Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 156 résultats
De Quentin Tarantino
Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent
Film américain,allemand - Guerre
Sa note :
(5)
Sa critique : Cet Inglorious Basterds est une des déclarations d'amour les plus émouvantes qu'un réalisateur n'ait jamais faite au cinéma. Dés son ouverture dignement « Léonienne » Tarantino s'inscrit dans la mythologisation explicite d'événements réels avec lesquels il s'accordera de nombreuses libertés, qu'au final on ne peut lui reprocher car il en va se l'essence même du cinéma. A la manière d'un John Ford en 1946 pour OK Corral, Tarantino réécrit la WWII au sein d’un univers parallèle dans un cadre qui sait rester plausible. QT ne se contente par de faire un film qui empile les hommages rendus aux plus grands mais il en agrémente subtilement chaque instant de son film, on pense donc à Leone bien entendu dés l’entrée en scène de Landa, mais aussi à Ford avec des plans typiques, jusqu’à John Wayne par la BO d’Alamo, puis c’est le cinéma Italien celui du film de genre, du western spaghetti, de « Antonio Margheriiiittii » et Castellari, la majorité des thèmes est un vibrant hommage au grand Ennio qui clôture lui-même en beauté le film. Je conçois que le clash issu de cette innovation brutale puisse choquer ceux qui n’y verraient que du premier degré léger, insipide et violent ( moins qu’à l’accoutumé ) qui plus est lorsque le sujet est resté si sensible dans la mémoire collective, mais analysé avec recul … quelle claque et surtout quel pied on prend, le tout étant de se laisser porter. L’alliage drame-horreur-humour grinçant sur un ton totalement décomplexé fait fureur, lent mais succulent j’y courrais bien une seconde fois ! A saluer également l’énorme performance de Christopher Waltz, vraiment flippant en « chasseur de Juifs » surtout que les rebondissements sont nombreux chez Tarantino, Brad Pitt est surprenant et la manière de filmer Mélanie Laurent est remarquable. Au final le cinéma sort grandit de cette réalisation tant la mécanique semble huilée à la perfection. Tu pense avoir « trouvé ton chef d’œuvre », Quentin ? Moi aussi … « Awivederchi » et à bientôt amigo !
Sa note :
(4)
Sa critique : Superbe adaptation de la célèbre mutinerie, point de suspense niveau scénario puisque le film commence par l'apparition en justice de l'officier commandant le navire, le principal intérêt restera donc de découvrir comment et pourquoi ont eu lieu ces événements et quelles conclusions en seront tirées par le tribunal militaire, en cela le procédé de flash back longs est très appréciable, entrecoupés de courts retours au présent habilement orientés. La narration du voyage et du quotidien des marins est très bien maîtrisée par Roger Donaldson qui fait vraiment voyager son spectateur jusqu'aux décors paradisiaques de Tahiti à travers les peurs, les rires, les angoisses et les passions de ses personnages. Côté acteurs, la prestation d'Anthony Hopkins est vraiment irréprochable, de bout en bout il fait étalage de tout son talent alors que Mel Gibson parait légèrement en retrait, mais déjà très prometteur. Le bounty apparaît comme l'un de ces films vraiment réussis et enrichissant que l'on ne se lassera pas de revoir parmi ses nombreux classiques du genre.
De Georges Lautner
Avec Alain Delon, Mireille Darc
Film français,italien - Policier
Sa note :
(2,5)
Sa critique : « Les seins de glace » fait figure de film bien maitrisé par George Lautner, particulièrement efficace quant à l'entretien d'une ambiance glauque et inquiétante, point de suspense concernant l'histoire, le scénario aurait d'ailleurs probablement gagné à être enrichi. La grande force du film c'est sans doute son casting, on y découvre un Alain Delon superbe campant un personnage riche et profondément déroutant, envouté par l'imprévisible Mireille Darc affublée de l'étiquette de femme fatale. Quant à Claude Brasseur il bouge beaucoup et cabotine mais reste toujours très sympathique, d'autres gueules d'habitués font belle figure autour du trio phare comme Michel Peyrelon. Ces seins de glace font l'effet d'un divertissement agréable, toutefois l'histoire manque singulièrement de souffle.
