Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 9 sur 9 résultats
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Non, la pub ne montre pas la réalité telle qu´elle est, non elle me rend pas le monde meilleur, et oui elle veut plus ton pognon que ton bien-être ! De telles déclarations, un regard acide sur le métier ainsi qu´une certaine qualité d´écriture avaient peut-être de quoi plaire lorsque le livre est sorti en 2000. Cependant a-t-ton vraiment besoin 7 ans après qu´on nous assène à nouveau ces états d´âme de pubeux dans un clip long d´1 heure et demi ? La réponse est évidemment non. Mais Jan Kounen pense que si. Et les producteurs qui ont raqué pour les droits du film aussi. Et là, c´est le drame. Kounen filme avec les pieds, laisse ses acteurs en roue libre, monte le tout comme un clip et ose refaire en (beaucoup) moins bien ce qui a été déjà fait : discours à la Fight Club, scène avec le bébé copiée-collée de 2001, trip sous taz´ à la Las Vegas Parano, musique de In the Mood For Love, cartoon gore à la Happy Tree Friends, fin impressionniste et contemplative à la Terrence Malick … Et s´il n´y avait que ca ! Kounen rajoute à son incapacité à filmer une malhonnêteté intellectuelle qu´on croyait jusque là réservée à Michael Moore : en effet, il ne sert du livre que pour nous infliger son opinion et dénoncer pêle-mêle consumérisme, diktat des multinationales, ou cynisme des pays dits développés envers ceux du Sud, superposant images d´élevage industriel et images d´enfants en sous alimentation, rêvant que sa fausse pub fantasmée passe en prime time sur TF1 ou nous balançant en guise de final une statistique qui se voudrait choc. Chance, il nous donne aussi la solution à tous ces problèmes : se posant en prophète d´un monde nouveau (Pydjhaman), Kounen le shaman nous exhorte à un retour à Mère Nature, loin de la civilisation corrompue et mortifère, et transforme finalement son film en ce qu´il souhaitait dénoncer : une pub pour sa sa philosophie au rabais, privant le spectateur de toute capacité de de réflexion dans le but de lui faire consommer le produit immédiatement.
De Kim Jee-woon
Avec Song Kang-Ho, Lee Byung-Hun
Film sud-coréen - Comédie
Sa note :
(4)
Sa critique : Western moderne, Le Bon, la Brute et le Cinglé s’amuse à en reprendre tout les codes et à les déformer, pour devenir une sorte d´hommage-modernisation-parodie du genre. Le scénario est comme d´habitude sommaire (une bête histoire de carte au trésor), les relations entre les personnages principaux sont manichéennes au possible (le gentil très gentil, le méchant très méchant, la caution comique venant se rajouter au tout), toute l´originalité du film résidant dans la forme et non dans le fond. Et sur ce point Le Bon, la Brute et le Cinglé comble (presque) toutes nos attentes. Plastiquement impeccable, parfaitement réalisé, ultra-référencé, très bien rythmé, le film nous offre une suite de moments d´anthologie, tels que l´attaque du train en scène d´ouverture, la fusillade dans le marché fantôme ou encore la course poursuite finale dans le désert mandchou. Bref, une succession de scènes épiques, filmées avec un second degré réjouissant et une certaine complaisance pour la violence, soutenues par des dialogues où perce un cynisme ravageur : en somme, un joyeux mélange de Sergio Leone et de Quentin Tarantino, le tout à la sauce coréenne. Alors pourquoi « seulement » trois étoiles ? Si la claque visuelle annoncé est là, et bien là, il faut bien avouer qu´il manque un vrai souffle épique au film, et surtout une vraie psychologie des personnages et que fatalement on reste au niveau de l´entertainment basique. Tout occupé qu’il est à faire joujou avec ses trains et ses pistolets (on ne lui en tiendra pas rigueur). Kim Ji Wun n´arrive pas à donner de la consistance à ses héros, aussi au delà des gunfights et des explosions on a bien du mal à trembler pour les protagonistes, ce qui devient un vrai problème lorsque le joyeux bordel cesse et que vient la confrontation finale, qui est du coup complètement ratée. Dommage …
De Michael Mann
Avec Colin Farrell, Jamie Foxx
Film américain,allemand - Policier
