Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 813 résultats
De Joann Sfar
Avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon
Film français - Biopic
Sa note :
(5)
Sa critique : Fort de sa promotion sur la thématique "anti-Môme", puisque le film ne prétend pas être fidèle à la vie de Serge Gainsbourg, Joann Sfar met son talent de dessinateur au profit de cette oeuvre picturale, par tableaux successifs, que le principal intéressé aurait certainement trouvé juste, lui qui a détruit ses toiles pour se concentrer sur la musique. Par "juste", entendons précisément fidèle à la fantasmagorie liée à Gainsbourg et non relevant d'une réalité factuelle. Le pari était risqué, surtout aux yeux des admirateurs du poète, dont je fais par ailleurs partie, mais pourtant réussi. Il faut dire que l'acteur principal, Eric Elmosnino est hallucinant de véracité. Il n'imite pas Gainsbourg mais le vit, jusque dans ses regards. Elmosnino évitera au maximum de chanter pour ne pas briser cette dynamique d'interprétation surréaliste, et c'est tant mieux. Quant au reste du casting, que ce soit feue Lucy Gordon (Jane Birkin), Laetitia Casta (Brigitte Bardot) ou encore Sara Forestier (France Gall), nous assistons à une véritable compétition pour savoir qui remportera la palme de la plus ressemblante... Soulignons le partie pris de créer un double malsain, "la gueule" (Doug Jones), osé mais efficace. Cela permet en outre de faire le lien entre l'enfant juif qu'était Lucien Ginsburg (justement interprété par Kacey Mottet) et Gainsbarre, en passant par Gainsbourg. Pour finir sur le casting, je salue l'idée de faire brièvement apparaître Joann Sfar (dans la peau de Georges Brassens) et surtout le biographe par excellence de Serge Gainsbourg, Gilles Verlant (dans la peau d'un faux policier). Ce qui m'a peut-être le plus agréablement surpris dans ce long-métrage d'à peine 120 minutes est la sous-exploitation de standards des plus classiques voire leur non exploitation pour faire la part belle à d'autres oeuvres de l'un des plus grands musiciens et paroliers qui ait existé. Ce "conte" devrait décevoir les défenseurs de biopics à la facture classique mais ravir les connaisseurs.
Avec Jim Caviezel, Ian McKellen
Série américaine - Science fiction
Sa note :
(4)
Sa critique : La tâche de remettre au goût du jour la série "Le Prisonnier" créée par feu Patrick McGoohan était quasi impossible et l'intelligence de cette nouvelle série est de ne pas vouloir imiter l'originelle. Elle n'en reprend que les codes primordiaux et joue sur un tableau à la subjectivité enivrante. Cette subjectivité est à la fois le point fort de cette série (qui surnage au milieu d'une vague du tout commercial) et son principal point faible car nous sommes à deux doigts de penser que la chaîne a voulu faire "du compliqué pour faire du compliqué". Heureusement, les jeux du n°6 (Jim Caviezel,) et du fascinant n°2 (Ian McKellen) nous font apprécier l'esthétique de ce tableau et parvient à nous faire oublier un tant soit peu sa lourde subjectivité.
De James Cameron
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana
Film américain - Science fiction
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(1)
Sa critique : James Cameron parvient avec ce film deux exploits inouis. Le premier est d'être parvenu à créer un personnage qui fait passer John Rambo (et ses frasques guerrières) pour une lumière. Ce personnage, le Commandant aux cicatrices, montre d'ailleurs le manichéisme du long-métrage dans tous ses poncifs. Le second exploit est de nous faire regretter "Titanic" déjà outrageusement pompeux. Le film accumule les clichés écolos avec une rapidité déconcertante, et tout cela, à peine atténué par le jeu inégal de Sam Worthington et de Sigourney Weaver. Une étoile pour les effets spéciaux mais... dix ans, vraiment ?
De Clint Eastwood
Avec Meryl Streep, Clint Eastwood
Film américain - Comédie dramatique
Sa note :
(4)
Sa critique : Bien avant "Million dollar baby" et autres "Invictus", Clint Eastwood savait déjà s'y faire côté réalisation et prouvait au monde du cinéma que son talent ne se limite pas à un jeu d'acteur, néanmoins hautement développé. En bref, son duo avec Meryl Streep crève l'écran d'une balle de calibre rare, même si l'on peut regretter une fin un peu trop pathétique.