De Stephen Daldry
Avec Kate Winslet, Ralph Fiennes
Film américain,allemand - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : The reader est l'un de ses films intriguant et porteur de messages puissants à différentes échelles, imbriquant un drame historique dans un drame personnel, il s'avère être une grande réussite de la part de son réalisateur, Stephan Daldry ! Le spectateur se retrouve rapidement plongé dans une ambiance singulière où se dessinent les contours d'un amour impossible, récit d'une anecdote banale mais ô combien humaine et touchante, au fil de son déroulement le film gagnera en profondeur et en intensité lorsque cette petite histoire rencontrera l'Histoire, l'émotion sera au rendez-vous. La mise en scène de Daldry est bien maîtrisée, enrichie par un jeu d'acteurs de haut vol qui nous offre au final un film des plus poignants, et surtout des plus déroutants de l'année. En effet, Kate WInslet livre une prestation bouleversante, séduisante avec le spectateur comme avec le personnage de Berg, elle incarne à merveille la détresse et le désarroi d'un peuple déboussolé face à la jeune génération hantée par ses démons après guerre, le film lève aussi le voile sur une partie du fonctionnement de la machine nazie en jetant un coup de projecteur sur le socle populaire de l'appareil, ces hommes et ses femmes facilement influençables qui furent instrumentalisés et conditionnés. Néanmoins la réalisation se refuse à toute forme de jugement et encore moins de victimisation, se résignant à excuser l'inexcusable et c'est bien là que Daldry fait fort, en faisant naître cet étrange paradoxe où un certain élément-clé pourrait attendrir le spectateur. Le parcours du personnage de Berg, formidablement bien interprété à deux périodes de sa vie, est vraiment bouleversant, illustrant à lui seul toute la force du film. Originalité et émotion, voilà le pari gagnant de Stephen Daldry, coup de chapeau pour cette superbe réalisation car le pari était osé mais au final gagné avec la manière !
Sa note :
(4)
Sa critique : La décennie des années 1950 a incontestablement été celle de l'âge d'or du western Américain qui aura vu la production de nombreuses perles mais également de réalisations dispensables. Le jardin du diable d'Henry Hathaway s’inscrit parmi les réalisations de qualité, à l'image de tous ces westerns dits "classiques" qui ont contribué à la solidification du mythe de l’ouest. Ici auteur d'un travail très léché, l'expérimenté Hathaway ne révolutionne pas fondamentalement le genre, au contraire il pousse le classicisme au paroxysme à travers l'emploi de personnages très caricaturaux mais au final étrangement particuliers, chacun ayant été sujet d’un travail psychologique remarquable. On retrouve ainsi un ancien sherif typique mais troublé en quête d'une vie nouvelle interprété par le remarquable Gary Cooper, puis le personnage du joueur invétéré, flambeur mais loyal et ô combien important dans le déroulement de l'histoire campé par l'excellent Richard Widmark ! Ensuite, le jeune blanc bec fougueux et instable joué par Cameron Mitchell et enfin l'archétype du cow-boy Mexicain, tous étant réunis autour de la charmante Susan Hayward changée en femme fatale. Hathaway a le mérite d'avoir centré avec succès son travail sur l'approche psychologique de chacun et l'interaction entre les personnages, au final l'action est assez rare mais le temps passe très rapidement, l'ambiance reconstituée est assez singulière servie par une superbe partition de Bernard Herman, la tension est palpable à l'aller comme au retour dans un style différent avec cette impression grandissante d'oppression contrastant avec la découverte de splendides paysages. Petite fausse note cependant quant aux indiens, ressemblant ici bien plus à des Iroquois qu’à des Apaches ! Un réel travail est enfin à noter au niveau des dialogues pleins d'ironie, de cynisme et de belles phrases, mention particulière en ce sens à la clôture du film avec une dernière réplique et un dernier plan parfaits, du très beau travail
De Tony Scott
Avec Denzel Washington, John Travolta
Film américain,britannique - Thriller
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Je nourrissais beaucoup d’espoirs quant à revoir se former le duo Scott-Washington, qui plus est agrémenté d’un Travolta de retour en pleine forme, néanmoins je dois faire part de ma déception tant ce film pêche par le conventionnalisme du scénario, les extravagances faites avec la caméra et un certain côté réac’. A défaut d’établir une énonciation claire et posée, Tony Scott plante rapidement le gros de son sujet tournant autour de l’attaque en elle-même, de là découle un scénario au final peu recherché où le réalisateur va se contenter de creuser la psychologie de ses personnages, le résultat est au final mitigé et même la tension dans un décor pourtant assez oppressant n’atteint par des hauteurs particulières, la grande force du film réside selon moi dans la performance des acteurs qui relèvent nettement le niveau et l’ambiance que le face à face dégage. La fin est à l’image du film, on s’attend à un gros rebondissement qui va nous scotcher, celui-ci semble venir à un moment seulement au final rien d’extraordinaire, un peu de facilité et une morale un peu douteuse quant à l’attitude finale du personnage de Denzel Washington. Au vu de ses effets de caméra Ridley Scott voulait pousser ses fantasmes toujours un peu plus loin avec des effets pas toujours très efficaces et surtout par moments une vilaine tendance à faire tourner en va et vient sa caméra, mon chien aurait peut-être apprécié, mais pas moi … Correct, mais banal et ô combien décevant au vu du potentiel !