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Enorme déception, je n´aurais jamais pensé mettre un jour une note si faible à un Michael Mann! Tout était pourtant réuni pour faire de ce film un des sommets de sa filmographie pourtant déjà bien garnie : Mann connait par cœur les personnages, l’ambiance et l´esprit de la série qu´il a longtemps produite, il revient après trois films au polar d´action, genre qui l´a consacré avec Heat, il a prouvé avec Collateral qu´il savait filmer la nuit et ses dangers comme personne, et la ville de Miami lui offre après Los Angeles (Heat, Collateral) un nouveau terrain de jeu à sa mesure. Le résultat est cependant bien en dessous de nos attentes. On est donc en droit de se demander où, quand, et pourquoi ca a merdé. Une seule et même réponse s´impose: la love story entre Sonny Crockett et Isabella est un fiasco total, et c’est un vrai problème étant donné qu´elle occupe toute la partie centrale du film. Après un début sur les chapeaux de roues pendant lequel il nous plonge dans l’organisation d´un cartel multinational, Michael Mann essaye de donner au film une dimension tragique avec ce dilemme auquel sont confrontés les deux amants, membres de deux camps en guerre et dont l´un a faussé les cartes dès le début en cachant sa véritable identité. Pas de chance, il réussit juste à oublier son scénario d´origine (au final ont-ils trouvé la taupe ?) et à tuer le rythme du film avec une histoire inintéressante, traînant en longueur, extrêmement mal jouée (merci Colin Farrell) et dont on n´a finalement rien à foutre. Reste pour se consoler une première heure passionnante, la qualité de la réalisation (la Michael Mann´s touch), une bande son au poil, un très bon Jamie Foxx tout en retenue, et bien sûr le final, qui, sans comparaison possible avec la fusillade culte de Heat, clôt tout de même le film de manière très honorable. Ce qui fait déjà pas mal.
De Quentin Tarantino
Avec Harvey Keitel, Tim Roth
Film américain - Policier
Sa note :
(5)
Sa critique : Si je trouve les derniers films de Quentin Tarantino très surestimés (Boulevard de la Mort et même Kill Bill, pour ne pas les citer), son premier long métrage reste un chef d´œuvre. Mais que puis-je rajouter lorsque tout a déjà été dit ? La force de Tarantino réside dans sa capacité à nous immerger totalement dans l´histoire qu´il construit dans ses films, et ce à la fois grâce à une narration non linéaire, qui réussit à ménager l’intrigue sans nous perdre, mais aussi grâce à la justesse des dialogues (la scène d´ouverture au café, entre Steve Buscemi qui explique pourquoi il ne donne jamais de pourboire ou QT qui développe sa théorie sur l´origine de Like A Virgin de Madonna est un monument d’écriture), à la psychologie des personnages, tous plus atypiques les uns que les autres, et enfin grâce à une ambiance enivrante, assurée par une bande son irréprochable (« Le super son des 70´s »). Le résultat est qu´on ne regarde pas seulement le film, on le vit, on l´expérimente, mais à la différence de l’approche de David Croneneberg qui nous montre la violence de la manière la plus frontale et réaliste possible afin d´en faire ressortir toute la laideur (A History of Violence, Les Promesses de l´Ombre), la violence est chez Tarantino magnifiée (le Mexican Standoff final en est un bel exemple). De cette cohabitation hyperréalisme-hyper esthétisation nait cette ambiance si particulière (si malsaine ?) aux films de QT. Le spectateur est complètement intégré au film, il fait véritablement partie du gang de braqueurs enfermé dans le hangar, il cherche à connaître la taupe, à savoir « où ca a merdé » et finalement assiste impuissant à sa brutale décomposition. On ressort de Reservoir Dogs avec les vêtements qui sentent la poudre et le sang, mais qu’est ce qu´on a trouvé ca jouissif …
De Guillermo del Toro
Avec Ron Perlman, Selma Blair
Film américain,allemand - Fantastique
Sa note :
(5)