De Jacques Audiard
Avec Tahar Rahim, Niels Arestrup
Film italien,français - Policier
Bande-annonce | Séances (4)
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Ce film se veut certes extrêmement réaliste mais il me semble que cette réalité nous était déjà connue, à moins d'être on ne peut plus naïf sur le milieu carcéral français... Jacques Audiard voulait montrer qu'il maîtrise son sujet. Chose est faite. Quant à Tahar Rahim, son "extraordinaire jeu d'acteur" dépeint par de nombreuses critiques presses me paraît relever davantage d'un naturel légèrement travaillé pour ce personnage qui lui colle parfaitement à la peau. Enfin, la touche fantastique que ces mêmes critiques trouvent géniale est vieille comme le monde du cinéma (1888). En bref, j'ai apprécié ce film mais ai été loin, très loin, d'être bluffé. Jacques Audiard attend certainement la cérémonie des Césars. Je zapperai.
De Quentin Tarantino
Avec Brad Pitt, Mélanie Laurent
Film américain,allemand - Guerre
Sa note :
(4)
Sa critique : Après un double film catharsis que fut "Kill Bill" et un long-métrage un peu longuet que fut "Death proof", les cinéphiles attendaient avec une certaine appréhension le nouveau film signé Quentin Tarantino... Pour ma part, nous retrouvons là du grand Tarantino, celui capable de jongler de dialogues très ciselés (jusqu'à 20 minutes non stop) à des scènes de violences inouïes. Nous pouvions craindre l'arrivée d'une grosse pointure comme Brad Pitt dans l'univers du réalisateur de "Pulp Fiction", mais celui-ci s'est parfaitement intégré à son personnage caricatural de "basterd en chef" et nous offre une composition réussie. Quant à Mélanie Laurent ("Je vais bien, t'en fais pas"), elle est tout simplement sublisme dans son rôle dont certains aspects ne sont pas sans rappeler celui d'Uma Thurman d'il y a 5 ans. Mais la surprise ne vient pas de ces acteurs déjà reconnus mais d'un talent émergent qu'est Christoph Waltz, qui crève l'écran et renvoie Pitt et Laurent dans un étonnant second plan. Bref, ce nouveau Tarantino est un de ses meilleurs, à la fin génialement jubilatoire.
De Michael Mann
Avec Johnny Depp, Christian Bale
Film américain - Policier
Sa note :
(4)
Sa critique : Michael Mann nous refait le coup de "Heat" mais avec toujours autant de succès. Cette fois, ce sont Johnny Depp et Christian Bale qui s'affrontent dans un face à face que certaines scènes (notamment la scène de la visite en prison) rendent assez similaire à celui qui opposait jadis Al Pacino et Robert DeNiro. Sur fond d'un Chicago infesté par les Capone et autres Nitti, Michael Mann dépeint une histoire vraie, celle de la violence des années de la prohibition. Marion Cotillard apporte une touche d'humanisme à cet univers de gangsters sans foi ni loi. Un très bon cru signé Mann.
De Stanley Kubrick
Avec Tom Cruise, Nicole Kidman
Film britannique - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : La mise en scène extrêmement intimiste de Stanley Kubrick fait des merveilles et offre la possibilité au couple Tom Cruise - Nicole Kidman de nous montrer l'étendue de leur talent réciproque. La véracité de leur jeu nous mettrait mal à l'aise, tant les dialogues sonnent justes, tant leur interprétation est bluffante. Pour son film-testament, Kubrick, habité de tous les genres cinématographiques, prouve au monde qu'il n'a rien perdu de sa superbe et que son génie n'a pas cessé de le tarauder durant ces 12 années qui séparent "Eyes Wide Shut" de "Full Metal Jacket". A l'image de "2001, l'Odyssée de l'Espace" ou encore de "Orange mécanique", Stanley Kubrick se montre avant-gardiste, voire ouvre une voie dans laquelle nul autre n'osera pénétrer à nouveau... Un chef d'oeuvre.
De Giuseppe Ferrara
Avec Lino Ventura, Giuliana de Sio
Film français,italien - Policier
Sa note :
(1)
Sa critique : Giuseppe Ferrara a préféré une mise en scène saccadée, rapide, presque pressée à la sobriété d'une réalisation posée qui fit les beaux jours du jeu d'acteur de Lino Ventura, ici perdu dans un rôle qui lui convient certes, mais qu'il n'a pas l'occasion d'exploiter comme à son habitude. Cette seule étoile est bien celle de Ventura, habile parmi les maladroits.
Sa note :
(4)
Sa critique : Henri Verneuil réunit ni plus ni moins que trois monstres sacrés du cinéma français, que sont Jean Gabin (Quai des brumes), Lino Ventura (L'armée des ombres) et Alain Delon (Le cercle rouge), pour une intrigue forcément policière. Si le long-métrage de 1969 a le mérite de ne pas surfer sur la vague sicilienne du "Parrain" (réalisé en 1972), il faut avouer que l'ambiance sobre de Jean-Pierre Melville aurait été plus appropriée encore, bien qu'Ennio Morricone édulcore sans artifices l'ensemble du film. En bref, un must, ne serait-ce que par le casting de haute volée qu'il nous propose et par les répliques sur mesure écrites pour notre trio gagnant.

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