De Martin Campbell
Avec Pierce Brosnan, Sean Bean
Film britannique,américain - Espionnage
Sa note :
(4)
Sa critique : Goldeneye était pour Pierce Brosnan la première occasion de s’imposer dans le costume de James Bond, force est de constater que sous l’impulsion du réalisateur Martin Campbell celui-ci s’en est très bien sortit ! Mais Goldeneye c’est avant tout la continuité des aventures du plus célèbre agent secret Britannique mis en scène par les Américains, introduit par le super générique chanté par Tina Turner on retrouve toujours plus de gadgets, de cascades, d’action et de « James Bond girl », articulés avec beaucoup de métier puisque chaque élément sert de très belle manière l’ensemble du film. Le scénario est bien travaillé et surtout très bien adapté à son temps en permettant à Bond de survivre à la chute de l’URSS et en renouvelant par la même occasion tout cet univers. Du rythme et de la manière voilà ce qui fait la force de la réalisation de Campbell, Brosnan pour sa première se montre surprenant tant il semble à son aise : incarnant un Bond toujours très classe, plus charmeur que jamais, dynamique et doté d’un caractère un peu plus dur face à l’ennemi, surtout au sein de cette lutte fraternelle l’opposant au très bon Sean Bean. Cet affrontement se reporte d’ailleurs clairement au niveau des femmes qui jalonnent l’histoire : la sulfureuse Famke Janssen contrastant à la douce Izabella Scorupco toutes deux incarnant deux personnages très intéressants, d’autres seconds couteaux sont à l’honneur à l’image de Tcheky Karyo, Robbie Coltrane ou encore Jo Don Baker. Néanmoins on pourra regretter le côté un peu « too much » qui caractérise tant la saga mais en tout cas Martin Campbell nous offre un film très intéressant et surtout des plus divertissants qui donne un nouveau souffle à une saga devenue mythique.
De Mona Achache
Avec Josiane Balasko, Garance Le Guillermic
Film français,italien - Comédie dramatique
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Mona Achache, voilà une réalisatrice que je n’avais pas encore eu l’occasion de découvrir avant de visionner ce « hérisson », film troublant et assez déconcertant sur le fond. En effet si elle parvient d’abord à émouvoir son public pendant la quasi totalité du film, la réalisatrice semble ne pas vraiment prendre clairement position dans la description qu’elle dresse au cours de la narration, ce récit est à la fois touchant, ironique et critique à tour de rôle mais au final on ne sait pas vraiment quoi penser à la sortie de la salle tant le discours reste évasif et peu innovant sur le fond. Néanmoins le scénario se retrouve porté par la très belle prestation du trio d’acteurs principaux : Togo Igawa, Garance Le Guillermic et surtout la métamorphosée Josiane Balasko pour laquelle ce rôle semble avoir été taillé sur mesures. L’interprétation est de très grande qualité, combinée à un scénario intéressant, on en viendrait presque à lâcher une larme lors du dénouement brutal final, bercé par la récurrente bande originale sur fond de piano. L’intensité dramatique de la mise en scène n’est probablement pas exploitée au mieux mais on retrouve toutefois des séquences très intéressantes où la sobriété prédomine largement. Un film plaisant qui aurait toutefois gagné à se montrer un peu moins convenu.