Sa critique : Après un premier épisode fort honorable mais très en dessous de ce qu’on le sait maintenant capable de faire, Guillermo del Toro nous présente le deuxième opus des aventures de son démon préféré. Seulement depuis le premier Hellboy, il y a eu le succès mondial (critique ET populaire) du Labyrinthe de Pan, et vous savez quoi ? Et ben ca change tout. Parce que del Toro, encore tout auréolé de ses trois Oscars, est depuis revenu voir les producteurs avec son scénario et sa volonté (son besoin ?) d’avoir une totale liberté artistique, et ceux-ci n’ont pas eu d´autre choix que d´accepter … Libéré de toute contrainte il nous convie dans son nouveau monde, et nous plonge tour à tour dans le royaume souterrain des Elfes, dans le brouhaha du marché des trolls, ou encore au milieu d’une bataille contre un élémental. Del Toro creuse ses personnages (Abe Sapiens en particulier), agrandit son bestiaire et développe son univers, à la fois fantastique (présence des personnages classiques du genre : gobelins, elfes, trolls …), poétique (la mort de l´élémental est magique !), violent (Nuada), inquiétant (L´Ange de la Mort, les Légions d´Or) et tragique (Princesse Nuala). Bien éloigné du blockbuster tout en muscles que beaucoup de réalisateurs aurait construit autour d´un héros en apparence si bourrin, le résultat final est un conte merveilleux, au sens littéraire du mot : « le merveilleux n'est pas absurde ou insignifiant, il a sa raison d'être. Simplement, aucun déchiffrage, mythique ou structural, ne semble pouvoir le définir totalement. Le merveilleux reste une belle énigme, et c'est peut-être là son sens premier : donner à réfléchir, donner à rêver. » (Dictionnaire des littératures de langue française). Guillermo del Toro est actuellement le plus beau conteur d´histoires merveilleuses, et c’est peu dire que son Bilbo le Hobbit est attendu …
De Neil Marshall
Avec Rhona Mitra, Malcolm McDowell
Film américain,sud-africain,allemand,britannique - Action
Sa note :
(1)
Sa critique : Quelle déception ! Après 30 premières minutes qui ont vraiment de la gueule et qui nous laissaient présager une bonne claque, un peu genre celles que le réalisateur nous avait déjà mises avec Dog Soldiers et, dans un autre genre, avec The Descent, le film tombe dans le ridicule le plus complet. Le monde de « derrière le mur » n’est vraiment pas à la hauteur de l´énorme attente créée par la première demi-heure, et il semble bien que le réalisateur n´ai lui-même pas su quoi y mettre. Mais comme il veut plaire à tout le monde (lui ou les producteurs d’ailleurs), il nous laisse le choix entre les méchants des villes et leur monde punko-cannibalo-sado-maso (finalement le plus marrant, mais pas convaincant pour autant), et les méchants des champs, encore plus ridicules, revenus au Moyen Age pour préserver leur sang pur et se terrant dans leur châtieau sous la coupe de leur cruel seigneur … En dépit d’un pitch de départ sympa (devoir retourner voir de plus près ce dont on a voulu s’isoler pendant longtemps), le scénario part en sucette et la fin est tout simplement du grand n’importe quoi, tombant dans le film d´action basique et donc forcément débile … En gros un film pas assez radical pour être un film d´horreur vraiment barré, mais déjà trop violent pour être le film tout public que les producteurs ont vraisemblablement tenté d’imposer au réalisateur …
Sa note :
(4)
Sa critique : Yeah, Guy Ritchie is back! Et pour le plus grand plaisir de nos yeux ébahis il est en pleine forme. Après quelques films plus que dispensables (Revolver, too much ; A la dérive, inutile …), il revient à ses fondamentaux et nous livre ce qu’il sait faire de mieux : du Guy Ritchie. Toujours le même genre d´histoire à tiroirs, celles de petites frappes qui créent des embrouilles trop grosses pour eux, avec des caïds trop puissants pour eux, mettant en jeu des sommes trop importantes pour eux, lesdits caïds ayant eux-mêmes leurs propres problèmes avec des gens encore plus puissants, … tout ce petit monde s´embrouille joyeusement pendant le film, jusqu´à ce que le problème finisse par se régler dans le sang. L´originalité du scénario n´a en effet jamais été le souci principal de Guy Ritchie, qui s’est toujours concentré sur la forme … Et dans ce domaine il est passé maître, et prouve qu’il n´a rien perdu depuis le temps béni de Snatch et de Arnaques, Crimes et Botanique : mise en scène nerveuse sans être clipesque, humour noir omniprésent évitant qu’on prenne le film trop au sérieux, personnages hauts en couleurs (quand ils ne sont pas complètement barjos), complexification et ambigüité des relations, dialogues percutants et souvent très fleuris (la VOST s´impose), BO à tomber … et toujours une façon si fine et savoureuse de croquer le milieu underground londonien … En bref, un retour à saluer !
