir l'air concentré (l'introduction du film), et on balance une musique au piano bien pompeuse, qui accentue bien "l'effet dramatique du film". En fait, tout ce que ça accentue, c'est la lourdeur de ce sentimentalisme qui énerve. Je suis pas contre le sentimentalisme, loin de là, je suis contre le sentimentalisme du Téléfilm du Lundi soir sur tf1. Donc, Intouchables, autant son duo que le film en entier, n'est pas "taillé par la grâce" (cf Metro). Pour ajouter à tout cela, il est long. Presque deux heures, pour une série de sketch (la narration du film est aussi à vomir) entrecoupés de ces scènes sentimentalistes dont on raffole tant, le tout est donc assez pataud, et ce même si le propos tenu avait, si je puis me permettre, "de la gueule". Franchement... Dans le genre "sujet grave mais pas mélo", on a eu cette année La Guerre est Déclarée, il était bien plus réussi. Et dans le genre "duo taillé par la grâce" (cf Metro), on avait eu (et je vais ici en surprendre plus d'un) Bienveneu chez les Chtis, dont la franchise, al légerté de la réalisation et cette naïveté qu'on en retrouve plus que chez les enfants nous avaient touchés. Sans prétention, mais tellement mieux. Je pourrais conclure avec une expression pas très classe qui résumerait parfaitement la situation, mais je m'en abstiendrait. Je laisserais donc le choix à mes chers lecteurs de deviner ou non le fond de ma pensée.
Sa note :
(4)
Sa critique : Hilarant, tout simplement. Rien à redire, courez le voir pour passer 9mn de pur plaisir. Et l'animation (à l'ancienne) est délicieuse.
Sa note :
(4)
Sa critique : Je ne dirais pas "une excellente surprise", puisque en vérité, j'ai vu ce film 4 ans après sa sortie. "L'excellente surprise" a eu le temps d'être digérée. Ce que je peux dire, en revanche (et c'est là que mon retard joue en ma faveur), c'est qu'Appaloosa est sans doute un des meilleurs Westerns de ces dix dernières années, avec à ses cotés True grit et le trop méconnu The Proposition. Le film raconte l'histoire de deux amis, qui tentent de remettre un peu d'ordre à Appaloosa, une ville dirigée par une bande de forbans. Réalisé par Ed Harris, ce Western est vraiment exceptionnel pour l'unqique et simple raison qu'il ne l'est pas. C'est un pur et dur Western, comme on les aimes, et comme on en fait trop rarement. Le genre n'est pas dérangé, il n'y a pas de vrais morceaux de bravoure, mais la machinerie est parfaitement huilée, et très bien réalisée. Entre les duels, l'humour très bienvenu et les silences pesants, il y a aussi un duo de personnages (et d'acteurs) fascinant. L'amitié virile qui lie Virgil Cole et Everett Hitch, voila le vrai morceau de bravoure du film. Car, en plus d'être un western calibré, Appaloosa est aussi un bel hymne à l'amitié. Et ça sonne juste, très juste. En fait, le film entier sonne juste. Et Ed Harris y a mis tant de modestie qu'on ne s'en aperçoit presque pas. Vraiment, Appaloosa regorge de qualités, et ce serait dommage de s'en priver.

Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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