De Michael Mann
Avec Johnny Depp, Christian Bale
Film américain - Policier
Sa note :
(4)
Sa critique : Après trois années d’absence, Michael Mann montre qu’il reste l’exemple parfait du réalisateur qui fait vivre et mourir ses personnages avec une incomparable élégance de style et un sens du réel inégalé, il nous offre ici un film intime sur la vie du célèbre braqueur John Dillinger, et pour lequel il prend cause à l’image de la bande originale très légère mais rythmée tout comme l'ensemble de son film. Mann parvient d'abord à bien recréer l’ambiance tourmentée et si particulière des années 30 à l’aide d’une très belle photographie. Johnny Depp fait étalage de tout son talent à travers l’interprétation d’un Dillinger aux multiples attributs, il tient ici clairement le premier rôle alors que Christian Bale est relégué à une place d’honneur dans un registre beaucoup plus sobre, on sent un réel déséquilibre dans la relation entre les deux personnages et l’on ne retrouve pas vraiment ce jeu à deux qui avait tant fait le charme d’un Heat 13 ans plus tôt, le personnage pourtant intriguant de Melvin Pervis aurait probablement gagné à être un peu plus creusé en contrepoids, cependant on notera que celui de Marion Cotillard apporte une certaine touche de fraîcheur et se sensualité loin d’être malvenue. Néanmoins, côté scénario si l’on ne peut reprocher le côté un peu répétitif des scènes de braquages et la légèreté de l’initiation, le film parait au final très équilibré et son déroulement parfaitement huilé. Au niveau de la réalisation, Mann sait toujours y faire, son sens du détail est toujours aussi impressionnant pour nous offrir à nouveau certaines scènes cultes … Heat avait sa scène du braquage de banque, Public Ennemies aura sa scène d’attaque du repère en forêt, Mann met réellement le paquet pour rendre son film et plus particulièrement cette séquence dantesque tant le réalisme est poussé, intense et terriblement prenant ! S’il n’atteint toutefois pas les sommets, ce nouveau Michael Man est issu d’une belle cuvée, réalisé avec beaucoup de style et un casting alléchant
De Jean Girault
Avec Louis De Funès, Ferdy Mayne
Film français - Comédie
Sa note :
(4)
Sa critique : Ah Les grandes vacances, quel film ! Il fait partie de mes comédies classiques que je ne me lasse pas de voir et revoir, avec toujours le même plaisir et les mêmes fous-rires ! Jean Girault taille à nouveau un rôle sur mesure pour notre Fufu national, toujours aussi virevoltant, gigotant à tous va et tellement drôle ! Cette comédie a vraiment tout du divertissement des années 60, en s'imprégnant de l'ambiance insouciante et amusette de son temps qui se heurte à la rigidité des aînés, la réalisation de Jean Girault nous offre un vrai moment de bonheur où le rire passe et repasse souvent tant les gags de Funès sont exécutés avec maîtrise et un naturel à tout épreuve, illustration d'une inspiration particulière que les réalisateurs d'aujourd'hui peinent à retrouver. Le jeu d'acteur est à tout point hilarant que ce soit chez De Funès qui gigote sans cesse, dans le naturel de Claude Gensac, la bonhommie de Maurice Risch, la mièvrerie d'Olivier de Funès, les interventions musclées de Mario David ou encore "l'English touch" de Ferdy Mayne, on rit vraiment de bon cœur et sans compter ! Le cinéma de Girault n'est pas le plus extraordinaire et s'il comporte de nombreux défauts notamment techniques dans les raccords et le montage ou même dans la crédibilité du déroulement scénaristique, il faut lui reconnaître une aptitude particulière quant à amuser et à divertir son public. A l’image de la superbe partition de Raymond Lefebvre, Girault emmène son film sur un rythme tonitruant, ne nous laissant jamais le temps de nous ennuyer ... une comédie culte à apprécier sans modération !

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