De Xavier Gens
Avec Timothy Olyphant, Dougray Scott
Film français,américain - Action
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Et hop, encore un film à licence raté ! Pourtant il fallait le vouloir, le jeu vidéo avait un tel potentiel cinématographique : une forte identité visuelle, un héros charismatique et le drap de mystère enveloppant l´Organisation laissait des possibilités scénaristiques infinies… Comment gâcher le tout ? Prenez un scénario simplissime (le gentil tueur se retourne contre l´Organisation, tellement attendu que c´était le seul à ne pas choisir), complexifiez le inutilement pour jeter un peu de poudre aux yeux du spectateur, ajoutez deux acteurs principaux avec autant de charisme que deux bulots sur un rocher, lâchez les seuls devant la caméra (direction des acteurs inexistante), reprenez tous les poncifs du film d’action sans y ajouter quoi que ce soit (la pute russe maltraitée, le méchant vraiment bad boy en mode putes-coke-armes-manteau de fourrure, les gunfights au ralenti, la confrontation dans bar-QG-bordel du méchant, …), zappez la psychologie des personnages (parfois le gentil tueur descend les gens sans pitié, parfois pas, …) et pour finir saupoudrez le tout du doublage le plus catastrophique jamais entendu, et voilà, vous avez réussi à massacrer la licence … Good job ! Quelques décors et deux-trois scènes à retenir mais c’est tout …
De Lisa Azuelos
Avec Sophie Marceau, Christa Theret
Film français - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Toujours pas compris l´engouement général pour ce film … La réalisatrice, à qui on ne peut retirer ni sa bonne volonté ni l´amour avec lequel elle filme ses acteurs (et surtout ses actrices, comme dans le sympathique Comme t'y est belle), nous livre pourtant un film plat et ennuyeux tout du long. Si la ressemblance avec La Boum de Claude Pinoteau vient tout de suite à l´esprit, la comparaison ne tient pas la route un instant : en effet bien que l’action de La Boum se situait dans un milieu social plutôt aisé, le film réussissait à parler de et à l´ensemble de la jeunesse de l´époque, pour devenir le film de toute une génération. Lisa Azuelos aimerait bien en faire autant, réaliser un vrai « film de société », mais depuis le film de Pinoteau, les inégalités se sont creusées, et le fait de situer son film dans le milieu (le microcosme ?) du XVIème empêche totalement le spectateur lambda de s’identifier aux personnages que la réalisatrice met en scène, avec leurs apparts de 200m², leurs Aston Martin, leurs pulls en cachemire et leurs ordinateurs qui sont – forcément – des macs (bah ouais c’est quand même bien plus classe). Je ne nie ni la réalité des problèmes abordés (qui touchent toutes les couches de la société) ni la sincérité des sentiments, je dis juste qu’on n´en a rien á foutre … et que donc on s’ennuie ferme pendant tout le film.
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